_____________________________ WORLDWIDE-CHRISTIANS < EPROUVEZ LES ESPRITS _____________________________ COu Kab, 2Roi 6,2o., mesure qui contenait la dix-huiti?e partie de l'Epha, ou du Bath. la sixi?e partie d'un sat, ou environ 21 coquilles d'œuf Pr? de deux litres. v. Mesures. CABALE (Cf. Kabbale)CABUL1°) Ville sur les fronti?es de la tribu d'?er, Jos 19,27 2°) Nom que Hiram, roi de Tyr, donna d?aigneusement aux pays que Salomon lui offrit en r?ompense des services qu'il lui avait rendus pendant la construction du temple, en charrois, m?aux et bois pr?ieux, 1Roi 913 Cabul signifie d?laisant, aride. Il faut chercher ce district dans les parages rudes et peu fertiles qui se trouvent au nord-ouest de la cha?e des montagnes galil?nnes, qui s?arent la Ph?icie de la Palestine. CACHETLes Orientaux ont de tout temps regard?les cachets ou sceaux munis d'un petit manche bien ??ant, comme un des ornements les plus agr?bles et les plus n?essaires pour l'homme. Les H?reux n'ont pas fait exception ?cette r?le, Cant. 8,6 Agg. 2,23 Jer 22,24 H?odote raconte la m?e chose des Babyloniens. De nos jours encore les Persans portent des cachets, ou ?leurs doigts, ou suspendus ? leur cou et retombant avec gr?e sur la poitrine.L'empreinte consiste ordinairement non dans une figure, mais simplement dans le nom du propri?aire entour?d'une maxime de Mahomet, comme d'une aur?le favorable. On se sert pour cire d'une esp?e d'encre de Chine r?ineuse, ou de terre sigill? pour des objets un peu consid?ables, tels que scell? sur les portes, etc. C'est en leur remettant le sceau ou l'anneau de l'Etat, que les princes orientaux avaient coutume d'?ever ?quelque charge ou dignit?ceux de leurs sujets qu'ils croyaient devoir honorer de cette faveur. Gen 41, 42 Est 310 8,2 CADAVRESLa mani?e dont les anciens H?reux pr?araient les morts pour la s?ulture, et dont ilsles ensevelissaient, nous est ?peu pr? enti?ement inconnue: tout ce que nous en savons, c'est que dans les temps primitifs el de l'antique simplicit? c'?aient les plus proches parents, fils et fr?es, qui pourvoyaient eux-m?es directement ?la s?ulture de celui qu'ils venaient de perdre, Gen 25, 9 33,29 Jug 16,31 Plus tard, d'autres rest?ent charg? de ces soins fun?aires, et Amos, 6,10, semble m?e compter au nombre de ses menaces les plus redoutables, le fait que les morts n'auront pour les porter au s?ulcre, que leurs plus proches parents. La coutume de fermer les yeux aux morts et de les embrasser, remonte ?la plus haute antiquit? Gen 46,4 50,1 cf. lliad. 11,452.Eneid. 9,487 Plin. 11, 55 Dans les temps post?ieurs nous voyons le cadavre lav? aussit? apr? la mort, Act 9,37, puis envelopp?dans un grand linceul, Mat 27,59 Mar 15, 46 Luc 23,53, ou, plus ordinairement, tous les membres envelopp? de langes, Jean 11, 44, et des aromates interpos? entre le corps et ces tissus, Jean 19,39 cf. 12, 17 Aux fun?ailles des princes, ou des seigneurs juifs, le mort ?ait rev?u de ses habits les plus pr?ieux, et l'on faisait autour de lui des fumigations abondantes des parfums les plus exquis. Le prompt ensevelissement des morts, que l'on trouve avoir ??en usage chez les Juifs d'un ?e subs?uent, Act 5, 6 10, se fondait sur les id?s de souillure et de puret?l?ales, expos?s Nom 19, II.; les patriarches et les Orientaux de cette ?oque ne se pressaient pas autant, Gen 23,2 sq. Le mort ?ait ordinairement d?os?dans une bi?e Peut-?re ouverte) et port?sur un brancard, suivi de ses parents et de ses amis, 1Sam 23,12Sam 3,31 Luc 7,12 14] Act 5, 6 10 Avant le d?art du convoi la maison ?ait remplie de cris de deuil, d'hymnes fun?res, et de bruits d'instruments, Mat9,23Marco, 38 cf. J?.9,172Chr 35,25 quelquefois m?e, d'apr? la Mish-na, les Juifs avaient, comme les Grecs et les Romains, des femmes salari?s pour pleurer. — Apr? l'ensevelissement venaient les repas de deuil, 2Sam 3,35 Jer 16,5 7 Os. 9,4 Eze 24,17, et ces repas qui se faisaient d'abord dans l'intimit? devinrent plus tard, chez les familles riches, des repas d'apparat, auxquels ?ait convi?tout le public, ?l'honneur du d?unt. — Les guerriers ?aient ensevelis avec leurs armes. Eze 32,27 cf. Virg. jEneid. 6,233 — v. encore S?ulture et Tombeau. Nous avons dit un mot de la souillure l?ale qu'entra?ait le contact des cadavres d'hommes, Nom 19, ou d'animaux, Lev Il, 24 Quel but le l?islateur a-t-il eu en vue en promulguant cette disposition ? D'accord avec l'ensemble de son œuvre l?islative, il a voulu pr?erver les H?reux de maux mat?iels, et leur donner des id?s saines; les pr?erver des maux mat?iels, en les engageant ? ensevelir le plus t? possible ces cadavres d'a-nimaux que les mœurs orientales jettent volontiers ?la voirie, les exposant ?la voracit?des chiens et des vautours, aux intemp?ies de l'air, et ? la putr?action, coutume dont les cons?uences ordinaires sont des exhalaisons empoisonn?s, des maladies contagieuses et la peste. Ainsi, par une loi dont il ne comprenait pas toujours la port?, chacun se trouvait int?ess??faire dispara?re, en les cachant sous le sol, des corps sans vie, dont le contact, m?e involontaire, e? entra??pour lui toutes les obligations g?antes d'une souillure l?ale. Ces consid?ations qui se rapportent surtout aux cadavres des animaux, sont les m?es encore pour ce qui regardait les corps des supplici?, qui longtemps, m?e chez des peuples plus civilis? que les Orientaux, ont menac?la sant?publique. Par l? encore, et par l'horreur que devait inspirer le contact des cadavres, cette loi servait ?pr?enir la contagion de certaines maladies, et chacun sait combien le corps de l'homme, son sang et ses os, renferment de germes destructeurs lorsque la vie, cette force myst?ieuse, n'est plus l?pour en contrebalancer et en an?ntir les effets pernicieux. — Puis, sous le rapport moral, le l?islateur avait su pr?unir son peuple, soit contre la profanation des d?ris humains, soit contre une folle adoration, contre un culte insens?qu'heureusement on n'avait pas encore imagin?de leur rendre, mais que l'homme animal est peut-?re tent? de rendre au corps animal, oubliant que ce qui est n?de la chair est chair, et doit retourner en la poudre de laquelle il a ??tir? — Quant ?la question sp?iale du cadavre de Mo?e, Jude 9, nous en reparlerons ?l'article de Mo?e. CADRAN SOLAIREQu'est-ce que le cadran d'Achas dont il est parl?(Isa 38,8, et sur les degr? duquel le proph?e fit reculer l'ombre du soleil:1 Les Septante et Jos?he le prennent simplement pour un escalier quelconque le long duquel l'ombre descendait par hasard; d'autres y voient aussi un escalier, mais qui aurait ??construit expr? dans le but de servir de cadran solaire. Les interpr?es juifs, cependant, sont en g??al d'accord ?voir dans ces degr? un v?itable cadran solaire, un lapis horarum d'apr? le Targum, un horologium d'apr? Symma-chus et J??e. Il est probable, en effet, que les Juifs connaissaient les cadrans; car nous savons que Achaz, amateur de nouveaut? et d'inventions, 2Roi 16,10 sq., ?ait en relation avec les Assyriens, et c'est des Babyloniens, d'apr? H?odote 2, 109, que les Grecs eux-m?es avaient appris l'art des cadrans et la division du jour en douze parties. Quant ?la forme de ces cadrans, il y en avait de deux esp?es; les uns, selon le rabbin Elia Ch?er, consistaient en une demi-sph?e creuse, au milieu de laquelle ?ait une boule dont l'ombre indiquait les heures, en tombant sur les lignes grav?s dans l'int?ieur del? sph?e, au nombre de 28 cette esp?e de cadran fut invent?, selon Yitruve, par le cald?n B?osus, et ?ait connue des Grecs sous le nom de vx*?u Vaisseau) ou d'h?isph?e; les autres, et c'?aient les plus connus de l'antiquit? consistaient en des ob?isques plac? au centre d'une plaine circulaire plus ou moins grande, dont la circonf?ence ?ait divis? en parties ?ales; c'est ce que les Grecs nommaient un gnomon indicateur. Les interpr?es, et surtout les rationalistes, ont cherch?une explication physique du miracle rapport?dans l'histoire d'Ez?hias; le philosophe juif Spinosa voulait l'expliquer par un parh?ie: c'?ait se donner une peine inutile et compliquer le miracle en pure perte; d'autres n'y ont vu qu'une illusion d'optique op?? par la r?raction des rayons solaires dont les vapeurs de l'atmosph?e auraient ??la cause: pour cela, ils reproduisent l'anecdote qui s'est pass? ?Metz, en Lorraine, le 27 mars 1703, o?le prieur du couvent, lep?eRomuald, observa un changement, une r?rogradation de plus dune heure et demie dans l'ombre du soleil. Gese-nius dit que cette anecdote ne prouve rien, et Winer convient que si l'on veut ajouter foi au r?it du proph?e, il faut se contenter de la phrase banale des orthodoxes, que ''Dieu peut ?sa volont? et selon son bon plaisir, modifier ou suspendre les lois de la nature.'' Nous n'essaierons pas d'expliquer le miracle, mais voici comment nous croyons que le texte expose qu'il s'est pass? 11 ne para? pas qu'il y ait eu sur le corps m?e du soleil aucune esp?e d'alt?ation; il ne para? pas non plus que le miracle se soit fait sentir sur une ?endue quelconque du globe, ni m?e ailleurs que sur le cadran d'Achas; de sorte qu'?cet ?ard on peut s'abstenir de parler, comme on le fait quelquefois, d'un grand d?angement qui serait arriv?dans toute la nature pour satisfaire ?la simple et vaine curiosit?d'un prince. Les choses ont suivi leur cours naturel, et pour donner un signe ?Ez?chias, Dieu a fait d?ier d'une mani?e extraordinaire l'ombre du cadran, sans que rien ait ??chang?d'ailleurs. Parmi tous les au tr? signes que le proph?e aurait pu donner au roi, il a choisi celui-ci, peut-?re parce que les signes donn? dans le ciel ?aient regard? comme plus frappants et moins expos? ?l'erreur ou ?l'influence des d?ons inf?! rieurs; c'est pour la m?e raison que les j pharisiens demandaient au Seigneur un j signe dans le ciel. Mat 16,1, et la b?e i de l'Apocalypse, au milieu de ses ?ouvantables miracles, va jusqu'?faire tomber le feu du ciel. Ap. 13,13 Il est probable que le cadran d'Achas ?ait plac?de telle sorte que le roi malade put ais?ent de son lit y tixer ses regards. CAILLESCe nom ne se rencontre que Exo 16,13 ?omb. 11,31 et Psa 105, Xo.,i et quoique les caract?es indiqu? dans ces passages ne soient pas tr? significatifs, il ressort de la comparaison avec l'arabe, que c'est bien par cailles que doit se traduire le mot h?reu Slav. Les voyageurs et les auteurs anciens parlent tous de l'abondance de cailles que l'on trouve dans les d?erts de l'Arabie P?r? et dans les contr?s qui avoisinent l'Egypte. Comme le vol de ces oiseaux est fort peu ?ev? les habitants peuvent les saisir ?la main, ou les tuent en frappant au hasard l'air avec leurs b?ons; ils en font, au dire d'H?odote, un mets tr? recherch? Cependant il para?, d'apr? les observations qui ont ??faites, que les cailles qui furent envoy?s dans le camp des Isra?ites ne sont pas la caille commune Te-trao coturnix) mais une esp?e particuli?e que les Arabes distinguent sous le nom de Kata. et qui a pass?dans le syst?e de Linn? sous celui de tetrao Al-chata Israelitarum. Cette caille vit dans l'Arabie P?r?, en Jud?, dans l'ancienne Idum?, enMoab, en Syrie, et jusqu'?Alep; elle est de la grosseur d'une tourterelle; elle a le bec court, jaune, recourb? et marqu? au bout d'une tache blanche; le cou et la t?e gris-cendr? le ventre et le dos gris-rouge tirant sur la souris, la queue en forme de coin et les jambes garnies de plumes par devant; par tous ces caract?es elle appartient ?la famille des perdrix. Quoique ferme et s?he, sa chair offre aux indig?es une nourriture agr?ble, d'autant plus pr?ieuse qu'elle n'est pas rare, car cet oiseau va par troupes nombreuses et se laisse facilement attraper. Quant ?la mort soudaine dont furent frapp? un grand nombre de ceux qui, d?o?? de la manne . avaient demand?avec violence une nourriture plus ordinaire etplus forte, Nom 11,33. elle fut sans doute dans la pens? divine, mais il n'est pas n?essaire d'invoquer ici l'intervention d'un miracle; les anciens pr?endent que les cailles se nourrissent quelquefois d'ell?ore et d'autres plantes v??euses, ce qui ne laisse pas de rendre leur viande un aliment dangereux; en tout cas elle est indigeste, et l'exc? de cette nourriture, l'usage immod??qu'en firent sans doute les plus impatiens des Isra?ites, aura charg?leurs estomacs d?accoutum? depuis longtems de viandes et d'autres aliments solides; le br?ant climat du d?ert d'Arabie aura rendu leur indigestion plus dangereuse, et l'on sait que dans ces zones ardentes un exc? dans le manger et le boire se trahit bien vite par des sympt?es dangereux, qui souvent m?ent ?la mort. Les Isra?ites furent punis pour avoir obtenu de Dieu ce que Dieu avait d?lar?ne pas vouloir leur accorder; souvent Dieu c?e ?d'injustes pri?es, mais c'est dans sa col?e; il donna Saul aux Juifs pour les punir. Quelques auteurs pensent qu'au lieu de cailles il faut lire sauterelles, mais ils ne s'appuient que sur le simple fait qu'on lit s?her ces animaux au soleil,Nom 11, 32, comme si l'on n'avait pas pu faire n?her aussi les cailles. CAINPossession) le premier homme qui fut con? et qui eut un p?e et une m?e p?heurs. Lorsque Eve l'eut mis au monde, elle parut croire que c'?ait l?l'homme de la promesse qui devait briser la t?e du serpent: c'est du moins le sens que plusieurs personnes donnent aux paroles qu'elle pronon?: J'ai acquis un homme de par le Seigneur, Gen 4,1— Ca? ?ant devenu grand, se mit ?culti-tiver la terre, tandis que son fr?e Abel prenait soin des troupeaux; ils avaient d'ailleurs une grande quantit?de fr?es et de sœurs, n?, comme eux, d'Adam et d'Eve. Au bout de quelques ann?s, 4,3 D'autres traduisent: ?la tin des jours, c'est-?dire le septi?e de la semaine; v. Wiison, Sept discours sur l'autorit?divine du Seigneur; le passage 1Sam 2, 19 parle en faveur du sens que nous adoptons); au bout de quelques ann?s, en un jour de f?e, Ca? offrit ?le Seigneur des fruits de la terre, et Abel des premier-n? de son troupeau. Abel, nous dit le Saint-Esprit, H61 II, ?ait dans la foi, et ses œuvres ?aient justes; mais celles de Ca? ?aient mauvaises, I Jean 3,12 C'est pourquoi son offrande ne fut pas re?e comme le sacrifice d'Abel. Peut-?re s'en aper?t-il en voyant la paix que le Saint-Esprit avait vers? dans le cœur de son fr?e, tandis que sa conscience ?lui, demeurait agit?; peut-?re aussi qu'alors, comme en d'autres occasions, Dieu lit tomber du ciel le feu sur les victimes d'Abel, tandis qu'aucune manifestation de ce genre n'eut lieu en faveur desoblations de Ca?. Celui-ci. instruit parle Seigneur de la raison pour laquelle son sacrifice n'avait pas ?? agr?, s'en prit ?son fr?e au lieu de se corriger, et l'ayant rencontr?dans les champs, il le tua. Ainsi, devenu meurtrier par haine et par jalousie, Ca? ?ouffe par les insolences de l'impj?? le cri de sa conscience, et repousse la voix du Seigneur qui voudrait l'amener ?la confession de son crime; la mal?iction divine repose sur sa t?e coupable; il part et fuit dans le pays de Nod avec sa femme, qui est en m?e temps la sœur de sa victime et la sienne propre; et soit qu'il en e? d??des enfants, soit que, peut-?re, ces sc?es de meurtre se soient pass?s au commencement de son mariage, il nous est dit que c'est l? dans le lieu de son exil, qu'elle lui enfanta Il?oc, le p?e d'une post?it?qui semble avoir march?sur les traces impies de son a?ul. Ainsi, d? l'entr? du p?h?dans le monde., nous voyons la famille humaine pouss? par Satan aux plus grands crimes, et plong? dans la plus affreuse mis?e. Adam, le premier transgresseur de la loi divine, se voit frapp?dans ses deux tils: le meilleur p?it d'une mort violente, et l'autre doit s'enfuir loin des lieux qu'habitent les malheureux auteurs de ses jours, qui lui ont transmis le p?h?avec la vie ! Il est possible que Ca? n'ait pas voulu tuer son fr?e; il ne savait peut-?re pas m?e bien ce que c'est que la mort. Il a voulu le frapper, le blesser, le faire souffrir, lui faire autant de mal que possible, mais sans penser que sa vie d? s'?ouler par ses blessures et par ses souffrances; la haine a caus?la mort sans peut-?re m?e la soup?nner, et notre Sauveur l'a r???plus tard par la bouche d'un de ses ap?res: celui qui hait son fr?e est un meurtrier, 1 Jean 3,15 Quant au signe que Dieu mit sur Ca? afin qu'on ne le tu? pas, nous ne le connaissons pas; ce pouvait ?re simplement l'air de son visage; il est d'ailleurs beaucoup plus dans l'analogie de la langue h?ra?ue de traduire ''Dieu donna un signe ?Ca?,”lui garantissant sa protection contre la vengeance des autres hommes. La crainte qu'?rouvait ce meurtrier nous est une r??ation bien remarquable de ce que devient un homme lorsque sa conscience est troubl?; il perd cette dignit?qui est l'apanage du ma?re du monde, il craint tous les ?res cr?s, parce que Dieu lui a ot? l'assurance intime de sa protection. Les promesses que Dieu fait au fugitif nous montrent aussi la longue patience de Dieu, qui garantit m?e au p?heur son existence, et qui ne veut pas faire tomber tous ses jugements sur sa t?e coupable, avant d'avoir ?uis?les tr?ors de sa mis?icorde. On peut dire aussi, avec Schrœder, que ces promesses de Dieu ne s'adressaient pas ?Ca? lui-m?e; elles avaient pour but d'emp?her le d?eloppement de l'esprit de vengeance humaine. CA?ANou Kenan, fils d'Enos, naquit l'an du monde 325 ?l'?e de 70 ans il eut Mahalal?l, ce qui ne veut pas dire que ce fut l?son fils a?? car l'Ecriture ne nomme que les patriarches desquels descendit No? Ca?an eut encore beaucoup d'autres enfants, Gen 5, 13, puis il mourut, ?l'?e de 910 ans, Gen o, 9-14 Il est nomm? dans la g??logie de Marie, Luc 3,37 — Dans la m?e g??logie, au v. 36e, on retrouve un autre Ca?an, ?idemment distinct du premier; fils d'Arphaxad, est-il dit, et p?e de Sala, le p?e d'H?er; mais dans toute la g??logie de l'Ancien Testament, Arpac-sad est nomm? sans interm?iaire, p?e de S?ah Ou Sala) Gen 10, U. Il, 12 (1Chr '1, 24, sans que ce Ca?an soit m?e indiqu?dans aucune des anciennes versions, grecque, samaritaine, chalda?ue, syriaque, ni dans Philon, ni dans Jos?he. ni dans J??e. On pourrait expliquer ce fait en supposant, ce qui est possible aussi, que les anciennes g??logies ont omis le nom de ce Ca?an comme elles omettaient fr?uemment des g??ations peu importantes; mais alors on devrait se demander pourquoi Luc l'a donn? et surtout comment il se l'est procur? L'explication la plus simple et la plus vraisemblable, c'est que Hell?iste lui-m?e, et ?rivant son Evangile pour des Grecs, saint Luc aura suivi la version grecque des Septante, qui ajoute le nom de Ca?an dans la g??logie de Sem, Gen 10, 22 11, 13 On ne sait, du reste, pas comment ce nom a pu se glisser ou s'introduire dans cette derni?e traduction. CAIPHEsuccesseur de Simon fils de Camith, exer? la souveraine sacrifica-ture d? l'an 25 de l'?e chr?ienne, pendant les derni?es ann?s de notre Sauveur, et dans la premi?e p?iode de l'?e apostolique. Il ?ait redevable de la noble charge qu'il exer?it ?un fonctionnaire pa?n, le procurateur romain Valerius Gratus, et l'on peut dire qu'il l'exer? en pa?n, d?ou?au pouvoir qui l'avait ?ev? Il ?ait Sadduc?n, Act 5, 17, et avait ?ous?la fille de l'ancien sacrificateur Anne. Il fut l'un des plus ardents ennemis du Christianisme, et lorsque les sacrificateurs et les pharisiens, effray? de l'effet que produisait la r?urrection de Lazare, consult?ent entre eux pour faire mourir J?us, Ca?he pronon? ce mot bien connu, qui n'?ait dans son esprit que le fruit de sa politique toute romaine, mais qui, dans la pens? du Seigneur, ?ait une proph?ie: Il est de notre int?? qu'un seul homme meure pour le peuple, Jean 11, 49 50 Deux jours avant P?ues, nous le retrouvons r?nissant le sanh?rin dans sa maison, pour d?ib?er sur la mani?e de se saisir de J?us par finesse, car ils craignaient le peuple, Mat 26, o. Mar 14,1 Luc 22,2 Puis, le matin de la nuit o?notre Sauveur fut arr?? le m?e Ca?he, attendant peut-?re la convocation du sanh?rin, commence un interrogatoire priv?de J?us, et permet ?ses valets de le frapper; mais il ne peut rien trouver chez le roi de paix qui trahisse un r?olutionnaire, pr? ?s'insurger contre Rome pour se faire couronner roi de Juda, Mat 26,57 Mar 14,53 Luc 22, M. Jean 18,15 Le sanh?rin se rassemble, J?us compara?, on remplace l'ill?alit?par des formes l?ales; faute de t?oins, l'on en suborne; ?d?aut de bons, l'on en prend de mauvais; on transforme en blasph?e contre le temple de Dieu quelques paroles que J?us a dites touchant le temple de son corps; et quand notre Seigneur d?aigne de r?ondre ?des questions inutiles, on s'irrite, on menace. Enfin, interrog?sur sa divinit? notre Sauveur la proclame; et trop heureux d'une r?onse qui lui fournit un si sp?ieux pr?exte, le vil Ca?he affecte de d?hirer ses v?ements ?l'ou? de ce qu'il estime ?re un blasph?e, et la sentence de mort coule sans peine de son cœur plein de fiel et d'envie, Mat 27,2 Jean 18,28 Mais, comme le sang irrite encore la soif du tigre au lieu de le d?alt?er, Ca?he de m?e, non content de la mort du Juste, insensible aux miracles qui l'accompagnent, insensible ?sa r?urrection, peu soucieux de croire aux gloires de l'Ascension et de la Pentec?e, recommence ?pers?uter les disciples, auxquels le Ma?re a communiqu?ses vertus; Pierre et Jean doivent compara?re devant lui pour la gu?ison d'un impotent, Act 3 4,6 Rel?h? avec menaces, les ap?res continuent ?dire les merveilles de la croix, et ils doivent de rechef se pr?enter devant l'assembl? des iniques, 5,17 ils sont jet? eu prison, puis d?ivr? par un ange. 5, 18 19; saisis de nouveau, ils se justifient devant le sanh?rin: Ca?he et les siens, grin?nt des dents, consultent pour les faire mourir, a, 33 mais l'avis de l'honorable Gamaliel pr?aut, les ap?res sont sauv?, et Ca?he n'a pour toute consolation que la ressource de les faire fouetter avant de les rel?her. C'est ici que s'arr?ent pour nous les donn?s de l'Ecriture Sainte sur la vie de Ca?he; peu apr? l'?oignement de Pi-late, Ca?he fut ?alement d?os?par le proconsul Vitellius, 36 ap. C., et remplac?par Jonathan, fils d'Ananus. Quelques membres de l'ancienne ?lise le confondent avec Jos?he l'historien, et ont cru, mais ? tort, qu'il s'?ait converti plus tard au christianisme. Il est peu de figures dans la Bible qui pr?entent ?un si haut degr?la haine pour la v?it? la bassesse, la violence et la ruse; Ca?lie pers?uta l'Evangile et resta sourd et aveugle en pr?ence de tous les faits qui pouvaient le rendre attentif ?la divinit?de celui qu'il pers?utait. CAIUS3Jean 1, «. Ga?s. CALAHancienne ville d'Assyrie, fond? peu apr? le d?uge par Assur, Gen 10,11 12, ou, comme d'autres le pensent, par ?imrod. On ne sait rien de sa situation exacte; quelques-uns comparent Chalach, cf. CALCOL1Roi 4,31 (1Chr 2 6, v. Etlian. CALDEECALDEENSOn appelait Cald?ns les habitants de la Babylonie, et du royaume de Babylone, cf. Dan 9,1 2Roi 25, 4 (Isa 13,19 23,13 48,14 J?. 21, 4 32,4 Eze 23,14 Hab. 1,6 cf. Gen 11, 28 Job 1, 17 Ils n'?aient cependant pas originaires de cette contr?, et ne doivent pas ?re confondus avec ses anciens habitants; la langue des Babyloniens ?ait une sœur de celle des H?reux, tandis que celle des Cald?ns en diff?ait compl?ement, comme on le voit par les noms propres Nabopolassar, N?ucadnetsar, Belsatsar, etc., qui n'ont aucun rapport avec la langue h?ra?ue, et que l'on a essay?avec succ? d'expliquer en les comparant avec les restes de l'ancien persan. Les Cald?ns paraissent avoir eu pour berceau les montagnes Car-duchi, qui s?arent l'Arm?ie de l'Assyrie; X?ophon Cyrop. III, et dans plusieurs endroits de son Anabasis ) parle d'eux comme d'un peuple pauvre et barbare, courageux et jaloux de sa libert? vivant de rapines, et fournissant quelquefois des troupes mercenaires aux rois de la M?ie et des Indes: c'est ainsi que nous en rencontrons dans l'arm? des Assyriens, (Isa 23,13 On peut supposer qu'un roi d'Assyrie avait accord?une portion de territoire, dans la Babylonie, ?une troupe de Cald?ns qu'il avait ?sa solde, et que ceux-ci, peut-?re sous la conduite de Nabopolassar leur chef, se sont rendus ma?res de la province et maintenus ind?endants. Depuis ce temps la province de Babylonie, qui anciennement s'appelait Sinhar, a re? le nom de Cald?: mais une partie des Cald?ns proprement dits, rest?ent dans leur montagneuse patrie, o?ils furent visit? par X?ophon; d'autres encore ont pu s'?ablir dans d'autres pays. Ceux qui ont occup?la Babylonie y ont adopt?la culture et les mœurs des habitants, et ayant ??amollis par le luxe, ils ont succomb?sous les Perses. Le nom de Cald?ns n'a pas seulement ???endu aux Babyloniens leurs sujets, mais il a encore ??employ?dans une acception tout ?fait particuli?e, pour d?igner les savants de Babylone, et plus tard ceux-l?seulement qui s'adonnaient ?l'astrologie, ?la magie et aux sciences occultes, Dan 2,2 10 4,4 8,7 11 Quint. Curt. 5, 1 22 Herodot. 1,181, et ailleurs, v. plus bas. Apr? Nimrod, Gen 10, 910 et Am-raphel, roi de Sinhar, dont il est parl?en passant, Gen 14,1, le premier roi des Cald?ns que nous trouvons dans la Bible, est M?odac, fils de Baladan, 2Roi 20, 12 (Isa 39,1; il eut avec Ez?hias des rapports de bienveillance mutuelle, et v?ut vers l'an 713 av. C. Cent ans plus tard environ, Nabopolassar occupe le tr?e pendant vingt-et-un ans 626-604 ); les proph?es J??ie, Habacuc) annoncent l'approche d'une arm? envahissante, et l'on voit appara?re N?u-cadnetsar. que le livre d'Esdras appelle plus particuli?ement le Cald?n, 5, 12 2Roi 24 cf. Jer 39,5 8 Son fds Evil-m?odac lui succ?e, 2Roi 25, 27 ?r. 52,31 Il est tu?par son beau-fr?e N?riglissar qui, apr? quatre ans, perd la vie dans une bataille contre Cyrus, en 556 Laboroso-Archod, mauvais roi et cruel tyran, ne r?ne que neuf mois; il est assassin? et a pour successeur ISa-bonedus qu'H?odote appelle Labynetus, 1, 188, et que l'Ecriture sainte nous fait conna?re sous le nom de Belsatsar; il cl? la s?ie des rois cald?ns qui r?n?ent sur Babylone; l'empire fut ensuite donn? aux Perses, Dan 5 Disons maintenant quelques mots de la religion des Cald?ns. Comme l'origine de ce peuple semble se perdre dans une antiquit?voil? ? nos regards, il en est ?peu pr? de m?e de son syst?e religieux: nous avons cependant des rai-11 niensa port?ce nom; on conna? le Jupiter Belus, Pline Hist. Nat. 37,10 Cicer. De Nat. Deor. 3,16 H?odot. 1,181, etc. C'est aussi d'apr? quelques interpr?es le dieu Gad mentionn? (Isa 65, II., dans le texte h?reu, et que nos traductions ont rendu par ''l'arm? des cieux''. v. Gad. V?us semble avoir ??dans tout l'O-rient l'objet du m?e culte voluptueux; elle portait aussi le nom de Bahalt comme la d?sse, l'?ouse, le compl?ent f?inin du Baal: c'est probablement elle encore qu'il faut chercher dans la Hasto-reth, Hastaroth ou Astart? des Sidoniens, 1Roi 11, o. 33 Ce dernier nom qui fait de V?us la reine des ?oiles, renferme sous le rapport ?ymologique les con-sonnes qui, dans la plupart des langues connues, servent ? d?igner ces joyaux du firmament. Dans Astart?se trouve le grec sider, le latin sid?a et astrum, le fran?is astre, l'anglais star, l'allemand stem, l'italien Stella, etc. Et l'un des Targummims, dans la paraphrase de Est 2 7, dit que Ester signifie de m?e ?oile du matin. — Les Arabes appelaient V?us fortuna minor, comme ils appelaient Jupiter fortuna major. Mercure s'appelait Nebou chez les Sab?ns; c'?ait la plan?e divine, la messag?e des dieux; elle n'est pas sans rapport avec le Herm? des Grecs et le Mercure des Romains: son nom m?e de Nebou ressemble au Nabi des H?reux, qui signifie proph?e. Beaucoup de noms propres assyriens et babyloniens sont compos? de ce mot, iVe?cadnetsar, Naboned, iVa?polassar; et le mont N?o sur lequel Mo?e est mort prenait son nom de cette m?e idole, d'apr? J??e qui dit dans son commentaire sur Jer 48,7 ''Sur le mont Nabo se trouvait K?os, idole consacr? qui est encore connue sous le nom de Belph?or, ou Baal-P?or''. Nom 25,3 5 v. K?os. La plan?e de Saturne passait pour exercer une mauvaise influence; les Arabes l'appelaient magnum infortunium, et les classiques latins aussi bien que les Orientaux nous ont conserv?comme tradition la mauvaise renomm?qu'elleavait. Propert. i, 184 Lucain 1,630 PJine,Hist. sons de croire que les connaissances religieuses des Cald?ns, dans le principe, n'?aient pas d?ourvues de toute v?it? car dans la proph?ie remarquable de Daniel, 2, o?les quatre monarchies du monde sont plac?s selon leur valeur morale et religieuse, la puissance des Assyriens, des Cald?ns et des Babyloniens, est repr?ent? sous l'image de la t?e d'or, tandis que les Perses ne sont que la poitrine d'argent, les Grecs et les Romains, les hanches et les jambes d'airain et de fer. Dans les temps post?ieurs, la religion des Cald?ns fut un culte des astres, autant du moins que nous en pouvons juger; leur th?logie ?ait devenue astrologie: au lieu du Dieu des cieux, ils adoraient les cieux, comme d'autres plus tard ont rendu leur culte aux hommes sanctifi?, plut? qu'?celui qui les a sanctifi?. L'observation des astres avait toujours ??une de leurs principales occupations, et ils y avaient fait des progr? remarquables. Callisth?es, philosophe et savant grec, trouva ?Babylone, lorsque la ville fut prise par Alexandre, un grand nombre de calculs astronomiques, dont il donna connaissance ?Aristote, calculs qui embrassaient une p?iode de 1933 ans, remontant jusqu'en 2233 av. C, c'est-?dire jusqu'?Mo ans seulement apr? le d?uge (2348) ?peu pr? ? l'?oque de la confusion des langues. En se perfectionnant, l'astrolatrie en est venue ?accorder une attention sp?iale aux sept corps suivants, le Soleil, la Lune, Mercure, V?us, Mars, Jupiter et Saturne, ?ces cinq derniers surtout, dont on regardait deux comme bienfaisants et favorables, Jupiter et V?us, et deux comme sinistres, d'une influence pernicieuse, Mars et Saturne: quant ?Mercure, il ?ait consid??comme neutre, ou plut? il pouvait ?re bon ou mauvais, suivant les circonstances. La plan?e de Jupiter ?ait appel? Bel dans les livres saints des Sab?ns, et selon quelques auteurs Gesenius) c'est cette plan?e qui ?ait ador? en Ph?icie sous le nom de Baal, ?Babylone sous celui de Bel: les classiques latins et grecs rapportent aussi que le dieu des Babylonniens. Les Sab?ns rappelaient Kimn, et les Arabes Kir?, deux noms qui correspondent tout ?l'ait en h?reu, ? celui de Kijuit, divinit?qu'ador?ent, selon Amos 3 26, les Isra?ites dans le d?ert. Les Septante l'ont expliqu?par Remphan, cf. Act 7,43, mot qui encore aujourd'hui dans la langue copte, sert ?d?igner la plan?e Saturne. Le cald?n Ki-van signifie ferme, droit, juste; et l'on sait que les classiques nous repr?entent l'?e de Saturne comme l'?e d'or, et qu'ils font l'?oge de la justice qui r?nait alors. Le nom de Saturne, qui d?ive de l'h?reu, signilie l'?ernit? car Saturne est l'?ernit?personnifi?, en grec chronos, le temps infini. — Le Molok auquel on sacrifiait des enfants, en les faisant passer par le feu, ?ait encore le m?e, Amos 5, 20 Diod. Sic. 20, 14 Les anciens Arabes faisaient son culte le samedi dans un temple sexangulaire noir, et habill? de noir; l'antiquit?lui a consacr?le septi?e jour de la semaine, et le samedi porte encore son nom chez les Latins, saturai dies, et chez les Anglais saiurdaij. Les rabbins, pourd?ignereette plan?e, l'appellent la sabbatique, shabtdi. Mars avait re? des Arabes le nom ?infortun'mm minus; il ?ait moins pernicieux que Saturne, quoique cependant malfaisant. Son temple ?ait rouge, ses v?ements ?aient ronges, et ceux qui lui offraient des sacrifices arrosaient leurs habits de sang. Comme il est appel?Nirig dans la langue aram?nne, Gesenius l'a compar?? Nergal, l'idole des Cuth?ns, 2Roi 47,30, qui entre aussi dans la composition de plusieurs noms propres assyriens, JVen^lissor dont parle Jos?phe, iVerpoi-Sar?tser, Jer 39,3, etc. Mirrick est une autre forme de Nirig; Mirrick se pronon?it aussi quelquefois Mirdik, et de l?est venu le nom de M?rodac, Jer 80, 2 (Isa 39,1, qui d?igne le dieu Mars avec tout son entourage militaire et meurtrier; c'est encore le m?e nom qui a pass?dans les langues occidentales et modernes, avec la finale de moins; en latin Mars, Martin; mors, Mortis; en allemand Mord; en fran?is mort, meurtre, etc. Et comme les noms de Bel et de N?o entraient souvent dans la composition des noms propres, celui du dieu M?odac fait partie du nom de Evil-M?odac, 2Roi 25, 27 et de M?rodac-Baladan, (Isa 39,1 Cette v??ation des plan?es chez les anciens Cald?ns, marchait de pair avec l'astronomie et l'astrologie. Quant ?la premi?e de ces sciences, elle avait fait des progr? consid?ables. Ptol?? nous a conserv?des calculs d'?lips? de lune qui ont eu lieu le 19 mars 721 av. C, dans la nuit du 8 au 9 mai 720, le 22 avril 621, etc., et les calculs de nos savants ne diff?ent que de quelques minutes de ces anciennes donn?s. Le temple de Bel, qui servait d'observatoire, avait ses quatre c?? tourn? vers les points cardinaux. Leur astrologie se fondait sur la croyance que les forces des astres et des plan?es, dans leurs conjonctures, influaient essentiellement sur les destin?s des hommes; toutes leurs connaissances astrologiques furent transmises de g??ation en g??ation, par tradition, au sein des familles et des castes. Les membres de ces derni?es portaient le titre de Cald?ns par excellence. Ils croyaient le monde compos?d'atomes imp?issables, et tout ce qui arrivait dans la vo?e c?este ?ait, selon eux, l'effet d'une r?olution immuable de la destin?. Selon Diodore, ils ont pr?it ?Alexandre qu'il mourrait ?Babylone, et ?Anligone qu'il succomberait dans la guerre contre S?eucus-Ni-cator. — Les astres dont les combinaisons ?aient essentielles pour faire un horoscope ?aient les plan?es avec leurs diff?entes qualit?, et les douze signes du zodiaque qui exer?ient aussi, ?ce que l'on croyait, une grande influence, selon la mani?e dont ils se combinaient avec les plan?es. Jusqu'?nos jours encore, on trouve dans l'opinion vulgaire quelques restes de ces superstitions. Avant de terminer, et quoique cela sorte un peu des bornes de notre article, nous ajouterons quelques mots sur les erreurs astrologiques et sur les superstitions qui se sont gliss?s ?cet ?ard chez les H?reux, et dont nous trouvons des traces dans la sainte Ecriture. Il est parl? 2Roi 23,11, de chevaux consacr? au soleil ? J?usalem; d'encencements aux signes du zodiaque, 2Roi 23,5, En fran?is astres); d'un culte astronomique ?une reine des cieux, Jer 7,18 Cette derni?e idol?rie, ainsi que l'adoration du soleil, est encore indiqu? Job 31, 26 27) Et le Seigneur lui-m?e prend le nom du Seigneur des arm?s Des cieux) pour indiquer qu'il est au-dessus de toutes les autres divinit?: il s'appelle aussi celui qui habite au-dessus des ch?ubins, 2Sam 6,2, pour indiquer sa puissance: les ch?ubins ?aient probablement les symboles de la nature cr?e dans ses diverses qualit?. CALEB1°) fils de J?hunn? fr?e de K?az, et descendant de Juda, l'un des douze Isra?ites envoy? pour l'exploration du pays de Canaan, fut le seul avec Josu? qui, au retour, loin d'effrayer le peuple, chercha ?lui inspirer cette confiance en le Seigneur dont il ?ait anim?lui-m?e. Caleb, dont le nom signifie plein de cœur, les encouragea fortement ?ne pas craindre, et ?croire aux paroles de Celui qui ne leur avait jamais manqu? Nom 14 Mais les Isra?ites cri?ent, vers?ent des larmes, voulurent se choisir un guide pour retourner en Egypte, et furent sur le pas de lapider ceux qui parlaient de courage et de conqu?e. Iahweh alors, jura que tous ces hommes de col roide p?iraient au d?ert, et Caleb seul, avec Josu? re?rent la promesse qu'ils entreraient en Canaan. Plus tard, il fut d?ign?pour faire le partage du pays, Nom 34,19; il est probable quece partage se fit au fur et ?mesure que le peuple avan?it. Caleb obtint pour sa part la possession de Kiriath-Sepher ou H?bron, que Dieu lui avait promise quarante-cinq ans auparavant; plein de reconnaissance, il rendit gr?es ?le Seigneur pour toutes ses faveurs, en particulier pour cette vigueur de corps et d'?e qu'il lui avait conserv?, quoique il e? alors quatre-vingt cinq ans. Il ne tarda pas ?montrer, par le fait, que ses forces n'avaient en rien diminu? car il repoussa les Hanakins qui s'?aient empar? de la montagne de H?ron, et les d?oss?a. Son neveu Hothniel, fils de son fr?e cadet K?az, le seconda puissamment dans cette entreprise, et m?ita par sa valeur la main de sa fille Hacsa, Jug 1, 12, qu'il avait promise au h?os qui se distinguerait le plus; ce h?os devint plus tard le premier des Juges d'Isra?, v. Nom 26,65 32, 12 34,19 Deu 1, 36 Jos 14,6 15, 13 21, 12 (1Chr 6,56 2°) Caleb, (1Chr 2,9 18, ?ousa Ephrat, qui lui enfanta Hur; il ?ait fils de Hetsron, et portait encore le nom de Celuba? v. 9 3°) Caleb, (1Chr 2,30, fils de Hur, et petit-fils du pr??ent; il fut p?e de Sobal, de Hareph, et de Salma p?e de Bethl?em. 4°) Ville ou district de la tribu de Juda, 1Sam 30, 14 C'est dans ses environs que se trouvait H?ron; mais l'on ne sait pas si c'est du fils de J?hunn?ou du fils de Hetsron qu'elle avait pris son nom. CALENDRIERCalendrier Israelite Note: l’utilisation du calendrier lunaire auquel il fallait r?uli?ement rajouter un mois, ?itait l’Astrol?rie puisqu’il modifiait constamment la position des astres. - (Isa 47,10-15 L’ann? juive se d?oupe en 2 semestres oppos?. - Lev 23,27-32 Nom 29,7-11 Sir 50,6 Ce sch?a, refl?e bien l’image des Saintes-Ecritures: – La cr?tion mat?ielle originelle, de l'Ancien-Testament Gen 1,1) – La cr?tion spirituelle du Nouveau-Testament. Jean 1,1)) ______________________ Cf. aussi: f?es isra?ites, CALNEville b?ie par Nimrod, au pays de Sinhar, Gen 10, 10 Amos6,2Tim Calno, (Isa 10, 9, peut-?re aussi Can-neh, Eze 27,23: selon les Targums et saint J??e ce serait Ct?iphon sur la rive orientale du Tigre, vis-?vis de S?leucie; les anciens appelaient Chalonitis le pays qui environnait cette ville; la contr? avait conserv? l'ancien nom. CALOMNIE CALOMNIATEURD?initionImputation que l'on sait fausse, et qui blesse la r?utation et l'honneur. - Dictionnaire fran?is Le Littr?/p> Synonymes Accusation,m?isance, cancan, d?igrement, diffamation, infamie, attaque,, mensonge, ragot Les citations c??res Calomniez, il en restera toujours quelque chose" - Francis Bacon "Serait tu aussi pur que la neige et aussi chaste que la glace, tu n'?happerais pas ?la calomnie". - William Shakespeare "Il n'est pas de vertue que la calomnie ne sache atteindre". - William Shakespeare "Mentir est le talent de ceux qui n'en ont pas". - Marie-Joseph Chenier "La calomnie est comme la fausse monnaie: bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir ?ise la font circuler sans scrupule". - Diane de Bausacq "Donnez-moi dix lignes ?rites de la main d'un saint homme, et je vous en ferai un criminel" - Cardinal de Richelieu "La calomnie a deux sources courantes: les grands int??s et les petites vanit?. - Pierre Dehaye Diff?ence entre 'Diffamation et Calomnie' au regard de la loi * Si quelqu'un parle d'un fait v?idique ou non dans le seul but de porter atteinte ?l'honneur d'une personne, il s'agit de diffamation. "Les tribunaux condamnent celui qui propage des all?ations, m?e vraies, si elles ont pour seul but de nuire ? l'honneur de la victime. R??er, par exemple, que la victime fait l'objet d'une poursuite porte une atteinte ?l'honneur." - Commentaires sur le Code civil, arr? valaisan du 12 janvier 2000 * S'il sait que cette information est fausse mais qu'il la publie quand m?e, il s'agit de calomnie, fait beaucoup plus grave et condamnable p?alement. Christ a ??calomni?/p> Psa 109,1 Dieu de ma louange, ne te tais pas! 2Car ils ouvrent contre moi une bouche m?hante et trompeuse, Ils me parlent avec une langue mensong?e, 3Ils m'environnent de discours haineux Et ils me font la guerre sans cause. 4Tandis que je les aime, ils sont mes adversaires; Mais moi je recours ?la pri?e. 5Ils me rendent le mal pour le bien, et de la haine pour mon amour. [Ils disent]: 6Place-le sous l'autorit?d'un m?hant, et qu'un accusateur se tienne ?sa droite! 7Quand on le jugera, qu'il soit d?lar?coupable, et que sa pri?e passe pour un p?h? Les Chr?iens doivent s'attendre ??re calomni? et diffam? 2Pier 2,2 Plusieurs les suivront dans leurs d??lements, et la voie de la v?it?sera calomni? ?cause d'eux. 3Par cupidit? ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille pas. Les meilleurs presbytres subissent la calomnie 1Cor 4,12 Nous nous fatiguons ?travailler de nos propres mains; injuri?, nous b?issons; pers?ut?, nous supportons; 13 calomni?, nous parlons avec bont? nous sommes devenus comme les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu'?maintenant. 1Tim 5,19 Ne re?is pas d'accusation contre un ancien, si ce n'est sur la d?osition de deux ou de trois t?oins. 20Ceux qui p?hent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi ?rouvent de la crainte. 21Je te conjure devant Dieu, devant J?us-Christ, et devant les anges ?us, d'observer ces choses sans pr?ention, La calomnie est un p?h?d?oniaque Sir 26,5 Trois choses me font peur et une quatri?e m'?ouvante une calomnie qui court la ville, une ?eute populaire, une fausse accusation: tout cela est pire que la mort. Rev 12,10 Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arriv? et la puissance, et le r?ne de notre Dieu, et l'autorit?de son Christ; car il a ??pr?ipit? l'accusateur de nos fr?es, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. 11Ils l'ont vaincu ?cause du sang de l'agneau et ?cause de la parole de leur t?oignage. Expression populaire: "Jette de la boue sur quelqu'un, il en restera toujours quelque chose" ! Le calomniateur est un supp? du Diable Jean 8,43 Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez ?outer ma parole. 