_____________________________
WORLDWIDE-CHRISTIANS
< EPROUVEZ LES ESPRITS >D
_____________________________
DANNA
Jos. 15, 49., ville de Juda située dans les montagnes.
DARDAH
1 Rois 4, 31., v. Ethan.
DATHAN
Frère d'Abiram, cf.
DËBIR
Deux villes de ce nom. 1° Une dans la tribu de Gad, Jos. 13, 26. 2° Une autre qui paraît avoir été située dans le voisinage d'Hébron, Jos. 10, 38.; elle s'appellait auparavant Kiriath - Sépher, Jos. 15, 15.; lors de la conquête les entants d'Israël l'enlevèrent aux Cananéens, Jos. 10, 38. Elle fut d'abord incorporée à la tribu de Juda, 15, 49., puis plus tard cédée aux sacrificateurs, 21, 15. 1 Chr. 6, 58.
DÉBORA
1° Nourrice de Rébecca : elle accompagna en Canaan la jeune fiancée d'Isaac, et paraît avoir été dès lors traitée avec beaucoup d'affection et de respect par la famille du patriarche, Gen. 24, 59. 3o, 8. Elle fut ensevelie au-dessous de Béthel, sous un chêne.— 2° Fem-
me pleine de foi et douée de dons prophétiques, le quatrième des juges d'Israël, qui fut dans la main de Dieu un instrument pour délivrerle peuple d'Israël, opprimé depuis longtemps par le roi cananéen Jabin, Jug. 4, 4. 3, 1-31. Nous avons donné dans nos Juges d'Israël â côté de l'histoire de cette femme remarquable, une traduction nouvelle et annotée de l'hymne sublime qu'elle composa pour bénir Dieu de la victoire qu'il avait accordée à son peuple (p. 39-48.).v. aussi Herder, De la poésie des Hébreux.
DÉCAPOLE
Ou Décapotis (les dix villes), nom d'un district situé au nord-est de la Palestine, touchant à la frontière de Syrie. Il était ainsi nommé à cause des dix villes principales qui se trouvaient sur son territoire, mais on ne peut plus en déterminer les noms avec certitude, les différents auteurs qui nous en parlent n'étant pas d'accord entre eux ; Pline cite les suivantes: Damas, Philadelphie, Raphana, Scylhopolis, Gadara, Hippon, Dion, Pella, Galasa et Canatha ; elles étaient presque toutes habitées par des païens ; Jésus y prêcha souvent, Mat 4, 25. Marc 5, 20. 7, 31.
DECOURAGEMENT
Perte de courage, d'énergie ; abattement ; démoralisation : ex. "Renoncer par découragement."
Qu'en pensent les Saintes Ecritures ?
DEDAN
Il y avait deux peuplades de ce nom. 1° Celle qui descendait d'Abraham par Kétura, Gen. 25, 3., et qui habitait la partie septentrionale de l'Arabie, près de l'Idumée, Jér. 25, 23. 49, 8. Ez. 25,13. — 2° Celle qui descendait de Cus, Gen. 10,7., et qui habitait la partie orientale de l'Arabie, près du golfe persique. C'était une peuplade fort commerçante, Es. 21, 13. Ez. 27, 15. 20. 23, 13. 11 y a encore dans le golfe persique une île de ce nom, Daden.
DEDICACE
(Fête de la), Jean 10, 22. Fête qui fut établie par Judas Maccabée (1 Mac. 4, 56. 2 Mac. 10, 6.), et qui se célébrait en hiver pendant huit jours à dater du 25 kisleu (décembre), par une riche illumination des maisons à Jérusalem, et dans les autres villes. Cette illumination était le symbole de la joie, comme aussi de l'espérance. La fête fut instituée après le retour de la captivité, en souvenir de la purification du temple qui avait été souillé et profané par Antiochus Epiphanes.
D'autres dédicaces solennelles sont encore mentionnées dans l'Ancien Testament, celle du temple de Salomon, 1 Rois 8, celle des nouveaux murs de Jérusalem après l'exil, Néh. 12, 27., celle du nouveau temple, Esd. 6, 16.; v. encore Ex. 40, Nomb. 7,. C'était aussi une coutume des Hébreux, coutume bien naturelle et commune à bien des peuples, de dédier à Dieu leurs maisons nouvellement construites, Deu 20, 5.: cette dédicace n'était dans les cas ordinaires qu'une simple bénédiction prononcée, et l'inscription de quelques passages de la Loi au-dessus de la porte.