44Vous avez pour p?e le diable, et vous voulez accomplir les d?irs de votre p?e. Il a ?? meurtrier d? le commencement, et il ne se tient pas dans la v?it? parce qu'il n'y a pas de v?it?en lui. Lorsqu'il prof?e le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le p?e du mensonge. Sir 28,25-26 P?e et mesure ton langage et ?ta bouche mets porte et verrou. Garde-toi des ?arts car tu tomberais au pouvoir de celui qui te guette. La troisi?e personne qui en divise deux autres. Satan est le lion calomniateur. Prov 10,18 Celui qui dissimule la haine a des l?res menteuses, et celui qui r?and la calomnie est un insens? La calomnie cache des p?h? plus grands 1Tim 6,4-5 Il est enfl?d'orgueil, il ne sait rien; il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d'o?naissent l'envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soup?ns, 5les vaines discussions d'hommes corrompus d'entendement, priv? de la v?it? et croyant que la pi??est une source de gain. Mat 15,19 Car c'est du coeur que viennent les mauvaises pens?s, les meurtres, les adult?es, les impudeurs, les vols, les faux t?oignages, les calomnies. 1Pier 4,3-5 C'est assez, en effet, d'avoir dans le temps pass? accompli la volont?des gens des nations, en marchant dans le d??lement les convoitises, l'ivrognerie, les orgies, et les idol?ries criminelles. Aussi trouvent-ils ?range que vous ne vous pr?ipitiez pas avec eux dans le m?e d?ordement de d?auche, et ils vous calomnient. Ils rendront compte ?celui qui est pr? ? juger les vivants et les morts. (S'applique tout autant aux Chr?iens h??iques qui utilisent la clomnie) Les h??iques pratiquent all?rement la calomnie (Isa 30,9-10 Car c'est un peuple rebelle, Ce sont des enfants menteurs, Des enfants qui ne veulent pas ?outer la loi de Yahweh, Qui disent aux voyants: Ne voyez pas! Et aux proph?es: Ne nous proph?isez pas des v?it?, Dites-nous des choses flatteuses, Proph?isez des chim?es! Rev 2,8-9 Ecris ?l'ange de l'Eglise de Smyrne: Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui ?ait mort, et qui est revenu ?la vie: Je connais ton affliction et ta pauvret?Bien que tu sois riche) et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. Jer 6,28 Ils sont tous des rebelles, des calomniateurs, De l'airain et du fer; Ils sont tous corrompus. Psa 64,4 Ils aiguisent leur langue comme un glaive, ils lancent comme des traits leurs paroles am?es, pour tirer en cachette sur l'innocent; ils tirent sur lui ?l'improviste, et n'ont aucune crainte. Celui qui ?oute la calomnie se rend coupable du m?e p?h?/p> Prov 17,4 Le m?hant est attentif ?la l?re inique, Le menteur pr?e l'oreille ?la langue pernicieuse. Prov 20,19 Celui qui r?and la calomnie d?oile les secrets; Ne te m?e pas avec celui qui ouvre ses l?res. Le Chr?ien doit rejeter la calomnie Sir 19,15 Va trouver ton ami, car on calomnie souvent, ne crois pas tout ce qu'on te dit. Prov 11,13 Celui qui r?and la calomnie d?oile les secrets, mais celui qui a l'esprit fid?e les garde. Prov 30,10 Ne calomnie pas un serviteur aupr? de son ma?re, de peur qu'il ne te maudisse et que tu ne te rendes coupable. Eph 4,2931-32 Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais s'il y lieu, quelque bonnes paroles, qui servent ? l'?ification et communique une grace ?ceux qui l'entendent ..) Que toute amertume, toute animosit? toute col?e, toute clameur, toute calomnie, et toute esp?e de injustice, disparaissent du milieu de vous. 32Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant r?iproquement, comme Dieu vous a pardonn?en Christ. Col 3,6-10 C'est ?cause de ces choses que la col?e de Dieu vient sur les fils de la r?ellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces p?h?. Mais maintenant, renoncez ?toutes ces choses, ?la col?e, ?l'animosit? ? l’injustice, ?la calomnie, aux paroles ?uivoques qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous ?ant d?ouill? du vieil homme et de ses oeuvres, et ayant rev?u l'homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l'image de celui qui l'a cr?. 1Tim 3,11 Les femmes de m?e, doivent ?re honn?es, non m?isantes, sobres, fid?es en toutes choses. Ti 2,1-5 Pour toi, dis les choses qui sont conformes ?la saine doctrine.Dis que les vieillards doivent ?re sobres, honn?es, mod??, sains dans la foi, dans l'amour, dans la patience. Dis que les femmes ??s doivent aussi avoir l'ext?ieur qui convient ? la saintet? n'?re ni m?isantes, ni adonn?s aux exc? du vin; qu'elles doivent donner de bonnes instructions, dans le but d'apprendre aux jeunes femmes ?aimer leur mari et leurs enfants, ? ?re retenues, chastes, occup?s aux soins domestiques, bonnes, soumises ?leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasph??. 1Pi 2,1-3 Rejetant donc toute injustice et toute ruse, la dissimulation, l'envie, et toute m?isance, d?irez, comme des enfants nouveau-n?, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez go??que Le Seigneur est bon Le presbytre doit prot?er l'Eglise des calomniateurs 2Cor 12,20-21 Car je crains de ne pas vous trouver, ?mon arriv?, tels que je voudrais, et d'?re moi-m?e trouv?par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosit?, des cabales, des m?isances, des calomnies, de l'orgueil, des troubles. Je crains qu'?mon arriv? mon Dieu ne m'humilie de nouveau ?votre sujet, et que je n'aie ? pleurer sur plusieurs de ceux qui ont p?h?pr??emment et qui ne se sont pas repentis 2Tim 3,1-7 Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront ?o?tes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasph?ateurs, rebelles ?leurs parents, ingrats, irr?igieux, insensibles, d?oyaux, calomniateurs, sans ma?rise de soi, cruels, ennemis des gens de bien, tra?res, emport?, enfl? d'orgueil, aimant les plaisirs plus que Dieu, ayant l'apparence de la pi?? mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-l? Il en est parmi eux qui s'introduisent dans les maisons, et qui capturent de faibles femmes charg?s de p?h?, agit?s par des passions de toute esp?e, apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver ?la connaissance de la v?it? Dieu d?arrassera la terre des calomniateurs Ps 101,5 Celui qui calomnie en secret son prochain, je l'an?ntirai; Celui qui a des regards hautains et un cœur enfl? je ne le supporterai pas. Rom 3,8 Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu'il en arrive du bien, comme quelques-uns, qui nous calomnient, pr?endent que nous le disons? La condamnation de ces gens est juste. Prov 21,27-28 Le sacrifice des m?hants est quelque chose d'abominable; Combien plus quand ils l'offrent avec des pens?s criminelles! Le t?oin menteur p?ira, Mais l'homme qui ?oute parlera toujours. Rev 21,8 Mais pour les l?hes, les incroyants, les r?ugnants, les meurtriers, les pornographes, les magiciens, les idol?res, et tous les menteurs, leur part sera dans l'?ang ardent de feu et de soufre qui est la seconde mort. Rom 6,28-32 Comme ils ne se sont pas souci? d’obtenir la connaissance exacte de Dieu, Dieu les a livr? ?leur sens r?rouv? pour commettre des choses indignes, ?ant remplis de toute esp?e d'injustice, de injustice, de convoitise, de malice; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignit? diffamateurs, m?isants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ing?ieux au mal, rebelles ?leurs parents, d?ourvus d'intelligence, de loyaut? d'affection naturelle, de mis?icorde. Et, bien qu'ils connaissent le jugement de Dieu, d?larant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font. Celui qui rejette la calomnie et les calomniateurs prosp?era dans le royaume de Dieu Psa 15,1-4 Qui demeurera sur ta montagne sainte? Celui qui marche dans l'int?rit? qui pratique la justice Et qui dit la v?it? selon son cœur. Il ne calomnie pas avec sa langue, Il ne fait pas de mal ?son semblable, Et il ne jette pas l'opprobre sur son prochain. Il regarde avec d?ain celui qui est m?risable, Mais il honore ceux qui craignent Yahweh. CALVAIREou GOLGOTHA, place du cr?e, ainsi nomm? ou de sa ressemblance avecle haut de la t?e d'un homme, ou de ce que c'?ait l?qu'on ex?utait les malfaiteurs, ou enfin ?cause de la tradition qui veut que le cr?e du premier homme ait ??enterr?dans cet endroit. Sem, dit-on, aurait re? ce cr?e de No? et, dou?d'un esprit proph?ique, l'aurait enseveli ?l'endroit m?e o?il savait que le sang du second Adam coulerait pour le salut de l'humanit? C'?ait une petite colline ou une hauteur ?l'ouest de J?usalem, et hors des murs, selon la loi de Mo?e, Mat 27,33 Jean 19,17 cf. Heb 13,12 C'est probablement dans la vall? de Guihon qu'il faut la chercher, mais on n'en conna? pas la place exacte; les orientalistes, amateurs et po?es, se contentent de la tradition qui met le Calvaire dans l'enceinte m?e de J?usalem; c'est plus commode pour les p?erins sans doute, mais c'est contraire aux donn?s bibliques; et quoi que M. de Lamartine puisse nous dire de ce grand d?e blanc, noy?dans un d?ale de rues et d'?ifices qui l'environnent, nous trouvons, comme lui, ''qu'il est difficile de se rendre compte ainsi de l'emplacement du Calvaire.'' On peut dire, il est vrai, que la ville, r?r?ie du c??de Sion, se sera aggrandie du c??du nord, pour embrasser dans son enceinte un site aussi grand de souvenirs; mais ?tous ?ards cette supposition est inacceptable; si le d?e qu'on montre aujourd'hui pour le Calvaire l'?ait effectivement, le lieu d'ex?ution n'aurait ???oign? du temple que d'un demi kilom?re, ce qui est peu probable; en outre cette colline de Golgotha se serait trouv? dominer du dehors les retranchements de J?usalem, et les dominer de fort pr?, puisqu'ils devaient passer entre le temple et le Calvaire; ce n'e? gu?e ??habile, sous le pas de vue strat?ique, c'e? ?? donner aux assi?eants une position militaire trop pr?ieuse, et le g?ie des H?reux n'autorise pas la supposition d'une faute semblable. Le Golgotha que l'on montre n'est donc pas le v?itable; il faut le chercher hors des murs de la ville, du c??du nord-ouest. CAMl'un des trois fils de No? et probablement le plus jeune, ?happa au d?uge avec son p?e, mais ne fut sauv?des flots que pour tomber d'une autre mani?e sous la pesante mal?iction du p?h? l'?at d'ivresse du patriarche ?ait pour ses fils un spectacle nouveau; pour Cam ce fut un sujet de plaisanterie; il d?ouvrit la honte paternelle et voulut associer ses fr?es ?ses railleries. Il fut maudit. Quelques-uns ont trouv?le jugement trop s??e; et il le serait peut-?re si l'on ne consid?ait ce crime que comme un acte de l??et? mais il para? que, dans cette occasion, se manifesta un esprit d'impi??et d'impuret?qui m?itait compl?ement la punition que No?annon?it au nom de Dieu. On se demande encore comment, au lieu de tomber sur Cam ou sur tous ses fils, cette mal?iction ne para? avoir ??adress? qu'au seul Canaan. Mais il est permis de croire d'abord que Canaan a i pris part au p?h?de son p?e, qu'il a peut-?re exprim?une joie maligne, une satisfaction perverse du spectacle qui lui ?ait offert, et que le mauvais trait du caract?e de son p?e se reproduisait en lui dans toute sa force.—D?lus, comme ces premi?es pages de nos saints livres ont ???rites de mani?e ?faire ressortir les traits qui concernent plus particuli?ement Isra? et son histoire, il ?ait important, pour le peuple d'Isra?, de conna?re ?l'avance le jugement de son Dieu contre les Canan?ns qu'il devait plus tard exterminer, tandis que c'?ait plut? une affaire de curiosit? et par cons?uent moins utile, de conna?re les oracles de Dieu relativement aux habitants de l'int?ieur de l'Afrique; il est donc possible que l'historien sacr? se soit born??mentionner Canaan, sans nous rien dire de la mal?iction ?alement prononc? contre les autres. Il faut, du reste, ajouter que, selon toute apparence, quelques-uns des fils de Cam n'ont pas ??atteints de la m?e mal?iction; car les descendants de Cus et de Mitsra? Les Ethiopiens et les Egyptiens ) ont form?des nations puissantes et florissantes, tandis que les fils de Canaan ont ??extermin?, et que l'autre branche, celle de Put Les N?res) g?it sous le poids de sa condamnation depuisplusde 4,000 ans. —On a dit qu'il ?ait indigne de Dieu de faire peser son courroux sur des nations enti?es pendant une longue suite de si?les, sans autre motif qu'un crime commis par un de leurs anc?res. A cette objection, il n'y a qu'une r?onse ? faire; elle ressort de l'objection elle-m?e. Le fait existe. L'histoire enti?e rend t?oignage de ce fait que ies n?res ont ??un objet de commerce pour tous les pays qui les entouraient; ils se sont trouv? sur tous les march? de l'ancienne Asie, de l'aust?e Sparte, de la l??e et voluptueuse Ath?es, comme ils se trouvent aujourd'hui dans les plantations des Etats du sud de l'Am?ique. Et si ce fait existe encore apr? quarante si?les, la Parole de Dieu qui l'annonce, car c'est bien ?elle qu'on en veut, n'en est plus responsable; elle reste un livre de proph?es, un livre inspir? Dieu seul est en cause, lui qui a cr? le fait. Le reproche qu'on essayait de diriger contre la Parole a forc?ent d?i?et viendrait frapper celui qui sait r?uire au silence les plus obstin? et les plus audacieux. Quant ?la Parole, elle reste debout, intacte; ses funestes proph?ies se montrent toujours vraies apr? un grand nombre de si?les; sa solidit?n'est pas ?ranl? par les assauts de ses adversaires: le pass?est un t?oignage pour l'avenir. Voici, d'apr? Gen 10, 6 et suivants, le tableau de la post?it? de Cam: 10 Cus 20 Mistra? 30 Put 40 Canaan 1 Seba 1 Ludim 1 Sidoniens 2 Hav?a 2 Hanaraim 2 Hittites 3 Sabtah 3 Lebab? 3 J?usicns h Rahma k Naphtuhim 4 Amorites a Seba 5 Pathrusim 5 Guirgasiens b Dedan 6 Chasluhim 6 H?iens 5 Sebteca a Philistins 7 Harkiens b Caphtorim 8 Siniens 6 Nimrod 9 Arvad?ns 10 Tsemariens 11 Hamathiens Cam a plusieurs fois donn?son nom ?la terre de son fils Mitsra?, ?l'Egypte; Psa 78, SI. 103,23 106,22 D'apr? un auteur arabe, Cam, l'inventeur de la magie et le fauteur des superstitions et de l'idol?rie, ne serait rien moins que Zoroastre, ou Adris le proph?e. CAMELEOPARDv. Chameaupard CAMPLes tentes des Isra?ites dans le d?ert ?aient organis?s comme le se-raitlecamp d'unegrandearm?, Nom 2 La tente de Iahweh, ou le Tabernacle, en occupait le centre, ayant ?l'est, et tout pr?, celles de Mo?e, d'Aaron et de leurs familles; au sud les K?athites, ?l'ouest les Guersonites, au nord les M?rarites; de sorte que le tabernacle ?ait de tous c?? entour?des l?ites qui devaient en faire le service. Devant le tabernacle, vers l'orient, se trouvaient les 186,400 guerriers de Juda, Issachar et Za-bulon; au sud, la division de Ruben, Gad etSiin?n, 151,400 hommes; ?l'ouest, pr? du lieu tr?-saint, les enfants de Rachel, 108,100 hommes, propres ?lai guerre; au nord, Dan, Aser, Nephthali,; 157,600 hommes. On peut voir le tableau de ce camp dans mes Voyages des enfants d'Isra?, p. 96 —Les camps des Grecs, et surtout ceux des Romains, ressemblaient beaucoup, dans leur ordonnance, au camp du d?ert: c'est du reste le seul sur lequel la Bible nous donne quelques d?ails. D'apr? 1Sam 26,5, il para?rait que les camps des H?reux ?aient form? en rond, comme ceux des Arabes,desB?ouins et des anciens Grecs; ils ?aient gard? par des avant-postes, Jug 7,19; et pendant la bataille, une certaine garde restait aupr? des bagages, 1Sam 30, 24 CANA1°) Ville de la tribu d'Aser, non loin de Sidon, Jos 19,28 2°) Ville ou bourgade, ?2 lieues nord-est de Nazareth, tribu deZabulon, o?J?us-Christ fit son premier miracle, Jean 2,1, et o? ?son retour de la Jud? et de la Samarie, il gu?it le fils d'un employ?royal qui habitait Capernaum, Jean 4,46 Le village actuel, Kefer Kenna, est assis sur une pente douce, dans une petite vall? qui d?ouche sur la haute plaine de Zabulon; il compte 300 habitants, est entour?de vergers et de plantations d'o-liviers, et poss?e une source abondante o?a ??probablement puis? l'eau que J?us changea en vin. Un voyageur moderne, M. De Laborde, a trouv?parmi les ruines de ce lieu de grandes auges en pierre, creus?s dans le sol des habitations. 3°) Cana, ou Kana, le principal ruisseau des plaines de Saron; il descend des montagnes de Samarie et formait la limite entre Ephra? et la demi-tribu de Manass? Jos 16,817,9 Son nom h?reu signifie les roseaux; les Romains le nommaient la rivi?e des Crocodiles, et l'on assure qu'il existe en effet des crocodiles dans le lac ou marais qu'il forme pr? de son embouchure. CANAANle plus jeune des fils de Cam, petit-fils de No? Nous avons dit ? l'article de Cam, quelques mots sur la mal?iction divine qui frappa Canaan pour la faute de son p?e. Rien n'est plus hors de contestation que la parfaite justice de Dieu, comme rien n'est plus ?ident que la punition des p?es sur les enfants. L'histoire des Canan?ns vient ?l'appui de cette double v?it? et, en l'?udiant, nous ne pouvons pas oublier que Dieu est juste quand il punit. Il est probable qne Canaan, descendu des hauteurs de l'Ararat, v?ut et mourut dans le pays qui porta son nom, et qui devait ?heoir ? l'une des branches de la post?it?de Sera. Ses descendants furent en grand nombre. Les Sidoniens, les Tyriens, les Hittites, les J?usiens, les Amorites, lesGuirgasiens, les H?viens, les Harkiens, les Siniens, les Arvadiens, les Tsemariens, les Hamathiens, les Ph??iens et les Canan?ns proprement dits, furent tout autant de tribus issues d'une m?e souche, Gen 10, 15 (1Chr 1, 15 Sept d'entre elles peupl?ent dans l'origine la terre promise; les autres occup?ent la Ph?icie et une portion de la Syrie. Selon la coutume d'alors, elles form?ent une multitude de petits royaumes, chaque ville ayant son monarque. Mo?e en subjugua deux, Jo-su? trente et un, et Adonib?ek soixante et dix; d'o?il r?ulte que les Canan?ns ?aient divis? en plus de cent royaumes. C'?ait une race impie et d?rav?; les habitants deSodome, deGomorrhe, d'A-dama, de Tsebo? et de Tsohar en faisaient partie, et l'on sait ?quel degr?d'immoralit?ils en ?aient venus. Kedor-Lahomer, roi d'H?am, se les rendit tributaires vers l'an 2078 Apr? douze ann?s d'asservissement, ils se r?olt?ent, furent repouss? de nouveau par le roi d'H?am et se virent ?deux doigts de leur ruine. Abraham les d?ivra en fondant sur les rois alli? qui avaient emmen?prisonnier son neveu Lot. Mais seize ann?s s'?aient ?peine ?oul?s, que le Seigneur les frappa, eux et toute leur contr?, d'une enti?e destruction: Tsohar seule fut ?argn?, en consid?ation de Lot. Gen 9,10, 14,18,19; Eze 16,49 50 Environ l'an 2514, les Canan?ns des fronti?es du sud, assist? par les Ha-mal?ites, firent dans le d?ert ?rouver aux H?reux, r?olt? contre le Seigneur, une terrible d?aite en Hormah. Trente-huit ans apr?, les royaumes florissants de Hog et de Sihon, sur la rive orientale du Jourdain, ayant refus?le passage aux Isra?ites, furent compl?ement d?aits par Mo?e, Nom 21, 21 31 A l'ouest du Jourdain, Josu?en d?ruisit plus tard trente et un, sans compter les Gabaoni-tes, qui se soumirent; on peut voir leurs noms Jos 12,9-24 Tout ce territoire fut alors partag?entre les tribus d'Isra?. Apr? la mort de Josu? les tribus de Juda et de Sim?n achev?ent d'expulser ou de r?uire les Canan?ns demeur? de reste dans leurs cantons; celles d'Ephra? et de Manass?en firent ?peu pr? autant; mais dans la plupart des autres tribus, les Canan?ns rest?ent en possession de plusieurs villes consid?ables, d'o?ils purent souvent diriger des attaques contre les Isra?ites, en m?e temps que, par leur m?ange avec eux, ils leur donnaient l'exemple de l'idol?rie et de l'immoralit? Apr? de p?ibleslut-tes, la plupart des tribus finirent cependant par se les assujettir tout ?fait; mais dans la partie septentrionale de la terre promise, un r?idu de ces malheureux Canan?ns parvinrent ? former un royaume puissant, celui de Hatsor, et vers l'an 2720, leur roi Jabin sut tenir pendant vingt ann?s les H?reux dans la suj?ion. D?ora et Barac d?ivr?ent leur patrie et port?ent ? ce royaume canan?n un tel coup, que l'on n'en entendit plus parler dans la suite. Plus tard, deux cent quarante ans apr? environ, David acheva presque la conqu?e du pays, et prit J?us ou J?usalem, une des fortes places qui fussent demeur?s entre les mains des Canan?ns. Pharaon roi d'Egypte, r?uisit Gu?er, et la donna ?Salomon son gendre. Salo-mon employa plus de 150,000 Canan?ns ?la construction du Temple, et frappa de lourds imp?s tous ceux qui restaient de cette race. Jamais, d'ailleurs, ce peuple ne jouit d'aucune libert?parmi les Isra?ites, au milieu desquels il en subsista toujours un tr? grand nombre, m?e apr? la captivit? Les Guirgasiens, et peut-?re encore quelques autres tribus canan?nnes, fuyant devant l'?? de Josu? se reti-| r?ent dans le nord de l'Afrique, et furent suivies par un grand nombre d'autres qui ?igr?ent de Tyr. L? sous e nom de Carthaginois, ils jet?ent autour d'eux un certain ?lat, mais qui dura peu; d? lors, et pendant pr? de deux mille ans, ce pays a ??le th?tre des plus tristes ??ements, successivement r?uit en servitude et d?ast?par les Romains, les Vandales, les Sarrasins et les Turcs. Les Canan?ns de Tyr, de Sidon, et autres lieux de la Ph?icie, qui s'?ablirent sur les rivages de la M?iterran?, n'ont pas eu un meilleur sort. Ceux enfin qui ?happ?ent aux armes du roi David, les H?iens, etc., s'enfuirent dans la B?tie au sud de l'Europe, o?ils ne purent ?happer non plus ?la terrible mal?iction de servitude qui pesait sur leurs t?es. Cependant Canaan, cet enfant maudit, a donn?son nom ?la portion la plus b?ie de l'ancien monde. Canaan qui r?eille dans le cœur la pens? de la d?olation, r?eille aussi celle de la promesse; sur le m?e nom se rencontrent la paix et l'extermination; d'abord l'idol?rie et les turpitudes du p?h? puis le r?ne du Messie avec l'alliance de gr?e. Il fallait que la proph?ie de.No?f? accomplie en tout pas, que Canaan f? le serviteur de ses fr?es, qu'apr? avoir baign?de ses sueurs une terre fertile, il la livr? ainsi travaill?, ?la post?it?b?ie de Sem, et qu'apr? l'avoir d?rich? comme un homme libre, il l'abandonn? comme un esclave; il fallait que le nom du premier possesseur demeur? ? cette terre, afin que ses nouveaux habitants comprissent et se rappelassent toujours qu'elle avait appartenu d'abord ?une race maudite, et que cette mal?iction seule, ve-nant du Seigneur, les en avait rendus les ma?res. Une description d?aill? de la terre de Canaan ne saurait ?re donn? ici: nous nous bornerons ?indiquer les traits g??aux; quant aux d?ails, on peut voir les articles sp?iaux; v. aussi la Palestine de Raumer, et en fran?is la Description de la Terre Sainte de Rougemont, et le Journal d'un Voyage au Levant, t. m. Canaan avait pr? de 400 kilom. du nord au midi, et pr? de 200 de l'est ?l'ouest dans sa plus grande largeur; il pr?entait une surface d'?peu pr? 30,000 kilom. carr?; et comme le peuple h?reu comptait 601,730 hommes de guerre lors de la conqu?e, il y avait pour chacun d'eux environ 5 hectares. Ce pays est compris entre le 31e et le 34e degr?de latitude nord, et s'?end du 32e au 34e degr?de longitude est (Paris. La mer M?iterran? le borne ? l'ouest, le Liban et la Syrie au nord; l'Arabie d?erte, Ham-mon, Moab et Madian ?l'est, l'Idum? et le d?ert de Paran au sud, enfin l'Egypte au sud-ouest. C'?ait le pays dont la possession avait ??promise aux H?reux, et dont il leur avait ??ordonn?de s'emparer, Nom 34,1-12 Jos 11, 13-21 Jug 1 mais il faut y ajouter les contr?s sur lesquelles ils pouvaient dominer, qu'ils pouvaient avoir l'esp?ance de conqu?ir un jour, celles dont la possession leur ?ait permise plut? qu'ordonn?, depuis l'Eu-phrate au nord-est jusqu'au Nil vers le sud-est, Gen 13,18-21 Exo 23,31 Deu 41, 24 Jos 1,3 4 Et, en effet, les tribus transjourdaines chassent devant elles les peuplades arabes, et poussent jusqu'?l'Euphrate, (1Chr S, 9 18-23 David, plus tard, soumet la Syrie, Damas, Hammon, Moab, l'Idum?, 2Sam, 8,2 6 12 13 10; 12,26 sq. (1Chr 18,6-1319,20,. Salomon fait b?ir Tad-mor bien ?l'orient de Damas, construit une flotte ?Hetsion-Gu?er sur la mer Rouge, poss?e Thiphsak sur l'Euphrate, et Hamath sur le versant septentrional du Liban, 1Roi 4,24 9,18 26 2Chr 8,3 417 — v. Cell?ier. Esp. delaL?isl. mos. 11, p. 275 Tout le territoire de Canaan proprement dit, est actuellement sous la mal?iction ?cause de l'incr?ulit?de l'Isra? moderne; il est presque abandonn? sans culture, en sorte qu'on ne pourrait juger de ce qu'il fut jadis, par ce qu'il est maintenant. Il n'en est pas moins vrai qu'il n'y eut pas anciennement de contr? plus riante et plus fertile. Le Jourdain, coulant du nord au sud, forme sur son chemin les lacs de M?om et de G??areth; une multitude de ruisseaux et de torrents viennent s'y jeter, traversant le pays dans tous les sens. Des vall?s et de charmants coteaux, moins heureux aujourd'hui, embellissaient jadis et variaient le paysage. Des p?urages nombreux et f?onds produisaient en abondance de l'herbe pour les troupeaux, des fleurs pour les abeilles; le lait et le miel y coulaient et r?ondaient aux vœux de l'avide habitant des campagnes. D'apr? le t?oignage d'H?cat?, tr? ancien auteur; la terre labourable formait le tiers du territoire, et donnait sur les coteaux de magnifiques moissons, des ligues, des grenades, la vi-gne avec ses raisins, l'olivier avec son huile. Au sommet du Liban, des c?res magnifiques; dans le sein des montagnes, des mines consid?ables de fer et de cuivre. On con?it que lorsque le Seigneur y envoyait des pluies et les saisons fertiles, ce pays cultiv?par des mains laborieuses, ait pu nourrir les millions d'habitants qui le peuplaient autrefois, Deu 11, M. 6,10 8,7 8 9 CANNANITES''Ils abandonn?ent Yahweh et ils servirent Baal et les Astart?.'' Juges 2: 13) ''Et Samuel dit ?toute la maison d’Isra?: ''Si c’est de tout votre cœur que vous revenez ?Yahweh, ?ez du milieu de vous les dieux ?rangers et les Astart?, dirigez votre cœur vers Yahweh et servez-le, lui seul, et il vous d?ivrera des Philistins.'''' (1Samuel 7: 3) ''Qu’on ne trouve personne chez toi qui fasse par le feu son fils ou sa fille, qui s’adonne ?la divination, aux augures, aux sorcelleries et aux incantations, qui ait recours aux charmes, qui prononce des oracles des esprits m?e familiers, et qui interroge les morts. Car tout homme qui fait ces choses est en abomination ?Yahweh, et c’est ?cause de ces abominations que Yahweh, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi.'' Deut?onome 18: 10-12) ''Alors vinrent les magiciens, les enchanteurs, les Chald?ns et les devins; je leur dis le songe, mais ils ne m’en firent pas savoir l’interpr?ation.'' Daniel 4: 4) Les paroles ci-dessus de Paul que nous trouvons en 2 Corinthiens 6: 14-18 de ''ne formez pas d’attelage disparate avec les incr?ules'' …) ''sortez donc d’entre ces gens-l? et mettez-vous ? l’?art'' …) ''ne touchez ?rien d’impur. Et moi je vous accueillerai'', ?aient une combinaison de citations d’Isa? 52: 11; J??ie 51: 45; Exode 23: 32,33 Deut?onome 7: 3 Tous ces textes des Ecritures ont quelque chose ?voir avec l’adoration directe d’autres faux dieux, allant contre les enseignements d’amour et de pardon de Dieu et par un ''attelage'' ou mariage d’adorateurs directs d’autres dieux, qui avaient des pratiques dangereuses et immorales. Ces textes ne s’appliquaient pas aux Isra?ites qui ob?ssaient au code de loi mosa?ue de YHWH, tout en suivant diverses coutumes pa?nnes non dangereuses, comme nous pouvons le voir par les nombreux individus qui rendaient un culte ?YHWH, tout en continuant ?maintenir la pratique des statues t?aphim partout dans leurs domiciles et leurs routines quotidiennes. Ils ne s’appliquent pas non plus aux coutumes modernes non dangereuses et aux c??rations qui ont des origines religieuses pa?nnes. Interpr?er les paroles de Paul comme une approche l?aliste et de noyer de condamnations chacune des coutumes comportant des origines pa?nnes, c’est passer ?c??de la signification du christianisme, ''[aimer] le Seigneur ton Dieu …) [aimer] ton prochain comme toi-m?e. De ces deux commandements d?endent la Loi et les Proph?es.'' (Matthieu 22: 34-40; 7: 12) ''Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-m?e pour eux: c’est la Loi et les Proph?es.'' (Matthieu 7: 12) D’autre part, lorsqu’une coutume ou c??ration pa?nne devient dangereuse pour les autres, ou qu’elle rende un culte directement ?d’autres dieux, avec des pratiques dangereuses, ?o?tes et immorales, elle va contre la loi mosa?ue et contre la loi chr?ienne de l’amour, donc contre Dieu. Par exemple, de nombreux Isra?ites imitaient le faux dieu Moloch et ils sacrifiaient leurs enfants en les passant par le feu pour plaire ? Dieu. Cette coutume pa?nne allait beaucoup plus loin qu’une simple c??ration, mais directement contre la loi de Dieu, lui d?laisant et devenant sujet ?son courroux. Les origines pa?nnes ?aient-elles le probl?e ? Lorsque Mo?e s’est rendu sur le mont Sina?pour recevoir les dix commandements, il est redescendu et il a constat?que les H?reux participaient ?une c??ration ?yptienne. Dieu est devenu tr? en col?e ?cause de cela et il a administr?un ch?iment. Mais ?ait-ce simplement parce qu’ils avaient chant?et dans?selon des coutumes pa?nnes ?yptiennes ? Apparemment pas, car cela allait bien au del?d’une simple c??ration de coutumes pa?nnes. Non seulement ?ait-ce un manque complet d’appr?iation d?angeant envers les actions salvatrices de Dieu ?leur ?ard, mais c’?ait aussi un culte direct rendu ?la statue d’un veau en or, et logiquement aussi, il y avait les pratiques ?yptiennes d’immoralit? d’?o?me autoritaire et de concupiscence abusive qui accompagnaient un tel culte. Cela est en harmonie avec la nature de Dieu que les origines pa?nnes n’?aient pas le probl?e en cause, mais plut? les pratiques dangereuses et abusives qui accompagnaient l’adoration d’autres dieux. Selon le chapitre 17 du deuxi?e livre des Rois, la roi d’Assyrie avait amen?de nombreuses personnes de plusieurs nations et ils les avaient install?s en Samarie. Mais parce que ces personnes ''ne craignaient pas YHWH'' et qu’elles suivaient la ''religion du Dieu du pays'', YHWH, le Dieu du pays, ''continua d’envoyer des lions ?cet endroit, mettant ?mort plusieurs d’entre eux.'' Alors le roi d’Assyrie envoya un des pr?res d’Isra?, qui ?ait en exil, pour enseigner aux Samaritains la vraie religion et le Dieu des H?reux, YHWH. Le r?ultat fut ''qu’ils commenc?ent ?craindre YHWH, mais c’?ait en leurs dieux qu’ils s’av??ent ?re des adorateurs, selon la religion des nations, lesquelles les avaient conduits en exil'', r?ultant en la d?approbation de Dieu. Est-ce que ce r?it peut ?re appliqu?aujourd’hui ?des personnes, qui affirment servir le vrai Dieu, mais qui pratiquent et suivent des coutumes et des c??rations qui ont des origines pa?nnes ? Est-ce que ces personnes ''craignant YHWH, mais …) agissant selon leur ancienne religion ''? Est-ce que c’est ce qui est arriv?dans le cas des Samaritains en 2Roi ? Le contexte de 2Roi nous montre que les coutumes et les c??rations du peuple samaritain consistait en un ''culte [direct] d’images grav?s'', r?ultant en des pratiques dangereuses et immorales, en violation des lois de Dieu, car ils s’adonnaient ?des perversions sexuelles et ils ''br?aient leur fils dans le feu d’Adramm?ek et d’Anamm?ek les dieux de Sepharwa?.'' Certainement que si les Samaritains auraient fait montre d’un comportement d’amour les uns envers les autres, ils auraient ?? en harmonie avec le ''Dieu du pays'', YHWH. Ce n’?ait pas une question de simples coutumes pa?nnes, mais de pratiques pa?nnes dangereuses et immorales. (2Roi 17: 24-41) ''Cependant le roi d’Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Kouta, de Hawa, de Hamat et de Sepharwa? et les fixa dans les villes de Samarie ?la place des enfants d’Isra?; ils prirent possession de la Samarie et ils habit?ent dans ses villes. Lorsqu’ils commenc?ent ?y habiter, ils ne craignirent pas Yahweh, et Yahweh leur envoya contre eux des lions qui les tuaient. Ils dirent donc au roi d’Assyrie: ''Les nations que tu as d?ort?s et fix?s dans les villes de Samarie ne connaissent pas les lois du dieu du pays.'' Le roi d’Assyrie donna cet ordre: ''Envoyez-y un des pr?res que vous avez d?ort?; qu’il aille y habiter, et qu’il leur enseigne les lois du dieu du pays.'' Un des pr?res qu’on avait d?ort?de Samarie vint habiter ?B?hel et leur enseigna comment ils devaient craindre Yahweh. Mais les nations faisaient chacune leurs dieux et les pla?ient dans les maisons des hauts lieux b?ies par les Samaritains, chaque nation dans la ville qu’elle habitait. Les gens de Babylone firent Soukkot-Benot, les gens de Kouta firent Nergal, les gens de Hamat firent Achima, les Awites firent Nibhaz et Tartaq, et ceux de Sepharwa? livraient leurs enfants au feu en l’honneur d’Adramm?ek et d’Anamm?ek, dieux de Sephrawa?. Ils craignaient aussi Yahweh, et ils se firent, parmi d’entre les leurs, des pr?res des hauts lieux qui exer?ient Le culte) pour eux dans les maisons des hauts lieux. Ainsi ils craignaient Yahweh, et ils servaient en m?e temps leurs dieux selon les rites des nations d’o?on les avait d?ort?. Ils suivent jusqu’?aujourd’hui leurs rites ant?ieurs; il ne craignent pas Yahweh, et ils ne se conforment ni ? leurs r?lements et ?leurs ordonnances, ni ?la loi et aux commandements donn? par Yahweh aux enfants de Jacob, qu’il appela du nom d’Isra?. Yahweh avait conclu une alliance avec eux et leur avait donn?cet ordre: ''Vous ne craindrez pas d’autres dieux, vous ne vous prosternerez pas devant eux, vous ne les servirez pas et vous ne leur offrirez pas de sacrifices. Mais c’est Yahweh, votre Dieu, qui vous a tir? du pays d’Egypte par une grande puissance et par son bras ?endu, c’est lui que vous craindrez, devant lui que vous vous prosternerez, ?lui que vous offrirez des sacrifices. Vous observerez les pr?eptes, les ordonnances, la loi et les commandements qu’il a ?rits pour vous, en les pratiquant tous les jours, et vous ne craindrez pas d’autres dieux. Vous n’oublierez pas l’alliance que j’ai conclue avec vous, et vous ne craindrez pas d’autres dieux. Mais vous craindrez Yahweh, votre Dieu, et c’est lui qui vous d?ivrera de tous vos ennemis.'' Et ils n’ont pas ob?, mais ils ont suivi leur lois ant?ieures. Ainsi ces nations craignaient Yahweh et rendaient un culte ?leurs images, et pareillement leurs enfants et les enfants de leurs enfants font jusqu’?ce jour ce qu’on fait leurs p?es.'' 2Roi 17: 24-41 Selon The Encyclopedia of The Jewish Religion, ?la page 198: ''Les interdictions l?ales, la d?onciation et le sarcasme ?aient parmi les armes que la Loi et le Proph?es dirigeaient contre l’idol?rie et la d?radation spirituelle et morale accompagnant la promiscuit?orgiaque, les sacrifices humains, la n?romancie, la magie, la divination, etc.'' Notons les commentaires qui suivent, tir? du livre de Elijah, a Man Like Us, de David Roper, d?rivant ce que comportait le culte de Baal. Demandons-nous, est-ce que c??rer No?, les anniversaires de naissance, l’Halloween et P?ues repr?entent quoi que ce soit qui survenait comme c’est le cas dans la description qui suit ? Le culte de Baal comportait clairement des actions brutales, grotesques, douloureuses et nuisibles. Est-ce que nous pouvons dire la m?e chose de No? ? Lorsqu’une famille se r?nit et c??re, en partageant un repas, la mort et la r?urrection du Christ, ou qu’elle se r?nit simplement avec comme motif que ses membres se rencontrent, qu’ils mangent et qu’ils appr?ient la compagnie des uns des autres, comme lors de la f?e nationale de ThanksgivingAction de Gr?es) est-ce que cela a quoi que ce soit ?voir avec ce qui se produisait il y a des milliers d’ann?s avec le culte de Baal et aussi d’autres cultes pa?ns nuisibles ? Quand les enfants se d?uisent en des costumes ?faire peur et qu’ils sonnent aux portes ?l’Halloween, est-ce que cela nuit aux autres ? Y a-t-il des personnes qui sont mises ?mort ou viol?s ?cause de cette activit?? L’?uilibre et la maturit?sont les r?onses ?ces questions. Voir au del?de la lettre des r?les et d?lencher une avalanche de condamnations donnent un aper? des vraies significations se trouvant sous la surface des apparences. Lorsque des actions nuisibles sont commises, elles sont ?idemment inacceptables, pourtant, quand une f?e est c??r?, laquelle peut ou non ?re de quelque mani?e en relation avec le culte de Baal, est-ce que cette f?e constitue quelque chose de d?laisant pour Dieu ? Regardons comment cela nous est expliqu?par David Roper: ''La version ph?icienne du culte de Baal ?ait consid?? mauvaise m?e par d’autres pa?ns. Quand les Romains - difficilement des mod?es de vertu eux-m?es - ont rencontr?le baalisme ?Carthage, une colonie ph?icienne, ils ont ?? totalement d?o?? par celui-ci.'' ''Il existe une abondante litt?ature sur cette sombre culture. Il y a quelques ann?s, un paysan syrien a accidentellement frapp? en labourant, une dalle qui couvrait un passage souterrain menant ?un caveau. Des excavations subs?uentes ont permis de trouver une impressionnante biblioth?ue comportant des inscriptions en diverses langues du Moyen-Orient, incluant une nouvelle langue s?itique, maintenant connue par le nom de ougaritique. Cette langue a ?? d?hiffr? et les textes ont ??traduits. La majorit?des ?rits est constitu? de po?es ?otiques d?rivant les escapades os?s de Baal et de ses ?ouses. Avec comme r?ultat que nous en sommes venus ?en apprendre plus que nous pourrions nous soucier d’en savoir ?propos de la th?logie et de la moralit?de cette horrible religion.'' ''Les po?es ?aient admirablement bien compos? - quoique remplis d’images et de fantaisies d’une culture brutale et d?rad?. Sans doute, le culte de Baal allait main dans la main avec une violence ?ouvantable. Sous la sophistication de la litt?ature, se trouvent des histoires de rage meurtri?e et de cruaut?effrayante. Dans un texte, Anat, lors d’une f?e sanguinaire et misanthropique, a massacr?un rassemblement de visiteurs m?es qu’elle avait invit? dans sa maison. Apr? le massacre, elle ''a attach?Leurs) mains ?sa gaine'', elle a plong? ''ses genoux profond?ent dans leur sang, ses hanches dans leur sang coagul?'' Ensuite, ''son foie s’est gonfl?de rires; son cœur s’est gonfl?de joie.'''' ''Dans un autre po?e, dans un sauvage acc? de rage, elle crie ? son p?e, El:'' ''Avec la puissance de ma main Forte) j’?raserai ton cœur; je ferai en sorte que tes cheveux gris ruissellent de sang; les poils gris de ta barbe [ruisselleront] de sang.'' ''Et ensuite, il y a cet autre aspect de la culture canan?nne, aspect qui se trouve dans les ?rits de l’Ancien Testament tout autant que dans la litt?ature s?uli?e de cette ?oque; cette culture ?ait inond? de perversions et d’agressions sexuelles. Une partie de cette po?ie est juste un peu au-dessus de ce qu’est la pornographie hard, avec une insistance envers une sensualit? lubrique, un ?otisme d?iant et pour la sexualit?en groupe. El?ents qui, en majorit? c??raient la puissance de Baal:'' ''Baal fait l’amour ?une g?isse ?Debir. Une jeune vache dans les champs de Shimmat. Il a couch?avec elle soixante dix- sept fois - oui, il A copul? quatre-vingt huit fois - tant et si bien qu’elle a con?. Et porte un enfant. " ''Les mythes dans les temps anciens ont donn?naissance ?des rituels. Les Canan?ns reconstituaient leur po?ie en des drames cultuels et des c??onies saisonni?es, croyant que ces repr?entations produiraient de la pluie et favoriseraient la fertilit? C’?aient des drames avec un objectif distant. Ils repr?entaient un m?anisme par lequel les hommes et les femmes pouvaient manipuler les dieux.'' ''Au printemps, les pr?res et les pr?resses s’accouplaient pour assurer la fertilit?du sol, des b?es et des femmes. Il y avait encore plus d’accouplements ?l’automne pour exprimer de la gratitude envers les dieux, encore plus lors du solstice d’hiver pour renforcer le soleil faiblissant. Quand arrivait un changement de saison, toute vieille saison faisait en sorte que les adorateurs de Baal s’engageaient dans une panoplie de d?iations sexuelles, de polygamie, de polyandrie, de prostitution, d’adult?e, de fornication, de viol, d’inceste, d’homosexualit?abusive, de rencontres homosexuelles fortuites, de p??astie et de bestialit?'' ''En certaines occasions, les pr?res de Baal c??raient les rituels indirectement, comme des repr?entants du peuple, mais en d’autres occasions, le peuple lui-m?e partageait le rituel, participant ?toutes les vigoureuses cabrioles de la pr?rise.'' CANDACEAct 8,27, ?ait, non pas le nom propre seulement de la reine dont il nous est parl?dans le Nouveau Testament, mais un nom commun ? toutes les reines d'Ethiopie; ce nom signifie chef des esclaves, et rappelle celui de servo-rum princeps que les marchands orientaux donnent encore au roi d'Abyssinie. On dit que cette reine fut amen? ?la foi chr?iene par celui de ses serviteurs que Philippe l'?ang?iste avait baptis?sur le chemin de Gaza Lr??, Eus?e); quant ?ce serviteur lui-m?e, la tradition raconte qu'il pr?ha l'Evangile, et qu'il souffrit le martyre dans l'?e de Ceylan. CANNE1°) odorif?ante, Cant. 4,14 v. Roseau aromatique; — 2°) v. Mesures. CANNEHEze 27,23, v. Gain? CANNELLEv. Cinnamome. CANON BIBLIQUELe canon de Muratori reconnaissait le Pasteur d’Hermas, et l’apocalypse de Pierre dans sa liste, et la sagesse de Salomon. Voici les livres qui , un moment, furent accpet?, ensuite non: Cl?ent de ROME, la Didach? le Pasteur d’Hermas et l’Apocalypse de Pierre. L’?angile selon Saint Jean, quant ?lui, faillit ne pas ?re accept? car son c??lumineux l’avait fait adopter par des sectes Gnostiques… ……………………. L’ANCIEN TESTAMENTLa notion biblique de testament, que le christianisme a valoris? en la mettant au pluriel (Ancien Testament et Nouveau Testament) pluriel dont le concept de bible (livre) fut et demeure l’agent unificateur, est la confluence, rep?able comme processus ?travers l’histoire litt?aire d’Isra?, dans ses ??ents canoniques et non canoniques, de la notion d’alliance (le latin testamentum traduisant le grec diath??nbsp;) et de la notion strictement dite de testament.
Le juda?me, ancien et tardif, ne cessa de professer l’existence d’un seul ''testateur'', selon les deux acceptions du terme, Mo?e. Toute ?riture et toute tradition lui sont imput?s, jusqu’aux œuvres les plus repr?entatives, comme litt?ature, de la p?iode intertestamentaire, les apocalypses (''r??ations'' sur la fin des temps). Par le truchement de la repr?entation du Christ sous les traits du nouveau Mo?e, le Nouveau Testament, dont l’unique r??ence est la tradition attach? ?J?us, dit le Christ, et dont l’?ape ultime est le livre proph?ique appel?l’Apocalypse de Jean, demeure profond?ent juif. Dans ce mouvement vers le plus grand livre, ou mieux vers le dernier livre, l’histoire, par le mode de connaissance qu’elle met en œuvre, n’est que l’auxiliaire de la Loi (Torah ) et cela d’autant plus qu’elle se met progressivement au futur et, plus pr?is?ent, dans les apocalypses, en termes d’?h?nce. Torah et testament sont donc synonymes.
Une pr?entation s?ar? des caract?es sp?ifiques et du contenu propre de chacun des testaments s’impose. Mais il convient de bien relier les deux faces testamentaires par l’ouverture de l’espace socio-litt?aire dont leur articulation est solidaire. Aussi, entre l’Ancien Testament et le Nouveau, introduirat-on l’''Intertestament''.
1 L’Ancien Testament ''Qu’il y a de diff?ence d’un livre ?un autre !'', a ?rit Pascal ; et ce n’est pas au contenu de l’Ancien Testament qu’il songeait, mais ?sa nature. Avant de chercher ce que veulent dire des signes, il faut en effet se demander ce qu’ils sont. Le contenu du terme ''Testament'' se rattache ?la notion d’engagement ou d’alliance. L’Ancien Testament, c’est donc le monument d’une alliance, l’instrument d’un contrat. Son ?riture pr?end au degr?majeur de la permanence et de l’autorit?nbsp;: elle est, elle est encore, le fonctionnement d’une institution ; elle prend effet comme un acte, au sens d’acte notari? Le paradoxe est qu’une ?riture dont l’impression est dou? d’une pareille fermet?jouisse du droit incontest?d’?re appel? litt?ature, parce qu’on y lit tout autre chose que les monuments du droit : les formes du d?ir de l’homme s’y manifestent ?partir du sujet qui les ?rouve, et l’humanit?s’y inscrit comme r?lit?mouvante, cela plus nettement dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau. La recherche ex??ique doit-elle choisir entre ces deux aspects, qui ne surgissent pas s?ar?ent ? Elle s’est orient? ?partir de Gunkel vers la recherche des formes et leur histoire (Gattungsforschung , Formgeschichte ) d?inissant pour chaque ?rit sa nature et sa fonction ?partir des indices de son origine. Mais l’infid?it?des formes ?elles-m?es, ?leur fonction, ?leur origine n’a trop souvent ??prise en consid?ation que pour minimiser leur existence. Il faut au contraire mesurer cet ?art entre l’?rit et le canon formel pour partir de lui, parce qu’il constitue justement la litt?ature, comme fonction ?c??de la fonction.
Traits g??aux
?un niveau tr? g??al, il est possible de relever quelques caract?istiques de l’?riture de l’Ancien Testament : d’abord l’?onymat (ou attribution d’?rits ?un auteur dont le nom a valeur d’embl?e) et l’anonymat, qui d?oulent l’un et l’autre de la fonction normative des textes ; en second lieu, la ''formularit?' (Jousse disait le ''formulisme'') qui est une sorte d’?riture dans l’?riture, instituant et perp?uant de texte en texte et de p?iode en p?iode non seulement les mots, mais les associations de mots. Les ?udes purement lexicographiques laissent ?happer cette r?lit? qui a ??per?e dans le classement des formes et des traditions, mais qui a r?ist? jusqu’ici, il faut bien le dire, ?une description m?hodique. Elle est due au caract?e institutionnel du langage biblique plut? qu’?une pr?istoire orale. La troisi?e caract?istique est la limitation ?roite du p?im?re de l’?rit, dont l’effet le plus connu est le volume restreint du canon. Ce n’est qu’un ultime r?ultat. Tout au long de l’histoire de la r?action, on constate que les textes sont refaits, pourrait-on dire, sur place et en cours d’usage, r?ov? plut? que remplac?. Ce processus, analogue ?celui qui se d?oule sous nos yeux dans le devenir de nos propres codes, convient ?la loi, mais se transf?a aussi aux proph?es et m?e aux autres ?rits, ?raison de leur fonction normative. Plus la recherche ex??ique se d?ache de la premi?e fascination qui arr?ait son regard aux origines reconstruites, et plus elle lit les tentatives superpos?s dans la surface actuelle du texte, en fonction de leur tendance et de leur terme.
C’est sur l’appui ferme de ces trois premi?es caract?istiques que se r??e une extr?e puissance de changement : elle resterait sans cela ?anescente et ne nous aurait pas rejoints. Dans un rapport particuli?ement anim?entre le m?e et l’autre, l’Ancien Testament est une alliance qui se renouvelle : Dieu est vivant.
…………………………... Le motif de la formation du canon L’existence du Nouveau Testament est un fait ind?iable. Mais peut-on discerner les motivations qui y ont conduit ? La question est aujourd’hui fort d?attue. Pourquoi tel ou tel livre ont-ils ??admis, et pas tel autre pourtant ?ifiant et parfaitement orthodoxe ? Aucune d?ision officielle de l’?lise avant la fin du IVe si?le n’autorise une r?onse claire ; l’historien est donc livr??des conjectures. ?la base du raisonnement peut ?re plac?le principe de la ''tradition apostolique'', selon lequel un respect ''religieux'' sp?ial ?ait accord?aux t?oignages remontant ?J?us en personne et ?ses Ap?res. Ainsi en est-on venu ?attribuer le ''Ier ?angile'' ?Matthieu et l’''Apocalypse'' ?Jean l’Ap?re, ainsi qu’?rattacher l’?rit de Marc ?Pierre et celui de Luc ?Paul. Ce principe toutefois ne constituait pas un crit?e suffisant, en raison du proc?? courant alors, de la ''pseud?igraphie'', par lequel on conf?ait autorit??un ?rit en le couvrant artificiellement du nom d’un Ap?re (ainsi pour l’?angile de Pierre , l’?angile selon Thomas , la Doctrine des Douze Ap?res ). Or un nom d’auteur ne pouvait suffire ?canoniser un ?rit. Dans cet esprit, S?apion, presbytre d’Antioche vers l’an 200, invitait ses fid?es ?se d?ier de l’?angile de Pierre , parce qu’il pouvait favoriser des interpr?ations dangereuses pour la vraie foi. Le souci d’orthodoxie intervenait donc, semblable ?celui qu’on devine chez Marcion (vers 150) d?ireux de sauvegarder la foi dans le salut radicalement nouveau et gratuit en J?us-Christ. Ce crit?e d’orthodoxie n’?ait cependant pas l’unique, il concourait avec d’autres : lutter contre le doc?isme, assurer la m?oire des confessions de foi, maintenir le respect des ?ritures anciennes... Un autre fait a compt?davantage encore, lorsque le texte concern? ?ait ''re? universellement''. C’est ce qui faisait dire ? S?apion contre l’?angile de Pierre : ''Nous n’avons rien re? de tel.'' C’est cependant avec Tertullien seulement que ce crit?e de la r?eption universelle aura plein succ? (?la fin du IIe si?le). Pour l’entendre, il convient de conna?re la situation que pr?ente alors l’?lise. Elle n’est pas encore centralis?, mais form? de multiples ?lises diss?in?s sur le littoral m?iterran?n : Palestine, Syrie, Asie Mineure, Rome, Afrique, ?ypte. Dans ces ?lises, sur un fonds de foi identique – le Seigneur J?us et la tradition apostolique – r?ne une grande vari??d’opinions, par exemple chez les jud?-chr?iens si diff?ents des chr?iens d’origine pa?nne. La communion entre les ?lises est cependant assur? par le commun souci de ''conserver le d??'' et de se rattacher aux tout premiers chr?iens. Chaque ?lise se trouve ainsi d?ositaire d’?rits dits ''apostoliques'', parce que vraiment transmis depuis toujours. Quand le besoin se fit sentir de garantir l’universalit? de ces traditions, on ?outa volontiers le conseil de Tertullien : visiter les diverses ?lises pour v?ifier sur place le caract?e v??able de tel ou tel ?rit, et par l?sa r?eption universelle. Enfin on a ?it? semble-t-il, de retenir des textes, certes orthodoxes, mais qui comportaient des dispositions disciplinaires trop particuli?es (par exemple sur la vie communautaire). Si les textes retenus concourent ?''?ifier'', ils ne doivent pas asservir ?une doctrine monolithique. D? le IIe si?le, appara? la pr?ccupation d’un ensemble ?la fois concordant sur l’essentiel et ouvert ?des exp?iences diverses. Ajoutons l’existence probable d’un autre crit?e. Si les textes retenus sont ''?ifiants'', c’est qu’ils sont ''inspir?'' par le Saint-Esprit. Mais ce crit?e risque de demeurer pleinement subjectif, tant que ne se manifeste pas une ''autorit?' ext?ieure ?la communaut? ce qui n’appara? pas avant le IVe si?le. Valeur normative du canon n?testamentaire Entre protestants et catholiques, un accord r?ne sur l’existence du canon du Nouveau Testament et sur le fait que ''ce n’est pas l’?lise constitu? qui a comme telle cr? le canon : elle en a reconnu l’existence'' (K. Aland). Mais un d?accord subsiste au sujet de la valeur existentielle de ce livre ; tentons ici de caract?iser les tendances majeures actuelles. Pour le protestant, qui tient au principe de la Scriptura sola , principe selon lequel l’?riture seule (sans la Tradition) est r?le de foi, l’existence d’un canon fix?du dehors est g?ante : selon le mot de l’un d’eux, le manque de clart? sur ce sujet est ''une maladie pernicieuse du protestantisme'' (H. Strathmann). D’o?peut venir l’autorit?d’une r?lit?qui n’a pas sa source dans l’?riture m?e ? Les r?onses sont vari?s, impossibles ?mentionner toutes ; on en indiquera les plus importantes. Pour les uns, le canon est une pure d?ision historique, sans cesse r?isable, contingente. Le canon reste ouvert soit pour ?iminer certains ?rits, soit pour en ajouter d’autres. Au lieu de ce pourtour flou, d’autres pr??ent accepter la d?imitation actuelle du canon, quitte ?g??aliser le comportement de Luther en faisant appel ?un ''canon dans le canon'' (W. G. K?mel) : la fronti?e mouvante n’est plus ext?ieure, mais int?ieure, et d?endante de ce qu’on appelle le ''centre'' de l’?angile; ?partir de l? on pourrait appr?ier la valeur respective des ?rits du Nouveau Testament. Enfin O. Cullmann a propos?une troisi?e mani?e de voir. Il estime qu’avec le canon on passe de la tradition apostolique normative (orale ou ?rite) ?l’?riture normative; le canon marque une c?ure entre le temps de l’Incarnation et celui de l’?lise. Pour le catholique qui a mieux saisi, depuis le IIe Concile du Vatican (1964) le rapport de l’?riture et de la Tradition dans l’?lise – il en va de m?e pour les orthodoxes –, la tradition n’est pas seulement ?l’origine de l’?riture, elle continue ?en favoriser l’interpr?ation authentique. Le canon ne succ?e pas ?la tradition, il en est l’expression privil?i? dans laquelle l’?lise s’est pleinement reconnue et ?laquelle elle ne cesse de se r??er. En d?initive, ce n’est pas l’individu, mais les ?lises, puis l’?lise qui est ''agie'' par l’Esprit-Saint, de mani?e ?reconna?re les ?rits canoniques et ?entendre ?travers eux la Parole de Dieu. Unit?et diversit?/p> Malgr?ces divergences globales, les ex??es de toute confession s’efforcent de manifester l’unit?qui, en d?it des apparences, domine et int?re la diversit?des affirmations contenues dans le Nouveau Testament. Certes il n’est pas ?onnant, il est m?e normal que ce livre, ?anant de communaut? fort diverses dans leur origine (juive, pa?nne, pauvre, riche, intellectuelle ou non...) et ressortissant ? des pr?ccupations fort diff?entes, refl?e une grande vari?? de perspectives. D?ouvrir l’unit?qui rassemble cette diversit? c’est donc d’abord tenir compte des points de vue propres ? chaque affirmation, contrairement aux tentatives de nivellement qui, p?iodiquement, s?issent depuis le Diatessaron de Tatien jusqu’aux Quatre ?angiles en un seul . Il reste que certaines divergences s’imposent. Celle qui appara? entre les Synoptiques et Jean est si profonde que, longtemps, aux yeux d’un grand nombre, le IVe ?angile sembla favoriser la gnose. Et cependant la tradition ?ang?ique ne doit-elle pas ?re une ? On constate des divergences au sujet du r?e des œuvres dans le salut : Jacques d?lare qu’une foi sans les œuvres est vaine, tandis que Paul semble exclure la valeur de toute pratique des œuvres. De m?e au sujet du Christ : pourquoi Paul, ?la diff?ence des ?angiles, n’accorde-t-il gu?e de place ?la vie terrestre de J?us de Nazareth ? Ces diff?ences ne sont pas irr?uctibles. En revanche, il existe des options fondamentales, des structures de pens? qui commandent profond?ent le langage employ? Ainsi, pour la pr?entation du myst?e de J?us, les croyants d’origine juive sont port? ? respecter davantage la divinit?du P?e et ?souligner l’humanit? de J?us, ''adopt?' en quelque sorte par Dieu ; les croyants d’origine grecque seront plus enclins ?imaginer la descente de Dieu sur terre et ?estomper quelque peu le caract?e humain de J?us. Certes, les uns et les autres s’efforcent de compenser leurs tendances respectives en appuyant dans le sens oppos? mais le portrait de J?us va s’en ressentir, et le lecteur inattentif risque de s’?arer dans une sorte d’adoptianisme ou dans quelque gnose abstraite. De semblables diff?ences se font sentir ?propos de la conception du temps, les uns s’attachant volontiers ?la perspective de la parousie prochaine et de l’attente n?essaire, les autres insistant davantage sur l’actualisation dans le temps pr?ent de la vie en Christ. Enfin, selon certains, l’??re aux H?reux pose le probl?e de l’acclimatation de l’hell?isme, avec sa conception plus ou moins platonisante d’un monde fait d’ombres, reflet du v?itable monde d’en haut. Notons encore les diversit? dans la pr?entation des minist?es : insistance sur les charismes ou sur la hi?archie naissante, telle qu’on la constate dans les lettres pastorales. Comment ramener cette diversit??l’unit?d’une m?e r??ation ? Certains ont propos?un principe d’unification. Luther, par exemple, disait que tout valait dans la mesure o?le Christ ?ait mis en avant. ?un tel niveau, tous seront d’accord, du moins en pr?isant qu’il n’est pas n?essaire que cette dimension christologique soit explicite dans les textes. D’autres ont voulu consid?er les formules de foi comme crit?es de la croyance ; la foi en J?us-Christ, Seigneur et Fils de Dieu, ressuscit?et pr?ent aujourd’hui au monde, ainsi que la commune attente de la fin, tel serait le '' centre » de la foi chr?ienne. Mais peut-on l?itimement ramener ?des formules la vari??des christologies ? Enfin nombreux sont ceux qui mesurent l’unit?du Nouveau Testament ?l’aune de la justification par la foi, sans se douter que ce principe paulinien requiert lui-m?e une transposition radicale. En v?it? il est permis de douter qu’on puisse contraindre le Nouveau Testament ? d?endre de quelques formules ou de quelque conviction th?rique. S’il y a un '' centre », ce ne peut ?re qu’une personne, un myst?e, et c’est J?us lui-m?e qui est l’?angile per? comme Parole de Dieu (F. Mussner). Cela dit, on peut se demander comment organiser les donn?s ?arses de ce livre composite. Telle est l’œuvre que veut composer toute ''th?logie du Nouveau Testament''. Longtemps on s’est soumis au carcan d’une th?logie ?abor? en fonction de cat?ories autres que celles de la Bible et s’effor?nt de retrouver dans les textes les principales affirmations de la dogmatique. Aux yeux d’un ex??e, un tel proc??n’a pas de valeur. ?l’oppos? certains estiment vaine toute tentative de ce genre et se contentent d’?aborer des th?logies partielles, celle de Paul premi?e mani?e, de Paul seconde mani?e, celle de Matthieu ou de Luc ou de Jean, etc. Mais c’est alors renoncer ?parler d’une unit?du Nouveau Testament. R?emment, on s’est attach??d?ailler les affirmations majeures du Nouveau Testament, sur la cr?tion, le temps, le monde, etc. ; mais c’est perdre de vue le caract?e proprement historique de la r??ation qui est consign? dans ce livre.
?partir des ann?s 1950, avec R. Bultmann, la th?logie du Nouveau Testament s’est efforc? d’?re historique, c’est-?dire de d?rire l’?olution des principaux moments de la r?lexion chr?ienne. Ainsi proc?e encore W. G. K?mel. Dans un tout autre esprit, mais avec les m?es pr?uppos?, J. Jeremias ?abore une th?logie qui part des paroles m?es (ipsissima verba ) de J?us, pour suivre le d?eloppement qui s’est fait au cours du Ier si?le. Il prend le contre-pied des disciples de Bultmann, mais conserve le projet historique dans son essence. Les uns diront qu’on peut discerner un '' progr? » allant de l’implicite ?l’explicite, ainsi ?propos des minist?es dans l’?lise : l’orientation de la r??ation va dans le sens d’une pr?ision concernant les minist?es, et l’on est d??sur la voie qui conduit ?la forme monarchique de l’?iscopat avec Cl?ent de Rome et Ignace d’Antioche. ? l’inverse, les protestants en g??al rejettent cette id? de progr? et font l’apologie de l’origine : il y a eu une d?radation au cours du temps, et c’est bien au-del?du protocatholicisme (Fr?katholizismus ) de Luc qu’il faut remonter, jusqu’?un Urchristentum qui seul serait valable (par exemple, H. Conzelmann) ; les ?rits ult?ieurs tels que les lettres pastorales et ceux qui traitent de l’organisation de l’?lise seraient des d?iations ; seule compterait l’?lise charismatique. Mais o?s’arr?er dans cette remont? ? Qui, en d?initive, est juge de ce qui est '' primitif'' et de ce qui est ''d?rad?' ? D’autre part, cette pr?ccupation ne revient-elle pas ?introduire une certaine th?logie, certaines convictions dans la lecture m?e de la Bible ? En r?lit? ni les uns ni les autres ne semblent avoir pos? correctement le probl?e, car ils soumettent semblablement le texte du Nouveau Testament ?un a priori ?olutionniste, l’?olution se faisant dans un sens ou dans l’autre, mais toujours de fa?n lin?ire. C’est l?que devraient rendre service les m?hodes d’analyse et de linguistique. Sans doute doit-on s’occuper de ''diachronie'', c’est-?dire d’histoire des concepts et des id?s ; mais il faut surtout respecter les ''synchronies'', c’est-?dire les moments privil?i? auxquels l’?lise apostolique s’est exprim?. La v?it?du Nouveau Testament ne r?ide pas dans les extr?it? de la relation, mais dans la relation m?e : il s’agit de d?ouvrir les rapports qui unissent les diff?entes synchronies dans une diachronie sup?ieure, et de saisir les consonances ?un niveau qui respecte les distances s?arant ces diff?entes synchronies.
Convergences Inter-canonicielles
Ces grands axes soutiennent l’?onomie d’ensemble des ?rits bibliques. Il serait ?onnant que les th?es de l’origine, ceux du moment et ceux de la permanence fussent demeur? c?e ?c?e dans un tout inarticul? Il serait proprement absurde d’ignorer les faits d’interaction entre la Loi, les Proph?es et les Sages, qui ?l’int?ieur d’un ensemble clos ne peuvent se produire ailleurs que dans chacune de ces cat?ories. Absurde parce que cela reviendrait ?ignorer leur sens, c’est-?dire leur direction, qui est de se rejoindre. Ces faits, qui concernent le ''boug?' des genres et des formes, sont par nature impossibles ?d?rire bri?ement : on n’a pu que r?umer les conditions de leur d?ouverte. Observons que, dans ces effets de convergence, c’est la fonction la plus discr?e qui agit le plus, celle des sages, d?enteurs de l’?rit comme tel, promoteurs de ses refontes. Voici au moins quelques exemples.
Le Deut?onome est une ?ition de la Loi qui la pr?ente comme sagesse, donc comme propre ??louir toute nation (Deut., IV, 7-8). Mais cette Loi est issue d’un proph?e, puisque Mo?e y re?it ce titre (XXXIV, 10). Aussi, dans certaines parties du livre, par un trait h??og?e au genre l?islatif, cette loi ne fait pas de la transgression globale du peuple une hypoth?e g??ale, mais une certitude qui a la vertu de l’oracle.
Du c??sapientiel, la premi?e section de Proverbes (I-IX) fait entendre une sagesse qui pr?he, qui appelle m?e les insens?, qui menace et promet, dans la position des proph?es. Le scribe ? c??du proph?e, cette jonction, connue dans le cas de Baruch avec J??ie, est ?l’œuvre dans la normalisation des ?rits proph?iques, quand leur message tomb?dans le pass?doit ?re relay?dans une m?itation quotidienne et former une somme ?la disposition d’un nouveau proph?e qui n’aura qu’?l’ouvrir et ?l’accomplir. L’action sapientielle est tr? lisible dans le Deut?o-Isa? (Is., XL-LV) dont le centre fut apport?avec le proph?e proph?is?appel?''Serviteur souffrant''.
Or le Deut?onome, le Deut?o-Isa? ainsi que l’ensemble form? par les chapitres I ?IX des Proverbes qui est un livre deut?o-sapientiel se signalent tous trois par cette ?ape de r??ition ou de reprise, dans laquelle interviennent les faits d’intertextualit?des genres. La tradition chr?ienne y a trouv? les lieux privil?i? qui encadrent la deuxi?e Loi qu’est l’?angile. Au terme, sagesse et proph?ie se rencontrent dans les apocalypses. Le Livre de Daniel n’est pas d?ombr?dans le canon parmi les proph?es : son h?os est un second Joseph, sage au milieu des nations et d?rypteur de songes. Les apocalypses doivent beaucoup au genre sapientiel de l’?igme. Le trin?e des genres est devenu un sch?a familier pour Ben Sira, appel? l’Eccl?iastique, lequel (chap. XXIV) d?lare que la Sagesse n’est pas autre chose que le livre de la Loi, pour aussit? qualifier son propre discours de proph?ie. L’interaction des genres n’a pas ??l’effet d’une d?ision, mais le produit de l’esprit en tant qu’il travaille dans le temps : c’est pourquoi l’attention port? ?ce ph?om?e conduit le regard vers l’avenir de l’Ancien Testament.
Les Apocalypses La traduction biblique dite des Septante rend les termes ''origine'' et ''g??logie'' (en h?reu, toledot ) par la formule ''Livre de l’origine'' (en grec, biblos g???s ). Et cela d? le Livre de la Gen?e, ?propos de la cr?tion du monde (II, 4) et de l’apparition des races humaines (V, 1). Le Nouveau Testament d?ute par les mots Biblos g???s , incipit ambigu de la g??logie de J?us, de l’?angile selon Matthieu et du corpus entier qui porte le nom de Nouvelle Alliance. Cette imputation du concept de livre tant aux repr?entations de l’origine et de l’organisation du cosmos, du peuplement et de la premi?e histoire sociale du monde qu’?des productions litt?aires diverses et sp?ifiques, comme aussi ?la pr?entation syst?atis? d’??ements qui s’organisent en une vie de J?us-Christ, frappe vivement l’attention. Bien plus, un tel fait vient s’articuler avec le processus de communication et de traduction qui, ?partir du IIIe si?le avant J.-C. et durant plusieurs d?ennies successives, a vu tout un corpus, le livre de la Torah, d??quasi canonis?par un groupe doctrinalement d?ini, Isra?, se manifester non plus dans sa langue originale, l’h?reu, mais en grec, la langue de la gentilit? C’est d’abord au sein de la puissante entit?juda?ue (le politeuma ) d’Alexandrie que l’ensemble des livres sacr? s’est appel?''le Livre'' (h? Biblos ). Un brillant ouvrage alexandrin, la Lettre d’Arist? , long plaidoyer ?teneur autant politique que dogmatique et d?enseur vigoureux de la traduction grecque des Septante, est, semble-t-il, le premier document ?employer l’expression ''les textes de la Bible'' (litt?alement ''du Livre''). La R?le de la communaut? de Qumrn, ouvrage palestinien en langue h?ra?ue, de son c??et presque ?la m?e ?oque, d?ignait aussi la Torah (?rite) comme ''le Livre'' (VI, 7). Il appert donc que le politeuma , profond?ent hell?is?mais non moins doctrinalement juif, d’Alexandrie, la fraternit?aux tendances sectaires et conservatrices de Qumrn, sans oublier les unit? originelles du christianisme – soit autant de groupes qu’investissait un syst?e dogmatique fortement r?ulateur –, ont, chacun en son lieu et dans sa langue propres, d?endu et assur? leur existence dans un rapport de r?iprocit?avec une collection unitaire d’œuvres litt?aires qu’ils reconnaissaient et pr?entaient comme ''la Bible'', c’est-?dire comme leur livre. Ce processus d’?riture et de reconnaissance d’une Bible par un groupe juif, jud?-chr?ien ou chr?ien para? historiquement et socialement s’exprimer sur un champ d’une assez ample latitude. Ainsi, durant toute la p?iode que l’on dit ''intertestamentaire'', entre le IIe si?le avant et le Ier si?le apr? J.-C. environ, bien des textes juifs, aujourd’hui group? sous l’appellation technique d’apocalypses (r??ations) manifest?ent une tendance tr? accus? ?s’organiser ?la mani?e d’une mini-Torah ou d’une mini-Bible, autrement dit ? doublement s’achever : ?la fois comme produits litt?aires et comme r?lit? cr?trices de groupes ''biblistes'' d?ermin?. On pense aux grands textes palestiniens tels que le Livre d’H?och et le Livre des jubil? , etc., mais aussi ?des ouvrages insolites comme le IIIe Oracle sibyllin . Ce dernier, n?sur le sol alexandrin vers le milieu du Ier si?le avant J.-C., est un pur pastiche hom?ique qui refl?e de nombreuses traditions, croyances et id?s grecques (par exemple, le mythe des races d’H?iode) ou orientales (telle l’antique doctrine babylonienne de l’ann? cosmique) ; il n’en demeure pas moins, dans le juda?me hell?is? le mod?e de ce que son dernier commentateur appelle ''une sorte de Bible en r?uction'' (V. Nikiprowetzky, La Troisi?e Sibylle , Paris, 1970). D? lors, on saisit combien, avec la Bible grecque des Septante, avec les nombreuses et diverses apocalypses, le rapport socio-litt?aire qui articule bible(s) et groupe(s) juda?ue(s) s’est affirm?et renforc?sous les plus nettes apparences de pluralisme. Le passage de la Bible juda?ue ? la Bible chr?ienne, ou mieux l’ach?ement de la premi?e, ou encore, si l’on pr??e, l’encha?ement des deux Testaments peuvent fonctionnellement s’inscrire dans ce m?e contexte. Il convient, d’ailleurs, de noter dans l’histoire du juda?me le d?lacement qui s’est op??du proph?e qui parle au proph?e qui ?rit. Ce dernier, il s’agit de l’apocalypticien, se dit proph?e non plus en tant qu’il prof?e des oracles mais en tant qu’il fixe dans un livre, ou en des livres, ses visions et les secrets qu’elles r??ent sur la fin des temps. L’Apocalypse de Jean, œuvre canonique qui cl? la Bible chr?ienne, est pr?is?ent adress? ?un ''lecteur'' (I, 2) ; ?la derni?e page, elle est d?ign? comme un ''livre proph?ique'' dont on doit retenir ''les paroles'' (XXII, 7 et 19). Tr? frappantes sont ?ce propos les notations de Flavius Jos?he sur Daniel, reconnu comme le premier et le plus grand des vrais apocalypticiens. L’historien juif ?rit : ''Tous les livres qu’il a compos? et laiss? sont lus chez nous encore maintenant [...]. Daniel fut [...] un proph?e de bonheur [...] ; il nous a laiss?par ?rit la preuve de l’exactitude immuable de sa proph?ie'' (Antiquit? juda?ues , X).
Le ''Testament'', cl?ure et naissance Le mot ''testament'' est intervenu pour d?igner la Bible, et m?e les bibles. Or il faut rappeler que les discours d’adieu sont nombreux tout au long de l’histoire litt?aire biblique et juive. D? le Livre de la Gen?e, on rencontre l’adieu de Jacob ?ses fils (XLVII, 29-L, 14) on conna? aussi l’adieu de Mo?e, qui couvre un livre entier, le Deut?onome. C’est surtout dans la litt?ature du juda?me tardif que l’on voit, avant leur mort et pr??ant leur mont? au ciel, les grands h?os bibliques s’adresser ?leurs proches ou ?leur peuple. Bon nombre des pi?es connues du corpus apocalyptique sont r?ig?s dans la forme de discours d’adieu, de testaments. Bien plus, certaines, et non des moindres, ont ??transmises et sont explicitement connues sous l’?iquette : Testament(s) de... Dans la collection des livres apocryphes de l’Ancien comme du Nouveau Testament, ouvrages pour la plupart pseud?igraphiques, on rel?e la pr?ence fr?uente de ''testaments''. ?titre d’exemples, signalons, d’une part, pour l’Ancien Testament, les deux livres approximativement contemporains des premiers d?uts du christianisme, le Testament de Mo?e et les Testaments des douze patriarches , d’autre part, pour le Nouveau Testament, le Testamentum Domini , texte chr?ien d’inspiration johannique et, tout comme les deux pr??ents, ?forte impr?nation apocalyptique. Aussi, la masse litt?aire que l’on d?igne, en r??ence aux rep?es canoniques traditionnels, comme extra-biblique, se manifeste-t-elle avec ?lat comme l’un des lieux, bibliques s’il en est ? condition qu’on l’?alue selon d’autres crit?es, o?s’est r?lis? l’articulation de ce que l’on appelle Ancien et Nouveau Testament. Et, si l’on prend objectivement acte de cette manifestation d’une Bible en tant que bibles, d’un Testament en tant que testaments, une question se pose : le juda?me, bien entendu le juda?me rabbinique, celui qui dure encore ?travers une tradition dont la marche n’est pas sans similitudes avec celle du christianisme, n’a-t-il pas re? son existence en tant que groupe doctrinal ou eccl?ia (?ymologiquement et m?e s?antiquement, ''?lise'' et ''synagogue'' sont ?uivalents) de ce qu’il a eu, lui aussi, son ''Nouveau Testament'' ?
On peut esquisser une r?onse. Ce que repr?ente la Bible des Septante comme mouvement de communication ad extra (qui est aussi ad intra ) a son parall?e ad intra – c’est-?dire en relation avec le groupe juda?ue demeur? culturellement solidaire de son humus originel, en Palestine – dans l’?aboration, selon un processus historique diff?ent, d’une Bible (ou de bibles) aram?nne. ?part quelques sp?ialistes du culte et de l’enseignement, les juifs palestiniens ne comprenaient pas davantage l’h?reu que les juifs alexandrins. Les besoins du culte synagogal r?lam?ent, t? apr? l’Exil, des traductions en aram?n, la langue vulgaire. D’abord orales, celles-ci se fix?ent en des ?rits, les targums. Il dut exister assez vite un ou plusieurs targums du Pentateuque – une Torah aram?nne. Et la litt?ature de Qumrn a r???ou confirm?l’existence de targums ?l’?e pr?hr?ienne. D? lors, dans ce champ des bibles non h?ra?ues ant?ieures ?la cl?ure du corpus chr?ien (plus encore que dans la traduction des Septante, elle-m?e targumique par bien des traits, les diff?ences et variantes des targums par rapport au texte h?ra?ue sont parfois si grandes que, dans le targum tr? tardif du Cantique des cantiques, on ne trouve plus rien qui, de pr? ou de loin, ressemble ?une traduction telle qu’on l’entend d’ordinaire) dans ce qui ''distancie'' les targums et, par l? ?ant donn?la finalit?d’une traduction, les rapproche du texte h?ra?ue, on saisit le juda?me assurant son salut dans l’effort m?e de se communiquer. D’une certaine fa?n, on peut dire qu’avec les targums s’acheva dans le juda?me l’accouchement de l’?riture. Avec la Mishna et le Talmud , parall?ement et simultan?ent s’acheva l’accouchement en ?riture de la Loi orale. Au terme du parcours qui avait vu na?re la Torah, jusque-l?orale autant qu’?rite, cette fois en tant que texte exclusivement, le juda?me (rabbinique) existait comme groupe constitu? d?ini et situ? Il trouvait son existence de ce qu’il avait, aussi et fonctionnellement, un ''Nouveau Testament'', dont il ?ait le produit autant que l’auteur.
Texte, le Testament se r?lise donc dans la marche vers sa cl?ure, qui s’effectue et s’ach?e dans l’acte d’une double naissance, celle d’un ''Nouveau Testament'' (ce dernier ayant des contours variables et des appellations diverses selon le groupe concern? et celle d’un groupe-auteur (juda?me ou christianisme, Synagogue ou ?lise).
Dans la litt?ature chr?ienne, vingt-sept livres occupent une place unique, car ils sont la norme de la foi du chr?ien. Ils constituent ce qu’on appelle le Nouveau Testament, la seconde partie de la Bible, la premi?e partie ?ant form? par la Bible des juifs, celle que les chr?iens appellent, par diff?ence, l’Ancien Testament.
Le mot ''testament'', qui traduit le latin testamentum (lui-m?e traduisant le grec diath??nbsp;) ne signifie pas seulement ''disposition testamentaire'', c’est-?dire l’acte par lequel quelqu’un dispose de ses biens pour le moment de sa mort (Gal., III, 15 ; Heb, IX, 16) ; il comporte aussi le sens du mot h?reu b e rith (rendu en grec par diath??nbsp;) pacte d’alliance par lequel Dieu s’engage, moyennant conditions, ?combler de biens d’ordre mat?iel et spirituel celui qui est devenu son peuple. Il s’agit donc du Livre de l’alliance que Dieu a contract? avec Isra? ; le choix du mot ''testament'' tend ?estomper le caract?e bilat?al de toute alliance, pour mettre en relief l’autorit?du testateur. En ce sens complexe, les deux Testaments consignent en deux groupes de livres l’histoire de Dieu venant faire alliance avec les hommes.
Quant ?l’?ith?e ''nouveau'', elle se rattache ?la proph?ie de J??ie, XXXI, 31 : l’?onomie ancienne de la Loi ?rite sur la pierre doit ?re parachev? en une ?onomie nouvelle, par laquelle la Loi sera grav? dans les cœurs (cf. Rom., XI, 27 ; Gal., IV, 24-26). Peu ?peu, probablement sous l’influence des paroles de J?us ?la derni?e C?e (Luc, XXII, 20) o?il est question de la ''nouvelle alliance'', sans doute aussi en raison de l’interpr?ation paulinienne de II Corinthiens, III, 14, on en est venu ?insister sur la lecture de l’Ancienne Alliance, et donc sur les livres qui la composent. Le terme ''nouveau'' pourrait pr?er ?confusion, si l’on pensait qu’avec lui l’ancien est ?art? Bien au contraire, une des caract?istiques essentielles du Nouveau Testament, c’est qu’il ne peut trouver son plein sens que s’il est en constante relation avec l’Ancien. Selon la formule classique de saint Augustin, ''le Nouveau Testament est cach? dans l’Ancien, l’Ancien est d?oil?dans le Nouveau''.
Le texte Les vingt-sept livres du Nouveau Testament ont tous ???rits en grec. Le plus ancien manuscrit complet qu’on en poss?e date du IVe si?le ; il a ??d?ouvert au monast?e Sainte-Catherine du mont Sina?en 1859, d’o?son nom de Sinaiticus . En outre, il existe bien d’autres t?oins du texte, plus ou moins partiels ; en juillet 1984, on d?ombrait 93 papyrus fragmentaires (tel d’entre eux remonte ?l’an 135) 277 manuscrits ''onciaux'' (c’est-?dire ?rits en lettres majuscules) datant de la p?iode comprise entre le IVe et le Xe si?le, 2 796 minuscules, post?ieurs au IXe si?le, enfin 2 210 lectionnaires liturgiques d’?oques diverses. On comprend ais?ent qu’?force d’?re recopi? ces textes ont subi de nombreuses alt?ations, les unes n’ayant qu’une importance grammaticale, quelques autres touchant au sens m?e. Aux origines de l’imprimerie, on se contenta de reproduire le texte commun?ent re? ?l’?oque : ainsi pour la premi?e Bible imprim? donnant les textes originaux, la polyglotte d’Alcala (la Complutensis ) datant de 1520, ou pour les ?itions ult?ieures des libraires parisiens, les Estienne (1546-1551). C’est seulement ?partir du XIXe si?le qu’on s’effor? de retrouver un texte plus originel que le texte re? ; citons Lachmann (1831) Tischendorf (1869-1872) Westcott et Hort (1881) Gregory (1900) Soden (1913) dont les travaux ouvrent la voie ?l’?ition monumentale qui se pr?are ?M?ster sous la direction de K. Aland. Aujourd’hui on tend ?ne tenir aucun manuscrit pour privil?i? pas m?e le texte ''alexandrin'' (repr?ent?par le Vaticanus et le Sinaiticus , tous deux du IVe s.) celui que pr??aient Westcott et Hort ; de bonnes le?ns peuvent se trouver dans les autres ''familles'' de textes, l’antiochien, le c?ar?n ou ''l’occidental'' (ce dernier est repr?ent?par le Codex Bezae , qui m?iterait d’?re d?omm?''Codex lyonnais'', car il fut d?ob??Lyon lors du sac de la capitale des Gaules en 1562 et donn?par Th?dore de B?e ?Cambridge en 1581). Pour l’?ablissement du texte, on dispose en outre d’antiques versions qui ont pr???les grandes ?itions du texte et dont l’une ou l’autre pourrait dater du IIe si?le : la vieille latine (Vetus Itala ) la vieille syriaque (dont la langue est apparent? ?l’aram?n) les ?yptiennes... On dispose aujourd’hui de plusieurs ?itions manuelles : Nestle-Aland (26e ?., 1979) Merk (9e ?., 1964) Souter (2e ?., 1947) Bover (5e ?., 1968) Greek New Testament (4e ?., 1993). Parmi les traductions fran?ises, signalons celles d’Osty, de la ''Bible de J?usalem'' et la Traduction œcum?ique de la Bible (1972).