DEHAVIENS
Cette peuplade mentionnée Esd. 4,9., comme une de celles d'où des colons furent transportés à Samarie, est sans doute la même que celle dont les auteurs profanes nous parlent sous le nom de Dahi ou Dahae, et qui se trouvait à l'est de la mer Caspienne, soumise à la domination persane, (Hérod. 1,125. Stra-bon 11, 508. 311.)
DELAIA
Fils de Sémahia et officier de Jéhojakim, fut un de ceux qui, ayant entendu par Michée que Baruc avait lu des prophéties sévères de Jérémie contre leur roi, prièrent Baruc de leur en faire une lecture particulière. Effrayés des menaces contenues dans cet écrit, ils résolurent d'en donner connaissance à Jéhojakim, après avoir pourvu d'abord à la sûreté des deux prophètes. Le roi irrité à la lecture à peine commencée de ces lignes, ayant déchiré le rouleau et voulant le jeter dans le feu, Délaïa et les autres officiers s'opposèrent, mais en vain, à cette impie résolution.
DELILA
Courtisane de la vallée de Sorek, probablement, philistine, sut par ses charmes séduire Samson, juge d'Israël, s'en fit aimer sans l'aimer, profita de son amour pour le trahir, et spécula sur la confiance du héros. Gagnée par les Philistins, elle fatigua Samson de ses importunités pour lui arracher le secret de sa force ; trois fois il lui répondit d'une manière évasive, s'approchant plus ou moins de la vérité, trois fois elle revint à la charge, et Samson que Dieu abandonnait en punition de son impure passion, finit par s'abandonner lui-même, et se livra à cette femme qui le livra aux ennemis d'Israël, Jug. 16.
Cf. aussi. Diable, Satan
DEISIER
Monnaie romaine qui s'introduisit en Judée, Mat 4 8, 28. Marc 14, S. Luc 7, 41. Au temps de Jésus-Christ, elle avait pour empreinte un portrait de l'empereur, et c'est à l'occasion d'une tentative des Hérodiens et des Pharisiens contre Jésus, que celui-ci leur répondit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, » Mat 22,19. Marc 12,16. Le denier équivalait à la drachme attique, Plin. 21, 109. (environ 83 centimes). C'était l'impôt par tète que les Juifs étaient obligés de payer aux Romains.
DÉPOTS
Les conventions écrites n'étant guère en usage aux temps anciens, la loi avait dû s'occuper d'une manière spéciale de garantir les dépôts à leurs propriétaires, contre la négligence et surtout contre la mauvaise foi des dépositaires. Suivant les cas, le serment intervenait comme garantie de la véracité des parties intéressées, Ex. 22, 7-13.; le dépositaire n'était tenu qu'à la restituton du dépôt si c'était lui-même qui l'avait détourné ; si un larron l'avait dérobé de chez lui sans sa complicité, le propriétaire devait se contenter du serment; c'était lui qui était volé et qui perdait.
DERBE
Ppetite ville de Lycaonie près des monts Isauriens, au sud d'Iconie, au sud-est de Lystre. C'est à Derbe que Paul et Barnabas se retirèrent après avoir été chassés d'Iconie, Act 14. 6. Gaïus, l'ami de saint Paul était derbien, 20, 4. La tradition porte que Timothée était aussi natif de cette ville.
DEVIN, v. Divination.
Diacre
DIBON (intelligence)
1 ° ville située dans une plaine au nord de l'Arnon. Lors de la conquête du pays de Canaan, nous la voyons d'abord entre les mains des Gadites, Nomb. 32, 34., d'où elle prit le nom de Dibon-Gad, que Moïse lui donne quand il l'indique comme un des campements des Israélites dans le désert, Nomb. 33, 4o. Plus tard, elle fut assignée à la tribu de Ruben, Jos. 13, 17. Du temps d'Esaïe, elle était tombée entre les mains des Moabites, Es. 15,2. Jér. 48, 22. C'est probablement la même ville qui est appelée Dimon, Es. 15,9., et saint Jérôme dit que de son temps encore on l'appelait indifféremment Dimon ou Dibon, à cause de la ressemblance des lettres. — On trouve aujourd'hui dans cette localité des ruines qui portent le nom de Diban. —
2° Ville de Juda, Jos.15,22.Néh.11,25.; elle subsistait encore du temps d'Eusèbe; elle est appelée Dibon dans le dernier des passages cités, et Dimona dans le premier.
DIDRACHME
Mat 17,24., monnaie grecque valant 2 drachmes, et équivalant à peu près à un demi sicle hébraïque, (1 fr. 66 c.)