Les livres et le Livre Le Nouveau Testament comprend quatre ?angiles, les Actes des Ap?res, treize lettres attribu?s ?Paul, trois ?Jean, deux ? Pierre, une ?Jacques, une ?Jude, enfin l’??re aux H?reux et l’Apocalypse (cf. APOCALYPSE DE JEAN, ?ANGILES, saint PAUL, saint PIERRE).
Les Actes des Ap?res se pr?entent, sous la plume de l’?ang?iste Luc, compagnon de saint Paul, comme la suite du troisi?e ?angile. Le livre a ??vraisemblablement r?ig?vers les ann?s 80-90 ? l’aide des nombreuses traditions qu’il a recueillies et ?partir de son propre ''journal de voyage'' (reconnaissable au ''nous'' qui survient au cours du r?it) Luc montre comment le message du salut en J?us-Christ est parvenu ''jusqu’aux extr?it? de la terre'' (J. Dupont) sp?ialement en racontant l’histoire des trois t?oins majeurs, Pierre, Paul, ?ienne (P. H. Menoud). Il ne cherche donc pas proprement ?innocenter le christianisme des reproches qui circulaient sur son compte ni ?en justifier le droit ?h?iter des privil?es dont jouissait la religion d’Isra?. Il ne veut pas davantage offrir une ''histoire des origines de l’?lise'' : il ne dit rien sur la fondation de l’?lise de Rome que pourtant il connaissait, rien sur l’activit?de Pierre ou de Paul apr? leur lib?ation respective de la prison, rien sur l’organisation ou la structure des premi?es communaut? chr?iennes. Derri?e cette pr?entation th?logique, l’historien parvient ?d?eler des donn?s valables pour saisir la religion chr?ienne ?l’?at naissant, encore que la perspective essentielle de Luc soit d’abord de proposer une description enthousiaste et encourageante pour les chr?iens ?venir.
L’??re aux H?reux constitue un document ?part dans le Nouveau Testament : c’est une sorte de discours auquel est adjoint un billet d’accompagnement (XIII, 22-25). Aucun nom d’auteur n’est indiqu?dans le texte ni ne s’est impos??la critique (Luc, Barnab? Apollos). S’adressant ?des jud?-chr?iens parlant le grec (ou peut-?re ?des pa?ns) probablement avant l’an 70 (aucune allusion n’y est faite ? la destruction du Temple de J?usalem) l’auteur ne veut pas r?ondre aux probl?es particuliers d’une ?lise, mais pr?iser les relations qui unissent le Nouveau Testament ?l’Ancien, marquant fortement que le Christ est l’unique Grand Pr?re et accomplit l’histoire de l’alliance entre Dieu et les hommes ; le Christ est au centre de l’histoire de l’humanit?nbsp;: ''Hier et aujourd’hui, J?us-Christ est le m?e ; il le sera ?jamais'' (XIII, 8).
Les ??res catholiques comprennent sept lettres qui ne proviennent pas de Paul et n’ont pas de destinataires pr?is (sauf la IIe et la IIIe de Jean) et, en ce sens, elles sont ''catholiques'', c’est-?dire universelles. L’??re de Jacques, le ''fr?e du Seigneur'', consid??comme le chef des jud?-chr?iens, a ?? r?ig? avant l’an 70, probablement ?J?usalem, peu apr? l’??re de Paul aux Romains, vers les ann?s 60, alors que le jud?-christianisme ?ait encore vivace. Se pr?entant comme un enseignement de sagesse, cet ?rit surprend parce qu’il ne fait pas appel ?l’id? du salut en J?us-Christ ; pour cette raison, Luther, tout en y reconnaissant des ??ents utiles, le traitait d’''??re de paille''. Aujourd’hui par contre, elle est accept? aussi par les protestants qui y trouvent un commentaire du Sermon sur la montagne (Matth., V-VIII) sp?ialement int?essant par ses diatribes contre les riches et par son souci des pauvres. Dans le passage c??re o?il semble s’opposer ?la doctrine paulinienne du salut par la foi seule (II, 14-26) Jacques s’en prend ?une interpr?ation erron? de la pens? de Paul (II, 14-26).
La Ire ??re de Pierre reprend vraisemblablement une hom?ie baptismale en fonction d’une pers?ution plus intense des chr?iens de Rome. Elle est dat? ordinairement d’avant la pers?ution de Domitien (90) et m?e des ann?s 63-64 par ceux qui voient en Pierre l’auteur de la lettre. Quoique apparent? sur bien des points aux lettres de Paul, elle pr?ente une originalit? fort int?essante et refl?e les croyances primitives, par exemple sur la th?logie de J?us Serviteur souffrant. L’??re de Jude, r?ig? probablement par le fr?e de Jacques, tient ?la fois de l’exhortation et du pamphlet. Elle date de peu avant 90, car, citant des apocryphes comme le Livre d’H?och , elle suppose que le canon de l’Ancien Testament n’a pas encore ??d?imit?au synode juif de Jamnia.
La IIe ??re de Pierre d?end de l’??re de Jude, sans pour autant citer d’apocryphes. Elle est int?essante parce qu’elle montre l’?olution des id?s sur le point de la parousie (la derni?e ''venue'' du Seigneur) et suppose la constitution d’un corpus paulinien, vis-?vis duquel l’auteur prend position (III, 15-16). Elle est dat? de la fin du Ier, peut-?re m?e du d?ut du IIe si?le.
Les ??res de Jean refl?ent une atmosph?e apparent? ?celle du quatri?e ?angile, sans qu’on puisse affirmer l’identit? de leurs auteurs respectifs. Tandis que les deux derni?es cherchent ?r?oudre des difficult? propres ?des communaut? particuli?es, la Ire ??re se meut dans des consid?ations fort g??ales, luttant contre la tendance ??aporer la foi chr?ienne en une gnose qui se d?int?esse de J?us venu en chair sauver les hommes de leurs p?h?. Au cœur de son enseignement, on trouve la loi de l’amour fraternel. Face ?cette vari??des ouvrages, auxquels il faut joindre les ?angiles, les lettres de Paul et l’Apocalypse pour avoir un ?entail complet (voir les notices respectives) une question surgit : comment des ouvrages si divers par leurs origines et leurs orientations ont-ils pu devenir un seul livre qu’on appelle le Nouveau Testament ? La mani?e dont ils sont plac? ? l’int?ieur de ce livre ne sugg?e aucune r?onse ; ils sont rang? selon leur genre ou selon leur longueur. Les ?angiles viennent en t?e, mais ne sont pas toujours class? dans le m?e ordre : ainsi, dans le Sinaiticus , l’?angile de Jean vient apr? celui de Matthieu, si bien que les Actes des Ap?res succ?ent ?l’?angile selon Luc ; ordinairement toutefois, c’est l’ordre actuel qui a pr?alu. Apr? les Actes des Ap?res viennent les lettres de Paul et les ??res catholiques, rang?s les unes et les autres par ordre de longueur (sans que pour autant soient s?ar?s celles qui sont attribu?s ?un m?e auteur). L’??re aux H?reux, alors volontiers attribu? ?Paul, s’intercale entre les pr??entes. L’Apocalypse termine le recueil. Il est difficile de trouver l?une volont?d’unification de ces divers ouvrages. En quoi consiste alors l’unit?du recueil ? La r?onse ne peut venir que des croyants qui lui ont donn?naissance ; c’est celle-l?que l’historien est invit??entendre, s’il veut rendre compte de la formation progressive de ce livre. La formation du Nouveau Testament ?la diff?ence de l’Ancien Testament, qui, selon les confessions protestante ou catholique, comporte un nombre vari?d’ouvrages, le Nouveau Testament a aux yeux de tous les croyants la m?e extension. Les seules divergences actuelles sont motiv?s par des consid?ations de critique textuelle. Ainsi en va-t-il pour la finale de Marc, XVI, 9-20, le passage sur la sueur de sang (Luc, XXII, 43-44) le r?it de la femme surprise en adult?e (Jean, VIII, 1-11). Il reste que ce livre a connu une formation lente et fort complexe. Jusque vers la moiti?du IIe si?le, les chr?iens se r??aient ?deux types d’''autorit?'' : d’une part, la Loi et les Proph?es, c’est-?dire l’Ancien Testament, l’unique ?riture alors admise ; d’autre part, le Seigneur J?us-Christ, dont les paroles qu’il pronon? durant sa vie terrestre et leur ?ho r?ercut?par les disciples-t?oins commandaient la foi nouvelle. ?l’?riture se joignait la tradition apostolique qui communiquait les souvenirs du Seigneur J?us ; il n’y avait pas proprement de Nouveau Testament comme ?riture, comme livre. D’abord tout entiers vou? ?l’adoration de Dieu qui a accompli son dessein en J?us-Christ, ensuite soucieux de justifier leur foi en s’appuyant sur l’annonce proph?ique de l’??ement, les premiers chr?iens ?oquaient les souvenirs des paroles et des gestes de J?us ou r?gissaient contre les adversaires de la secte naissante. Ainsi se form?ent de petits recueils de textes, des collections de miracles, de paroles, de r?its, destin? ? faciliter la liturgie ou la pr?ication. Mais il n’existe pas alors de t?oignage explicite sur l’usage des ?angiles comme collection. La premi?e attestation nette en ce sens se trouve chez saint Justin (vers 150) qui met les ''m?oires des Ap?res'' sur le m?e pied que les ?rits proph?iques. Pour les lettres de saint Paul, il faut d’abord noter qu’elles n’ont pas ??toutes conserv?s : il ?rivit au moins quatre lettres aux Corinthiens, une seconde aux Philippiens, une aux Laodic?ns. En tout cas, pour la plupart, elles circulaient parmi les ?lises ; vers 95, Cl?ent de Rome parle de telle et telle lettre de Paul, tout comme, plus tard, la IIe lettre de Pierre. L’historien ne peut pr?iser davantage. Vers les ann?s 150, il semble que l’?lise ?ait fort avanc? dans la possession d’un certain nombre de textes qu’elle consid?ait comme ?riture sainte, ?l’instar de l’Ancien Testament. Trois faits le montrent. Le premier est l’entreprise de l’h??ique Marcion du Pont, qui, pour assurer l’existence d’une ?lise conforme ?ses id?s (?savoir que Dieu n’a rien de commun avec l’Ancien Testament ni avec la cr?tion) d?r?a que, seuls, certains ?rits transmettaient la v?it?r??? : L’?ang?ique, qui comprenait l’?angile de Luc un peu amput? et L’Apostolique , comprenant dix lettres de Paul, ? savoir Galates, I et II Corinthiens, Romains, I et II Thessaloniciens, Laodic?ns (c’est-?dire ?h?iens ?) Colossiens, Phil?on, Philippiens. Une alternative se pose ? l’historien : Marcion a-t-il r?uit un corpus pr?xistant ou a-t-il provoqu?l’?lise ?r?gir contre un canon ainsi amput?nbsp;? Il est difficile de se prononcer, quoique, aujourd’hui, la premi?e hypoth?e l’emporte : la coutume des h??iques ?ait de r?uire le nombre des textes faisant autorit? et l’on n’a aucune trace d’un pouvoir central capable de constituer ou de maintenir de toutes pi?es un canon ?argi. Un deuxi?e indice en faveur de l’existence d’un corpus scripturaire est l’entreprise de Tatien qui, vers 177, voulut composer un Diatessaron , c’est-?dire un ?angile ''? travers les quatre'' ; ?ses yeux, les apocryphes n’avaient pas de valeur. Enfin, on trouve un troisi?e indice dans la liste des livres officiellement lus dans l’?lise vers l’an 200, au temps d’Hippolyte. Le Fragment de Muratori , ainsi d?ign? du nom du biblioth?aire milanais qui le d?ouvrit en 1740, est un document dat?du VIIIe si?le, qui se r??e explicitement ? Pie, presbytre de Rome, mort vers l’an 154 Le fragment, quoique mutil?au d?ut, atteste l’existence des quatre ?angiles ; apr? les Actes des Ap?res, qu’il attribue ?Luc, il rel?e les treize ??res de Paul, celle de Jude, deux ??res de Jean et l’Apocalypse. Il exclut de la lecture publique l’??re aux H?reux, mais semble ignorer l’existence des ??res de Pierre, de Jacques, de la IIIe de Jean ; il ajoute des apocryphes comme l’Apocalypse de Pierre , mais ne signale le Pasteur d’Hermas que pour la lecture priv?. Il est hautement vraisemblable que, au cours du IIe si?le, le Nouveau Testament comprenait d?? les quatre ?angiles, les Actes des Ap?res, les treize lettres de Paul, la Ire de Pierre et la Ire de Jean.
Toutefois, il faudra encore deux si?les pour que l’accord se fasse sur les livres jusque-l?plus ou moins accept? : H?reux, Apocalypse, Jacques, Jude, IIe de Pierre, IIe et IIIe de Jean. Mais le principe est acquis de consid?er certains livres comme norme de la foi, c’est-?dire, selon l’?ymologie du mot, qui sont ''canoniques'' (c’est seulement au d?ut du IIIe si?le que le mot ''canon'' prend le sens de liste d’ouvrages). D? l’ann? 367, saint Athanase propose la m?e liste que l’actuelle avec vingt-sept livres canoniques du Nouveau Testament, sans que, pour autant, on puisse encore dire que la chose soit universellement reconnue. C’est au IIIe Concile de Carthage (397) que l’on trouve un acte officiel de l’?lise sur le sujet. Si le Concile g??al de Florence (1441) et celui de Trente (1546) ont estim?opportun de rappeler la liste des livres canoniques, c’est que d’autres probl?es avaient ??soulev? entre-temps.
Le motif de la formation du canon L’existence du Nouveau Testament est un fait ind?iable. Mais peut-on discerner les motivations qui y ont conduit ? La question est aujourd’hui fort d?attue. Pourquoi tel ou tel livre ont-ils ??admis, et pas tel autre pourtant ?ifiant et parfaitement orthodoxe ? Aucune d?ision officielle de l’?lise avant la fin du IVe si?le n’autorise une r?onse claire ; l’historien est donc livr??des conjectures. ?la base du raisonnement peut ?re plac?le principe de la ''tradition apostolique'', selon lequel un respect ''religieux'' sp?ial ?ait accord?aux t?oignages remontant ?J?us en personne et ?ses Ap?res. Ainsi en est-on venu ?attribuer le ''Ier ?angile'' ?Matthieu et l’''Apocalypse'' ?Jean l’Ap?re, ainsi qu’?rattacher l’?rit de Marc ?Pierre et celui de Luc ?Paul. Ce principe toutefois ne constituait pas un crit?e suffisant, en raison du proc?? courant alors, de la ''pseud?igraphie'', par lequel on conf?ait autorit??un ?rit en le couvrant artificiellement du nom d’un Ap?re (ainsi pour l’?angile de Pierre , l’?angile selon Thomas , la Doctrine des Douze Ap?res ). Or un nom d’auteur ne pouvait suffire ?canoniser un ?rit. Dans cet esprit, S?apion, presbytre d’Antioche vers l’an 200, invitait ses fid?es ?se d?ier de l’?angile de Pierre , parce qu’il pouvait favoriser des interpr?ations dangereuses pour la vraie foi.
Le souci d’orthodoxie intervenait donc, semblable ?celui qu’on devine chez Marcion (vers 150) d?ireux de sauvegarder la foi dans le salut radicalement nouveau et gratuit en J?us-Christ. Ce crit?e d’orthodoxie n’?ait cependant pas l’unique, il concourait avec d’autres : lutter contre le doc?isme, assurer la m?oire des confessions de foi, maintenir le respect des ?ritures anciennes...
Un autre fait a compt?davantage encore, lorsque le texte concern? ?ait ''re? universellement''. C’est ce qui faisait dire ? S?apion contre l’?angile de Pierre : ''Nous n’avons rien re? de tel.'' C’est cependant avec Tertullien seulement que ce crit?e de la r?eption universelle aura plein succ? (?la fin du IIe si?le). Pour l’entendre, il convient de conna?re la situation que pr?ente alors l’?lise. Elle n’est pas encore centralis?, mais form? de multiples ?lises diss?in?s sur le littoral m?iterran?n : Palestine, Syrie, Asie Mineure, Rome, Afrique, ?ypte. Dans ces ?lises, sur un fonds de foi identique – le Seigneur J?us et la tradition apostolique – r?ne une grande vari??d’opinions, par exemple chez les jud?-chr?iens si diff?ents des chr?iens d’origine pa?nne. La communion entre les ?lises est cependant assur? par le commun souci de ''conserver le d??'' et de se rattacher aux tout premiers chr?iens. Chaque ?lise se trouve ainsi d?ositaire d’?rits dits ''apostoliques'', parce que vraiment transmis depuis toujours. Quand le besoin se fit sentir de garantir l’universalit? de ces traditions, on ?outa volontiers le conseil de Tertullien : visiter les diverses ?lises pour v?ifier sur place le caract?e v??able de tel ou tel ?rit, et par l?sa r?eption universelle.
Enfin on a ?it? semble-t-il, de retenir des textes, certes orthodoxes, mais qui comportaient des dispositions disciplinaires trop particuli?es (par exemple sur la vie communautaire). Si les textes retenus concourent ?''?ifier'', ils ne doivent pas asservir ?une doctrine monolithique. D? le IIe si?le, appara? la pr?ccupation d’un ensemble ?la fois concordant sur l’essentiel et ouvert ?des exp?iences diverses.
Ajoutons l’existence probable d’un autre crit?e. Si les textes retenus sont ''?ifiants'', c’est qu’ils sont ''inspir?'' par le Saint-Esprit. Mais ce crit?e risque de demeurer pleinement subjectif, tant que ne se manifeste pas une ''autorit?' ext?ieure ?la communaut? ce qui n’appara? pas avant le IVe si?le.
Valeur normative du canon n?testamentaire Entre protestants et catholiques, un accord r?ne sur l’existence du canon du Nouveau Testament et sur le fait que ''ce n’est pas l’?lise constitu? qui a comme telle cr? le canon : elle en a reconnu l’existence'' (K. Aland). Mais un d?accord subsiste au sujet de la valeur existentielle de ce livre ; tentons ici de caract?iser les tendances majeures actuelles.
Pour le protestant, qui tient au principe de la Scriptura sola , principe selon lequel l’?riture seule (sans la Tradition) est r?le de foi, l’existence d’un canon fix?du dehors est g?ante : selon le mot de l’un d’eux, le manque de clart? sur ce sujet est ''une maladie pernicieuse du protestantisme'' (H. Strathmann). D’o?peut venir l’autorit?d’une r?lit?qui n’a pas sa source dans l’?riture m?e ? Les r?onses sont vari?s, impossibles ?mentionner toutes ; on en indiquera les plus importantes. Pour les uns, le canon est une pure d?ision historique, sans cesse r?isable, contingente. Le canon reste ouvert soit pour ?iminer certains ?rits, soit pour en ajouter d’autres. Au lieu de ce pourtour flou, d’autres pr??ent accepter la d?imitation actuelle du canon, quitte ?g??aliser le comportement de Luther en faisant appel ?un ''canon dans le canon'' (W. G. K?mel) : la fronti?e mouvante n’est plus ext?ieure, mais int?ieure, et d?endante de ce qu’on appelle le ''centre'' de l’?angile; ?partir de l? on pourrait appr?ier la valeur respective des ?rits du Nouveau Testament. Enfin O. Cullmann a propos?une troisi?e mani?e de voir. Il estime qu’avec le canon on passe de la tradition apostolique normative (orale ou ?rite) ?l’?riture normative; le canon marque une c?ure entre le temps de l’Incarnation et celui de l’?lise.
Pour le catholique qui a mieux saisi, depuis le IIe Concile du Vatican (1964) le rapport de l’?riture et de la Tradition dans l’?lise – il en va de m?e pour les orthodoxes –, la tradition n’est pas seulement ?l’origine de l’?riture, elle continue ?en favoriser l’interpr?ation authentique. Le canon ne succ?e pas ?la tradition, il en est l’expression privil?i? dans laquelle l’?lise s’est pleinement reconnue et ?laquelle elle ne cesse de se r??er. En d?initive, ce n’est pas l’individu, mais les ?lises, puis l’?lise qui est ''agie'' par l’Esprit-Saint, de mani?e ?reconna?re les ?rits canoniques et ?entendre ?travers eux la Parole de Dieu.
Unit?et diversit?/p> Malgr?ces divergences globales, les ex??es de toute confession s’efforcent de manifester l’unit?qui, en d?it des apparences, domine et int?re la diversit?des affirmations contenues dans le Nouveau Testament.
Certes il n’est pas ?onnant, il est m?e normal que ce livre, ?anant de communaut? fort diverses dans leur origine (juive, pa?nne, pauvre, riche, intellectuelle ou non...) et ressortissant ? des pr?ccupations fort diff?entes, refl?e une grande vari?? de perspectives. D?ouvrir l’unit?qui rassemble cette diversit? c’est donc d’abord tenir compte des points de vue propres ? chaque affirmation, contrairement aux tentatives de nivellement qui, p?iodiquement, s?issent depuis le Diatessaron de Tatien jusqu’aux Quatre ?angiles en un seul . Il reste que certaines divergences s’imposent. Celle qui appara? entre les Synoptiques et Jean est si profonde que, longtemps, aux yeux d’un grand nombre, le IVe ?angile sembla favoriser la gnose. Et cependant la tradition ?ang?ique ne doit-elle pas ?re une ? On constate des divergences au sujet du r?e des œuvres dans le salut : Jacques d?lare qu’une foi sans les œuvres est vaine, tandis que Paul semble exclure la valeur de toute pratique des œuvres. De m?e au sujet du Christ : pourquoi Paul, ?la diff?ence des ?angiles, n’accorde-t-il gu?e de place ?la vie terrestre de J?us de Nazareth ?
Ces diff?ences ne sont pas irr?uctibles. En revanche, il existe des options fondamentales, des structures de pens? qui commandent profond?ent le langage employ? Ainsi, pour la pr?entation du myst?e de J?us, les croyants d’origine juive sont port? ? respecter davantage la divinit?du P?e et ?souligner l’humanit? de J?us, ''adopt?' en quelque sorte par Dieu ; les croyants d’origine grecque seront plus enclins ?imaginer la descente de Dieu sur terre et ?estomper quelque peu le caract?e humain de J?us. Certes, les uns et les autres s’efforcent de compenser leurs tendances respectives en appuyant dans le sens oppos? mais le portrait de J?us va s’en ressentir, et le lecteur inattentif risque de s’?arer dans une sorte d’adoptianisme ou dans quelque gnose abstraite. De semblables diff?ences se font sentir ?propos de la conception du temps, les uns s’attachant volontiers ?la perspective de la parousie prochaine et de l’attente n?essaire, les autres insistant davantage sur l’actualisation dans le temps pr?ent de la vie en Christ. Enfin, selon certains, l’??re aux H?reux pose le probl?e de l’acclimatation de l’hell?isme, avec sa conception plus ou moins platonisante d’un monde fait d’ombres, reflet du v?itable monde d’en haut. Notons encore les diversit? dans la pr?entation des minist?es : insistance sur les charismes ou sur la hi?archie naissante, telle qu’on la constate dans les lettres pastorales. Comment ramener cette diversit??l’unit?d’une m?e r??ation ? Certains ont propos?un principe d’unification. Luther, par exemple, disait que tout valait dans la mesure o?le Christ ?ait mis en avant. ?un tel niveau, tous seront d’accord, du moins en pr?isant qu’il n’est pas n?essaire que cette dimension christologique soit explicite dans les textes. D’autres ont voulu consid?er les formules de foi comme crit?es de la croyance ; la foi en J?us-Christ, Seigneur et Fils de Dieu, ressuscit?et pr?ent aujourd’hui au monde, ainsi que la commune attente de la fin, tel serait le ''centre'' de la foi chr?ienne. Mais peut-on l?itimement ramener ?des formules la vari??des christologies ? Enfin nombreux sont ceux qui mesurent l’unit? du Nouveau Testament ?l’aune de la justification par la foi, sans se douter que ce principe paulinien requiert lui-m?e une transposition radicale. En v?it? il est permis de douter qu’on puisse contraindre le Nouveau Testament ?d?endre de quelques formules ou de quelque conviction th?rique. S’il y a un ''centre'', ce ne peut ?re qu’une personne, un myst?e, et c’est J?us lui-m?e qui est l’?angile per? comme Parole de Dieu (F. Mussner). Cela dit, on peut se demander comment organiser les donn?s ?arses de ce livre composite. Telle est l’œuvre que veut composer toute ''th?logie du Nouveau Testament''. Longtemps on s’est soumis au carcan d’une th?logie ?abor? en fonction de cat?ories autres que celles de la Bible et s’effor?nt de retrouver dans les textes les principales affirmations de la dogmatique. Aux yeux d’un ex??e, un tel proc??n’a pas de valeur. ?l’oppos? certains estiment vaine toute tentative de ce genre et se contentent d’?aborer des th?logies partielles, celle de Paul premi?e mani?e, de Paul seconde mani?e, celle de Matthieu ou de Luc ou de Jean, etc. Mais c’est alors renoncer ?parler d’une unit?du Nouveau Testament. R?emment, on s’est attach??d?ailler les affirmations majeures du Nouveau Testament, sur la cr?tion, le temps, le monde, etc. ; mais c’est perdre de vue le caract?e proprement historique de la r??ation qui est consign? dans ce livre.
?partir des ann?s 1950, avec R. Bultmann, la th?logie du Nouveau Testament s’est efforc? d’?re historique, c’est-?dire de d?rire l’?olution des principaux moments de la r?lexion chr?ienne. Ainsi proc?e encore W. G. K?mel. Dans un tout autre esprit, mais avec les m?es pr?uppos?, J. Jeremias ?abore une th?logie qui part des paroles m?es (ipsissima verba ) de J?us, pour suivre le d?eloppement qui s’est fait au cours du Ier si?le. Il prend le contre-pied des disciples de Bultmann, mais conserve le projet historique dans son essence. Les uns diront qu’on peut discerner un ''progr?'' allant de l’implicite ?l’explicite, ainsi ?propos des minist?es dans l’?lise : l’orientation de la r??ation va dans le sens d’une pr?ision concernant les minist?es, et l’on est d?? sur la voie qui conduit ?la forme monarchique de l’?iscopat avec Cl?ent de Rome et Ignace d’Antioche. ?l’inverse, les protestants en g??al rejettent cette id? de progr? et font l’apologie de l’origine : il y a eu une d?radation au cours du temps, et c’est bien au-del?du protocatholicisme (Fr?katholizismus ) de Luc qu’il faut remonter, jusqu’? un Urchristentum qui seul serait valable (par exemple, H. Conzelmann) ; les ?rits ult?ieurs tels que les lettres pastorales et ceux qui traitent de l’organisation de l’?lise seraient des d?iations ; seule compterait l’?lise charismatique. Mais o?s’arr?er dans cette remont? ? Qui, en d?initive, est juge de ce qui est ''primitif'' et de ce qui est ''d?rad?' ? D’autre part, cette pr?ccupation ne revient-elle pas ?introduire une certaine th?logie, certaines convictions dans la lecture m?e de la Bible ? En r?lit? ni les uns ni les autres ne semblent avoir pos? correctement le probl?e, car ils soumettent semblablement le texte du Nouveau Testament ?un a priori ?olutionniste, l’?olution se faisant dans un sens ou dans l’autre, mais toujours de fa?n lin?ire. C’est l?que devraient rendre service les m?hodes d’analyse et de linguistique. Sans doute doit-on s’occuper de ''diachronie'', c’est-?dire d’histoire des concepts et des id?s ; mais il faut surtout respecter les ''synchronies'', c’est-?dire les moments privil?i? auxquels l’?lise apostolique s’est exprim?. La v?it?du Nouveau Testament ne r?ide pas dans les extr?it? de la relation, mais dans la relation m?e : il s’agit de d?ouvrir les rapports qui unissent les diff?entes synchronies dans une diachronie sup?ieure, et de saisir les consonances ?un niveau qui respecte les distances s?arant ces diff?entes synchronies. ?cette condition, semble-t-il, on est sur la voie d’une th?logie du Nouveau Testament.
…………………………… CANON BIBLIQUE PERLES[Sommaire histoire] [Historicit?J?us] [Historicit?r?urrection] [Histoire de la Bible] [Manuscrits] [Protestantisme] [Vaudois] HISTOIRE Manuscrits de la Bible I- L'Ancien Testament 1- R?action des manuscrits de la Bible a- Quelques r?les pour les copistes de la Bible b- Les Massor?es 2- Les manuscrits h?reux de la Bible a- Les manuscrits de Qumr? b- Quelques autres manuscrits de la Bible 3- Les versions anciennes de la Bible a- La Septante b- Autres versions grecques de la Bible c- Versions ?partir de la Septante d- Les Targums aram?ns e- La Syriaque ou Peshitta f- La Vulgate 4- Conclusion 5- Editions de la Bible imprim?s en h?reu II- Le Nouveau Testament 1- Les manuscrits du Nouveau Testament a- Les papyrus b- Les manuscrits en lettres onciales (majuscules) c- Les manuscrits en lettres cursives (minuscules) d- Les traductions antiques du Nouveau Testament e- Les citations bibliques des P?es de l'Eglise f- Les lectionnaires g- Les Ostraca h- Remarques 2- Comparaison avec les oeuvres classiques 3- Remarques III- Bibliographie I- L'Ancien Testament 1- R?action des manuscrits de la Bible Environ 4 si?les avant JC, l'Ancien Testament ?ait complet. a- Quelques r?les pour les copistes de la Bible Voici quelques exemples de prescriptions du Talmud pour les copistes: - Les colonnes devaient faire entre 48 et 60 lignes et les lignes devaient ?re de 30 lettres. - Les copies devaient ?re effectu?s ?partir d'un manuscrit authentique, et il ?ait interdit d'y apporter toute modification. - On ne devait rien ?rire de m?oire. - Les copistes devaient ?re Juifs (Pour le pentateuque Samaritain, ils devaient ?re Samaritains). - Quand ils avaient fini la copie, les copistes devaient compter les lettres et les mots. -... b- Les Massor?es - Ce sont des scribes, qui ont travaill?entre 500 et 1000 ap. JC. - Ajout des points voyelles au texte Jusqu'alors le texte n'?ait ?rit qu'avec des consonnes. Afin de fixer la prononciation des mots et le sens du texte, les massor?es ont ajout?des points voyelles. - Ajout des accents au texte Ces accents indiquent la mani?e selon lequel le texte doit ?re r?it?(on parle de cantilation du texte, qui est un interm?iaire entre la lecture et le chant). Il y a un accent par mot. Ces accents nous renseignent aussi sur la syntaxe du texte car il y a des accents de fin de verset, de milieu de verset, ... - Ajout des massores - Petite massore, ou notes marginales: il s'agit de notes br?es dans les marges du texte. Elles indiquent surtout les formes inhabituelles. - Quand un mot leur semblait incorrect, ils le laissaient dans le texte (Ketiv) mais pla?ient en marge les consonnes du mot rectifi? (Qer?. - Lorsqu'il y avait une bizarrerie, ils indiquaient de quelle mani?e il fallait comprendre le texte (Sebir). - Grande massore: il s'agit de notes br?es en haut ou en bas du texte. Ces notes sont plus d?elopp?s que celles de la petite massore. Il s'agit d'une sorte de concordance de passages qui ont un peu les m?es bizarreries.
- Massore finale: il s'agit d'indications statistiques ?la fin des livres. Par exemple, elles indiquent le nombre de mots du livre, le mot, le verset et la lettre qui sont aux centre du livre et vont m?e jusqu'?indiquer le nombre de fois qu'une lettre ou expression particuli?e est employ? dans un livre!.. - Autres remarques - Les massor?es ?aient tr? scrupuleux et m?e superstitieux (ils pensaient que leur avenir ?ernel d?endait de la qualit?de leur copie, ils se lavaient les mains et changeaient de plume avant d'?rire le nom du Seigneur, ...). - S'ils ajoutaient une consonne ?un mot, ils l'ajoutaient au-dessus du mot, pour ne pas alt?er le texte. - Une fois leur travail termin? les Massor?es ont d?ruit les anciens manuscrits de la Bible qui n'avaient plus aucune utilit? (Info ?confirmer). - Tiqqun soferim: il s'agit de traditions relatives ?une modification du texte opp?? par des scribes au cours de la copie. Ces traditions ne se trouvent pas dans les manuscrits, mais dans d'autres documents. Suivant les documents, on rel?e 8, 11 ou 18 tiqqun soferim pour tout l'Ancien Testament (Ex: Jb 323 ?Dieu remplac?par Job). 2- Les manuscrits h?reux de la Bible a- Les manuscrits de la mer Morte (Qumr?) - Les manuscrits de la mer Morte ont ??d?ouverts en 1947, par un berger qui cherchait une ch?re. - Les manuscrits datent d'environ 200 ?100 avant JC. - On a retrouv?des manuscrits d'au moins des parties de tous les livres de l'Ancien Testament (sauf Esther). - Il y a particuli?ement un manuscrit complet d'Isa? (1QIsa) d'environ 120 avant JC. b- Quelques autres manuscrits - Le Codex de L?ingrad (appel?aussi Firkovitch) de la famille des manuscrits Ben Asher. Il date de 1009 ap. JC, et c'est le seul manuscrit complet de l'Ancien Testament qu'on poss?e. Il sert de base pour les traductions de l'Ancien Testament. T?oin du texte massor?ique. - Le Codex d'Alep: il date de 925 ap. JC, et ne contient pas le pentateuque. T?oin du texte massor?ique. - Le Codex des Proph?es de P?rograd: il date de 916 ap. JC et ne contient que les livres des proph?es post?ieurs[1]. - Le Codex du Caire: il date de 896 ap. JC et contient les livres des proph?es ant?ieurs et post?ieurs (cf. note 1). T?oin du texte massor?ique. - L'Oriental 4445 (du British Mus?m) qui date d'environ 850 ap. JC (les points voyelles ont ??rajout? environ 1 si?le apr?): il contient le pentateuque. T?oin du texte massor?ique. - Pentateuque Samaritain: il date vraisemblablement du VII?e ap. JC. On en a une copie ?Cambridge, qui date du XII?e ap. JC. Ces manuscrits sont int?essants car ils ont suivi une fili?e de transmission ind?endante des autres manuscrits (inimiti?entre juifs et samaritains). - Manuscrits de la Gheniza du Caire (environ 200 000): comprennent de nombreux fragments de la Bible (plusieurs milliers) en h?reu et en aram?n ainsi que des traductions en arabe datant pour la plupart des VI? VII? VIII?si?les apr? J?us-Christ. - Papyrus de Nash: date de 100 ?50 av. JC, et contient Ex 201-17 et Dt 64-9 D?ouvert en Egypte au d?ut du 20?e. - Rouleaux de Ketef Hinnom: ils datent d'environ 650 avant JC. Il s'agit de 2 courts textes bibliques (Nb 624-26) sur feuille d'argent. En plus du nom du possesseur qui est ajout?pour la b??iction, il y a quelques petites diff?ences avec le texte biblique. 3- Les versions anciennes de la Bible Ces versions sont int?essantes, car on en poss?e qui sont plus vieilles de plusieurs si?les que les plus vieux manuscrits h?reux de la Bible que nous poss?ons. De plus, souvent les traductions anciennes ?aient tr? litt?ales (mot ?mot) ce qui facilite la "r?roversion", c'est ?dire le retour vers le texte h?reu qui a servi de base ?la version. a- La Septante - Traduction grecque de la Bible traduite de l'h?reu populaire, achev? au IV?e av. JC ?Alexandrie en Egypte (l'histoire selon laquelle elle aurait ??traduite par 72 savants est une r?lit? ). L'existence de cette traduction est attest? au 2?e av. JC, dans le prologue du Siracide. - Int?re les deut?ocanoniques dans le canon de l'Ancien Testament, ajoute des chapitres ?Esther et Daniel, raccourci Job et J??ie. - Les auteurs du Nouveau Testament citent toujours l'Ancien Testament d'apr? la Septante. - Est le texte officiel de l'Ancien Testament dans l'Eglise orthodoxe grecque. - A donn?lieu ?de nombreuses traductions de l'Ancien Testament (latin, copte, ...). - Les principaux t?oins de cette traduction sont: - Les papyrus - Fouard et Ryland du II?e av. JC. (Ryland 458: env 150 av. JC: passages de Dt 23-28). - Chester Beatty du IV?e ap. JC. - Les Codex en Onciales (majuscules. Onciales utilis?s jusqu'au X?e ap. JC). - Codex Vaticanus et Sina?icus du IV?e ap. JC. - Codex Alexandrinus du V?e ap. JC. - Les Codex en minuscules (?partir du IX?e ap. JC). Ces manuscrits datent du IX?e au XVI?e, mais ils pr?ervent des ?ats de textes plus anciens que le texte massor?ique (certains reproduisent des variantes de manuscrits de Qumran). - Les citations des P?es de l'Eglise. La trahison du texte sacr?par les juifs b- Autres versions grecques - D? l'instant o?les chr?iens ont utilis?la Septante, les Juifs n'ont plus voulu de la Septante. Ils ont alors fait d'autres traductions juives manipul?s (en grec) de l'Ancien Testament. On peut citer les 3 principales traductions qui ont vu le jour: - Aquila, Symmaque, Th?dothien, au cours du II?e, produisirent des versions plus ou moins litt?ales de la Septante. - On ne poss?e plus aucun manuscrit original de ces 3 traductions modifi?s de la Bible. Elles nous sont connues par les notes marginales de manuscrits de la Septante (ex: codex Marchalianus) et des manuscrits "syro-hexaplaires"(manuscrits en syriaque avec notes marginales) et les Hexaples d'Orig?e. Les Hexaples d'Orig?e Elles ont ??r?ig?s au III?e ap. JC. Il s'agit d'une mise en colonnes de l'Ancien Testament, avec le texte h?reu (col 1) le texte h?reu ?rit avec les lettres grecques (col 2) Aquila (col 3) Symmaque (col 4) Septante (col 5) Th?dotien (col 6). Quelques passages de l'Ancien Testament ont une 7?e colonne avec d'autres versions. On poss?e quelques fragments manuscrits de ces Hexaples. c- Versions ?partir de la Septante Etant traduites ?partir de la Septante, ces versions sont d'un int?? moindre. On peut n?nmoins en mentionner quelques-unes: - Les vieilles Latines (ou la vieille Latine, car on ne sait pas s'il y en a eu une ou plusieurs). A partir du 2?e apr? JC. On la conna? surtout au travers des citations des P?es de l'Eglise. On poss?e un Codex incomplet, du VII?e, ?Lyon. - Les versions Coptes en dialecte sahidique (traduite au III?e, ap. JC) pour la haute Egypte, et en Boha?ique (traduite au IV?e, ap. JC) pour la basse Egypte. C'est la Boha?ique qui est devenue le texte officiel de l'Eglise Copte. - Versions Ethiopiennes (au IV?e; on a un manuscrit du XIII?e). - Versions Arm?iennes (au V?e; on a un manuscrit du XIII?e). - Versions Arabes (X?e). Ces versions ne d?endent pas toutes de la Septante. d- Les Targums aram?ns Apr? l'exil, les Juifs se sont mis ?parler couramment l'aram?n (l'une des langues officielles de l'empire Perse) et ?mieux le conna?re que l'H?reu. Aussi, lors de la lecture ?la synagogue, le texte h?ra?ue ?ait traduit oralement en aram?n. Cette traduction comportait beaucoup d'adjonctions ou de modifications apport?s au texte ?rit, souvent ?titre d'explications. Peu ? peu ces diverses interpr?ations furent transcrites dans les Targums (?Qumr?, on a retrouv?des Targums). Ces Targums sont importants parce qu'ils se r??ent ?un texte de la Bible plus ancien de plusieurs si?les que le texte d?initif des Massor?es. Parmi les targums que nous poss?ons, on peut mentionner: - Le Targum Babylonien: - On parle du Targum d'Onkelos pour le Pentateuque (du III?e ap. JC). - On parle du Targum de Jonathan pour les proph?es (du IV?e ap. JC). - Les Targums Palestiniens - Ils ont d'avantage de d?eloppement ex??ique que le Babylonien. - Ces Targums ont des variations entre eux. - Le Targum Samaritain (du pentateuque). e- La Syriaque ou Peshitta Le Syriaque est un dialecte aram?n parl?en Syrie. Cette traduction ancienne remonte au II?e ap. JC. On ne sait pas trop ? partir de quels manuscrits elle a ??traduite. Certains pensent qu'elle a ??faite ?partir d'un targum Juif. On s'aper?it qu'elle a aussi des parent? avec la Septante, ainsi qu'avec le texte h?reu. On poss?e le Codex Ambrosianus du VI?e-VII?e, qui est ?Milan (Il existe aussi un Codex Ambrosianus pour la Septante). f- La Vulgate Traduction Latine, ?partir des textes h?reux, faite par J??e, ?la fin du IV?e. L'presbytre de Rome, Damase, avait demand?? J??e de r?iser la vieille Latine. Finalement J??e a entrepris de traduire ?partir de l'h?reu. Il est all?en Palestine pour cela. Ce n'est que vers le VIII?e, IX?e que la Vulgate a vraiment remplac?la vieille Latine chez les utilisateurs ! Il y a eu plusieurs r?isions de la Vulgate. Il y a un r?l effort pour dire les choses comme on les dirait en Latin, ce qui rend cette version un peu moins int?essante pour la critique textuelle. Le texte h?reu que pr?uppose la Vulgate est proche du texte massor?ique. C'est la 1?e version chr?ienne qui soit tr? nettement faite ?partir des textes h?reux. Le manuscrit principal de la Vulgate est le Codex Amiatinus, du VII?e. 4- Conclusion On peut dire que le texte actuel concorde avec les originaux car: - Il y a correspondance ?quelques variantes pr? entre la majeure partie du texte de la Septante (grec) et le texte massor?ique (h?reu). - Il existe peu de diff?ences notoires entre le Pentateuque Samaritain (les plus anciens manuscrits datent du XII?si?le apr? JC) et le texte massor?ique de la Torah: ce fait est absolument remarquable si on consid?e que durant environ 1500 ans ils eurent un chemin ind?endant ! - Il y a peu de variantes entre le texte massor?ique et les manuscrits de la mer morte (certains datent du II?e av. JC) malgr? les 1000 ans de copies manuscrites qui les s?arent !.. - Les r?les de copies ?aient tr? strictes. 5- Editions imprim?s en h?reu - Bible de Venise ou Ben-Hayyim ou Bomberg de 1524-1525 Elle suit le texte massor?ique. - Kennicott de 1776-1780: ?ition du texte massor?ique avec les variantes existantes. Il semble que ce travail n'ait pas ??tr? bien fait. - Au 20?e on a utilis?/p> - BHK Kittel. Utilise le Manuscrit de L?ingrad ?partir de la 3?e ?ition. - BHS Stuttgart ?partir de 1967 Elle suit le manuscrit de Leningrad, et c'est actuellement l'ouvrage de r??ence. - En 2002 devrait sortir une nouvelle ?ition critique pour corriger quelques erreurs de la BHS par rapport au manuscrit de L?ingrad, ainsi que l'appareil critique. II- Le Nouveau Testament 1- Les manuscrits Le Nouveau Testament a ??fini de r?iger ?la fin du Ier si?le apr? JC (la majeure partie avant 70). On dispose actuellement d'environ 5674[2] manuscrits grecs du Nouveau Testament ou de portions du Nouveau Testament et d'environ 19 300[3] manuscrits de versions, soit un total de pr? de 25 000 manuscrits, dont les principaux sont: a- Les papyrus - On en poss?e environ 99[4] contenant un ou plusieurs passages ou livres du Nouveau Testament. - Le plus ancien est le P52 de J.Ryland: il s'agit d'un fragment de l'?angile de Jean datant de 125 ?130 ap. JC. - Parmi les plus importants, ceux de C. Beatty (d?ouverts vers 1930): ces diff?ents papyrus contiennent des passages de: ?angiles, actes, lettres de Paul, H?reux, Ap. Datent de 200 ? 250 ap. JC. - Un autre groupe important est celui de Bodmer: ces papyrus contiennent des passages de: Luc, Jean, lettres de Pierre, Jude datant d'environ 200 ap. JC. b- Les manuscrits en lettres onciales (majuscules) - On en poss?e environ 306[5]. - R?ig? entre le IV?e et IX?e si?le ap. JC. - Les principaux sont: - Le Codex Vaticanus (environ 325 - 350 ap. JC): il comprend la plus grande partie du Nouveau Testament (et de l'Ancien Testament). D?ouvert au Vatican vers 1850 - Le Codex Sina?icus (environ 350 - 400 ap. JC): unique exemplaire complet du Nouveau Testament en onciales (et la plus grande partie de l'Ancien Testament). D?ouvert par Tischendorf en 1859 au monast?e Ste Catherine - Le Codex Alexandrinus ( V?e si?le ap. JC). - La Codex Bezae (VI?e si?le ap. JC). - Le Codex Ephraemi (V?e si?le ap. JC). - ... c- Les manuscrits en lettres cursives (minuscules) - On en poss?e environ 2856[6]. - R?ig? entre le IX?e et XV?e si?le apr? JC. d- Les traductions antiques du Nouveau Testament - On en compte plus de 15 000[7] (dont plus de 8000 de la Vulgate en latin, et environ 8 000 en ?hiopien, slave, arm?ien)[8]. - En Syriaque (Codex Syro-Sina?icus, Codex Syro-Curetonianus de 200 environ, ... ) en Latin (Codex Bobiensis de 400 environ, Codex Vercellensis de 360 environ, ...) en Copte, ... e- Les citations bibliques des P?es de l'Eglise
Suite ?une recherche sur les citations des P?es de l'Eglise, D Dalrymple dit: "Comme je poss?ais tous les ?rits des P?es de l'Eglise du II?e et III?e si?le, j'ai commenc??chercher, et j'ai trouv?des citations de tous les versets du Nouveau Testament, except?11 !"[9] f- Les lectionnaires - On en poss?e environ 2403[10]. - Il s'agit de livres contenant des textes bibliques utilis? pour des services religieux. - La majeure partie date du VII?e au XII?e, quelques fragments des IV?e, V?e et VI?e. g- Les Ostraca - On en poss?e plus de 1700 - Ce sont des tessons de poteries qui ont servi de support d'?riture pour les pauvres. h- Remarques sur les manuscrits de la Bible - Les affirmations selon lesquelles des papyrus dateraient de 50 ou 70 ap JC sont tr? controvers?s, car elles mettent en jeu de nombreuses hypoth?es. - En mai 94, le professeur et papyrologue P.Thiede a "d?ontr? qu'un fragment de papyrus citant une partie de Mt 26 datait d'avant l'an 50 ![11] - Sur les fragments d'un papyrus en provenance de la grotte n°)7 de Qumr?, des versets de l'?angile de Marc ont pu ?re d?hiffr?. Ce papyrus date d'avant 70 ap. JC[12].Or ce papyrus contient uniquement une vingtaines de lettres dont on est s? que d'une dizaine !.. De plus, il faut alt?er l??ement (de fa?n acceptable) le texte de Marc, pour que ? marche! - On distingue parmi les manuscrits au moins 5 types de textes: - Byzantin (anciennement appel?Syrien); il correspondent environ au texte du codex Alexandrinus. C'est le groupe le plus nombreux, dont quelques manuscrits ont servi ??aborer le "Texte Re?". - Alexandrin ou neutre. A peu pr? le texte des Codex Vaticanus et Sina?icus. - C?ar?n: Evangiles de Koridethi, papyrus Chester Betty. Probablement ?abor?en Egypte, et apport??C?ar? par Orig?e. - Occiental: Manuscrits latins, codex de B?e. Essentiellement r?andu dans les pays latins. - Antiochien. 2- Comparaison avec les œuvres classiques Comparatif[13] entre les manuscrits de la Bible et ceux de diff?ents documents historiques: Auteur Titre ou type de document Nombre de manuscrits R?action de l'original Plus ancien manuscrit Dur? entre original et plus ancien / Nouveau Testament > 24 000 40 - 100 ap. JC. 130 ap. JC. 30 - 60 ans Hom?e Iliade 643 900 av. JC. 400[14] av. JC. 500 ans Sophocles 193 496 - 406 av. JC 1000 ap. JC 1400 ans Tacite Annales 20 100 ap. JC. 1100[15] ap. JC. 1000 ans C?ar Guerre des Gaules 10 100 - 44 av. JC. 900 ap. JC. 950 ans Jos?he La guerre des Juifs 9[16] Ier si?le X?e > 800 ans Thucydides Histoires 8 460 - 400 av. JC. 900 ap. JC. 1300 ans Su?one La vie de C?ar 8 75 - 160 ap. JC. 950 ap. JC. 800 ans Pline le jeune Histoire 7 61 - 113 ap. JC. 850 ap. JC. 750 ans Platon T?ralogies 7 427 - 347 av. JC. 900 ap. JC. 1200 ans Remarque: Parmi toute la litt?ature ancienne grecque ou latine, l'Iliade arrive en second apr? la Bible en ce qui concerne le nombre de manuscrits.[17] 3- Remarques - Jusqu'?la fin du si?le dernier, le grec du Nouveau Testament ?ait consid??comme du mauvais grec. Suite ?une d?ouverte de A.Deissmann en 1895, on s'aper? qu'il s'agissait en fait de la langue non litt?aire utilis? dans la vie courante au Ier si?le[18]. - Actuellement, on dispose d'un texte grec s? ?plus de 99 %[19]. - Pour les quelques endroits o?on n'est pas s? du texte, cela ne remet jamais en cause une doctrine essentielle[20]. - Entre les manuscrits les plus divergents, il y a accord sur 97 % du texte[21]. - Pour le Nouveau Testament, 98,3 % du texte est indemne de variante[22]. 4- Quelques citations - "L'intervalle entre les dates de la composition originale et les documents les plus anciens devient donc presque n?ligeable; le dernier fondement permettant de douter que les Ecritures nous soient parvenues en substance telles qu'elles furent ?rites, a maintenant disparu. L'authenticit? de m?e que l'int?rit?g??ale des livres du Nouveau Testament, peuvent ?re consid?? comme d?initivement ?ablies."[23] - "A partir du moment o?les savants acceptent les classiques de l'antiquit?comme ?ant g??alement dignes de foi, alors que les manuscrits les plus anciens on ??recopi? longtemps apr? les ?rits originaux, et que le nombre de manuscrits existant, dans bien des cas est si faible, il est clair que la validit?du texte du Nouveau Testament est assur?."[24] III- Bibliographie - Archer, G.L., Introduction ?l'Ancien Testament, Adapt?de l'Am?icain, Saint L?ier, Emma?, 1991, pp. 32-51 - Bruce, F.F., Les documents du Nouveau Testament: peut-on s'y fier ?, Farel, 1987 - Glashouver,W.J.J., Sur les traces de la Bible, Maison de la Bible, 1987 - Green, M., Le grand d?apage, ch 7, Farel, 1988 - Kuen, A, Une Bible et tant de versions !, St-L?ier, Emma?, 1996, 206 p. - Manley, G.T., Robinson, G.C., Stibbs, A.M., Le nouveau Manuel de la Bible, , Traduction Fran?ise, Edition Institut Biblique de Nogent, 1952, pp. 27-33 - McDowell, J., Bien plus qu'un Charpentier, ch 4, Miami, Vida, 1982 - McDowell, J., Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's Life Publishers, 1994, p42-55 - Nicole, Emile, cours Introduction ?l'Ancien Testament donn?? l'IBN, en 1999 - Parizet, C., Comment la Bible est venue jusqu'?nous, Viens et vois, 1986 - Shallis, R., J?us: qui en fait est J?us Christ ?, ch 1, Farel, 1983 - Strobel, L., J?us: La parole est ?la d?ense !, ?, Vida, 2001, pp.59-80 - Collectif, Nouveau dictionnaire biblique, Saint L?ier, Emma?, 1992, pp.797-814 [1] Les proph?es ant?ieurs: Jos, Jg, 1&2 Sam, 1&2Roi. Les proph?es post?ieurs: Es, Jr, Ez, Os, Jo, Am, Ab, Jon, Mi, Na, Ha, So, Ag, Za, Mal. [2] Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 70 [3] Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's life publishers, 1994, p43 [4] Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 68 [5] Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 70 [6] Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 70 [7] Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's life publishers, 1994, p47 [8] Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 70 [9] Charles,Leach, Our Bible: how we got it., Chicago, Moody press, 1898, pp. 35-36 Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's life publishers, 1994, p48 [10] Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 70 [11] P.A., Eicher, Bible info, ?itorial, n°) 3, septembre 95 [12] C.P., Thiede, The earliest gospel manuscript ? 7Q5 and its significance for new testament studies, Exeter, 1990 P.A., Eicher, Bible info, ?itorial, n°) 3, septembre 95C.P. [13] Tableau d'apr?: Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's life publishers, 1994, p45 (sauf donn?s sur Jos?he). [14] Selon "Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 67" , les plus anciens dateraient du II?ap. JC ! [15] Selon " Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 68", les tomes 11-16 s'appuient sur un manuscrit de la Bible du XI?e, et les tomes 1-6 sur un seul manuscrit de la Bible datant de 850 environ !. [16] Selon " Strobel, Lee, J?us: la parole est ?la d?ense, ?, Vida, 2001, p 67", 9 manuscrits grecs des X? XI? XII?et une traduction du IV? [17] B.M., Metzger, Chapters in the history of the new testament textual criticism, Grand Rapids, Wm. B. Eerdmans publishing Co., 1963 [18] Alfred, Kuen, Une Bible et tant de versions, Saint-L?ier, Emma?, 1996, p.57 [19] Alfred, Kuen, Une Bible et tant de versions, Saint-L?ier, Emma?, 1996, p.56 [20] Alfred, Kuen, Une Bible et tant de versions, Saint-L?ier, Emma?, 1996, p.56 [21] Alfred, Kuen, Une Bible et tant de versions, Saint-L?ier, Emma?, 1996, p.55 [22] Collectif, Nouveau dictionnaire Biblique, Saint L?ier, Emma?, 1992rev, p 797 [23] F.G., Kenyon, The Bible and archaeologie, ,New York, Harper and Row publishers, 1940, p. 288 Kenyon fut conservateur et biblioth?aire du British Museum. [24] J.H., Greenlee, Introduction to the new testament textual criticism, Grand rapids, Eerdmans, 1964, p16 Greenlee est un hell?iste qui a ?udi?le Nouveau Testament. Contact [info-bible.org] [info-sectes.org ] [Plan du site] [Nouveaut?] MON PEUPLE A COMMIS UN DOUBLE MAL: IL M'A ABANDONN? MOI, LA SOURCE D'EAUX VIVES, ET IL S'EST CREUS?DES CITERNES, DES CITERNES FENDUES ET QUI NE RETIENNENT PAS L'EAU. LA BIBLE, JR 213 Manuscrits de la Bible CANTIQUEIl est dans la nature de l'homme de chanter les impressions qu'il ?rouve, ses joies et ses douleurs, et de c??rer par des hymnes vifs ou fun?res les moments importants de sa vie. Les H?reux n'ont pas fait exception ?la r?le g??ale de l'humanit? nous voyons d?? dans les temps les plus recul?, Mo?e et Marie la proph?esse, consacrer par un saint cantique les merveilles du passage de la mer Rouge, Exo 15,1 20 Mo?e en indique d'autres encore qu'il marque par le premier vers, parce que le peuple en savait la fin, Nom 21, 14 17 18 27, etc.; et, pr? de mourir, il c??re les bont? et les merveilles de Dieu, Deu 32 A la mort de Sa? et de Jonathan, David compose un cantique fun?re, 2Sam 1, 17 il en consacre un autre ?la m?oire d'Abner, 2Sam 3,33, et l'on peut croire que la douleur qu'il ?rouva ?la mort d'Absalon se manifesta aussi par des chants plaintifs, 18,33 Ba-rac et D?ora nous offrent un hymne de victoire, Jug 5,1, etc.; Anne, la m?e de Samuel, un chant d'actions de gr?es, 1Sam 2, I., etc. Le psaume 4b et le cantique de Salomon sont peut-?re des ?i— thalames proph?iques; Salomon avait fait cinq mille cantiques, 1Roi 4,32 Les lamentations de J??ie sont un hymne fun?re sur la ruine de J?usalem. L'Ecriture mentionne encore du m?e auteur un cantique sur la mort de Josias roi de Juda, 2Chr 35, 25; un cantique d'actions de gr?es du roi Ez?hias, 2Chr 30, 18; enfin des chants de Marie la m?e de J?us, de Zacharie p?e de Jean-Baptiste, et du vieux Sim?n, Luc 1, 46 68; 2,29 Quel est le cantique dont il est dit que J?us et les siens le chant?ent apr? la c?e et avant de se rendre ?la montagne des Oliviers, Mat 26,30 Mar 14,26 ? Le texte original porte simplement ayant chant? le plus probable c'est qu'ils chant?ent les psaumes dont les Juifs faisaient la lecture ordinaire ?la fin du repas de P?ues, et qui ?aient connus sous le nom commun du grand Hall? All?uia); c'?aient les psaumes 113,114 115-118,120-137 v. P?ues. Cantique des CantiquesC'est le nom que les H?reux ont donn?Shir ha-shirim) ?un cantique de Salomon qu'ils regardaient comme le plus excellent des cantiques. Quelques auteurs disent que Salomon le composa ? l'occasion de son mariage; suivant les uns, ce serait ?l'occasion de son premier mariage; suivant les autres, plus tard, lors de son mariage avec la fille d'Egypte, en guise d'?itha-lameCalmet. On regarde souvent le Cantique comme le premier des trois ouvrages qui nous restent de Salomon, un ouvrage de jeunesse, presque une chanson d'amour; les Proverbes seraient alors l'ouvrage de l'?e m?, et l'Ecci?iaste celui du vieillard d?o??des vanit? de la vie. Il para? cependant, et une lecture attentive de ce cantique sublime confirme cette mani?e de voir, que lorsque Salo-mon le composa, il savait d??surabon-damment ce que c'est que l'amour. L'opinion peu connue de Heidegger Enchiri-dion Bibl.) est ?la fois pleine d'int?? et de v?it? ''L'on trouve, dit-il, dans ce cantique un cœur de vieillard us? cass? blas?sur les agitations, les troubles int?ieurs et autres passions de l'?e; et c'est probablement apr? s'?re lass?de l'amour peu chaste des femmes qui l'avaient fascin? que son esprit s'est tourn?vers la m?itation plus pieuse de l'amour spirituel du Christ et de ceux qui lui appartiennent.'' Comme on s'est beaucoup occup?de ce livre en diverses mani?es, on l'a aussi diversement divis?en petits chants, couplets ou chapitres. Calmet y trouve sept nuits ou sept jours marqu? assez distinctement, parce qu'on c??rait les noces pendant sept jours chez les H?reux V. Gen 29,27. Nos Bibles, et Heidegger, ont divis? le Cantique en huit parties; enfin le Docteur John Mason l'a partag? en douze couplets ou idylles, ?l'imitation de quelques po?es arabes. Voici quels seraient ces morceaux: 1 °)) 1, ¦1-8; 2”4,9-2,7; 3°) 2,8-17; 4°) 3,1-S.; 5°) 3,6-4,7; 6”4,8-5, 1;7°) 5, 2-6,10; 8°) 6, H-13 9°) 7,1-9; 10°) 7,10-8,4; M0 8,5-7; 12°) 8,8-14 —”Ce po?e, dit Chpt Nodier Bibl. sacr.) est le mod?e et le d?espoir ?la fois de tous ceux qui seraient tent? de s'exercer dans le m?e genre, si de pareilles inspirations pouvaient jamais se reproduire.'' Saint J??e nous apprend que les H?reux avaient interdit la lecture du Cantique aux hommes ?? de moins de trente ans; ils craignaient les abus d'une interpr?ation particuli?e mal comprise; cependant l'estime qu'ils avaient pour le Cantique ?ait telle qu'ils en faisaient une lecture publique ?la f?e de P?ues, et qu'ils le comprenaient, avec Ruth, Ester, l'Ecci?iaste et les Lamentations, dans le recueil d'hagiographes appel?les cinq volumes, d?omination emprunt? des cinq livres de Mo?e. De m?e que la synagogue, l'Eglise chr?ienne a toujours re? ce livre dans le Canon; Th?dore de Mop-sueste seul dans l'antiquit? et quelques auteurs modernes d'une morale s??e, en ont ni?lacanonicit? Les raisons qu'on all?ue pour le faire rejeter, sont d'abord que le nom de Dieu ne s'y trouve pas, puis, que ce livre n'est jamais cit? par les auteurs sacr? du Nouveau Testament. A ce double ?ard nous r?ondrons que le Cantique ?ant une all?orie, il n'?ait pas n?essaire, il e? m?e ??singulier de nommer par son nom celui qui ?ait repr?ent?sous la figure d'un ?oux aimable et aimant, dans tout le cours de ce petit po?e; et s'il est vrai que les ?rivains du Nouveau Testament ne l'aient pas cit? il y a bien d'autres livres aussi, qu'ils n'ont pas nomm? express?ent, et et qui n'en sont pas moins reconnus comme inspir?; il y est fait d'ailleurs plusieurs allusions qui, si elles ne sont pas directes, montrent au moins que l'all?orie du Cantique a ??reconnue et sanctionn? par le Sauveur et par ses ap?res; on peut voir Mat 9,15 22,2 25, l-11 Jean 3,29 2Cor 11, 2 Eph. 5, 23 27 Rev 19,7 921, 2 9 22, 17, et ailleurs, cf. encore (Isa 5, 1-7 52,7 Il est impossible qu'un homme irr????puisse lire ce livre et en comprendre le sens spirituel; ceux-l?seuls peuvent le lire avec fruit qui disent de tout leur coeur de J?us-Christ ce que l'?ouse dit de son fianc? C'est ici mon bien-aim? c'est ici mon ami, 5, 16 Le Cantique est ?rit de telle sorte qu'il offre une esp?e de sens ?chacun: c'est comme une glace polie, comme une eau pure et transparente qui monte ou descend, et qui reste toujours au niveau de l'œil qui la contempie; ?celui dont le cœur est impur, elle appara? impure aussi: elle est basse pour celui qui est bas, elle s'??e ?mesure que l'homme s'??e, et celui qui a compris le Christ, son amour et son sacrifice, saura voir dans l'?ouse une ?e lid?e qui rend amourpouramour, d?ouement pour d?ouement, et reconnaissance pour sacrifice. Cantique nouveauLa bible est une symphonie CANONCanon biblique Le canon de Muratori reconnaissait le Pasteur d’Hermas, et l’apocalypse de Pierre dans sa liste, et la sagesse de Salomon. Voici les livres qui , un moment, furent accpet?, ensuite non: Cl?ent de ROME, la Didach? le Pasteur d’Hermas et l’Apocalypse de Pierre. L’?angile selon Saint Jean, quant ?lui, faillit ne pas ?re accept? car son c??lumineux l’avait fait adopter par des sectes Gnostiques… CAPERNAUMVille agr?ble, ou beau village) une des principales villes de la Galil?, qui, selon toute apparence, ne fut b?ie qu'apr? la captivit?de Babylone. Elle ?ait situ? ?5 kilom?res environ de l'embouchure du Jourdain, sur la rive occidentale H la mer de Tib?iade, aux confins de Zabulon et de Nephthali. La plaine basse qui s'?end vers le sud, sur une longueur de dix kilom?res, et une largeur de cinq, est d'une ravissante beaut? c'est la partie la plus fertile de tout ce magnifique bassin, et elle portait le nom de Genn?ar, jardins de la richesse. Aujourd'hui encore sa f?ondit? est proverbiale chez les peuples voisins. Jos?he parle d'une source nomm? Ca-perna?, c??re par son extraordinaire abondance, qui a probablement donn?son nom ?cette ville. Riche des produits du sol, Capernaum l'?ait encore par la p?he et par le commerce; elle ?ait sur la grande route qui unit Damas ?la Ph?nicie, et dans un d?il?entre le lac et les montagnes; aussi les Romains y avaient-ils ?abli un bureau de douanes et plac?une garnison, Mat 9,9-11 Luc 3,27-30 — Ce fut l?que J?us descendit et qu'il passa quelques jours, apr? avoir quitt?Nazareth et ses arides montagnes; il en fit longtemps son principal s?our, demeurant chez la belle-m?e de Pierre, et c'est de l?qu'il partit pour son premier voyage ?J?usalem, Mat 4,43 9,4 8,14 Il; 17; Mar 1 2Tim Luc 4; 10 Jean 2 4 6 Il reste de cette florissante cit?plusieurs ruines nomm?s Tel Hum. CAPHTORJer 47,4, ?e dont il est dit que les Philistins sont les restes, v. l'art, suivant. CAPHTORIMGen 10,14 les descendants de Caphtor, un des fils de Mitsra?. Selon les anciennes versions et selon Bochart, le pays auquel ils donn?ent leur nom serait la Cappadoce; mais le passage de J??ie 47,4, indique assez clairement que Caphtor doit ?re une ?e, ou tout au moins un pays maritime; Michaelis et Dahler ont, en cons?uence, propos?d'y voir l'?e de Chypre, opinion qui avait d???? ?ise, puis plus tard r?ut? par Calmet; Gesenius et Htevernick, d'accord avec les derni?es dissertations de ce savant catholique, admettent avec lui que l'?e d?ign? sous le nom de Caphtor est celle de Cr?e ou Candie. D'apr? J??ie, 1 et Amos 9,7, les Philistins auraient pass?en Palestine de l'?e de Caphtor, et plusieurs fois ailleurs, Dent 223 etc., le nom de Caphtorim est mis pour d?igner les Philistins. Ces donn?s ne s'accordent pas beaucoup avec le passage de la Gen?e qui fait descendre les Philistins des Chasluhim. La supposition la plus probable, sans ?re forc?, c'est que les Philistins sont partis d'Egypte en se d?achant de la nation des Chasluhim, pour se rendre ?l'?e de Caphtor, et que de l?ils ont ?igr?plus tard et sont venus occuper les c?es sud de la Palestine. On peut opposer sans doute ? l'opinion de Calmet, que les habitants de la Cr?e ont d??un nom dans l'Ancien-Testament, celui de K??iens (1Sam 30,11 Eze 25,16 Sop 2,5) et qu'il est peu probable que la m?e contr? ait eu deux noms si diff?ents; mais de ce que ce n'est pas ordinaire, cela ne prouve pas que cela n'ait pu arriver cependant; en outre, le premier nom est beaucoup plus ancien que le second, et les caract?es historiques ou g?graphiques de la Cr?e sont tellement d'accord avec ce que l'Ecriture nous dit de Caphtor, qu'il est difficile de ne pas admettre l'identit?de ces deux contr?s. La Cr?e ?ait d?? tr? peupl? ?l'?oque de la guerre de Troie, puisque Hom?e l'appelle l'?e aux cent villes, et H?odote reconna? que ses habitants, originairement barbares, ne venaient pas de la Gr?e. Hom?e dit qu'on parlait diff?entes langues en Cr?e, ?cause de la diverse origine des peuples qui s'y trouvaient, les uns Grecs, les autres vrais et anciens Cretois, antiques habitants de la contr? et qui se pr?endaient eux-m?es n? du sol de la Cr?e. CAPPADOCEContr? de l'Asie mineure qui, depuis Tib?e, passa exclusivement sous la domination romaine. Elle est s?ar? au sud par le Taurus de la Cilicie et de la Syrie septentrionale; au nord, une cha?e parall?e au Taurus la s?are du Pont; ?l'occident, elle touche ? la Phrygie et ?la Galatie; ?l'orient, ?la petite Arm?ie, mais sans fronti?es naturelles. Quoique bien arros?, elle est peu fertile; les montagnes sont nues, et les plaines n'offrent que des p?urages. La Cappadoce s'?endait primitivement jusqu'au Pont; mais sous Alexandre une satrapie s'?ablit en cette contr?, et la Cappadoce rentra dans les limites indiqu?s ci-dessus. La langue des Cappado-ciens n'offrait aucun rapport avec les lan-gues s?itiques, et bien qu'ils portent chez H?odote le nom de Syriens (1, 72 S, 49 7,72) on ne peut leur chercher une origine s?itique, v. encore le commencement de l'article Caphtorim.—Ils ne jouissaient pas, non plus que les habitants de l'?e de Cr?e, d'une excellente r?utation; ils passaient en particulier pour perfides et l?hes, au pas que l'expression cappadociser ?ait devenue proverbiale pour d?igner ces vices de caract?e. Un bon nombre de Juifs ?aient ?ablis au milieu d'eux. Act 2,9 1 Pier. 1,1 CAPRE C'est ainsi qu'on appelle les fruits d'un arbrisseau, le c?rier ?ineux, qui se rencontre fr?uemment en Asie, en Afrique et dans le sud de l'Europe: les jeunes boutures de cet arbre et ses fleurs en bourgeons se mangeaient, soit crues, soit assaisonn?s de vinaigre, et avaient, dit-on, la propri??d'aiguiser l'app?it et de pousser ?la volupt? Le c?rier atteint dans les jardins la hauteur d'un petit arbre; ses rameaux sont arm? d'?ines, et ses feuilles ov?s, non dentel?s, et presque sans p?iole. C'est au mois de mai que la floraison est la plus forte; les fleurs, qui portent une soixantaine d'?amines de couleur rouge, durent presque tout l'?? et donnent ensuite naissance ?une baie allong?, comme l'olive, munie d'une chair ?aisse, et renfermant une graine dure, en forme de rognons, et d'un go? fort et piquant. Le c?rier se cultivait en Palestine, et portait en h?reu, au dire des rabbins, le nom Ts?eph ou Nitzbah; son fruit Heb Abi?ah) n'est nomm?que Eccl?. 12,7 o?nos versions ont traduit ''quand l'app?it s'en ira;'' et Luther: ''Wenn aile Lust vergeht;'' rempla?nt ainsi l'image par la chose repr?ent?. Le texte porte proprement: ''quand la c?re se rompt, ou est rendue nulle;'' et le sens de cette figure est, ou bien: lorsque la c?re, malgr?sa saveur, n'a plus d'effet sur le vieillard; ou bien: quand le vieillard, semblable ?la c?re ?la fin de l'?? se rompt parce qu'il est m?, et perd sa graine et sa force. CAPTIFS, v. EsclavesCAPTIVITE v. ExilCARANou Haran, ou Charran, ancienne ville de M?opotamie, c??re d?? comme la premi?e retraite d'Abraham., apr? qu'il eut quitt?le pays des Cald?ns, Gen 11, 31 Le patriarche eut la douleur d'y voir mourir Tar? son p?e, et il dut l'y ensevelir V. 32 C'est ?Caran que demeurait Laban, fr?e de R?ecca, et lorsque le rus?Jacob se fut empar?de la b??iction paternelle, ce fut ?Caran qu'il se r?ugia, d'apr? le conseil de sa m?e. 27,43 28,10 29,4 A l'?oque d'Ez?hias, cette ville, ainsi que bien d'autres, ?ait tomb? sous la domination assyrienne, 2Roi 19,12 (Isa 37,12 Elle ?ait Haran?) en rapports de commerce avec les Tyriens, Eze 27,23 C'est la m?e ville sans doute qu'il faut voir dans le nom de Charrae, o?Crassus, consul et g??al de l'arm? romaine, fut d?ait et mis ?mort par les Parthes, 32 av. C. Elle ?ait situ? entre l'Euphrate et le Chaboras, ?deux journ?s environ de la jonction de ces deux fleuves: d'apr? Basnage et le p?e Hardouin, il faudrait au contraire la chercher en de? de l'Euphrate et plus pr? de Canaan; Hardouin m?e veut confondre Caran avec Palmyre, mais les conjectures de ces deux savants ne sont pas appuy?s de raisons suffisantes, et le texte de l'Ecriture, qui place Caran en M?opotamie, est clair et positif. CARKEMISville fortifi? de la M?opotamie, situ? sur la rive orientale de l'Euphrate, ?l'endroit o?ce fleuve re?it les eaux du Chaboras. Les Assyriens s'en ?aient empar?. (Isa 10, 9 N?o roi d'Egypte, un Pharaon, la conquit sur le roi d'Assyrie, 2Chr 35, 20 cf. 2Roi 23,29 mais il en fut d?oss??par N?u-cadn?sar, en la quatri?e ann? de J?hojakim, fils de Josias, roi de Juda, Jer 46,2 Cark?is ?ait probablement le Cercnsium, Circesium, ou Circessum des] Cr?s, ?mi-chemin d'Antioche ?S?eu-cie, aujourd'hui appel?Karkisia; selon d'autres (Paulus) ce serait la ville appel? par les Syriens P?ath-Ma?an, ou M?s?e, la capitale du gouvernement de Ras-sora. Diocl?ien en fit un des boulevards de l'empire romain. CARMEL1°) Cha?e de montagnes entre Aser et Issacar, Jos 19,26, qui s'?end le long du rivage sur une distance de 30 kilom., avant que de faire saillie dans la mer et d'y former un promontoire; la beaut? et la fertilit?de ces montagnes leur ont fait donner le nom de Carmel, qui signifie vigne de Dieu. Le Carmel est ?ev?de 1000 m?res au-dessus de la mer; il est plus haut au nord-est qu'au sud-ouest; les eaux y sont abondantes, l'air y est sain, toute esp?e de culture y prosp?e; les p?urages sont encore aujourd'hui couverts de fleurs odorif?antes dont on fait une esp?e de th? dans la r?ion sup?ieure croissent des pins et des ch?es, plus bas des oliviers et des lauriers. (Isa 35, 2 Du sommet, on jouit d'une vue magnifique et fort ?endue sur les c?es et la M?iterran?; le pays environnant est frais et verdoyant; au pied de la montagne coule vers le nord le torrent de Ki-son. Le c?? occidental est remarquable par un grand nombre de cavernes spacieuses, qui peut-?re furent habit?s jadis par les Canan?ns, et qui plus tard l'ont ??par des solitaires; elles servaient aussi de lieux de refuge et de places de s?et? Am 9,3 Le s?our d'Elie sur le Carmel est bien connu; on se rappelle sa lutte avec le roi Achab et avec les pr?res de Baal, lorsque seul il put faire descendre le feu du ciel sur les holocaustes qu'il avait pr?ar?, 1Roi 18 on se rappelle les trois cinquantaines d'Achazia, dont les deux premi?es furent foudroy?s pour avoir parl?au proph?e avec un ton inconvenant vis-?vis d'un envoy?du Seigneur, 2Roi 1 Elis? fit aussi du Carmel sa demeure, apr? que son ma?re eut ??enlev?au ciel, 2Roi 2,25 4,23 On montre encore la grotte o? Elie doit avoir enseign?les myst?es de la proph?ie; ?idemment taill? de main d'homme dans le roc le plus dur, c'est, dit Lamartine, une salle d'une prodigieuse ??ation; elle n'a d'autre vue que la mer sans bornes, et l'on n'y entend d'autre bruit que celui des flots qui se brisent continuellement contre l'ar?e du cap. Sur le sommet le plus aigu du cap du Carmel, se trouve maintenant un beau monast?e, tout construit ?neuf, tout ?louissant de blancheur, et bien plus confortable que les cavernes des proph?es. — Isa?, 33,9 10, Amos, 1,2, iNahum, 1,4 et J??ie, 50,19, annoncent la d?olation de cette montagne et son r?ablissement futur. 