DIKLA
Gen. 10, 27., nom d'une peuplade sémitique qui habitait l'Arabie, mais dont il est difficile de fixer exactement le territoire. On ne peut faire à cet égard que des conjectures; Bochart (Phaleg 2, 22.) pense que c'est la même peuplade qui porta plus tard le nom de Minéens, parce que les Minéens habitaient une contrée riche en palmiers, arbre qui se nomme en syriaque dikla. C'est assez vraisemblable.
DILHAN
Ville de la tribu de Juda. Jos. 15,38.
Dime
DIMON
Es. 15, 9., et Dimona, Jos. 15, 22. v. Dibon.
DINA
(Jugement), fille de Jacob et de Léa, Gen. 30, 21., probablement la fille unique du patriarche. Son nom rappelle un événement qui fut pour la famille patriarcale un grand malheur. Par une légèreté coupable, elle se laissa entraîner à former des relations avec les jeunes filles cananéennes qui habitaient Sichem, puis elle fut séduite et enlevée par le fils du prince de cette ville. Les frères de Dina ne crurent pouvoir venger cet affront que dans le sang des Sichémites ; dans ce carnage ils égorgèrent celui qui devait être l'époux de leur sœur; cette action perfide et cruelle fut pour leur père un continuel sujet d'inquiétudes et d'affliction, Gen. 34. On ignore ce que devint Dina ; mais elle continua de vivre, et accompagna plus tard son père en Egypte, Gen. 46, 15.
DINHABA
Ville de l'Idumée, Gen. 36, 32.1 Chr. 1, 43. Il est possible que ce soit celle qu'Eusèbe indique sous le nom de bourg de Dannéa, et Jérôme sous celui de Damnaba, comme ayant été située à8millesd'Aréopolis,ducôtéde l'Arnon.
DIOTRÈPHES
Prebytre d'une Eglise inconnue, 3 Jean 9. On ne sait de lui que ce qu'en dit l'apôtre, c'est qu'il était jaloux d'être le premier, orgueilleux, médisant et inhospitalier. Quelques-uns en font un hérétique (OEcume-nius, Beda); d'autres le font judaïsant, d'autres enfin prétendent au contraire qu'il ne voulait recevoir que les chrétiens convertis d'entre les gentils. Il appartenait à la même Eglise que Gaïus (v. 1.), probablement à l'une des sept Eglises de
l'Apocalypse. Son intolérance envers les bons, et son amour de la prééminence n'ont eu que trop d'imitateurs dans l'Eglise chrétienne.
Divorce
DIZAHAB
Deu 1,1., ville ou bourg dans le désert d'Arabie, bâtie peut-être dans une localité riche en palmiers, que Burkhardt a retrouvée sur les bords du golfe arabique, sous le nom de Dahab.
DOBERATH
Nom que porte dans quelques mss. la ville de Dabrath, cf.
DODANIM
(Amours). Cette peuplade japhétique étant nommée, Gen. 10, i., avec d'autres qui ont habité la Grèce, on a rapproché avec assez de vraisemblance son nom de celui de Dodone en Epire. Bochart cite un Targum qui rend Doda-nim par Dardanim ; on sait que ce nom se trouve dans les anciennes fables des Grecs : selon eux Dardanus émigra en Asie Mineure où il fonda la ville de Troie. Dans le passage parallèle, 1 Chr. 1,7., de même que dans le Penlateuque samaritain et dans les Septante, nous trouvons Bodanim qui signifierait selon les uns l'île de Rhodes, selon les autres même le Rhône, Rhodanus ; mais c'est aller un peu loin ; d'ailleurs il y a tout lieu de croire que la leçon conservée dans la Genèse est la primitive ; le copiste du livre des Chroniques pouvait facilement confondre les deux initiales, qui en hébreu ont en effet la plus grande ressemblance.
DOEG
(Soucieux) ; iduméen qui était l'inspecteur en chef des troupeaux de Saùl ; il était à Nob lorsque David y vint auprès d'Ahimelech lui demander des vivres et des armes. David qui l'aperçut et qui sans doute le connaissait, craignit une trahison et s'enfuit sans avoir dit à Ahimélech quels étaient ses rapports avec le roi ; il feignit même d'être en course pour une mission spéciale, et fut bien éloigné de vouloir l'entraîner dans une révolte ou dans un complot. Mais Doëg, sur les instances de Saûl qui cherchait partout des témoins contre David, raconta en la dénaturant la conversation qui avait eu lieu à Nob, et chercha à la représenter comme une conjuration politique. Saûl qui ne pouvait atteindre David voulut se venger au moins sur les sacrificateurs ; il lit comparaître Ahimélech avec toute sa famille, les condamna à mort sans forme ni procès, et chargea ses archers d'exécuter la sentence : sur leur refus il donna le même ordre à Doëg, qui de délateur devint sans peine bourreau, et s'acquitta de sa commission avec cruauté ; il mit à mort quatre-vingt-cinq sacrificateurs, et passa au fil de l'épée tous les habitants de Nob, 1 Sam. 21, 7. 22, 9-23. David a rappelé cette trahison Ps. 52,1.