2°) Le Carmel de Juda, Jos 15, 55, ville situ? sur une montagne calcaire du m?e nom, riche en p?urages, au sud-ouest de la vall? d'H?ron; c'est l?que demeurait Nabal, mari d'Abiga?, 1Sam 23,5, et que Saul, au retour de son exp?ition contre Hamalec, ?igea un arc de triomphe, 1Sam 15,12 Les Romains y avaient une garnison du temps de saint J??e; les crois? trouv?ent encore cette ville, et le voyageur Seetzeri raconte qu'on lui a montr? sur les bords de la mer Morte, une montagne nomm? El Carmel, sur ou pr? de laquelle cette ville doit avoir exist? CARPUSou Carpe, disciple de saint Paul, demeurant ?Troas, dont les Grecs ont fait l'un des soixante-et-dix disciples, ?ang?iste de leur pays, et enfin presbytre de B??. Paul, passant ?Troas, avait laiss?chez lui un manteau de voyage, quelques livres et des parchemins, qu'il redemanda plus tard avec instance, 2Tim 4,13 Le verset 21 nous montre que l'hiver ?ait proche, et que Timoth? devait retourner ?Rome avant cette ?oque; l'on comprend que Paul en prison sent? le besoin d'avoir quelques v?ements plus chauds, et ce d?ail prouve ?la fois la pauvret?de Paul et son peu de pr?entions ?l'endroit des mac?ations inutiles; il n'est pas n?ligent pour les choses ext?ieures de la vie, et il ne vise pas ?rendre sa situation plus p?ible afin de pouvoir s'en glorifier. Quant aux livres qu'il r?lame, et surtout quant aux parchemins, on se demande quels ils ?aient: c'est sur parchemin qu'on ?rivait les livres importants, et l'on pense que c'?ait le Code de l'Ancien Testament; cependant il serait au moins singulier que Paul e? laiss?quelque part sa Bible comme un bagage embarrassant; quelques auteurs ont en cons?uence suppos?qu'il s'agissait de copies de lettres; d'autres enfin (Steiger) que c'?aient des papiers importants dont l'ap?re avait besoin pour son proc?. CARQUOISv. Fl?hes. CARTES de g?graphie. La premi?e trace que l'on trouve, soit dans l'histoire profane, soit dans l'histoire sacr?, des cartes g?graphiques, est dans ces mots de Josu?18,8 9: ''Ces hommes-l?donc s'en all?ent, et pass?ent par le pays, et en firent une ligure dans un livre Ou rouleau) selon les villes, en sept parties.'' CASIPHIAEsd 8,17, ville ou contr? du royaume de Perse, dans laquelle se trouvaient, un assez grand nombre de l?ites, d'autres exil? juifs, et de N?hi-niens. Il faut la chercher pr? des montagnes caspiennes, au nord-est de la M?ie. CASSELa casse mentionn?, Exo 30, 24 Psa 45, 8 Eze 27,19, porte en h?reu diff?ents noms. C'est l'?orce d'une plante aromatique que Mo?e fait entrer dans la composition de l'huile sainte, et qui devait servir ?la cons?ration des vases du tabernacle. On en compte trois esp?es, qui croissent toutes en Orient sans culture, et qui ont quelques rapports avec la canelle, quoique plus fonc?s, moins odorantes, et d'un go? moins agr?ble. Longtemps les naturalistes ont cru qu'il fallait chercher la vraie casse dans le Laurus cassia de Linn?, qui cro? aux Indes et au Malabar, mais des travaux plus modernes ont d?ontr?que cette esp?e de Laurus cassia n'?ait autre que l'esp?e ou primitive, ou d????, du Cinnamomurn zeylanicum; d'o?il r?ulterait que la casse ne serait autre chose en effet. qu'une esp?e de canelle. Les anciens en faisaient grand usage; Pline, H?odote, Th?phraste, Virgile, Perse, Diodore de Sicile, et d'autres auteurs en parlent comme d'un parfum des Indes tr? estim?des Romains et des Grecs. CASTOR ET POLLUXou les Dioscu-res, fils mythologiques de Jupiter et de j L?a, s'?aient, dit la fable, rendus si recommandables par leur valeur, et surtout par la guerre d'extermination qu'ils firent aux ?umeurs de mer et aux pirates, qu'ils m?it?ent les honneurs divins, et furent choisis par les navigateurs comme leurs patrons et les protecteurs des vaisseaux. Ils eurent une place dans les G?eaux du firmament, et des autels sur les rivages des mers; u.Th?crite, 22, 17 Horace, Od.I. 3,2 IV. 87,31 Ovide, etc. Les feux errants que les matelots aper-cevaient parfois pendant la temp?e, leur ?aient comme des messagers de Castor et Pollux, et le pr?age d'une prochaine d?ivrance; et jusqu'?nos jours la m?e superstition s'est encore propag?, m?e jusque sur les vaisseaux chr?iens ou turcs de la M?iterran?. Le vaisseau que saint Paul prit ?Malte pour se rendre en Italie, avait pour enseigne les Dioscures, soit que ces figures fussent peintes ou grav?s sur la proue, soit pour d'autres motifs ?nous inconnus. CATHECUMENELe cat?chisme Formation des cat?um?es) Dans cet auditoire il convient de distinguer une cat?orie ? laquelle Orig?e s'adresse assez souvent d'une mani?e sp?iale: les cat?hum?es. La pr?ication qu'ils entendaient dans ces assembl?s leur servait de cat?hisme. La Tradition apostolique pr?oit que cette instruction durera normalement trois ans. CATHOLIQUEAdjectif. Terme grec (Katholicos) qui signifie: ‘universel’, mondial. Cet adjectif a ??attribu?aux lettres de Jacques, Pierre, Jean et Jude, parce qu'elles ?aient adress?s, non pas ? une ?lise particuli?e, mais ?toute la communaut?chr?ienne. La lettre aux Romains, par exemple, n'est pas catholique, par le fait m?e qu'elle est adress? ?une ?lise en particulier. Le credo originel affirme: "Je crois en la sainte Eglise catholique (universelle). En effet l'Eglise de notre Seigneur est universelle et ne peut ?re divis?. "Des ?es moins form?s ?l'?ude des divines Ecritures peuvent ?re si dangereusement ?ranl?s qu'elles risquent de quitter la foi catholique, car elles ne comprennent pas leurs intentions subreptices". - Orig?e Hom?ies su Josu?/p> Les Eglises Catholiques, romaine, Orthodoxe, ou Anglicanes n’?aient donc chacune ?l’origine, qu’une branche de l’Eglise Catholique (l’Orient, l’Est, l’Angleterre). Le simple fait qu’une branche se soit d?ach? de l’Eglise universelle t?oigne d’une simple r?lit? c’est qu’elle n’est plus universelle. Si vous ?es choqu?par certains des agissements d’une de ces Eglises, sachez que ce n’est pas l’Eglise Catholique qui est en cause, mais l’Eglise en question, et cette Eglise seule. Par exemple, l’Eglise Orthodoxe accuse l’Eglise Catholiques romaine d’idol^trie (statues) pendant que l’Eglise Rome accuse les Catholiques Orthoxes d’iconolatrie. Merci Seigneur J?us CAVALIER"C'est pr?is?ent pour cela qu'est n?le Seigneur, dont Jacob pr?igurait la naissance et au sujet duquel Jean dit dans la R??ation: ‘’Il sortit en vainqueur et pour vaincre". - Ir?? HE L4 CAVERNESLes rochers des montagnes calcaires ou crayeuses de la Palestine, principalement ceux du mont Car-mel cf., de la Trachonite, de la Galil?, de la i?tan?, et des contr?s voisines de l'idum?, renfermaient un nombre consid?able de cavernes, grandes, seches et commodes, qui pouvaient servir soit de retraite ?l'ermite solitaire, soit de refuge ?des populations de brigands ou d'opprim?; cf. Jug 20,47Tavernier en a vu une qui pouvait contenir jusqu'?3,000 chevaux, et Pococke, 11,61, une autre dans laquelle 30,000 hommes ont pu s'abriter; v. Hadullam. Elles furent peut-?re les premi?es habitations des hommes; on y voit les Troglodytes renferm? par peuplades, et l'Ancien Testament nous parle des Horiens comme habitant les cavernes; cf. Job 30, 6 Quant aux Hanakins et aux R?ha?s, on pr?ume que c'?ait aussi l?leur demeure, mais l'on n'a rien de positif ?ce sujet; v. ces articles. A l'?oque de la conqu?e, et plus tard, les cavernes sont signal?s comme des esp?es d'abris ou de forteresses, Jos 10,16 Jug 6,24 5, 820, 47 1Sam 13,6 22, 1 Eze 33,27 (Isa 42,22, comme ermitages pour les anachor?es, comme auberges pour les voyageurs, comme repaires pour les brigands, comme ?ables pour les agriculteurs et pour les bergers des montagnes; C'est ce qui explique pourquoi la tradition a voulu faire une caverne de l'?able dans laquelle naquit notre Sauveur, Luc 2,7) Elles servaient enlin de tombeaux cf. Bien qu'elles fussent assez spacieuses, on avait l'habitude d'en r?ulariser la forme afin de les rendre plus commodes, lorsqu'on se proposait de s'y ?ablir pour un certain temps; et plusieurs de ces grottes que l'on trouve encore maintenant, ont ?idemment ??travaill?s par la main de l'homme, taill?s dans le roc, agrandies et embellies pour son usage. CECITEmaladie beaucoup plus commune dans l'Orient que chez nous. Elle est produite soit par un sable tr? fin que l'ardente chaleur du soleil pulv?ise d'une mani?e extraordinaire, et que le vent chasse dans les yeux, soit surtout par le contraste habituel et journalier de la temp?ature br?ante du jour, avec le froid glac?des nuits, de la forte ?aporation de la journ?, et de la ros? qui tombe au soir et vers le matin, sur ceux qui viennent imprudemment pour jouir d'un peu d'air, se reposer la nuit sur les toits de leurs habitations; v. Voyages de Volney 1,4 86 Ce voyageur assure que l'on peut compter 20 aveugles sur 100 hommes; un autre a calcul?qu'il se trouve au Caire plus de 4,000 aveugles. Ces cas sont plus rares en Syrie, ? l'exception des c?es, et cependant l'Ecriture nous parle fr?uemment d'hommes afflig? de cette infirmit? soit dans les Evangiles, Mat 9,27 12,22 20, 3021, 14, Jean S. 3, o?nous les voyons presque toujours dans une position ext?ieure bien malheureuse, soit dans la loi mosa?ue, Lev 49,4 4 Deu 27,4 8, o? Dieu, dans les pr?eptes qu'il donne ?leur ?ard, se montre comme toujours, le Dieu de l'infortune, la providence du malheur. La c?it?se d?eloppe le plus souvent ?la suite de maladies peu graves, mais qui ont ??n?lig?s dans le principe; ce n'est d'abord qu'un mal, un picotement des yeux, que de simples applications d'eau fra?he, commenc?s ?temps, pourraient le plus souvent faire dispara?re; mais gr?es ?l'id? mahom?ane d'un fatalisme auquel rien ne peut ?happer, ces populations m?risent les pr?autions, et ne font rien pour d?ourner les f?heuses cons?uences dont est menac? leur incurie; l'aveuglement de l'esprit produit celui du corps, et la folle erreur se punit elle-m?e. Cette maladie est souvent aussi le simple effet de la vieillese, 1Sam 4,4 5 cf. 3,2 1Roi 4 4,4 Gen 27,4 L'aveuglement soudain dont furent frapp? les Sodomites cherchant la porte de Lot pour en faire sortir les deux ?rangers, Gen 49,44, peut s'entendre d'un simple ?louissement, de cette confusion dans l'organe de la vue qui est bien souvent la suite et la peine du p?h? Les Syriens qui assi?eaient Samarie, et qui ?aient descendus aupr? d'Elis?, furent ?alement frapp? d'?louissement par le proph?e, et conduits ainsi jusque dans le camp d'Isra?, 2Roi 6,4 8-22 dans le m?e chapitre il est parl?de cet aveuglement naturel ?l'homme p?heur, et qui l'emp?he de voir autour de lui l'arm? du Seigneur, 6,17 Le Nouveau Testament nous mentionne encore la c?it?momentan? de saint Paul, Act 9,9, et celle du mage Bar-J?us, 13,6 On ne peut dire avec certitude de quelle mani?e se manifesta cet aveuglement; un miracle en fut certainement la cause, mais il est possible que l'effet ait ?? naturel, et que cette c?it?ait eu du rapport avec des cas plus ordinaires, qui tiennent tant? ?l'obcur-cissement de la corn? transparente, tant? ?la paralysie de la r?ine, tant? encore ? I'?aississement du cristallin. On peut comparer aussi l'histoire de Tobie, 11, 40, qui ayant perdu la vue par un ?aisissement de la corn? transparente, fut gu?i par une application de foie de poisson. Les anciens attribuaient en effet au foie de poisson, et surtout au foie du cal-lionymus et du silurus, la propri??de gu?ir les maladies des yeux, et m?e la c?it? maintenant encore, en quelques pays on se sert du m?e rem?e comme d'une pommade excellente pour ce genre de maux. Notre Seigneur s'est toujours born? ?toucher de ses mains les yeux des aveugles qu'on lui pr?entait; une seule fois il les a mouill? de sa salive, Mar 8,25 Jean 9,1 Mat 9,29 20, 34 v. Salive. Il est parl?dans l'Ecriture d'une autre esp?e d'aveuglement plus dangereux encore que celui du corps, celui du cœur. L'endurcissement des Juifs leur est plus d'une fois reproch?sous cette figure, et le proph?e Isa? avait m?e annonc?qu'en suite de son aveuglement volontaire et prolong? ce peuple malheureux deviendrait tellement la victime de ses p?h?, qu'alors m?e qu'il voudrait enfin ouvrir les yeux pour voir, il ne le pourrait plus, (Isa 6,10 et ailleurs. C'est dans le m?e sens que les proph?es pr?isent aussi la gu?ison des aveugles, comme un des caract?es principaux et b?is qui accompagneront la venue du Christ sur la terre, (Isa 29,18 35, 5 42, 16 cf. Mat 11,5 C'est qu'en effet la lumi?e de la nouvelle alliance, plus brillante que celle des proph?es, a pu ouvrir les yeux de ceux qui ne comprenaient pas encore la splendeur divine de l'ancienne ?onomie; les nations et les gentils ont cru ? salut. CEDREle plus c??re des arbres mentionn? dans l'Ecriture sainte, l'embl?e de la beaut? de la force et de l'immortalit? Jug 9,15 1Roi 562R. 14,9 Esd 3,7Psa 104,16Isa 14,8Ez.27,5 Zac 11, 1, etc. El?ant dans ses grandioses proportions, il est svelte et fort ?ev? 1Roi 4,33 Job 40, 12 (Isa 2, 13 Jer 22,23 Eze 17,22 Am 2,9 Psa 92, 13 Le Liban ?ait sa patrie, mais il para?rait, d'apr? Pline, que l'on en trouvait aussi sur les monts du Taurus et de l'A-manus. Le c?re appartient ?la famille des conif?es; il porte de petites feuilles de 4 ?5 centim?res de longueur, raides, dures, persistantes, et vertes encore au milieu de l'hiver; elles sortent par vingtaines environ, de petites gaines en faisceaux, et contribuent ainsi ?donner au c?re beaucoup de ressemblance avec le m??e Larix) de la m?e famille: les ?amines forment des esp?es de chatons jaunes, de la grosseur du petit doigt, et allong?s; les fleurs femelles, r?nies en chatons ovo?es, d'abord rouge pourpre, deviennent ensuite rouge p?e, puis d'un vert sale, et enfin d'un jaune clair. Les pommes, assez semblables ? celles du pin, sont cependant plus d?icates, plus unies et moins ouvertes; longues de 15 centim., et larges de 12, elles sont solidement attach?s ?l'?orce; leur couleur est un gris brun tr? brillant. Les branches du c?re lanc?s d'espace en espace, et presque perpendiculaires au tronc, sont grandes et ?oign?s les unes des autres; elles diminuent toujours jusqu'au haut, et forment comme une esp?e de roue qui s'??e en pyramide. On en trouve au Jardin des plantes de Paris un bel ?hantillon, qui pourrait ?re le roi des v??aux connus en Europe, mais qui dans son ancienne et patriarcale famille, n'est qu'un jeune et petit sujet, digne ?peine de trois si?les. Le c?re cro? lentement, et pr??e les terrains gras, les lieux froids et les montagnes; il ne porte gu?e de fruit avant l'?e de quarante-cinq ou cinquante ans. Son bois est incorruptible, sauf ?l'humidit? il est beau, solide, sans nœuds1, d'un brun ray?de rouge, et odorif?ant comme toutes les portions de l'arbre, Cant. 4,11 Os. 14,6 cf. Virg. /En. 7,4 3 Par ces divers avantages, il ?ait extr?ement recherch?comme bois de construction, 2Sam 7,2 Jer 22,14 on en faisait les balcons sur les terrasses, et toutes les charpentes un peu d?icates, 1Roi 6,10 7,2 Sop 2,14 Cant. 1,16 3,9, de m?e que les lambris du temple, 1Roi 6,9 18 7,7, ou des palais de J?usalem, I R. 7; Esd 3,7, etc. C'est ? cause de ses mat?iaux que le temple est appel?Liban, Zac 11, I., et le palais de Salomon maison du parc du Liban, 1Roi 7,2 Nous voyons encore de faux dieux et des m?s de vaisseaux faits de ce bois pr?ieux, (Isa 44,14 Eze 27,5 Les c?res tendent ?diminuer de jour en jour sur le mont Liban, et bien qu'il en reste encore au-dessus du village d'E-den, un bouquet de quelques centaines, 360 environ d'apr? une correspondance du Morgenland, ou 300 d'apr? le professeur Schubert, il n'en est qu'un fort petit nombre que leur grosseur puisse permettre de croire contemporains du roi Salomon, 24 d'apr? Rauwolf, 16 d'apr? Maundrell, 15 d'apr? Pococke, 9 d'apr? le voyageur suisse Mayer, 7 d'apr? Lamartine, enfin 5 d'apr? Schubert; on con?it qu'un pareil calcul ne soit pas facile ?faire. Leurs vieux troncs sont souvent d?hir? en trois ou quatre divisions bien marqu?s, dont chacune est ?ale ?la circonf?ence de nos ch?es les plus v??ables. Ils sont en outre lac?? par les innombrables inscriptions des glorieux voyageurs, qui se plaisent ?y graver leurs noms en grosses majuscules sur l'?corce et m?e jusqu'? l'aubier, et qui ne d?irent pas avec moins d'ardeur d'en emporter quelques fragments pour m?oire. Ibrahim Pacha, pour rem?ier ?un abus si f?heux, avait donn?l'ordre aux Maronites inspecteurs de ces montagnes, de veiller ?l'int?re conservation de la petite for? qui subsiste encore, mais il ne para? pas que. les soins de ce ministre aient grande chance de succ?, et l'un des gardes forestiers s'est permis de d?acher lui-m?e pour l'offrir ?M. Schubert, un rameau de ces jeunes c?res. Chaque ann?, au mois de juin, les populations de Reschiera? d'Eden, de Ka-nobin, et de tous les villages des vall?s voisines, montent aux c?res, et font c??rer une messe ?leurs pieds Lamartine, Schubert et le Morgenland de 1840 CEDRONtorrent dont le nom h?reu rappelle ces ''torrents qui coulent noirs sans glace'', Job 6,16 Quelque rapport qu'il ait avec le mot fran?is c?re, et quoiqu'on ait voulu faire d?iver son nom d'une certaine quantit?de c?res qui auraient ??plant? jadis sur son rivage, le rapport n'est qu'accidentel, et le fait n'est pas prouv? Le C?ron coule ?l'est de J?usalem, entre la ville et le mont des Oliviers: son lit peu large, mais profond, est creus?dans une vall? du m?e nom; apr? un cours tortueux de 30 ?40 ki-lom., il se jette dans la mer Morte. C'est en hiver et par les temps d'orage que le C?ron coule avec le plus d'imp?uosit? ses vagues vont alors jusqu'?d?order; mais dans la saison s?he, il n'est pas rare de voir ses eaux presque enti?ement taries, et son lit servir de route aux voyageurs. Le roi David et notre Sauveur l'ont travers? tous les deux afflig?, tous les deux ?rouv?, l'un fuyantla r?olte de son fils, l'autre sous la col?e et la mal?iction paternelle, l'un et l'autre injuste-ment accus?, l'un et l'autre accompagn? d'un petit nombre d'amis fid?es, et refusant de se d?endre ou de se venger, quoiqu'ils eussent pu d'un mot se cr?r des l?ions, l'un de soldats, et l'autre d'anges, 2Sam 15, 23 Jean 18,1 — La vall? du C?ron ?ait, surtout dans sa partie m?idionale, comme la voirie de J?usalem; on y jetait les entrailles des victimes ?org?s dans le temple; et les rois Asa, Ez?hias et J?ias y ont br??les abominations et les idoles qui avaient servi au culte des Juifs pr?aricateurs, 1Roi 1o, 13 2Roi 23,4 6 122Chr 29,16 Les ?o?s de la ville s'y d?harg?ent dans les temps post?ieurs. CEINTUREl'une des parties du v?ement ?laquelle les H?reux, et en g??al les Orientaux, attachaient la plus grande importance, soit comme ornement, soit aussi pour son utilit? Jamais ils n'en portaient dans leurs maisons, et ils ne s'en servaient, lorsqu'ils sortaient, que pour travailler ou pour faire une course un peu longue, afin de retenir les pans de leur tunique flottante, et de n'?re pas entrav? dans leurs mouvements par les replis mobiles de cette robe en-tr'ouverte: c'est ainsi que voulant laver les pieds de ses disciples, notre Sauveur se ceignit d'un linge, Jean 13,4 S. Les soldats aussi se ceignaient pour la bataille, et David s'?rie, Psa 18,39: ''Tu m'as ceint de force pour le combat'', cf. Pro 31,47 — En suite de leur valeur, les ceintures ?aient fr?uemment offertes en pr?ents, 2Sam 18,11, et jouaient un certain r?e dans le commerce des ob-jets de luxe et de toilette, Pro 31, 24 Elles ?aient communes aux hommes et aux femmes, un peu plus fines pour ces derni?es, mais variaient beaucoup dans leur forme et dans leur tissu, suivant la richesse et la condition des personnes: pour les pauvres elles ?aient simplement de cuir, et fort larges, de pr? d'un demi-pied, 2Roi 1,8 Mat 3,4 Mar 1,6; pour les riches, elles ?aient de fin lin, Jer 13,1, de coton, Ez?h. 16,10, et quelquefois de soie, larges seulement de quatre doigts, et pr?ieusement orn?s d'or et de pierreries, Dan 10,5, surtout les ceintures de femmes, qui sont compt?s au nombre des plus beaux objets de la toilette f?inine, (Isa 3,20 24 Les hommes portaient ordinairement la ceinture ?la hauteur des reins, 1Roi 2,5 18,46 Jer 13,11 Rev 1,13 13,6; les pr?res la portaient volontiers plus haut, sur la poitrine, et les femmes un peu plus bas et moins serr?, sur les hanches, comme cela se voit encore en Orient. La ceinture des pr?res avait un nom particulier, et s'attachait par-devant de mani?e que ses deux extr?it? tombaient presque ?terre. C'est ?la ceinture que les anciens attachaient, comme on le fait encore de nos jours, leur ??, Jug 3,16 2Sam 20, 8 etc., en sorte qu'une ceinture ferme et solide pouvait ?re regard? comme faisant partie de l'?uipement militaire, (Isa 5, 27 On y portait encore les mat?iaux n?essaires pour ?rire, Eze 9,2, et de l'argent, Mat 10, 9 Mar 6,8, cf. 2Sam 18,11 Remettre ?quelqu'un sa ceinture ?ait ?la fois une marque de confiance et d'amiti? 1Sam 18,4; c'?ait aussi le symbole de l'entr? en charge d'un fonctionnaire militaire ou civil, Es.22,21 (Sebna remplac?par Eliakim. Nos traductions fran?ises, dans plusieurs des passages que nous avons cit?, ont traduit le mot h?reu par baudrier au lieu de ceinture, se conformant ?l'usage de notre langue, et au sens de la phrase, qui indiquait en effet un baudrier militaire; il faut observer seulement que ce baudrier n'?ait autre chose qu'une ceinture, et qu'il s'attachait autour des reins au lieu de pendre ? l'?aule. CELIBAT"Mieux vaut la virginit?avec la vertu; car sa m?oire est immortelle, elle est connue et de Dieu et des hommes. Pr?ente, on l'imite; absente, on la regrette; dans tous les si?les, elle marche couronn? et triomphante: car elle a remport?le prix des chastes luttes". Sag 4,1-2 CENCHREEport de Corinthe, assez ?oign?de cette ville, dont il ?ait comme un faubourg. C'est l?que saint Paul, avant de s'embarquer pour J?usalem, se fit couper les cheveux ?cause d'un vœu qu'il avait fait, Act 18,18 La diaconesse Phœ-b?qui figure en t?e des personnes que saint Paul fait saluer ?Rome, appartenait ?l'?lise de cette petite ville, Rom 16,1 CENDRES''Je ne suis que poussi?e et que cendres,'' dit Abraham, Gen 18,27, pour exprimer le sentiment qu'il a de son n?nt, cf. Job 34,13 S'asseoir sur la cendre ?ait une marque de deuil et de re-pentance, Jon. 3,6 2Sam 13,19 Psa 102,9 Lam 3,16 Dieu menace de faire tomber des cendres au lieu de pluie sur les terres d'Isra?, si son peuple est infid?e aux lois qu'il lui a donn?s, Deu 28,24 A c??de ces diverses significations qui toutes ont un caract?e de douleur et d'affliction, la cendre avait encore une signification symbolique tir? des propri?? purifiantes dont elle jouit; on composait une esp?e d'eau lustrale avec les cendres de la vache rousse qu'on immolait dans le grand jour des expiations, Nom 19,17 cf. B?. 9,13 v. Deuil et Purifications. CENERepas institu?par notre Sauveur, en souvenir de sa mort; simple institution de J?us, qui est devenue l'acte principal d'un culte redescendu jusqu'?la plus flagrante des idol?ries ! Pour revenir ?son ?ablissement primitif, il faut recourir ?l'Evangile de saint Jean, 13,1 sq. et ?l Cor. 11, 23 Le sujet a depuis trop longtemps perdu sa fra?heur, et avec elle sa simplicit? pour que nous puissions facilement invoquer ici l'impression d'une premi?e lecture. Et cependant c'est ce qu'il faudrait avant tout. Il serait m?e convenable d'user, ici comme en tant d'autres questions, des termes les plus simples que comporte le sujet, et de quitter des expressions tir?s des langues ?rang?es, pour nous servir des termes plus clairs de notre langue habituelle. C?e signifie souper, repas: lisez l'institution elle-m?e, et vous y retrouverez un souper, un repas, celui que tous les Juifs faisaient et avaient fait depuis des si?les pour c??rer la P?ue, — tandis que le mot de C?e, et bien plus encore celui d'Eucharistie, r?eillent des id?s, ou vagues ou fausses, qui peuvent ?re venues apr? coup, et qui permettent de parler de ''myst?es, ''et de ''terribles myst?es >¦, puis d'une saintet?extraordinaire des pr?res qui doivent les c??rer, et de cent autres superstitions semblables. Notre Sauveur, en instituant cette c??onie qui n'est nulle part, non plus que le bapt?e, appel? un sacrement, semble avoir us?de cette largeur divine, de cette absence de pr?ision, qui ne diff?e de la n?ligence qu'en ce qu'elle a ??volontaire, et qu'elle para? avoir eu pour but de laisser, dans certaines bornes, les esprits divers envisager l'institution sous diverses faces. C'est le caract?e constant du langage et l'action de Dieu dans les choses de ce genre. Cependant il doit y avoir dans cette institution une v?it? fondamentale, et selon nous la voici: Comme un ap?re nous dit plus tard que, soit que nous mangions, soit que nous buvions, nous devons tout faire ?la gloire du Seigneur, 4 Cor. 10, 31, ainsi, depuis la mort expiatoire de J?us, ses disciples ne devaient plus perdre de vue ce grand sacrifice: tout devait le leur rappeler; et toutes les fois en particulier qu'ils prendraient leur repas, qu'ils rompraient le pain, ou qu'ils boiraient ?la coupe comme ils le faisaient en ce mo-ment, ils devaient se souvenir de la mort que le R?empteur avait subie, et l'annoncer jusqu'?ce qu'il rev?t, Luc 22, 19 Sans doute la C?e prit, d? les premiers moments de la pratique, une forme un peu diff?ente, mais ce fait n'est pas en contradiction avec l'institution telle que nous venons de la d?inir. Les d?eloppements ou les modifications que les ap?res ont pu apporter ?une institution du Christ, ont d'apr? les propres paroles du Seigneur, autant d'autorit?que les siennes m?es. N'a-t-on pas vu d?? sous l'ancienne alliance, une foule de lois donn?s par le Seigneur, subir au bout d'un temps plus ou moins long, des modifications, quelques-unes assez importantes sans doute provoqu?s par l'Esprit m?e de Dieu, mais qui ne se pr?entent que comme des faits, ou comme les id?s du peuple, d'un roi, ou d'un proph?e, auxquelles Dieu donne apr? coup son approbation et le sceau d'une institution divine P II y aurait une foule d'exemples ?citer ici; nous n'all?uerons que les modifications consid?ables que subirent n?essairement, soit le culte depuis l'?ection d'un temple, soit plusieurs lois civiles depuis l'?ablissement de la royaut? Disons encore le fait singulier que, sous Mo?e et en la pr?ence de Mo?e, le peuple entier des Isra?ites reste 38 ans sans donner ? ses enfants cette cir-concision qui lui ?ait si positivement command? Jos 8,5! Or ne serait-il pas permis de penser que J?us ayant donn?la r?le g??ale et fondamentale, les ap?res charg? de l'application, et les fid?es qui voulaient y participer, se sentirent press?, dans le cas dont il s'agit, de se r?nir entre eux seuls, pour prendre en paix et sans obstacles ce repas comm?oratoire, et pour pouvoir c??rer sans trouble le bienfait de leur r?emption? Le pouvaient-ils toujours dans leur repas ordinaire ? Un mari chr?ien avec une femme pa?nne, ou l'inverse; des enfants ou des parents, les uns convertis, les autres non, n'auraient-ils pas ??mille fois emp?h? de prendre leur repas de la mani?e que J?us avait indiqu? c'est-?dire de prendre le repas du Seigneur ? Us se r?nirent donc ?cet effet; et diff?ents endroits du livre des Actes nous le prouvent jusqu'?l'?idence. Les ap?res allaient de maison en maison rompant le pain, tous les jours, 2,46 Les Corinthiens de m?e faisaient un repas commun, et saint Paul ne bl?e pas chez eux ce fait, mais uniquement la mani?e dont il se passait, en leur disant que s'ils se r?nissaient uniquement pour manger, ils pouvaient le faire chez eux, tandis qu'ici c'?ait le repas du Seigneur, — mais un repas, 1Cor 11, 20-22 De l?les agapes ou repas de charit? Peut-?re aussi la modification apostolique eut-elle pour motif notre l??et?naturelle et ce besoin que l'homme, m?e le plus pieux, ?rouve d'?re rappel?au s?ieux par une c??onie rare et imposante. Sans doute, la C?e modifi? de bonne heure par des raisons du genre de celles qu'on vient d'indiquer, n'est plus qu'un semblant de repas: mais cela suffit, l'id? est conserv?. Seulement il faut que cette id? primitive ne soit jamais perdue de vue, afin qu'on ne tombe pas dans les diverses superstitions, parfois bien grossi?es,qu'a enfant?s une interpr?ation litt?ale, mat?ielle de l'institution du Sauveur. Ce principe est le seul qui unisse, et qui s?are d?ent le symbole et son objet. On a vu,?'article Bapt?e, combien les symboles ?aient naturels et parlants; on a vu en m?e temps qu'il ne fallait pas les confondre avec l'objet m?e qu'ils repr?entent. La C?e n'a par elle-m?e aucune vertu intrins?ue: elle a une profonde r?lit??cause de la foi qu'elle nourrit et qu'elle ranime; par contre elle peut aussi tr? bien produire des effets factices et trompeurs, ?cause des id?s dont l'imagination ou la superstition l'ont entour?; voil? la messe. Les mots de Jean, 6,48-58, n'ont aucun rapport ?cette c??onie. J?us lui-m?e, apr? avoir parl?de manger sa chair, et de boire son sang, ajoute que ''ses paroles sont esprit et vie'', et que ''la chair ne sert de rien'', 6,63 La communion indigne, 1Cor 11, 27 29, consiste simplement ?se rendre ?cette c??onie en en oubliant le but, ou en y apportant de mauvaises dispositions, de bravade ou d'hypocrisie. Celui qui y re?it sa condamnation serait d??condamn?sans cela. Disons enfin que c'est bien ?tort qu'on applique g??alement ? la seule c?e le commandement que Dieu nous donne de laisser l? noire offrande quand nous avons quelque chose contre notre fr?e, ou plut? ''quand il a quelque chose contre nous,'' et que nous n'avons pas fait notre possible pour l'apaiser, Mat 5, 23 24 Il s'agit l?de tout acte de culte quelconque, lecture, pr?ication, chant, pri?e m?e et autres. La c?e n'est ni notre offrande, ni une offrande ou un sacrifice; elle en est simplement la comm?oration. ''Non que Christ s'offre plusieurs fois lui-m?e; mais ayant ??offert une seule fois pour ?er les p?h?,'' etc. Heb 9,25-28; cf. 10, 10: ''l'oblation qui a ??faite une seule fois du corps de Christ.'' — v. encore les art. Coupe, et P?ues. CENSou Capitation, imp? d'un demi-sicle (1 fr. 65 c.) que chaque Isra?ite devait payer en passant par le d?ombrement. Exo 30, 13 Quelques-uns pensent que c'?ait un imp? annuel, d'autres que chaque Isra?ite le payait une fois dans sa vie, pour ''faire le rachat de leurs personnes;'' d'autres croient qu'on n'?ait tenu de le payer qu'aux ?oques de d?ombrement, et que ce fut pour y avoir manqu?que David vit son peuple atteint de mortalit? d'autres enfin croient que cet imp? fut ordonn??Mo?e, par extraordinaire, et qu'il devait ?re d?r??de nouveau ?des ?oques ind?ermin?s, sans avoir ??jamais un imp? r?ulier. Le revenu de cet imp? ?ait affect?au service du temple.—Au retour de la captivit? un imp? annuel d'un tiers de sicle fut ?abli pour les frais du culte. Neh 10, 32— Apr? la ruine du temple de J?usalem, les Romains oblig?ent les Juifs ?payer un demi-sicle par t?e pour l'entretien du temple de Jupiter Capitolinus. CENT (cf. fichier externe)
CEPHAS v. PierreCERCUEILLes Egyptiens et les H?reux s'en servaient m?e lorsqu'ils embaumaient leurs morts. Les cercueils ?aient proportionn? ?la taille du d?unt, ?sa qualit? et au prix que l'on voulait y mettre. Quelquefois le dessus du cercueil indiquait le nom et les titres de la personne qui y ?ait renferm?, et si c'?ait un homme ou une femme, etc. Des figures, des peintures ou d'aulres ornements accompagnaient les couvercles du cercueil des grands personnages. — v. S?ulcres. CERFanimal que les H?reux d?ignaient ordinairement sous les noms de ayal, ayalah, ay?eth, sans en distinguer, comme nous, les diff?entes esp?es et familles; c'est ainsi que les antilopes et les gazelles ?aient probablement comprises sous le m?e nom g??al, quoique la gazelle, cf., e? aussi le nom particulier de Tsebi. Le cerf est tr? connu; il se rencontre jusque dans les for?s de l'Asie m?idionale. Les H?reux le comptaient au nombre des animaux purs, de m?e que le daim, Deu 12,15 14, S. 1Roi 4,23 La course rapide de ce gracieux animal, Gen 49,21, est souvent c??r? par les po?es sacr?. Psa 18,34 2Sam 22,34 Cant. 2,9 17 8,14 (Isa 35, 6, cf. Virg. JEn. 6,802 CERVOISEboisson dont le nom se trouve toujours joint ?celui du vin. Lev 10 9 Nom 6,3 Deu 29,6, Jug 13,4 1Sam 1, 15 Pro 20, 1 31, 4 Un des vœux du Nazar?t ?ait l'abstinence de cette boisson comme de toute autre boisson ferment?. On ne sait pas exactement ce qu'?ait la cervoise, probablement une esp?e de vin falsifi?dont les anciens fabriquaient diverses sortes; Pline parle (14,19) de vin d'orge, et d'un vin de dattes que l'on pr?arait dans tout l'Orient, en laissant infuser quelque temps des dattes dans une quantit?d'eau suffisante, et en les pressant ensuite comme des raisins dans la cuve; cette boisson ne para? pas cependant avoir ??tr? saine; elle causait d'assez fr?uents maux de t?e. Les Talmudistes mentionnent encore un vin de miel dont le mode de fabrication est inconnu. C'est entre le vin d'orge et le vin de dattes qu'il faut probablement opter pour trouver la cervoise. Saint J??e qui parle des diverses boissons que nous venons de nommer, ne se prononce pour aucune, et d?init en g??al la cervoise Sicera) toute boisson enivrante. Le passage (Isa 5, 22 doit se traduire: ''Malheur ?ceux qui sont... vaillants ?m?er la cervoise !'' La question est de savoir si le proph?e a voulu dire mettre de l'eau dans la cervoise, ou l'assaisonner d'?ices fortes et savoureuses, de myrrhe, etc.; le nexe de la phrase favoriserait cette derni?e explication (Winer, Gesenius,); mais on sait aussi que les Orientaux avaient cou-tume de m?er d'eau leurs boissons fortes pour les rendre plus douces, plus agr?bles, et plus appropri?s ?leurs besoins. CESARNom commun aux empereurs de Rome, et un de leurs titres depuis Jules C?ar jusqu'?la ruine de l'empire romain; c'est probablement le m?e mot que le Czar des Russes, et le Kaiser des Allemands. Quoique l'Ecriture sainte mentionne quelquefois les empereurs sous leur propre nom, elle les appelle plut? et g??alement C?ars, parce que ce qu'elle en dit se rapporte aux empereurs comme tels, plut? qu'aux individus: ainsi dans Mat 22,21,”Rendez ?C?ar ce qui est ?C?ar,'' il s'agit de Tib?e; Act 25, 11, lorsque Paul en appela ?C?ar, il s'agit de N?on; les ordonnances de C?ar de Act 17,7 se rapportent ?Claude. Ce dernier empereur est nomm?de son nom Act 11, 28 Auguste, Luc, 2,1 et Tib?e, Luc. 3,1 N?on n'est jamais nomm?directement. — v. ces diff?ents articles. CESAREEIl y avait deux villes de ce nom en Palestine, 1°) La premi?e, qu'on appelait simplement C?ar?, ou aussi C?ar? de Palestine, ?ait situ? au bord de la M?iterran?, non loin du promontoire du mont Carmel. Primitivement connue sous le nom de Tour de Straton, elle fut nomm? C?ar? par H?ode le Grand, qui retendit consid?ablement en l'honneur d'Auguste, l'embellit, lui donna ? grands frais un port s?, et la fortifia pour se»prot?er contre les Juifs qu'il gouvernait. Un certain nombre de Juifs s'y ?aient ?ablis, qui vivaient en dissensions continuelles avec les Grecs et les Syriens qui s'y trouvaient. Les Romains en firent, avant la destruction de J?usalem, la r?idence du gouverneur de la Palestine, qui montait ?J?usalem lors des f?es solennelles Ainsi qu'on le voit par la vie de Pilate); c'?ait aussi le pas central de leurs forces militaires dans ce pays, et le si?e principal de l'administration et de la justice. Cette ville n'est plus maintenant, sous le nom de Kaisari? qu'un grand amas de ruines inhabit?s; ses murailles, relev?s par saint Louis pendant sa croisade, sont n?nmoins intactes et bien conserv?s; des sangliers et des chacals seuls en font leur repaire; une source abondante qui se trouve au milieu de la ville, y attire encore quelquefois les troupeaux voisins, qui viennent s'y abreuver d'une distance de pr? de dix kilom?res. Un des chefs de la garnison de C?ar?, Corneille, fut le premier des pa?ns qui fut amen??la connaissance de l'Evangile, Act 10 et 11 Ce fut aussi dans cette ville qu'H?ode Agrippa, petit-fils d'H?ode 1er, se rendit, apr? avoir fait mourir les gardes de la prison d'o?Pierre ?ait sorti miraculeusement, et qu'il fut frapp? de l'ange du Seigneur, pour avoir souffert que les ambassadeurs des Tyriens et des Sidoniens l'appelassent un Dieu, 12, 19-23 Paul aussi v?t plusieurs fois ?C?ar?: poursuivi, peu de temps apr? sa conversion, par les Juifs hell?istes, il fut conduit par les fr?es ?C?ar?, d'o?ils l'envoy?ent ?Tarse, 9,29 30 Au retour de son second voyage de mission, il d?arqua ?C?ar?, se rendant ? J?usalem pour la f?e, 18,22 Enfin il v aborda encore au retour de son dernier voyage; ?J?usalem, il n'?happa ?la fureur des Juifs que par la protection divine, et fut conduit par le tribun romain ?Antipatris, puis ?C?ar? o?il resta deux ans, 23,33 24,27 27,1 Philippe, l'un des sept diacres, ?ait de C?ar? o? il ?ait ?abli, 21 8 2°) C?ar? de Philippe, Mat 16,13 Mar 8,27, ville au pied du Liban, pr? de l'Hermon, non loin des sources du Jourdain, ?une journ? de Sidon, et ?une journ? et demie de Damas. Situ? pr? de la montagne du Panius, consacr? au dieu Pan, elle portait anciennement le nom de Pan?de, et re?t du t?trarque Philippe, en l'honneur de l'empereur, le nom de C?ar?, auquel on ajouta celui de Philippe pour la distinguer de l'autre C?ar?; elle ne tarda pas ?reprendre son ancien nom apr? la mort de celui qu'elle devait c??rer, et l'on voit dans cette circonstance une preuve de plus que les ?rivains sacr? ?aient contemporains de l'?oque dont ils parlent: un auteur post?ieur e? ignor?ou oubli?ce changement de nom. C'est l?que le Seigneur, apr? avoir admir?la foi de la Canan?nne, e? aussi la joie d'entendre Pierre lui r?ondre ce que l'Esprit seul avait pu lui r??er: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant,”Mat 16, Mar 8, Luc 9,. C'est peut-?re encore sur une des sommit? de l'Hermon, et dans le voisinage de cette ville, qu'eut lieu la transfiguration. CHABOR2Roi 17,6 18,111Chr S, 26 Contr? ou, d'apr? une autre construction, fleuve du pays de Gozan. Dans le premier cas, ce seraient peut-?re les alentours des monts Chaboras, plac? par Ptol?? (6,1) entre la M?ie et l'Assyrie; dans l'autre cas, le fleuve Chaboras qui descend de ces monts et se jette dans le Tigre. Peut-?re aussi faut-il l'identifier avec le K?ar de Ez?h. 1,3, qui se jette dans l'Euphrate, v. K?ar. CHACALnom turc et persan d'un animal qui tient une esp?e de milieu entre le renard et le loup; c'est le lupus aureus des Latins, et le loup dor?des Allemands. On le trouve en Perse, en Arm?ie, en Arabie, et jusqu'en Syrie et en Palestine; sa longueur, la queue comprise, est de 1 m?re 25 c; il ressemble par sa forme et par son poil, au renard, avec lequel on le confondrait ais?ent au premier coup-d'œil; sa t?e cependant, fauve comme celle du loup, se rapproche davantage de la t?e du chien de berger; elle est allong?, et compte jusqu'?10 ou 12 centim?res. La queue est ronde, roide, tr?-fournie, et noire ?son extr?it? Les yeux sont grands. Le jour cet animal se tient tranquille dans sa caverne, ou dans son bois; mais la nuit on le voit courir au pillage, et souvent par bandes d'environ 200, jusque dans le voisinage des villes. Il se nourrit de volaille, de charognes d?err?s, et attaque les enfants qui sont sans d?ense. On pr?end que son hurlement nocturne a beaucoup de rapport avec les cris d'un enfant. Au milieu de toute l'obscurit?qui r?ne sur l'histoire naturelle des H?reux, et sur la mani?e dont on doit traduire les noms h?reux d?ignant des animaux sauvages et peu connus, les naturalistes et les th?logiens ont cru devoir entendre le chacal par le mot Yim des passages (Isa 43,22 34,14 Jer 50, 39 que nos versions traduisent par ''les b?es sauvages des ?es ou des d?erts.'' L'animal appel?Thannim ou Thannin, Job 30, 29 Mie. 1,8 (Isa 43,20, et qui se traduit par dragons dans nos Bibles, est peut-?re aussi le chacal, mais c'est tr? incertain; quelques-uns le rendent par ckien sauvage, d'autres par loup, et l'analogie de l'arabe favoriserait cette derni?e traduction. Il y a cependant en Orient une autre esp?e de chien-loup appel?le chien de Syrie, qui ressemble encore plus au renard que le chacal, mais avec le museau moins allong? les pieds plus courts; la peau brune, blanch?re sur le cou; les oreilles courtes, presque blanches en dedans; sa t?e tient de celle du loup; son cri f?oce et plaintif ex-prime la joie et la volupt?plus que la faim. Il serait possible que ce f? l? l'animal dont parlent les auteurs sacr? sous le nom de Thannim; c'est l'opinion d'un savant allemand, Ehrenberg, devant laquelle Winer reste sans oser se d?ide r.
CHAIRLe mot chair se prend dans l'Ecriture sainte dans diff?entes acceptions. Il signifie l'homme, les hommes, l'humanit? Jos 23,14 Gen 6,12 —les ?res vivants et les animaux, Gen 7,15 16; — des relations de parent? Gen 29,1437,27 2Sam 5,1 (1Chr 11, 1 La chair est souvent oppos? ?l'esprit, Gai. 5,16 17 19 24 Dans ces passages elle est repr?ent? comme ayant des app?its ?elle, ses passions, ses volupt?; ses œuvres, ses fruits sont les impuret?, l'orgueil et la haine. Ces questions de psychologie semblent r?olues par la Bible dans un sens presque mat?ialiste. Sans entrer ?cet ?ard dans un examen ?ineux, qui appartient d'ailleurs ?la dogmatique plus qu'?notre travail, nous nous bornerons ?faire remarquer le passage Eph. 2,3, o?saint Paul distingue entre les d?irs de la chair et ceux de l'esprit. Il semble qu'il y ait, Job 19,22 31, 31 cf. Psa 27,2 Jer 19,9 Lam 2,204,10 Eze 5,10, une allusion ?l'ancien cannibalisme, coutume barbare dont le pieux afflig?craint d'?re la victime, et dont les proph?es annoncent que les habitants de J?usalem assi?? par leurs ennemis y seront r?uits, au pas qu'ils d?oreront la chair de leurs propres enfants. — La chair des impudiques est compar? ? celle des ?es, elle est dure comme celle des chevaux, Eze 23,20 Dans Pro 5,11, ce mot a peut-?re une signification plus particuli?e; en parlant des hommes qui commettent le p?h? d'impuret? le Sage'dit que leur chair est consum? par les maladies. Quant ?la chair des animaux, la loi de Mo?e avait sans doute, sous le double pas de vue hygi?ique et moral, d?lar?certaines viandes impures, et d'autres pures et propres ??re mang?s, Lev 11 Les H?reux se nourrissaient volontiers de brebis, (Isa 53,7 Am 6,4; de veaux, 1Sam 28,24 Gen 18,7 Am 6,4 Luc 15, 23 de bœufs, (Isa 22, 13 Pro 15, 17 1Roi 4,23 Mat 22,4; de jeunes ch?res, 1Sam 16,20; de gibier et de volaille, 1Roi 4,23 Le mot h?reu barburim, employ? dans ce dernier passage, signifie selon les uns des chapons, selon d'autres des oies . Cependant les riches seuls faisaient de la viande un usage habituel, 1Roi 4,23 Neh 5,18 Les pauvres n'en mangeaient que les jours de f?e, ou dans des occasions solennelles, Luc 15, 23, ainsi que font encore aujourd'hui les Arabes. L'?aule ?ait la partie la plus recherch?. Les H?reux n'avaient pas le droit de manger des viandes dans lesquelles se trouvait du sang, parce que, dit le l?islateur, l'?e de la b?e est dans son sang, Gen 9,4Lev 3,177,2617, lO.Deu 12,27 cette d?ense semble avoir ??reproduite par les ap?res pour les membres de la nouvelle alliance, Act 4 5, 20 29 Ils ne pouvaient pas toucher non plus ?des viandes qui avaient ??d'abord sacrifi?s ?des idoles, et les jud?-chr?iens continu?ent d'observer cette r?le, mais ils en furent dispens? pour les cas o?ces viandes leur seraient pr?ent?s dans des repas ou ?la boucherie, sans qu'ils en pussent conna?re l'histoire et l'origine; ils ne durent s'en abstenir que lorsque des fr?es faibles leur feraient observer qu'elles avaient servi ?des sacrifices, et cela ?cause de la conscience de leurs fr?es, qui pourrait en ?re bless?, 1Cor 8; 10, 23 Dom Calmet fait observer ?ce sujet qu'en effet ''le royaume de Dieu ne consiste pas dans la nourriture, ni dans le choix des viandes et des boissons,'' Rom 14,171Cor 8,8, et les chr?iens savent qu'?cet ?ard aucune r?le ne leur est impos? de la part de Dieu, mais bien de la part de quelques hommes qui ''se sont r?olt? de la foi, s'adonnant aux esprits s?ucteurs et aux doctrines des d?ons, enseignant des mensonges par hypocrisie, et ayant une conscience caut?is?, d?endant de se marier, commandant de s'abstenir des viandes que Dieu a cr?es pour les fid?es.'' 1 Tim. 4,1-3
"Puis donc que l’Ecriture prend ce mot de chair en plusieurs fa?ns qu’il serait trop long de d?uire, si nous voulons savoir ce que c’est que vivre selon la chair, consid?ons attentivement cet endroit de saint Paul aux Galates, o?il dit: ''Les œuvres de la chair sont ais?s ?conna?re, comme l’adult?e, la fornication, l’impuret? l’impudicit? l’idol?rie, les empoisonnements, les inimiti? , les contentions , les jalousies, les animosit?, les dissensions, les h??ies, les envies, l’ivrognerie, les d?auches, et autres semblables dont je vous ai dit et vous dis encore que ceux qui commettent ces crimes ne poss?eront point le royaume de Dieu 1''. Parmi les oeuvres de la chair que l’Ap?re dit qu’il est ais?de conna?re et qu’il condamne, nous ne trouvons pas seulement celles qui concernent la volupt?du corps, comme la fornication, l’impuret? l’impudicit? l’ivrognerie, la gourmandise, mais encore celles qui ne regardent que l’esprit. En effet, qui ne demeurera d’accord que l’idol?rie, les empoisonnements, les inimiti?, les contentions, les jalousies, les animosit?, les dissensions, les h??ies et les envies, sont plut? des vices de l’?e que d?corps? Il se peut faire qu’on s’abstienne des plaisirs du corps pour se livrer ?l’idol?rie ou pour former quelque h??ie , et cependant un homme de la sorte est convaincu par l’autorit?de l’Ap?re de ne pas vivre selon l’esprit, et, dans son abstinence m?e des volupt? de la chair , il est certain qu’il pratique les œuvres damnables de la chair. Les inimiti? ne sont-elles pas dans l’esprit? Qui s’aviserait de dire ?son ennemi: Vous avez une mauvaise chair contre moi, pour dire une mauvaise volont? Enfin, il est clair que les animosit? se rapportent ?l’?e, comme les ardeurs charnelles ?la chair. Pourquoi donc le Docteur des Gentils appelle-t-il tout cela œuvres de la chair, si ce n’est en usant de cette fa?n de parler qui fait qu’on exprime le tout par la partie, c’est-?dire par la chair l’homme tout entier?" - Augustin La cit?de Dieu L14,2 "Notre foi nous enseigne toute autre chose. Elle nous dit que la corruption du corps qui appesantit l’?e n’est pas la cause, mais l?peine du premier p?h? de sorte qu’il ne faut pas attribuer tous les d?ordres ?la chair, encore qu’elle excite en nous certains d?irs d??l?; car ce serait justifier le diable, qui n’a point de chair. On ne peut assur?ent pas dire qu’il soit fornicateur, ni ivrogne, ni sujet aux autres p?h? de la chair; et cependant il ne laisse pas d’?re extr?ement superbe et envieux; il l’est au point que c’est pour cela que, selon l’ap?re saint Pierre, il a ??pr?ipit?dans les prisons obscures de l’air et destin??des supplices ?ernels 1 Or, ces vices qui ont ?abli leur empire chez le diable, saint Paul les attribue ?la chair, bien qu’il soit certain que le diable n’a point de chair. Il dit que les inimiti?, les contentions, les jalousies, les animosit? et les envies sont les oeuvres de la chair, aussi bien que l’orgueil, qui est la source de tous ces vices, et celui qui domine particuli?ement dans le diable 2 En effet, qui est plus ennemi des saints que lui ? qui a plus d’animosit?contre eux? qui est plus jaloux de leur gloire? tous ces vices ?ant eu lui sans la chair, comment entendre que ce sont les oeuvres de la chair, sinon parce que ce sont les oeuvres de l’homme, identifi?par saint Paul avec la chair? Ce n’est pas, en effet, pour avoir une chair (car le diable n’en a point) mais pour avoir voulu vivre selon lui-m?e, c’est-?dire selon l’homme, que l’homme est devenu semblable au diable. Le diable a voulu vivre aussi selon lui-m?e, quand il n’est pas demeur?dans la v?it? en sorte que quand il mentait, cela ne venait pas de Dieu, mais de lui-m?e, de lui qui n’est pas seulement menteur, mais aussi le p?e du mensonge 3 de lui qui a menti le premier, et qui n’est l’auteur du p?h?que parce qu’il est l’auteur du mensonge". - Augustin La cit?de Dieu L14,3 1 Sag. IX, 15 — 2 II Cor. IV, 16 — 3 Ibid. V, l-4 4 En?de, livre VI, v. 730-732
"Les Platoniciens, je l’avoue, ne tombent pas dans l’extravagance des Manich?ns et ne d?estent pas avec eux les corps terrestres comme une nature mauvaise 1, puisqu’ils font venir tous les ??ents dont ce monde visible est compos?et toutes leurs qualit? de Dieu comme cr?teur". - Augustin La cit?de Dieu L14,5 "Mais voyons ce qu'ajout?encore l'Ap?re dans son expos? " Mais de m?e qu'alors, dit-il, celui qui ?ait n?selon la chair pers?utait celui qui ?ait n?selon l'Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. " — Voyez comment l'Ap?re nous apprend qu'en toutes choses la chair s'oppose ?l'esprit, que ce soit le peuple charnel (des Juifs) qui s'oppose au peuple spirituel (des Chr?iens), ou que ce soit parmi nous, ceux qui sont encore charnels qui s'opposent aux spirituels. Car, si vous vivez selon la chair, si vous vous comportez selon la chair, vous ?es fils d'Agar et, par cons?uent, vous vous opposez ?ceux qui vivent selon l'esprit. D'autre part, en revenant sur nous-m?es, nous nous apercevons " que la chair a des d?irs contraires ?ceux de l'esprit, et l'esprit ?ceux de la chair, et qu'ils sont oppos? l'un ?l'autre " , nous nous apercevons aussi " qu'il y a dans nos membres une loi qui lutte contre la loi de notre raison et qui nous rend captifs de la loi du p?h?". Ainsi mesurez-vous l'importance des luttes de la chair contre l'esprit. ll y a encore une autre lutte, plus violente peut-?re que toutes celles-ci : c'est la lutte que m?ent ceux qui comprennent charnellement la Loi contre ceux qui la comprennent spirituellement, une vraie pers?ution. Pourquoi donc ? Parce que " l'homme naturel ne re?it pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui et il ne peut les comprendre parce que c'est par l'Esprit qu'on en juge". - Orig?e Hom?ie Gen?e CHALACH2Rois17,6 18,11 Peut-?re le m?e endroit que Calah cf.; mais l'un et l'autre sont peu connus. On compare la province de la Calach?e dont parlent Ptol?? et Strabon, qui ?ait situ? entre les sources du Lycus et du Tigre; — ou encore la ville arabe de Chol-wan, ancienne r?idence d'??des califes, ?cinq journ?s de Bagdad, situ? d'apr? d'Anville entre le 63°) et 64°) longitude et le 34°) et 33°) latitude. Il y a de la marge pour choisir. CHALCEDOINEle troisi?e fondement de la nouvelle J?usalem, Rev 21, \ 9 C'est une pierre pr?ieuse, ?moiti?transparente, bleu de ciel, nuanc? d'autres couleurs; elle correspond ?l'agathe, Exo 28,19, et l'on trouve une agathe-chalc?oine qui semble ?re une forte combinaison des deux substances. CHAMBRE haute, v. MaisonCHAMEAUCet animal, maigre sans finesse, ?anc?sans ??ance, l?er sans gr?e, est trop connu pour que nous ayons ?parler de son gros dos, de son cou sec et long, de sa petite t?e, de ses courtes oreilles, de son poil gris ou fauve. Il a de 2 m?res ?2 m?res 1/2 de hauteur. L'excroissance grasse, glanduleuse et charnue qu'il porte sur le dos fournit aux Arabes une nourriture succulente et recherch?, aux voyageurs un si?e s? et solide. Les noms de dromadaire et de chameau n'indiquent pas deux esp?es diff?entes, mais seulement deux familles distinctes subsistant de temps imm?orial dans l'esp?e du chameau. Le dromadaire n'a qu'une bosse, et se trouve en Syrie et en Palestine sous le nom de chameau turcoman, chameau arabe: il ne porte que 3 ?400 kilog. Le chameau proprement dit, ou chameau ?deux bosses, est plus grand et plus fort; il porte jusqu'?800 kilog.; on le distingue du dromadaire par les noms de chameau bactrien ou chameau turc; mais il est plus d?icat, il craint davantage la chaleur, et l'on ne peut pas s'en servir dans les mois les plus chauds de l'ann?. L'esp?e du dromadaire est beaucoup plus nombreuse et plus r?andue que celle du chameau; mais l'une et l'autre sont circonscrites entre la Chine et l'Arabie, sans s'?ever plus au nord ni descendre jusqu'aux Indes. Si pendant sa vie le chameau peut remplacer ?la fois, et avantageusement, le cheval pour la course et le trait, la vache pour le lait, l'?e par sa sobri?? la brebis par son poil qui tombe chaque ann?, et enfin le bois par sa fiente, que les Arabes font s?her au soleil et qu'ils font br?er ensuite, il sert encore apr? sa mort, el aucune partie de cet utile animal ne se perd. Quand on le tue, sa chair nourrit les Arabes, ou bien les caravanes alt??s trouvent dans ses quatre estomacs de l'eau pour apaiser la soif qui les d?ore; souvent m?e, au milieu des d?erts, on le tue tout expr? pour boire cette eau, lorsque rien ne fait esp?er qu'on en puisse trouver ailleurs. Sa peau sert ?faire des sandales ou des outres solides et d'une grande capacit? dans lesquelles on conserve et transporte de l'eau, du beurre, des grains et tels autres objets de commerce ou d'utilit?particuli?e. On en fait aussi des courroies et des cordelettes dont on se sert en en attachant cinq ou six les unes aux autres, pour puiser l'eau des citernes. Quelquefois encore, on ?end des peaux tout enti?es, dans lesquelles on recueille la ros? et la pluie du ciel, et ces citernes artificielles servent ?abreuver les troupeaux. Les patriarches regardaient d??le chameau comme une de leurs principales richesses, Gen 12, 16 24,10 30, 43 31, 17 32,7 Job, dans le temps de sa prosp?it? poss?ait 3,000 chameaux; plus tard il en eut jusqu'?0,000, Job 1,3 42, 12 Les Madianites, les Amal?ites et les peuplades voisines des H?reux poss?aient des chameaux aussi nombreux que le sable qui est au bord de la mer, Jug 6,57,12 I Sam 15,3 27,9 Gen 37,25 Jer 49,32 Les Isra?ites des temps pos-t?ieurs ne firent pas moins de cas de ces utiles animaux, (1Chr 27,30 Esd 2,67 cf. Tobie 9, I. Sa chair leur ?ait interdite comme impure, Lev 11, 4 Deu 14,7; mais il para? que son lait ne l'?ait pas. On se servait des chameaux pour le transport des marchandises ou des bagages militaires, Gen 37,25 Jug 6,5 1Roi 10, 2 2Chr 9,12Roi 8,9 Es> 21, 7 30, 6 60, 6, ?cause de leur force, de leur sobri?? et de la s?et?de leur pas dans les sables ou sur les montagnes; ils servaient aussi de montures, Gen 24,64 1Sam 30,17 les femmes s'asseyaient dans des esp?es de corbeilles ou paniers, solidement attach? des deux c?? de l'animal, couverts d'un dais et garnis de tentures, souvent magnifiques; on en voit un exemple, Gen 31, 34; les hommes cependant montaient plus ordinairement, comme cela se fait encore en Arabie, sur des selles l??es, ou sur le poil nu de l'animal, comme sur nos chevaux. On employait aussi les chameaux dans les guerres; ils ?aient orn? et ?uip? somptueusement. Ceux qui parurent dans les guerres des Madianites portaient des croissants autour du cou, comme si le croissant e? d??d?par avance ?re le signe symbolique des infid?es de l'Orient, Jug 8,21 26 Cyrus avait ?alement une cavalerie d'archers mont? sur des chameaux, (Isa 21, 7, et les historiens H?odote et X?ophon racontent que les chevaux de Cr?us, effray? ?la vue de ce spectacle inattendu, se ru?ent sur leurs cavaliers et donn?ent ainsi la victoire ?Cyrus. Les Arabes, de nos jours, montent des chameaux aussi bien que des chevaux lorsqu'ils se mettent en campagne. Ainsi qu'on vient de le dire, cet animal mue chaque printemps, et perd en un ou deux jours tout son poil, qu'on recueille avec soin, et dont on fait des couvertures, des tapis, des sacs, ou de grossiers v?ements. L'ap?re de la solitude et de la repentance, Jean-Baptiste, dont notre Sauveur a dit qu'il n'?ait pas v?u d'habits pr?ieux. Mat 11, 8, ?ait en effet couvert d'un manteau de poil de chameau, Mat 3,4 Nous trouvons,Mat 19,24 Mar 10, 23 Luc18,25, un proverbe cit?par notre Seigneur, etqui n'est pas toujours bien compris: ''Je vous dis qu'il est plus ais?qu'un chameau passe pajjle trou d'une aiguille, qu'il ne l'est qu'un riche entre dans le royaume de Dieu.”Cette figure, peu en rapport avec celle que nous emploierions, a paru ? quelques interpr?es si forc?, qu'ils ont cru devoir substituer au mot grec cam?os le mot camilos qui se prononce ?peu pr? de m?e, et qui signifie une grosse corde, un cable de vaisseau; rien n'emp?he que cette variante ne soit admise, rien, except? cependant l'accord des manuscrits. Mais comme cette variante, qui s'accommode assez avec nos usages, ne s'accommode pas avec ceux de l'Orient, il faut s'en tenir au texte ordi-naire; c'?ait une habitude orientale, pour exprimer la difficult?d'une chose, de dire qu'il serait plus facile de faire passer un chameau, ou un ??hant, par le trou d'une aiguille. CHAMEAUPARDou Cam??pard, h?. Z??, animal dont Mo?e permet l'usage aux H?reux. Certains pensent que par chameaupard ou Z??, il faut entendre la girafe Ostervald, Sacy . Luther traduit Z?? par ?an; mais rien ne vient ?l'appui de celte interpr?ation Bochart, Gesenius, Winer.RosenmuIIer. L'opinion moderne est que le Z?? doit signifier une esp?e particuli?e de gazelle ou d'antilope, sans que l'on puisse pr?iser laquelle. — Ce nom ne se trouve que Deu 14,5, version de Martin. CHAMOISDeu 14,5 Job 39,4 Psa 104,18 1Sam 24,3 D'apr? ces divers passages, l'animal h?reu Ack?ou Yahel habite les rochers et les hautes montagnes; on le trouvait en abondance dans les environs de4 Hen - Gu?i; sa chair ?ait pure, et il appartenait ?la famille des ruminants, avec l'ongle s?ar?et le pied fourchu. Ce sont les seuls caract?es auxquels nous puissions essayer de le reconna?re; nos versions fran?ises ont traduit par chamois les deux noms h?reux; Luther a fait une diff?ence en traduisant Ack? Deu 14, S., par bouquetin, et Yahel dans les autres passages par chamois. Il est ?ident par le contexte, comme par ce qui nous en est dit, que c'est dans ces familles de ch?res sauvages que nous devons chercher l'animal dont il s'agit, mais il est difficile d'en pr?iser l'esp?e; l'analogie de l'arabe favorise davantage l'opinion qui traduit Yahel par bouquetin, et le plus simple serait d'admettre peut-?re que le nom de Yahel se rapportait ?l'esp?e tout enti?e, et que le f?inin Yahaleh d?ignerait le chamois, que l'on aurait regard?comme la femelle du bouquetin Gesenius. On trouve maintenant encore des bouquetins dans les montagnes du Liban et de l'Antiliban, m?e aussi dans l'Arabie P?r?, et des chamois sur le mont Carmel. —Le proverbe arabe «plus beau qu'un bouquetin,'' s'appliquerait mieux au gracieux chamois qu'?cet animal grand-cornu; il rappelle aussi la comparaison de Salomon, Pro 5, 19, o?il est question de la femelle du chamois plut? que de celle du cerf. On trouve encore, sur le mont Sina? une troisi?e esp?e de ch?re de montagne, que les Arabes appellent Bedden, et qui para? particuli?e ?cette contr?. CHANDELIERLe chandelier sacr? enti?ement d'or, Exo 25,31-40, ?ait plac? dans le lieu saint; il ?ait continuellement allum? et nulle autre lumi?e n'?lairait le tabernacle; on peut ajuste titre le consid?er comme un symbole de la Parole de Dieu, sans laquelle l'Eglise demeurerait dans les t??res, cf. Psa 119,10S. 2 Pierre 1, 21 11 ?ait form?d'un pi?estal surmont?d'une lampe, et duquel partaient six autres bras, trois de chaque c?? qui portaient six lampes semblables ?la premi?e, toutes orn?s de fleurs, de calices d'amandiers et de pommes. Son apparence avait donc quelque rapport avec la forme d'un arbre, et nous voyons aussi les effets de la Parole de Dieu compar? au d?eloppement d'une plante, Jac 1, 21 Psa 1,2 3 Les fleurs repr?enteraient alors la sainte joie produite par la Parole divine, les pommes ses qualit? vivifiantes. Pro 25,11 Cant. 2,5, et l'amandier son prompt accom-plissement, Jer 1, 11 12 V. Amandier) Nom 17,8-10 Dans le temple de Salomon, au lieu d'un seul cand?abre, il y en avait dix, ?alement d'or pur, et de forme sem-blable, cinq au nord et cinq au midi, I Rois 7,49 2Chr 4,7, qui furent tous transport? en Cald?, Jer 32,19 II para? que, dans le temple de Zoroba-bel, il n'y en avait de nouveau qu'un seul, 1 Macc. 1, 23, de m?e que plus tard dans le temple d'H?ode, Jos?he, Bell, jud. 7,5 5 Ce chandelier, ainsi que la table sainte, fut mis, apr? la destruction de J?usalem, dans le temple que Vespa-sien fit b?ir ?la paix; sur l'arc de triomphe de cet empereur, au mont Palatin, l'on voit encore parmi les monuments de sa gloire, le chandelier des Juifs. CHANGEURSMat 21,12 Jean 2, 15 L'imp? du temple, Exo 30, 13, qui devait se payer annuellement pour les frais de culte et d'entretien, se percevait chaque ann? ??oque fixe. D'apr? un ouvrage talmudique, on annon?it publiquement le 1 ''Adar (15 ?20 f?rier) que le moment du payement ?ait venu; le 15 Adar, les changeurs ouvraient leurs bureaux dans les villes du pays, et se transportaient pour le 25 du m?e mois ?J?usalem. Il fallait que les Juifs soumis ?l'imp? eussent occasion de se procurer l'ancienne monnoie dans laquelle ils ?aient oblig? de s'acquitter, etleschangeurs n'avaient gu?e autre chose ?faire qu'?la leur fournir contre une esp?e d'agio. Ce m?ier chez les Juifs remonte ?une haute antiquit? ChantsCHANTRESCe fut sous les r?nes de David et de Salomon que des chantres furent ?ablis pour le service de l'autel et du temple, (1Chr 25, 4 sq.; ils furent choisis parmi les L?ites qui, ?ant devenus fort nombreux et n'ayant plus ?s'occuper du d?assemblement du tabernacle, pouvaient s'adonner ?la musique avec d'autant plus de facilit?qu'ils n'avaient pas ?s'inqui?er de leur subsistance. Il y eut d? le commencement 4000 chantres, conduits et dirig? par Asaph, H?an et J?uthun, chefs de la musique. Les vingt-quatre fils de ces trois L?ites ?aient ?la t?e de vingt-quatre compagnies de chanteurs, et chacun d'eux avait encore sous sa direction onze ma?res d'un rang inf?ieur, sans doute pour conduire les chœurs et faire des r??itions partielles: il n'y avait pas de femmes au milieu d'eux V. cependant (1Chr 25, 5) Dans les c??onies solennelles, les K?athites occupaient le milieu du temple, les M?aritesla gauche, et les Guer-sonites la droite. Ils ne portaient pas ordinairement de costume particulier; cependant lors de la translation de l'arche dans le temple de Salomon, ils parurent v?us de tuniques de fin lin, 2Chr 3,12 —Le ma?re-chantre (Menaz?ch) auquel un grand nombre de Psaumes sont consacr? ou d?i?, n'?ait probablement pas ce que nous appelons chez nous un chantre, celui qui donne le ton et qui conduit le chant, mais un chef de musique, charg?de faire r??er et ex?uter les morceaux qui lui ?aient confi?; et cette inscription semble d?igner les psaumes qui ?aient plus particuli?ement destin? ??re chant?, et qui avaient un caract?e public. CHARChariots. Nous trouvons d??dans l'ancienne histoire d'Isra? les chariots employ? comme moyens de transport pour les vases du tabernacle, Nom 7,3, pour l'arche, 1Sam 6,78, 2Sam 6,3, pour fouler le grain, Amos 2,43, ou pour conduire des princes et des rois: dans ce dernier cas, c'?aient plut? des ?uipages d'apparat, 1Sam 8,412Sam. 15,1, que des voitures de voyage; on en trouve cependant, Gen 45, 19, 1Roi 12, 18 22,35 2Roi 9,27 Act 8,28 La Palestine ?ant peu propre, ?cause de ses montagnes, ?la circulation des chars, les Isra?ites pr??aient les montures aux attelages, et se servaient ordinairement d'?es, de chevaux et de mulets -. les chariots n'apparaissent que rarement dans leur histoire, et presque toujours dans des occasions solennelles ou dans des moments extraordinaires; ils formaient presque un apanage des riches. Les chariots dont l'Ecriture parle le plus souvent sont les chariots de guerre; ils ?aient de deux sortes, ceux qui servaient aux princes et aux g??aux, et ceux que l'on envoyait, arm? de fer, pour briser les rangs des ennemis, et ravager leurs arm?s ; on trouve m?e, 2 Macc. 13,2, des chariots arm? de faux, que le roi de Syrie amenait contre la Jud?. Les auteurs profanes, Diodore de Sicile, Quinte-Curce, X?ophon, racontent combien ?aient effroyables dans leurs effets, ces machines roulantes, h?iss?s de piques et de lances de tous les cot?; au timon, des piques avec des pointes de fer qui regardaient en avant; au joug des chevaux, deux pointes lon-gues de trois coud?s; et partout des crocs de fer. Quelquefois on mettait encore sur ces chariots plusieurs hommes bien arm?, qui combattaient ?coups de dards et de fl?hes. L'essieu ?ait plus long que celui des chars ordinaires, et les roues plus larges et plus fortes, pour pouvoir r?ister ?l'effort du mouvement, et afin que le chariot f? moins sujet ?verser, au milieu des heurts et des chocs que sa forme irr?uli?e pouvait lui faire rencontrer. Le si?e du cocher ?ait une esp?e de petite tour de bois bien solide, ?hauteur d'appui, et le cocher s'y tenait, arm?de toutes pi?es et couvert de fer. Les plus anciens chariots de guerre dont on ait connaissance sont ceux de Pharaon, qui furent submerg? dans la mer Rouge. Nous en voyons encore dans l'arm? des Canan?ns, Jos 44,4, dans celle des habitants de la vall? que la tribu de Juda ne put d?oss?er, Jug 1, 19, dans celle de Sis?a, Jug 4,3, chez les Philistins qui, dans leur guerre contre Saul, ne compt?ent pas moins de 30,000 chariots attel? et 6,000 chevaux de cavalerie, 1Sam 13, S., et, enfin, dans l'arm? de Hadarh?er, ?qui David prit mille chariots, dont il conserva cent pour son usage; mais il ne para? pas que ni lui, ni aucun autre roi h?reu, se soient jamais servis de chariots pour la guerre, et nous ne voyons aucune exp?ition dans laquelle Salomon ait employ?un seul des 1,400 chariots et des 12,000 chevaux qu'il poss?ait, 1Roi 10, 26; aussi l'in?alit?du terrain en e?-elle rendu l'usage fort inutile et fort embarrassant. Quant aux chars que montaient les rois et les g??aux dans les batailles, on n'en conna? pas bien la forme; mais on peut croire qu'?l'exception des accessoires meurtriers, elle se rapprochait assez de celle des autres chariots de guerre par la longueur de l'essieu et le peu de hauteur des roues; ils ?aient ordinairement suivis d'un autre chariot vide, afin que s'il arrivait un accident au premier, la course et les travaux du roi ne fussent pas interrompus, 2Chr 35, 24 cf.,Gen 41, 43 C'est dans un chariot de feu que le proph?e Elie fut enlev?de la terre, 2Roi 2, 11, et le proph?e Elis?, voulant fortifier la foi de son serviteur Ce n'?ait plus Gu?asi) contre les entreprises du roi de Syrie, lui fit voir la montagne pleine de chevaux et de chariots de feu, l'arm? du Seigneur, qui entouraient Elis?. Soit que l'Ecriture ait voulu descendre aux formes humaines pour expliquer la pr?ence et la force divines, soit que les choses du ciel ne diff?ent des choses humaines que par leur perfection et par leur saintet?consumanle, soit enfin que, dans un moment donn? l'arm? c?este ait rev?u l'apparence des arm?s terrestres, mais pour se montrer en m?e temps une arm? foudroyante, nous devons admettre les faits tels qu'ils nous sont racont?, sans nous arr?er ?des consid?ations ou ?des hypoth?es plus ou moins l??es ou frivoles, sur la nature de ces chariots, ou plut? sur la question de savoir s'ils ont ??r?ls ou s'ils n'ont ??qu'apparents. Il y a des chariots de feu dans l'arm? qui veille autour des rachet? de J?us. Et le paganisme qui, souvent, n'est qu'une grossi?e d?iguration de la v?it? avait aussi consacr??ses divinit? des chars et des chevaux; H?odote, X?ophon et Quinte-Curce parlent des chariots blancs, tra?? par de magnifiques chevaux de la m?e couleur et couronn? de guirlandes, que les Perses consacraient au soleil dans leurs c??onies solennelles. Le roi Jo-sias fit br?er des chariots que ses pr?d?esseurs avaient vou?au culte de cet astre, 2Roi 23,11 L'Ecriture parle encore d'une autre esp?e de chariots, ceux des aires, dont on se servait pour briser la paille ou pour s?arer le grain de l'?i, v. (Isa 25, 10 28,27 41, 15 Am 1,32,13 Ils ?aient port? sur des roues fort basses, garnies de fer, qu'on roulait sur la paille; d'autres fois m?e c'?aient de simples rouleaux de bois arm? de crocs, des esp?es de herses, 2Sam 12,31,que l'on faisait passer sur les gerbes; cf. Virgile; G?rg. 1, 163 164 Dans ce passage de Virgile trahea est un chariot sans roues, et tribula une esp?e de chariot arm?de dents de toutes parts. Ces chariots champ?res ont une fois, et ?la honte d'un grand roi, ?? employ? ?broyer des ennemis vaincus: David s'?ant empar?de Rabba, ville de Hammon, en prit les habitants et les mit sous des scies et sous des herses de fer, etc., 2Sam 12,31 Ces scies n'?aient probablement pas autre chose que les chariots ?roues, appel? scies par les Septante et par saint J??e Plaustrum habens rostra serrantia) et les herses ?aient les tra?eaux sans roues, l'autre esp?e de char ?battre le bl? Amos, 1,3, dit que les Isra?ites de Galaad ont ?rouv?un traitement semblable de la part du roi de Damas, et l'on sait que les anciens Germains, les Carthaginois et les Romains avaient imagin?d?faire mourir les hommes sous des claies charg?s de pierres. CHARISMECHASLUHIM
CHASSEchasseur. ''L'exercice de la chasse, dit Buffon, doit succ?er aux travaux de la guerre, il doit m?e les pr??er; c'est l'?ole agr?ble d'un art n?essaire.”Art. du Cerf.) Lorsque l'Ecriture parle du premier chasseur, elle nous le montre aussi comme un puissant conqu?ant, Gen 10, 9 La chasse, dans les premiers temps du monde, n'?ait pas un amusement, elle ?ait un m?ite, une occupation: c'?ait subir des dangers pour le bien de la soci?? aussi, dans toute l'antiquit?et en Asie surtout, les chasseurs ?aient-ils tr? respect?. La chasse ?ait d??connue des H?reux ?l'?oque de leur vie patriarcale et nomade, quoique peut-?re elle ne fut pratiqu? que par les branches moins b?ies des familles s?itiques, Gen 25, 28 27,3 Plus tard elle devint une habitude, L?, 17,13 Pro 12,27, destin? soit ?la prise du gibier, soit ?la destruction des animaux malfaisants et dangereux qui n'?aient pas rares en Canaan. Les armes des chasseurs ?aient l'arc, Gen 27,3, la lance, le javelot, les filets M?e pour de gros animaux comme la gazelle Ou bœuf sauvage) (Isa SI, 20, et le lion, Eze 19,8 cf. Ecc 9,12 Psa 91, 3) et des fosses dans lesquelles on attirait par surprise les animaux dont on voulait s'emparer, surtout les lions, cf. Eze 19,4 2Sam 23,20 11 ne para? pas que les Isra?ites se servissenl de chiens, ni de faucons dress?, quoique ces auxiliaires aient ??et soient encore fort en usage en Orient; le gibier qu'auraient abattu ces animaux e? ??souill?pour les observateurs de la loi mosa?ue, Lev 17,13, ?moins cependant qu'on ne les e? dress? ?saisir seulement la proie sans la tuer. — Nous voyons, Jug 14,6 1Sam 17,33, quelques exemples d'hommes vaillants qui, sans le secours d'aucune arme, ont su faire leur chasse et tuer de redoutables b?es f?oces. Les proph?es repr?entent quelquefois la guerre sous l'embl?e de l?hasse. J??ie 16,16 annonce les veneurs Ou chasseurs) qui viendront contre Isra?, sans doute les Cald?ns et les Perses, cf. Eze 32,3 13,20 Lam 3,52 Psa 91, 3 Mic 7,2 CHAT-HUANTLes deux premiers animaux indiqu? Lev 11, 16 Deu 14,15, et traduits par nos versions ''le chat-huant et la hulotte,'' doivent se traduire plut? par ''Vautruche femelle et l'autruche m?e.'' C'est le m?e mot, B'noth-Yaaneh, que nos versions ont partout traduit par chat-huant Sauf Job 30, 29, hibous) et qui doit partout aussi se traduire par autruche, (Isa 13,21 34,13 Mic 1,8 Les animaux mentionn? dans l'Ecriture sainte et qui, d'apr? quelques versions, appartiendraient ?la famille des chats-huants sont les suivants: Le Tin'chimeth, oiseau impur, Lev 11, 18 Deu 14,16 Bochart, d'apr? On-k?os, le traduit par noctua; les Septante par porphyrio, esp?e de mouette ou poule d'eau; la Vulgate et nos versions par cygne; cette derni?e traduction serait favoris? par le contexte. Le Yanschouph, Lev 11, 17 Deu 14,16 (Isa 34,11 Luther et nos versions le traduisent par hibou, de m?e que Bochart. Les Septante et la Vulgate ont Ibis. Gesenius, s'appuyant sur l'?ymologie de ce nom, qui vient de naschaph Souffler) pense ?une esp?e de h?on, le butor, qui pousse un bruit ?latant comme celui d'un instrument ? vent. Il est difficile de rien prononcer. Le shahaph, Lev 11,16, traduit hibou cornu par OEdman; coucou par nos versions; mouette par les Septante et la Vulgate, et en partie par Bochart; ce dernier sens est peu probable, ?cause du contexte, qui ne parle que d'oiseaux de terre; on ne peut rien d?ider. Le K?, Lev 11, 17 Deu 14,16 Psa 102,7, Martin et Ostervald le traduisent par chouette, de m?e que Lu-ther; la plupart des traducteurs le rendent par hibou. L'accord ues interpr?es et des talmudistes, ainsi que le passage du psaume indiqu? qui nous montre le K? habitant au milieu des ruines, vient ?l'appui de cette traduction. Bochart veut au contraire y voir le p?ican, par des motifs ?ymologiques. Le Tachmass, Lev 11,16 Deu 14,13 Les Septante, Onkelos et la Vulgate traduisent chat-huant; cette version peut ?re soutenue mieux que celle de nos Bibles qui lisent hulotte; mais la plupart des commentateurs se sont prononc? d'apr? une ?ymologie un peu vague Chamass, ?re violent) pour la traduction autruche m?e. Quant au chat-huant proprement dit, il n'en est pas question dans la Bible. CHATAIGNIERLe mot Harmon que nos versions et Luther ont traduit par ch?aignier, Gen 30, 37 Eze 31,8, indique plut? une esp?e d'?able ou de platane, le platanus orientalis, tr? commun en Orient, mais qui cro? aussi naturellement chez nous dans les terrains humides: son tronc est droit et ?ev? son ?orce grise et fine tombe chaque ann?, le bois est d'un tr? beau blanc, et sert en Asie ?la construction des vaisseaux; ses rameaux et ses branches s'?endent assez loin et donnent beaucoup d'ombrage, ses feuilles ressemblent ? celles de la vigne, laineuses et sises sur un long p?iole, ses fleurs sont r?nies en de petites touffes rondes et verd?res, elles commencent ?para?re avant les feuilles. C'est ?la fin de l'automne que m?it sa semence, renferm? dans de petites loges garnies d'une esp?e de laine. — Les arbres nomm?, Gen 30, 37, sont donc le peuplier Ou storax) l'amandier et le platane. CHATIMENTTout le syst?e p?al de la l?islation mosa?ue reposait sur l'id? du talion, id? ancienne, Gen 4,14 9,5, simple et naturelle; expression exacte et vraie de la justice. En l'introduisant dans sa Loi, Mo?e n'a fait que la conserver, en la restreignant et la r?lant par une foule de dispositions de nature ?lui ?er le caract?e de la haine et de la vengeance, v. Talion. Les peines capitales, jouaient un grand r?e dans cette l?islation, soit comme ch?iments, soit comme moyens d'intimidation, Deu 17,13 Puis venaient les peines corporelles, le fouet et la prison; enfin des amendes, fix?s dans certains cas par la Loi, Deu 22, 1929, dans d'autres abandonn?s ?la discr?ion de l'offens? Exo 21, 22, ou destin?s ?remplacer pour le coupable les peines corporelles auxquelles il ?ait condamn? Exo 21, 29 La restitution ?ait, en tout cas, la premi?e peine du dommage caus? si tant est qu'on puisse l'appeler une peine, mais cette restitution, simple dans le cas de dommage involontaire, Exo 21, 33 34, montait jusqu'au quintuple dans le cas d'un dommage fait avec intention, ou pour une chose vol?, 22, 1 sq. — L'exil, l'augmentation de la peine en cas de r?idive, et les supplices ?aient inconnus ?la l?islation mosa?ue; plus tard ils furent introduits dans les mœurs et dans les traditions rabbiniques: l'ancienne coutume de l'imputation, par laquelle on enveloppait toute une famille dans la peine d'un coupable, n'est pas mentionn? dans la Loi; elle y est m?e interdite, Deu 24,16 cf. 2Roi 14,6; Dieu s'?ait r?erv?de juger des cas dans lesquels elle devrait ?re pratiqu?, Jos 7,13 24, parce que seul il peut juger de la participation morale d'une famille au crime d'un de ses membres. L'ensemble des peines marqu?s dans la loi mosa?ue, comme toutes les autres dispositions de cette loi, est empreint d'un caract?e de douceur bien rare dans les temps anciens, et chez les nations polic?s, ou sauvages, de cette ?oque recul?. Les ch?iments sont proportionn? aux d?its, la faute est punie, l'offens?est satisfait, et l'injustice ?it? autant que possible; toutes les pr?autions sont prises pour abriter l'innocent, et dans plusieurs cas o?la perspicacit?humaine n'aurait pu se prononcer avec certitude, le jugement de Dieu intervient, Nom 5,11 etc. Mais, douces dans la r?ression des d?its contre la soci??et contre des citoyens, les peines sont d'une s??it?frappante pour les d?its religieux, et pour de l??es infractions aux lois sur la police, ou sur la puret?l?ale. Ce contraste est du m?e genre ?peu pr? que celui que nous trouvons dans le fait que deux chapitres seuls sont consacr? ?l'immense r?it de la cr?tion, tandis qu'il y en a plus de vingt pour la description des diff?entes pi?es du tabernacle. M?e contraste encore entre les neuf chapitres consacr? ?l'histoire des premiers patriarches, et les trente et un qui nous racontent l'histoire de la seule famille d'Abraham jusqu'?Joseph. C'est que la partie intellectuelle, spirituelle, vivante de l'homme consid??comme individu, est de beaucoup plus r?lle et s?ieuse que son existence mat?ielle, ou m?e que la vie de l'humanit?tout enti?e. Ce qui est le plus important, Dieu le raconte avec le plus de d?ails, il d?eloppe ce qui doit ?re d?elopp? et laisse dans l'ombre ce qu'il n'est pas n?essaire de conna?re; ainsi le chef de la th?cratie a d? faire ressortir avec une force toute particuli?e, et frapper de peines extraordinaires, les plus petites infractions ?la loi divine, les moindres manquements ?la saintet? les d?iations m?e ext?ieures, m?e c??onielles, m?e physiques, de la Loi sainte, juste et pure, qui devait r?ir le peuple th?cratique. Il fallait avant tout que les H?reux aient en horreur le mal, la souillure; et pour que cette nation peu intelligente comprenne la nature de la saintet? il fallait que des ch?iments s??es servent, par leur influence mena?nte, ?pr?erver les Isra?ites des moindres impuret? l?ales, des choses qui n'?aient m?e impures que typiquement et parce que le l?islateur les avait d?lar?s telles. Il fallait, pour ainsi dire, demander le plus pour avoir le moins; comme on interdit ?un enfant l'entr? d'un jardin, lorsqu'on veut seulement l'?oigner des fruits qu'il renferme. Ci-apr? les diff?entes sortes de ch?iments qui pouvaient ?re prononc?s d'apr? la l?islation h?ra?ue : 1°) Peines corporelles, a) De tous temps les coups ont ??chez les H?reux la peine corporelle la plus ordinaire, et, d'apr? Deu 25, 2, le magistrat assistait ?la flagellation, notamment lorsqu'elle ?ait ordonn? pour des d?its civils. Les coups devaient ?re donn? avec un b?on, sur le corps et non sur la plante des pieds, comme c'?ait et c'est encore la coutume en Orient, et ils ne pouvaient d?asser le nombre de quarante; le juge devait ?re pr?ent. Les fouets ou ?ourg?s Hak'rabbim (1Roi 12,1114 2Chr 10,1114) ?aient garnis de pointes ou de nœuds; les Latins les appelaient scorpions, ?cause du mal qu'ils faisaient; mais la Loi juive ne les reconnaissait pas, et la justice ne pouvait en ordonner l'application. Plus tard l'usage pr?alut de se servir de lani?es de cuir tress?s, dont le valet de justice frappait le condamn? le corps de celui-ci ?ait pench?en avant, et recevait, dans les cas les plus graves, le maximum de trente-neuf coups, c'est-?dire, un de moins que quarante, afin qu'il f? bien constant que le chiffre d?ermin?par la Loi n'avait pas ?? d?ass?2Cor 11,24 Jos Ant. 4,8,21). Les cas dans lesquels cette peine ?ait appliqu? ?aient ordinairement ceux pour lesquels, selon la rigueur de la Loi, il y aurait eu condamnation ?mort; c'?ait donc ainsi une commutation. Il r?ulte de Mat 10,17 23,34, que la flagellation ?ait quelquefois appliqu? dans les synagogues, et que le grand Sanh?rin (Act 5,40)?ait comp?ent pour ordonner cette peine dans certains cas. Notre Sauveur, avant sa crucifixion, et les ap?res ?Philippes, furent fouett? ?la romaine, avec des lani?es de cuir, (Jea 19,1 Mat 27,26 Act 16,22). Saint Paul protesta contre cette discipline et sut, dans une autre circonstance, s'y soustraire en revendiquant ses droits de citoyen romain, parce qu'en cette qualit? il ne pouvait ?re frapp? qu'avec des verges. -- Act 16,37 22,25 Cic. Verr. 6,56 6) Les blessures faites ?un Isra?ite libre ?aient punies par la Loi du talion. -- Exo 21,23 Lev 24,19 c) Enfin, notons ici encore deux peines ?rang?es, la mutilation du nez ou des oreilles, d'une main ou des deux, mutilations reconnues en Egypte par les lois, et appliqu?s surtout aux organes ou aux membres qui avaient servi ?commettre le d?it; les H?reux accept?ent assez tard cette barbare innovation, mais n'en m?ag?ent pas beaucoup l'usage (Jos Vita, 34 35). La privation de la vue ?ait chez les Perses la peine sp?iale r?erv? aux princes et ?tous les pr?endants dont le gouvernement voulait se d?arrasser; on leur faisait passer devant les yeux, aussi pr? que possible de la prunelle, un stylet d'acier ou une plaque de cuivre rougie au feu: la c?it?produite de cette mani?e n'est pas compl?e, mais elle suffit pour paralyser la vie d'un homme; il peut encore distinguer entre la lumi?e et le t??res, mais c'est tout (Jer 52,11 39,7 2Roi 25,7 Cette coutume existe encore de nos jours ? la cour de Perse. -- Chardin, Voyages t. 5, p. 243 cf. Herodot. 7,18 2°) Peine capitale. — Les H?reux ne connaissaient l?alement et officiellement que deux modes d'ex?ution, la mort par I'??, et la lapidation. On passait les condamn? au fil de I'??, ou on les taillait en pi?es: plus tard cependant, et notamment dans la p?iode romaine, les rois des Juifs ordonn?ent la d?apitation (Mat 11,10) et probablement aussi Act 12,2 Si l'on croit trouver le m?e supplice dans le passage 2Roi 10,6, il faut remarquer que le cas ?ait extraordinaire et qu'un usurpateur est en g??al dispos??innover, surtout en mati?e de peines, de sorte qu'on ne saurait tirer de l?aucune conclusion sur la l?islation des H?reux; mais il para? m?e par la lecture du r?it que la d?ollation n'eut lieu qu'apr? la mort de ceux qui furent ex?ut?. D'apr? quelques interpr?es le grand panetier de Pharaon aurait eu la t?e tranch? (Gen 40,19) mais il para? plut? d'apr? les fermes employ? qu'il fut pendu vivant au gibet. On ne saurait douter du reste que la d?apitation ne f? connue des Egyptiens, comme elle l'?ait des anciens Perses (Xenoph. Anab. 2,6 t. 16). Les fl?hes n'?aient substitu?s aux pierres que lorsque ceux qui devaient ?re lapid? se trouvaient hors de port?, et sur un terrain qu'il n'?ait pas permis de toucher, Exo 19,13 On pouvait encore aggraver la peine en ordonnant que les cadavres soient br?? ou pendus: le premier cas est mentionn?Lev 20, 14 21, 9 Gen 38,24 Jos 7,1 S. 25 c'est de ce dernier passage qu'on conclut que ce supplice n'?ait pas appliqu?aux personnes vivantes; d'apr? la Mishna au contraire (Sanh. 7,2) on aurait serr? le cou du coupable avec un linge, de mani?e ?lui faire tenir la bouche ouverte, dans laquelle on aurait vers?du plomb fondu! C'est peu probable, et nous n'en voyons de traces nulle part. Le second cas, celui de cadavres pendus ?un arbre ou ?un gibet, est mentionn?(Deu 21,22 Nom 25,4 Jos 10,26 2Sam 1,12 1Sam 31,810). C'?ait la plus grave injure qu'on p? taire ?la m?oire du supplici? celui qui ?ait pendu ?ait consid??comme maudit, (Deu 21,23f. Gal 3,13). Son corps ne pouvait rester expos?la nuit, de peur que venant ?se d?omposer, il n'empeste l'air et ne nuise aux vivants, (Jos 8,29 10,26); une exception ?cette r?le est mentionn? comme un acte d'une duret?particuli?e, (2Sam 21,69). Quelquefois aussi, comme outrage fait aux corps, on se bornait ?les couvrir d'un grand monceau de pierre au lieu de les enterrer (Jos 7,26 8,29 2Sam 18,17). Coutume que l'on retrouve encore dans l'Orient moderne. La peine mentionn? Exo 31,14 Lev 17,4 20,17, ‘’?re retranch? du milieu de son peuple’’ et qui s'employait ordinairement pour des p?h? contre la Loi religieuse, est simplement une d?ignation g??ale de la peine de mort, sans sp?ification d'un supplice particulier, mais il est ?ident qu'il s'agit l?en effet de la mort et non d'un exil ou d'une excommunication. Il faut observer aussi que les ex?utions se faisaient tr? exp?itivement, (Jos 7,24 1Sam 22,16) par le peuple dans les premiers temps, puis sous les rois par leurs gardes du corps. L'Ecriture mentionne encore comme emprunt? ?des nations ?rang?es, et non reconnus par la Loi, les modes suivants d'ex?ution: a) La mort par la scie, cf.,2Sam 12,31 b) La dichotomie ou mise en pi?es, 1Sam 15,33 Elle ?ait habituelle chez les Babyloniens, Dan 2, o 3,29, de m?e qu'en Egypte, en Perse, et plus ou moins peut-?re chez les Romains, cf. Herod. 