DOIGT
Il est parlé plusieurs fois dans l'Ecriture du doigt de Dieu pour désigner sa puissance, Ex. 8,19. 31,18. Ps. 8, 3. Es. 58, 9. Luc 11, 20. — Le mot doigt exprime souvent aussi une mesure naturelle prise de l'homme comme la coudée, et équivalant à un peu moins de 3/4 de pouce, Jér. 52,21.
DOMITIEN
"C’est encore lui qui a élevé au pouvoir suprême Marius et César, Auguste et Néron, Titus, les délices du genre humain, et Domitien, le plus cruel des tyrans." - Augustin d'Hippone, Citée de Dieu, L05, 21
DOPHKA
L'un des campements des Israélites dans le désert, Nomb. 33, 12. Inconnu.
DOR
(Demeure). Ville cananéenne située au bord de la Méditerranée, non loin du Carmel ; lors de la conquête, elle fut donnée à la tribu de Manassé, Jos. 11,2. 12, 23.17,11.1 Rois 4,11. 1 Chr. 7, 29. On trouve de nos jours, dans cet endroit, une bourgade sous le nom de Tortura ou Tantura.
DOTHAIN
Gen. 37, 17., ou Dothan, 2 Rois 6, 13., ville de Palestine qui se trouvait dans une gorge de montagnes, non loin de Jizréel, sur la route que les caravanes prenaient pour se rendre d'Egypte en Galaad.
DRACHME
Monnaie grecquequi passa en Palestine après l'exil, I Chr. 29, 7. Esd. 2, 69. 8, 27. Néh. 7, 72., et qui était surtout en usage à l'époque de Christ, Luc 15, 8. 9. Il y en avait plusieurs espèces, qui valaient de 4a à 83 centimes.
DRAGON
Es. 43, 20., v. Chacal. —Dragon, ou Serpent ancien, Apoc. 12 et 13, v. Serpent. — Fontaine du Dragon, Néh. 2,13., t'.Siloé.
DROGUES
Gen. 37, 25., v. Stacte.
DROITURIER
Jos. 10, 13., v. Jasar.
DRUSILLE
Féconde en maris, cette femme qui est nommée, Act 24, 24., comme l'épouse du procurateur romain Félix,était fille d'Hérode Afrippale Grand, Act 12, 23., et sœur d'Agrippa ie Jeune : elle avait été fiancée d'abord à Antiochus Epiphane; mais comme celui-ci n'avait pas voulu embrasser le judaïsme, elle épousa Azizus, prince d'Emessa, puis finit par se laisser séduire par Félix, dont elle eut un fils, Agrippa qui périt plus tard, comme elle, par une éruption du Vésuve. Ces deux époux, curieux d'entendre le prisonnier chrétien, le firent comparaître ; mais comme il leur parlait de justice, de chasteté, de jugement à venir, Félix tout effrayé le renvoya en lui disant : Pour le moment va-t-en, et quand j'enaurai la commodité je te rappellerai.— Drusille passait pour la plus belle femme de son temps, mais non pour la plus chaste.
DUCS
Dan. 3, 2. 3., le même mot qui est ordinairement traduit par gouverneurs, Est. 3, 12. Esd. 5, 3. C'était une charge d'administration, inférieure à celle des satrapes ; v. Baillis. Le mot traduit par ducs, Gen. 36, 15. sq., signifie plutôt chefs (de famille ou de tribus).
DUMA
(Silence), 1° ville de la tribu de Juda, Jos. 15, 82. ; 2° peuplade arabe descendant d'Ismaël, Gen. 23, 14. Es. 21, 11. Le territoire qu'elle occupait est peut-être indiqué aujourd'hui par une ville située dans la province de Nedschend, sur la frontière de l'Arabie et du désert de Syrie, et qui porte le nom de Dumath-Aldschandel.
DURA
Nom d'une plaine de la Babylonie, probablement même celle où la ville de Babylone était bâtie, Dan. 3,1. Hérodot. 1, 178