2,139 3,13 7,39 Borace, Sat. 1 1, 99 sq. Mat 24,51 Luc 12,46 Coran 20, 74 26,49 c) On pr?ipitait le condamn?du haut d'un rocher, 2Chr 25, 12 cf. Psa 141, 6 Luc 4,29, etc.: on conna? la roche Tarp?enne des Romains, et les Ath?iens avaient quelque chose de semblable. d) D'autres ont ???endus dans le tourment, dit saint Paul, Heb 11, 35 L'original porte proprement ''ont ??tympanis?,'' mais on ne sait pas au juste de quel sup-plice il s'agit: le tympan; 2 Macc. 6,19 28, ?ait-il le bois avec lequel on les frappait jusqu'?la mort, ou le billot auquel on les assujettissait pour les ?arteler, ou une esp?e de roue sur laquelle on les ?endait comme on ?end la peau sur le cadre d'un tambour ? c'est ce que l'on ne saurait d?ider, et les diverses conjectures de la Vulgate, d'H?ychius et d'autres, n’?lairent pas ce sujet. Nous voyons enfin rappel? dans l'Ecriture quelques supplices exerc? par les nations pa?nnes, et que les Isra?ites n'ont jamais connus. 1°) Des hommes jet? vivants dans une fournaise, Dan 3, peut-?re aussi 2Sam 12,31, coutume qui, d'apr? Chardin et Rosenmuller, existe encore en Perse de nos jours: quelquefois les condamn? ?aient br?? ?petit feu, Jer 29,22 2 Macc. 7,5 2°) La fosse aux lions, Dan 6 3°) On ?ouffait les victimes au moyen de cendres br?antes, 2Macc. 13, S. 4°) On broyait les enfants contre des rochers, et l'on ?entrait des femmes enceintes, surtout au sac d'une ville, 2Roi 8,12 15, 16 (Isa 13,16 18 Os. 10, 14 13,16 N'ah. 3,10 cf. Psa 137,9 Am 1, 13 5°) La crucifixion, v. Croix. 6°) Enfin les combats contre les b?es f?oces, et la meule d'?e pendue au cou de ceux que l'on pr?ipitait dans la mer, 1Cor 15,32 Mat 18,6, sont deux supplices qui ne sont mentionn? qu'en passant: les noyades ?aient cependant connues d??fort anciennement en Egypte, Exo 1, 22, et les Romains avaient dans l'origine r?erv?ce genre de mort aux parricides; plus tard, sous les empereurs, on en g??alisa l'emploi davantage, en l'appliquant ?tous ceux qui, par leurs crimes, avaient m?it?une peine s??e, une mort cruelle; on leur pendait alors au col une pierre ou tel autre objet pesant qui assure leur destruction et emp?he leur corps de revenir flotter ?la surface de l'eau, cf. Jer 51, 63 Quant aux combats contre des b?es f?oces, v. l'art. Jeux. CHAUVELes t?es chauves pour lesquelles le monde moderne professe une esp?e de respect facile ?comprendre, ?cause des id?s de m?itations profondes, ou de grands et int?essants malheurs dont elles semblent ?re le symbole, ne jouissaient pas du m?e privil?e chez les anciens. C?ar se trouvait trop heureux de pouvoir dissimuler ?force de lauriers, son front chauve et nu. Le proph?e Elis? fut insult?par une troupe d'enfants, parce que sa t?e ?ait nue, 2Roi 2,23 et Isa?, parmi les humiliations dont il menace les filles de Sion, annonce qne le Seigneur d?ouvrira le sommet de leur t?e, 3,17 24 cf. Jer 47,8 Am 8,10 CHAUVE-SOURISHeb Hatalleph. Animal impur, nomm?L?.11,19 Deu 14,18 (Isa 2,20 Quelques auteurs, d'apr? les rabbins, ont voulu y voir l'hirondelle, et Luther l'a ainsi traduit dans les deux premiers des passages indiqu?, quoique, dans celui d'Isa?, il ait mis chauve-souris. Cet animal, souris par son corps, et presque oiseau par ses ailes, cependant sans plumes, appartient ?la classe des mammif?es: c'est une des familles les plus vari?s qui existent; on en compte plus de trois cents esp?es diff?entes qui se distinguent par leur grosseur, la grandeur, l'?endue, la finesse de leurs membranes, par le nombre de leurs oreilles, etc. On en trouve en Orient, et jusqu'en Chine et sur les c?es du Malabar, qui sont beaucoup plus grosses que les n?res, que l'on engraisse, que l'on sale, et dont on fait un mets, ?ce que l'on assure, fort d?icat. CHEMINd'un sabbat. La montagne des Oliviers, dit saint Luc, est pr? de J?usalem le chemin d'un sabbat, Act 1 12 Il est ?ident que par cette expression l'on doit entendre la portion de chemin qu'il ?ait permis aux Isra?ites de faire le jour du sabbat hors de leurs demeures. La loi de Mo?e, Exo 16,29, d?end aux voyageurs du d?ert de sortir au sabbat pour aller recueillir la manne; et les Juifs post?ieurs, si attach? ?la lettre de la loi, avaient conclu de ce passage que la plus grande course qu'ils pussent faire dans le jour du Seigneur, devait ?re calcul? d'apr? la distance qui se trouvait entre le tabernacle et les rangs les plus ?oign? du camp d'Isra? au d?ert, distance qu'ils avaient calcul? ?re de 2000 coud?s environ; ils avaient donc ?abli pour r?le que personne ne pourrait s'?oigner des murs de la ville, ou des fronti?es de son territoire, de plus de 2000 coud?s. Il est assez remarquable que cette d?ense, relative au chemin d'un sabbat, ne se trouve nulle part ailleurs que dans le verset indiqu? lequel m?e n'est pas tr? direct; mais tout l'ensemble des autres lois sabbatiques ?ait tel, que les Juifs en avaient d?conclure qu'il leur ?ait d?endu de voyager, ou de se fati-gner par de trop longues promenades dans le jour du Seigneur: et nous pouvons penser que, sans autre d?ermination plus pr?ise ou plus minutieuse, ce qu'on appelait chemin d'un sabbat n'?ait pour les Juifs pieux et fid?es, qu'une promenade hors de l'enceinte de leur endroit, plus ou moins longue, selon les forces et l'?e de chacun, de nature ? reposer le corps plus qu'?le fatiguer, et toujours en harmonie avec la saintet?divine de ce jour. Le trait?talmudique Erubin donne quelques d?ails sur les limites imagin?s par les rabbins, et sur les cas o?il pouvait ?re permis d'outrepasser ces limites; il se range ?l'opinion des 2000 coud?s. D'autres rabbins parlent de trois distances diff?entes, permises suivant les personnes et leurs circonstances; la grande distance, de 2800 coud?s (1440 m?res, probablement Act 1, 12); la distance moyenne ou sacr?, de 2000 coud?s 1050 m?res) et la petite ou le chemin naturel d'un sabbat, 1800coud?s (900 m?res. Les Grecs estimaient ?six stades le chemin d'un sabbat, et si l'on compte le stade ?400 au degr?V. Stade) le chemin d'un sabbat ?uivaudrait ?un bon quart de lieue (1292 m?res); c'est en effet la distance que les voyageurs comptent entre J?usalem et le mont des Oliviers; quelques-uns comptent une demi-lieue; mais on sait combien les distances smrt en g??al sujette ?des ?aluations diff?entes, et d'ailleurs ces derniers paraissent avoir compt?la distance jusqu'au sommet de la colline, tandis que dans le passage des Actes il s'agit plut? du pied. CHEMISE v. v?ementsCH?EC'est par ce mot que nos versions traduisent le plus souvent les noms h?reux EU, Elah, Allah, Elan et All?, bien qu'elles rendent aussi quelquefois les trois premiers par le mot T??in-the cf. Sous le pas de vue ?ymologique, ces diff?ents noms indiquent tous en g??al un arbre fort, dur et solide, quoique probablement, dans les usages de la langue, ils eussent chacun leur signification sp?iale, et l'on ne se trompera gu?e en admettant que par Elon et Mon il faille entendre le ch?e. Cet arbre se trouvait en abondance en Palestine, et particuli?ement dans les for?s du territoire de Basan, (Isa 2,13 Eze 27,6 Zac 11, 2Tim les Tyrienss'en servaient pour faire les rames de leurs vaisseaux. Il y en avait aussi sur la rive occidentale du Jourdain, Jug 9,6 37, et ils ?aient l'objet d'un certain culte d'affection: sous l'un de ces arbres fut ensevelie D?ora, la nourrice de R?ecca, Gen 3o, 8, sous un autre, plus tard, Sa? et ses fils, 1Sam 31, 13 I Chr. 10, 12 on y sacrifiait aux dieux pa?ns, Os. 4,13, et des for?s de ch?es servirent de lieux de r?nion ?des assembl?s nationales, Jug 1 c. La longue vie de ces arbres les rendait propres ?servir de d?signations topographiques, 1Sam 10, 3, et souvent ils prenaient le nom des lieux o?ils ?aient plant?, Gen 13,18 Deu 11, 30 Mal traduit plaines. On en faisait aussi des idoles, (Isa 44,14 L'esp?e de ch?e mentionn? dans ce dernier passage, et appel? en h?reu Thirz?, est beaucoup plus dure encore que le ch?e ordinaire; ses feuilles sont indivises, obov?s, dent?s et couvertes de petits poils ?la partie inf?ieure; son nom m?e, en arabe, signifie tr? dur. CHENIXXo?t?) Rev 6,6, mesure de capacit?pour les choses s?hes; il contenait deux setiers, le quart d'un batli, d'apr? H?ychius(9litres); selon Boeckh, la quantit?de froment n?essaire ?la nourriture d'un homme pour un jour; ce serait bien vague, et la mesure serait susceptible de varier beaucoup. CHERUBIND’apr? Philon, leur nom signifierait : ‘’Connaissance compl?e et science abondante’’. - Philon, La vie de Mo?e Ils sont mentionn? dans plusieurs passages de la Bible. En Gen 3,24, comme gardiens du chemin qui conduit ?l'arbre de la vie; puis ils sont repr?ent? en or massif sur le propitiatoire. En Exo 25,18, en broderie sur les couvertures et les voiles du tabernacle. Exo 26,1 en relief sur les lambris du temple de Salomon, 1Roi 6,3235, et sur la cuve d'airain, 1Roi 7,29 Les proph?es les voient dans leurs visions, entourant le tr?e de Dieu. Eze 1,5 10,1 Rev 4,6 Quant ?la figure de ces ?res myst?ieux, les premiers livres nous apprennent qu'ils avaient ?la fois des mains d'hommes, Gen 3,24, et des ailes, Exo 25,20 2Roi 6,24; mais des passages d'Ez?hiel et de R??ation, ils r?nissent en eux la figure de l'homme, du lion, du taureau et de l'aigle. Partant de ces donn?s, certains consid?ent les ch?ubins comme les repr?entants les plus ?ev? de la cr?tion, r?nissant en leur personne quatre perfections principales de Dieu en tant qu'elles se refl?ent dans les cr?tures: la sagesse, repr?ent? par l'homme; la force productrice, repr?ent? par le taureau; la majest? par le lion, et la compl?ude de la science, par l'aigle. Comme les repr?entants les plus parfaits de la cr?tion, des forces divines, il est naturel que nous les trouvions plac? aussi pr? que possible du tr?e de Dieu, et que leurs images se retrouvent dans le tabernacle, et ailleurs, comme une pr?ication silencieuse de la gloire de Dieu. D’apr? saint Ir??, il sont l’image des quatre facettes du minist?e du Christ sur la terre : ‘’Car les Ch?ubins ont une quadruple figure (Ez?hie l.1,6,10) et leurs figures sont les images de l'activit?du Fils de Dieu. Le premier de ces vivants, est-il dit, est semblable ?un lion (Rev 4,7) ce qui caract?ise la puissance, la pr?minence et la royaut?du Fils de Dieu; le second est semblable ?un jeune taureau (Rev 4,7) ce qui manifeste sa fonction de sacrificateur et de pr?re; le troisi?e a un visage pareil ?celui d'un homme (Rev 4,7) ce qui ?oque clairement sa venue humaine; le quatri?e est semblable ?un aigle qui vole (Rev 4,7) ce qui indique le don de l'Esprit volant sur l'Eglise. Les Evangiles seront donc eux aussi en accord avec ces vivants sur lesquels si?e le Christ J?us. Ainsi l'Evangile selon Jean raconte sa g??ation ((Isa 53,8) pr?minente, puissante et glorieuse, qu'il tient du P?e, en disant : ‘’Au Commencement ?ait le Verbe, et le Verbe ?ait aupr? de Dieu, et le Verbe ?ait Dieu’’ (Jean 1,1) et, ‘’Toutes choses ont ?? faites par son entremise, et sans lui rien n'a ??fait‘’. (Jean 1,3) C'est Pourquoi aussi cet Evangile est rempli de toute esp?e de hardiesse, tel est en effet son aspect. L'Evangile selon Luc, ?ant de caract?e sacerdotal, commence par le pr?re Zacharie offrant ?Dieu le sacrifice de l'encens, (Luc 1,9) car d?? ?ait pr?ar?le veau gras qui serait immol?pour le recouvrement du fils cadet. (Luc 15,23,30) Quant ?Mathieu, il raconte sa g??ation humaine, en disant : ‘’Livre de la g??ation de J?us-Christ, fils de David, fils d'Abraham’’; (Mat 1,1) et encore : ‘’La g??ation du Christ arriva ainsi’’. (Mat 1,18) Cet Evangile est donc bien ?forme humaine, et c'est pourquoi, tout au long de celui-ci, le Seigneur demeure un homme d'humilit?et de douceur. (Mat 11,29) Marc enfin commence par l'Esprit proph?ique survenant d'en haut sur les hommes, en disant : ‘’Commencement de l'Evangile, selon qu'il est ?rit dans le proph?e Isa?’’. (Mar 1,1-2) Il montre ainsi une image ail? de l'Evangile, et c'est pourquoi il annonce son message en raccourci et par touches rapides, car tel est le caract?e proph?ique. Les m?es traits se retrouvent aussi dans le Verbe de Dieu lui-m?e, aux patriarches qui exist?ent avant Mo?e il parlait selon sa divinit?et sa gloire; aux hommes qui v?urent sous la Loi il assignait une fonction sacerdotale et minist?ielle; ensuite, pour nous, il se fit homme; enfin, il envoya le don de l'Esprit c?este sur toute la terre, nous abritant ainsi sous ses propres ailes. (Psa 16,8 60,5) En somme, telle se pr?ente l'activit?du Fils de Dieu, telle aussi la forme des vivants, et telle la forme de ces vivants, tel aussi le caract?e de l’Evangile : quadruple forme des vivants, quadruple forme de l'Evangile, quadruple forme de l'activit? du Seigneur. Et c'est pourquoi quatre alliances furent donn?s ? l'humanit?nbsp;: la premi?e fut octroy? ?No?apr? le d?uge; la seconde le fut ?Abraham sous le signe de la circoncision; la troisi?e fut le don de la Loi au temps de Mo?e; la quatri?e enfin, qui renouvelle l'homme et r?apitule tout en elle, est celle qui, par l'Evangile, ??e les hommes et leur fait prendre leur envol vers le royaume c?este’’. Ils sont donc en outre les embl?es de l'Eglise, corps du Christ; ce qui semble en ad?uation avec le fait qu’on les retrouve dessin? sur les rideau du temple v?itable, image de l’Eglise. CHEVALCet animal ?ait bien connu de l'ancienne Egypte, o?il se faisait d??remarquer par ces belles proportions, cette vivacit? cette force et cette l??et?qui caract?isent encore aujourd'hui, suivant les rapports de Sonnini et des autres voyageurs, les chevaux de cette contr?, r. Gen 47,17 50, 9 Exo 9,3 On s'en servait pour la guerre, Exo 4 4,9 23—Les Canan?ns, qui demeuraient en Palestine, avaient aussi une cavalerie, et ils l'employ?ent contre les Isra?ites qui venaient chez eux pour les d?oss?er, Jos 11, 4 Jug 4,3 7 13 3,22 28 Il en fut de m?e, plus tard, des Syriens 2Sam 8,4, qui laiss?ent 1,700 hommes de cavalerie au pouvoir de David, lorsqu'ils se furent lev? pour aller recouvrer leurs fronti?es vers l'Euphrate. Les Isra?ites, au contraire, ne connurent que tard l'usage du cheval: au milieu de leurs plaines, les patriarches nomades ne virent jamais pa?re que des animaux humbles et d?onnaires, et le coursier qui semble provoquer aux combats n'y frappa jamais la terre de son pied, ni l'air de son hennissement. Puis la loi de Mo?e, qui constituait Isra? en r?ublique, interdit positivement les ''amas de chevaux,'' d?ense n?essaire apr? le s?our d'Egypte, o?les H?reux avaient appris ?conna?re et sans doute ?admirer ce noble animal, mais d?ense qui devait tomber d'elle-m?e, aussit? que les Isra?ites, par leur incr?ulit?et leur ambition, auraient amen?un changement dans leur constitution, ?abli la royaut? et ouvert la voie des conqu?es que la loi mosa?ue avait elle-m?e pr?ue. Aussi voyons-nous d??le second des rois, David, se monter une cavalerie, modeste encore, avec les d?ouilles sy-riennes; et Salomon, par son alliance avec l'Egypte, multiplier d'une mani?e inouie, et en bien peu de temps, l'usage du cheval dans ses ?ats: il eut bient? 4,000 ?ables pour ses chevaux de trait, 4 2,000 hommes de cavalerie et 1,400 chariots, 4 Rois 4 26 4 0, 26 Ce commerce ?ait l'un des revenus royaux les plus consi-d?ables, car Salomon percevait sur chaque attelage un droit d'entr? de 600 pi?es d'argent Pr? de 2,000 fr., si l'on doit entendre par pi?es d'argent des si-cles, ce qui serait exorbitant; mais c'est peu probable: quelques auteurs pensent qu'il s'agit du prix de l'attelage) et sur chaque cheval 1SO pi?es; aussi faisait-il de ses innombrables chevaux, plus une affaire de richesse, de luxe et de pompe, qu'une affaire de guerre, et nous ne voyons pas qu'il les ait employ? dans aucune de ses exp?itions militaires. Les cours voisines et les seigneurs des royaumes ?rangers, qui voulaient cultiver son amiti? lui envoyaient aussi chaque ann?, ? c??de beaucoup d'autres pr?ents, des mulets et des chevaux; les rois qui lui succ??ent continu?ent d'avoir leurs ?uipages et leur cavalerie: Achab, 4 Rois 22,352Roi 9,25; Joram, 2 Kois 3,7; J?u, 2Roi 9,46, etc. cf. 2Roi 14,46 Jer 47,23 Il y avait m?e ? J?usalem une porte qu'on appelait la porte des Chevaux. Il ressort des passages 4 Rois 18, S. Am 4,10 (Isa 30, 16 que non seulement les rois, mais aussi les particuliers poss?aient des chevaux, lesquels on employait m?e ?fouler le bl? (Isa 28,28 On les nourrissait d'orge et de paille, 1Roi 4,28 Les conqu?ants de l'Asie orientale s'avanc?ent souvent contre Isra? avec de nombreuses troupes de cavalerie bien mont?s, (Isa 5, 28 Et lorsque les proph?es parlent de l'arm? des Cald?ns en particulier, ils ne n?ligent jamais de mentionner les chevaux de combat qui devaient en faire la force, Jer 6,23 8,16 80, 37 51, 21 Eze 26,7 40 A ces arm?s les Isra?ites, peu confiants dans leur chef c?este, voulurent en opposer d'autres du m?e genre, et se cherch?ent des auxiliaires dans la cavalerie renomm? de l'Egypte, (Isa 31, 1 36,9 Jer 4,13 Hab. 4,8 Eze 17,15 cf. Jer 46,4 47,3: ils oubli?ent que le Seigneur avait dit: ''Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme, et qui fait de la chair son bras'', Jer 17,5 Et ils furent emmen? en captivit? malgr?les roseaux du Nil dont ils avaient esp??se faire une arme et un bouclier. L'Arm?ie et la M?ie ?aient c??res pour la bont?de leurs chevaux; quant ?l'Arabie, elle ne promettait rien encore de tout ce qu'elle a tenu depuis ?cet ?ard. On ne ferrait pas les pieds des chevaux comme on le fait de nos jours, mais on cherchait ?rendre leur corne aussi dure que possible, (Isa 5, 28 ou bien on l'entourait quelquefois de semellesou de sandales, comme celle des chameaux. L'?uipement des chevaux se composait d'un mors, Psa 32,9, d'une housse ou d'une selle, Pro 30, 31, quelquefois d'une sonnette, Zac 14,20 On se servait de fouets pour les presser, Pro 26,3 Les chevaux blancs ?aient regard? comme les plus magnifiques; on les donnait aux g??aux victorieux, cf. Rev 6,2 19, II. 14 Virg. JEn. 3, S37 Des chevaux d'autres couleurs sont mentionn?, Rev 6 Zac 1,8 6,2 3 6 7 — La sc?e de Haman, conduisant Mardoch? sur le cheval du roi et le promenant en triomphe par la ville de Susan, rappelle les honneurs dont Pharaon combla Joseph, lorsqu'il le fit conduire sur un chariot royal, en l'?ablissant le second personnage de toute l'Egypte, Gen 41, 43 Quant aux chevaux du soleil, et aux chevaux de feu qui enlev?ent Elie dans le ciel, v. l'art. Chariots. On ne peut terminer cet article sans rappeler au moins la sublime et po?ique description que l'on trouve de cet animal dans le discours du Seigneur, Job 39,22-28 CHEVELUREcheveux. Une longue et forte chevelure passait chez les H?reux pour un des plus beaux ornements de l'homme, Jug 16,22 cf. Ez?h. 8,3 mais il para? que les jeunes gens seuls avaient coutume de la laisser flotter, 2Sam 44,26, tandis que les hommes plus ?? la rasaient davantage et la coupaient avec des rasoirs, ?l'exception des Nazar?ns qui ne la coupaient pas, et des sacrificateurs qui se servaient de ciseaux, cf. Eze 44,20 Plus tard on regarda les longs cheveux chez un homme comme l'indice d'un caract?e eff?in? 1Cor Il, 14, et il fut d?endu aux pr?res de les laisser cro?re sans les couper fr?uemment. Ce ne fut plus qu'en suite d'un vœu que les hommes purent, et seulement momentan?ent, laisser s'allonger leur chevelure, Act 4 8,18 Les femmes, en revanche, y attachaient un grand prix, 1Cor 44 .Elles les arrangeaient en tresses, Cant. 4,41 Tim. 2,9 ou les frisaient, (Isa 3,24 I Pier. 3,3, et souvent les ornaient de pierreries ou d'autres joyaux pr?ieux. Les femmes qui se respectaient ne sortaient gu?e avec des cheveux flottants, que lorsqu'elles ?aient dans le deuil ou dans une grande affliction, Luc 7,38 Les cheveux noirs passaient pour les plus beaux, Cant. 3,14 Dieu avait aussi d?endu aux pr?res de se couper les cheveux en rond, Lev ¦19,27, d?ense qui se rapporte sans doute ?quelque usage pa?n que nous ne connaissons plus. CHEVRELes ch?res, comprises avec les moutons sous le nom g??al de Tson, formaient le menu b?ail en opposition avec le gros b?ail, Bakhar, ou?s bœufs. Les patriarches en poss?aient, comme de nos jours encore les B?ouins, de nombreux troupeaux, Gen 4 5, 9 32,4 4 37,34, et les Isra?ites post?ieurs firent ?alement consister une grande partie de leur fortune dans le nombre de ces animaux, 1Sam 2;i, 2 Cant. 6,5 Pro 27,26 La ch?re ?ait un animal pur; on s'en servait pour les repas et pour les sacrifices, Deu 14,4, et l'on choisissait de pr??ence, comme encore maintenant, les jeunes chevreaux, Gen 27,938,20 Jug Ci, 49 43, la. cf. I Sam 46,20 On en estimait beaucoup le lait, Pro 27,27, que l'on regardait comme plus sain que celui de la brebis. Les proph?es, les pr?icateurs de la repentance, et en g??al les hommes ?principes s??es, ainsi que les n?essiteux, se couvraient ordinairement de peaux de ch?res: on se servait encore du poil de ces animaux pour en faire des couvertures de tentes, Exo 26,7 35, 6 36,14 peut-?re aussi des matelas. Les ch?res des B?ouins sontcommun?entnoires; dans la Syrie et la Basse-Egypte elles sont plus grosses que les n?res, d'un rouge clair, et les oreilles pendantes. Il ne para? pas que la ch?re angora soit jamais d?ign? dans la Bible. La d?ense de cuire le chevreau dans le lait de sa m?e, Exo 23,49 34,26, c'est-?dire dans du beurre, pouvait avoir pour but de favoriser l'agriculture par l'obligation de se servir d'huile pour l'assaisonnement des viandes: le l?islateur, qui voulait fixer au sol la nation juive, devait multiplier les occasions qui en rendissent les produits n?essaires. Mais il est difficile de n'y pas voir aussi, ne f?-ce que dans l'expression, une de ces prescriptions touchantes qui, en inspi-pirant la piti?et la sympathie pour les animaux, devaient adoucir le cœur de l'homme. L'empire mac?onien est repr?ent? Dan 8, a., sous l'embl?e d'un «bouc sortant d'entre les ch?res,'' et l'on remarque que la Mac?oine, dans les premiers temps de son histoire, poss?ait une telle multitude de ch?res, que plusieurs villes prirent ces animaux pour leurs symboles, et les frapp?ent sur leurs monnaies: les habitants m?e prirent le nom d'Eg?ns Ch?riers) qui s'est conserv?jusqu'?nos jours dans le nom de la mer Eg?. CHEVREUIL v. GazelleCHIENanimal d?lar?impur par la loi juive, et m?ris?de tout l'Orient. Les anciens ne s'en servaient gu?e que pour la garde des maisons, des champs ou des troupeaux, Job 30, 4 il ne para? pas qu'on s'en serv? pour la chasse, v. cet art. On trouve cependant dans l'histoire de Tobie, ri, 23 Il, 3 etMat 4 3,27, une preuve que les chiens dits d'agr?ent, n'?aient pas tout ?fait inconnus aux H?reux. L'Ancien Testament nous montre parfois les chiens comme on les voit encore de nos jours dans les pays chauds, courant par bandes, sans ma?res, alt?? et avides, 4 Rois 4 4,4146,424,19 23 2Roi 9,36 cf. Psa 59,14 Luc 16,2, se nourrissait m?e de cadavres, 4 Rois 24,23 22,38 Jer 45 3 Sauvages et presque f?oces, on les a vus quelquefois, press? par la faim, se jeter sur les hommes; et la mesure command?, Exo 22,31, semble se justifier autant comme affaire de prudence Une nourriture assur? aux chiens) que comme pr?epte de puret?l?ale. Comme la vigilance et le cri d'avertissement sont le caract?e qui les distinguait le plus chez les H?reux, Isa? a pu appeler des chiens muets, 56,10, les faux proph?es qui, dormant eux-m?es, laissent les peuples s'endormir dans leurs fautes et dans leurs p?h?. On a vu en quelle basss estime ces animaux ?aient aupr? des Juifs, et l'on ne s'?onnera pas que le nom de chien ait ?? l'injure la plus humiliante qu'ils aient su inventer. Job se plaint de se voir insulter par des jeunes gens dont il n'aurait pas voulu admettre les p?es parmi les chiens de ses troupeaux, Job 30, 4 David s'ahaissant devant Sa? et voulant lui faire sentir que son injuste pers?ution ne peut en aucune mani?e l'honorer, lui dit: ''Qui poursuis-tu, roi d'Isra?? un chien mort, une puce!'' 1Sam 24,15; la m?e expression se retrouve plus d'une fois dans l'histoire de David, I Sam 17,43 2Sam 9,8 16,9 cf. 2Roi 8,13 Le nom de chien, comme le ternie correspondant «cynique,»veimdugrec,se prend souvent aussi pour d?igner des hommes sans pudeur et sans retenue; et c'est clans ce sens que plusieurs interpr?es entendent les mots ¦> le prix d'un chien'' qui se trouvent, Deu 23,18, dans un contexte qui vient ?l'appui de cette opinion. L'ap?re saint Paul, en disant prenez garde aux chiens, Phil. 3,2, semble vouloir indiquer ?la fois de faux docteurs et des hommes immoraux, comme il s'en trouve souvent parmi ceux qui falsifient la doctrine de Christ, cf. Mat 7,6 Notre Sauveur, en excluant de sa maison les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, etc., Rev 22, 15, a pris ce mot dans le m?e sens. Saint Pierre, et d??Salomon. comparent les p?heurs dans leurs rechutes, aux chiens qui retournent ?ce qu'ils ont vomi. 2 Pier. 2,22 cf. Pro 26,11 Enfin David repr?ente comme des chiens d?orants les en-nemis qui ne cessent de le pers?uter, Psa 22, 10 20 et si l'on prend ce psaume dans son sens proph?ique, on retrouvera cette id? que les plus grands ennemis de Christ et du christianisme, sont les chiens spirituels, l'incr?ulit?et l'immoralit? CHIFFRES v. NombresCHINE v. SinimCHIOSAct 20,15, ilede l'Archipel, tr? fertile, situ? entre Samos et Lesbos, et d?endante de l'Ionie dans l'Asie mineure; maintenant Scio, appel? par les Turcs Saki-Adassi, ou ?e du Mastic. Ses principales productions sont le mastic et le vin. La ville principale, qui porte le m?e nom que l'?e, a un bon port; il a joui d'une certaine importance; au temps des Romains elle comptait encore comme ville libre. CHLOE1Cor. 1,11, femme de Co-rinthe, disciple du Sauveur. Ce fut sa famille qui avertit saint Paul des d?ordres qui r?naient ? Corinthe, et des rivalit? qui existaient entre les disciples d'Apol-los, de C?has et de Paul. Quelques-uns pensent qu'elle fit ?rire elle-m?e, et qu'elle employa pour cela St?hanas, For-tunat et Acha?ue, ''les pr?ices de l'A-cha?.'' C'est ? cette lettre que para? r?ondre l'ap?re dans les six premiers chapitres de son Epitre; il en avait re? une autre des Corinthiens eux-m?es qui le consultaient sur des objets moins importants que l'union fraternelle, et ce n'est qu'apr? leur avoir adress?les s??es avertissements qu'exigeait la lettre de Chlo? qu'il passe enfin, 7, I., ?la r?onse directe aux Corinthiens. Quant ?la personne m?e de Chlo? elle est tout ?fait inconnue, au pas que quelques-uns ont cru pouvoir en faire un nom d'homme. CHONJAJer 22,24 28 37, I., un des noms de J?honias, cf. CHORAZINvillage ou bourg, nomm?deux fois ?c??de Bethsa?a. Matth, 11, 21 Luc 10, 13, et probablement situ? comme cette ville, dans la Galil? et sur la rive occidentale de la mer de Tib?iade, mais du reste inconnu. Saint J??e le met ?2000 pas de Capernaum, et Eus?e, mais certainement par erreur, ?12,000 Quelques-unscomparentle ''Z/arosethdes nations,» Jug 4,2, d'autres le nom h?reu Choraschim Lieux escarp?, 2Chr 27,4,inexactement traduit for?s); d'autres lisent en deux mots Chora Zin, la contr? de Zin; quelques voyageurs modernes enfin (Seetzen, etc.) comparent des ruines qu'ils ont trouv?s sur la rive orientale du lac de G??areth, sous le nom de Kalathel-IIœrsa, ou, d'apr? Burk-hardt, Kalat el Ilossn; mais outre que ce rapprochement de noms est bien vague, bien insignifiant, la donn? elle-m?e est en contradiction avec le peu que saint J??e nous en a laiss? 11 faut donc s'en tenir ?cette simple indication que Clio-razin ?ait dnns le voisinage de Bethsa?a. Cette malheureuse ville n'existe plus; elle a vu s'accomplir les menaces du Seigneur, qui l'avait honor? de sa pr?ence, de ses discours et de ses miracles, qui n'y a recueilli aucun fruit de ses travaux, et qui lui a d?lar?avec douleur et indignation que si les villes pa?nnes de Tyr et de Sidon eussent vu ses œuvres et en-tendu ses paroies, elles se seraient depuis longtemps repenties avec le sac et la cendre. Le sort de ces si?es du paganisme sera moins cruel au dernier jour, que celui des villes juives qui ont ??illumin?s et sont rest?s impies. CHOUETTE Lev Il, 17 v. Chat-huantCHREMELe saint chr?e (du grec χρῖσμα / khrĩsma, ''onguent, parfum'') est un m?ange d'huile v??ale naturelle et de parfums, destin??l'onction et utilis?dans certains sacrements chr?iens, comme le bapt?e, la confirmation ou l'ordination. Le saint chr?e est l'une des trois sortes d'huile sainte utilis?s dans la liturgie de plusieurs Eglises chr?iennes. Le saint chr?e est un m?ange d'huile v??ale naturelle et de ''baume de Jud?1''. Selon Migne, ce baume est une esp?e de r?ine tr? odorante qu'on retire, par incision, de l'arbre nomm? Commiphora opobalsamum, qui pousse en Arabie et en Jud?. Ce m?ange est consid??comme l'embl?e de la douceur et de la bonne odeur des vertus d'un disciple de J?us-Christ (cf. l'odeur de saintet?. Dans le rite byzantin, plus particuli?ement chez les Arm?iens, le chr?e, appel?myron, est ?alement compos?d'huile d'olive et de baume, mais on y ajoute d'autres substances odorif?antes. Les maronites ajoutent, toujours ?l'huile d'olive et au baume, du safran, de la cannelle, de l'essence de rose, de l'encens blanc, etc.
La base du m?ange est, traditionnellement, l'huile d'olive, comme pour les autres huiles saintes. Migne consid?e qu'il n'y a, ''? proprement parler d'autre huile que celle qui est exprim? du fruit d'olivier, oleum ex oliva... Saint Cyrille de J?usalem y fait allusion par ces paroles qu'il adresse aux fid?es nouvellement baptis?: Vous avez ??oints d'huile exorcis? et ainsi vous avez particip?aux fruits de l'olivier f?ond qui est J?us-Christ.'' Cependant, la l?islation actuelle de l'Eglise latine permet d'employer d'autres huiles v??ales pour la confection des saintes huiles2
L'huile utilis? pour les onctions lors du Sacre des rois de France ?ait du saint chr?e auquel on ajoutait une parcelle du contenu de la ''sainte ampoule'', qui selon une l?ende (?oqu? par Hincmar, presbytre de Reims de 845 ?882) aurait ??apport? par une colombe (image traditionnelle de l'Esprit-Saint) lors du bapt?e de Clovis par saint Remi.
Le saint chr?e est signe de richesse et de b??iction de Dieu[r?. souhait?]. L'?lise fait usage du saint chr?e dans les sacrements de bapt?e et de confirmation, dans la cons?ration des presbytres et celle du calice et de la pat?e, dans la fabrication et la b??iction des Agnus Dei, ainsi que dans la b??iction des cloches [r?. N?essaire]''. CHRETIENLes premiers Chr?iens"Ceux donc qui ont livr?leur vie (Act 15,26) jusqu'?mourir pour l'Evangile du Christ, comment auraient-ils pu parler suivant les opinions qui avaient cours parmi les hommes? S'ils l'avaient fait, ils n'auraient pas souffert. Mais ils ont pr?h?dans un sens diam?ralement oppos??ceux qui refusaient la v?it? et c'est pour cela qu'ils ont souffert. Il est donc clair qu'ils n'abandonnaient pas la v?it? mais qu'ils pr?haient en toute ind?endance (Act 4,29;28,31) aux Juifs et aux Grecs". HE 3,142 Le Nom de Chr?ien''Vous avez jet?comme un manteau d'ignominie sur tous ceux qui portent le nom de J?us et qu'on appelle Chr?iens; mais Dieu le fera dispara?re un jour, quand il nous ressuscitera tous, qu'il enverra les uns incorruptibles, immortels, impassibles, dans son royaume ?ernel, ce royaume qui ne passera point, et qu'il pr?ipitera les autres au milieu de feux et de supplices qui n'auront pas de fin.'' - Justin le martyr Dialogue avec Triphon Nos fr?es les premiers Chr?iens "Certains en sont venus ?ce point de t??it?qu'ils vont jusqu'?compter pour rien les martyrs et bl?er ceux qui sont mis ? mort pour avoir confess?le Seigneur ... lorsqu'il sera demand?/p> compte de leur sang et qu'ils recevront la gloire, alors le Christ confondra tous ceux qui auront m?ris?leur martyre». - Ir?? de Lyon Contre les h??ies Luc 01,03 excellent Th?phile Gal 2,1 Quatorze ans apr?, je montai de nouveau ?J?usalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi Phi 1,1 Paul et Timoth?, serviteurs de J?us-Christ, ?tous les saints en J?us-Christ qui sont ?Philippes, aux presbytres et aux diacres. Act 19,29 Ils se pr?ipit?ent tous ensemble au th?tre, entra?ant avec eux Ga?s et Aristarque, Mac?oniens, compagnons de voyage de Paul. Act 20,4 Il avait pour l'accompagner jusqu'en Asie: Sopater de B??, fils de Pyrrhus, Aristarque et Second de Thessalonique, Ga?s de Derbe, Timoth?, ainsi que Tychique et Trophime, originaires d'Asie. Rom 16,1-23Je vous recommande Phoeb? notre sœur, qui est diaconesse de l’assembl? de Cenchr?s, 2 afin que vous la receviez en notre Seigneur d'une mani?e digne des saints et que vous l'assistiez dans les choses o?elle aurait besoin de vous, car elle en a donn?aide ?plusieurs et ?moi-m?e. 3 Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d'œuvre en J?us-Christ, 4 qui ont expos?leur t?e pour sauver ma vie; ce n'est pas moi seul qui leur rends gr?es, ce sont encore toutes les Eglises des nations. (..) Saluez Epa??e, mon bien- aim? qui a ??pour Christ les pr?ices de l'Asie. 6 Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous. 7 Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivit? qui jouissent d'une grande consid?ation parmi les ap?res et qui m?e ont ?? en Christ avant moi. 8 Saluez Amplias, mon bien-aim?dans le Seigneur. 9 Saluez Urbain, notre compagnon d'œuvre en Christ et Stachys, mon bien-aim? 10 Saluez Apell?, qui est ?rouv?en Christ. Saluez ceux de la maison d'Aristobule. 11 Saluez H?odion, mon parent. Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont dans le Seigneur. 12 Saluez Tryph?e et Tryphose, qui travaillent pour le Seigneur. Saluez Perside, la bien-aim?, qui a beaucoup travaill? pour le Seigneur. 13 Saluez Rufus, l'?u du Seigneur et sa m?e, qui est aussi la mienne. 14 Saluez Asyncrite, Phl?on, Herm?, Patrobas, Hermas et les fr?es qui sont avec eux. 15 Saluez Philologue et Julie, N?? et sa sœur et Olympe et tous les saints qui sont avec eux. (..)21 Timoth?, mon compagnon d'œuvre, vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipater, mes parents. 22 Je vous salue dans le Seigneur, moi Tertius, qui ai ?rit cette lettre. 23 Ga?s, mon h?e et celui de toute l’assembl?, vous salue. Eraste, le tr?orier de la ville, vous salue, ainsi que le fr?e Quartus». Phi 2,25-27J'ai estim?n?essaire de vous envoyer mon fr?e Epaphrodite, mon compagnon d'œuvre et de combat, par qui vous m'avez fait parvenir de quoi pourvoir ?mes besoins. 26 Car il d?irait vous voir tous et il ?ait fort en peine de ce que vous aviez appris sa maladie. 27 Il a ??malade, en effet et tout pr? de la mort. Col 1,6-8 Et il va grandissant, comme c'est aussi le cas parmi vous, depuis le jour o?vous avez entendu et connu la faveur de Dieu conform?ent ?la v?it? 7 d'apr? l'enseignement que vous avez re?s d'Epaphras, notre bien-aim?compagnon de service, qui est pour vous un fid?e ministre de Christ, 8 et qui nous a appris de quelle charit?l'Esprit vous anime. Phi 4,21-22Saluez tous les saints en J?us Christ. Les fr?es qui sont avec moi vous saluent. 22 Tous les saints vous saluent et principalement ceux de la maison de C?ar. Col 4,17 Tychique, le bien-aim?fr?e et le fid?e ministre, mon compagnon de service dans le Seigneur, vous communiquera tout ce qui me concerne. 8 Je l'envoie expr? vers vous, pour que vous connaissiez notre situation et pour qu'il console vos cœurs. 9 Je l'envoie avec On?ime, le fid?e et bien-aim?fr?e,qui est des v?res. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici. 10 Aristarque, mon compagnon de captivit? vous salue, ainsi que Marc, le cousin de Barnabas, au sujet duquel vous avez re? des ordres (s'il va chez vous, accueillez- le); 11 J?us, appel?Justus, vous salue aussi. Ils sont du nombre des circoncis et les seuls qui aient travaill?avec moi pour le royaume de Dieu et qui aient ??pour moi une consolation. 12 Epaphras, qui est des v?res, vous salue: serviteur de J?us-Christ, il ne cesse de combattre pour vous dans ses pri?es, afin que, parfaits et pleinement persuad?, vous persistiez dans une enti?e soumission ?la volont?de Dieu. 13 Car je lui rends le t?oignage qu'il a une grande sollicitude pour vous, pour ceux de Laodic? et pour ceux d'Hi?apolis. 14 Luc, le m?ecin bien-aim? vous salue, ainsi que D?as. 15 Saluez les fr?es qui sont ?Laodic? et Nymphas et l’assembl? qui est dans sa maison.16 Lorsque cette lettre aura ??lue chez vous, faites-en sorte qu'elle soit aussi lue dans l’assembl? des Laodic?ns et que vous lisiez ?votre tour celle qui vous arrivera de Laodic?. 17 Et dites ?Archippe: Prends garde au minist?e que tu as re? dans le Seigneur, afin de le bien remplir. 18Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Souvenez-vous de mes liens. Que la gr?e soit avec vous ! Phi 4,2-3 J'exhorte Evodie et j'exhorte Syntyche ??re d'un m?e sentiment dans le Seigneur. 3 Et toi aussi, fid?e collaborateur, oui, je te prie de les aider, elles qui ont combattu pour l'Evangile avec moi et avec Cl?ent et mes autres compagnons d'œuvre, dont les noms sont dans le livre de vie. Quelques-uns des premiers Martyrs Chr?iens dont parle l'histoire Papias, Pamphile, Hyppolyte, Polycarpe, Ignace, Irenee, Sulpice le Severe, Tertulien, Eusebe, Justin, Blandine, Attale, Blinis, Basilide, Potamiere, Marcella, F?icit? Perp?ue. La personnalit?Chr?ienne "Car il y a en eux espoir de repentir, pour qu'ils arrivent ? Dieu. Permettez-leur donc au moins par vos oeuvres d'?re vos disciples. 2 En face de leurs col?es, vous, soyez doux; de leurs vantardises, vous, soyez humbles; de leurs blasph?es, vous, montrez vos pri?es; de leurs erreurs, vous, soyez " fermes dans la foi " (Col 1, 23); de leur sauvagerie, vous, soyez paisibles, sans chercher ?les imiter. 3 Soyons leurs fr?es par la bont?et cherchons ??re les " imitateurs du Seigneur " (1 Th 1, 6): --qui davantage a ??objet d'injustice ? qui d?ouill?? qui repouss?? --pour qu'aucune herbe du diable ne se trouve parmi vous, mais qu'en toute puret?et temp?ance, vous demeuriez en J?us-Christ, de chair et d'esprit." -- Ignace lettre aux Eph?iens La vie du Chretien "La vie des Chr?iens ne se renferme pas dans de simples m?itations de la parole divine, elle se manifeste par la pratique et l'exemple" - Ath?agore Apologie
"Les juges ... ne craignent pas de se d?ha?er contre ceux qui ne peuvent frapper l'homme qui les frappe, ni maudire celui qui les maudit; c'est trop peu pour nous, en effet, d'observer cette justice ordinaire, qui consiste ?rendre la pareille; la patience et la charit?m?e ?l'?ard de nos ennemis sont pour nous un devoir." - Ath?agore Apologie Quel Nom les chretiens doivent-ils porter ? ''Vous avez jet?comme un manteau d'ignominie sur tous ceux qui portent le nom de J?us et qu'on appelle Chr?iens; mais Dieu le fera dispara?re un jour, quand il nous ressuscitera tous, qu'il enverra les uns incorruptibles, immortels, impassibles, dans son royaume ?ernel, ce royaume qui ne passera point, et qu'il pr?ipitera les autres au milieu de feux et de supplices qui n'auront pas de fin.'' - Justin le martyr Dialogue avec Triphon
"Tout cela a ??pr?it par notre ma?re, le fils et envoy? de Dieu, p?e et ma?re de toutes choses, J?us Christ. de qui nous tenons notre nom de chr?iens"- Justin Grande Apologie "Les Ap?res nous ont transmis le sacrement de la foi tout entier, et la propagation du nom Chr?ien" - Tertullien Le scorpion p65 "Il a fait pour tous ceux dans lesquels son Nom si?e comme en un sanctuaire, avec la haine du monde, une loi universelle de confesser son Nom jusqu'?la mort." - Tertullien Le scorpion p66 "S'il est dans le Christ, il confesse donc dans le Christ, au moment o?il confesse qu'il est Chr?ien".- Tertullien Le scorpion p69 "Quiconque en effet confesse ce qu'il est, c'est-?dire Chr?ien, confesse par l?m?e ce par quoi il l'est, c'est-?dire le Christ. En cons?uence quiconque se d?avoue pour Chr?ien, nie dans le Christ en niant qu'il soit dans le Christ, quand il d?avoue son titre de Chr?ien." - Tertullien Le scorpion p70 "Or, c'est ici-bas que la haine ?late contre le nom Chr?ien, ici-bas que la pers?ution se d?ha?e." - Tertullien Le scorpion p85
Nom, Chr?ien “ Et ?mes serviteurs il sera donn?un nom nouveau, qui sera b?i sur la terre et ils b?iront le Dieu de v?it?(Is 65, 15). -Ir??, D?onstration
"Si ce n'est celui de Dieu, c'est-?dire de J?us-Christ, Fils de Dieu, auquel les d?ons m?es ob?ssent, ainsi que les esprits mauvais et toutes les forces rebelles." - Ir??, D?onstration de la pr?ication apostolique
"Les Chr?iens sont les seuls auxquels la parole soit interdite pour prouver leur innocence, pour d?endre la v?it? pour ?argner aux juges une sentence inique. Pour les condamner, on n'attend qu'une chose, une chose n?essaire ?la haine publique, c'est qu'ils avouent leur nom". - Tertullien Apologie
"Pas un qui rougisse, pas un qui se repente, sinon de n'avoir pas toujours ??Chr?ien. D?onc? il s'en fait gloire; accus? il ne se d?end pas; interrog? il confesse hautement; condamn? il rend gr?es. Etrange esp?e de mal qui n'a aucun des caract?es du mal, ni crainte, ni honte, ni d?ours, ni regret, ni repentir; singulier crime, dont le pr?endu coupable se r?ouit, dont l'accusation est l'objet de ses vœux, le ch?iment son bonheur." - Tertullien Apologie
"Et un Chr?ien, coupable, selon vous, de tous les crimes, l'ennemi des dieux et des empereurs, des lois et des mœurs, l'ennemi, en un mot, de toute la nature, vous le forcez ?nier afin de pouvoir l'absoudre. Manifeste pr?arication! vous voulez qu'il nie ce qui constitue son crime, pour le d?larer innocent malgr? lui, et le d?harger du pass? Quel ?range aveuglement de ne pas reconna?re qu'il faut en croire plut? ?des d?larations spontan?s qu'?des d?aveux arrach? par la violence! Quelle foi m?itent des d?aveux auxquels manqua la libert? Et ne craignez-vous pas que ce Chr?ien, renvoy?absous pour avoir menti ?sa conscience, ne se moque de vous, et ne redevienne de nouveau Chr?ien?
Puisque vous ?ablissez ces diff?ences entre nous et les autres coupables, puisque vous n'exigez de nous qu'une seule chose, la r?udiation du nom chr?ien, nous y renon?ns (quand nous nous permettons ce qui est d?endu aux Chr?iens) il r?ulte clairement que nous n'avons ?nous justifier d'aucun crime, qu'on n'a rien ? nous imputer que notre nom qu'une rivalit?de religion poursuit avec acharnement. Elle commence par vous emp?her d'approfondir ce que vous ?es certains d'ignorer: aussi l'on croit sur notre compte ce qui n'a jamais ??prouv? On s'abstient de recherches, de peur de trouver des preuves du contraire; on nourrit complaisamment de jaloux pr?ug?, afin de pouvoir, sans autre argument, sur notre simple confession, condamner un nom odieux. Nous confessons, on nous torture! nous pers??ons, on nous livre au supplice! commen?ns-nous ?nier, on nous absout! On ne fait la guerre qu'? un nom . (..) Mais si le nom de Chr?ien ne rappelle aucun crime, il est bien insens?que ce nom seul constitue un crime. Que dis-je? la haine du nom chr?ien est si aveugle pour la plupart, que, m?e en louant un Chr?ien, elle glisse jusque dans la louange de son nom. (..) Tout homme que le nom chr?ien a rendu meilleur devient odieux, tant la haine des Chr?iens l'emporte en eux sur toute esp?e de bien!" - Tertullien Apologie
"D'autres louent, en croyant les bl?er, ceux qu'ils connaissaient avant leur conversion, en disant qu'ils ?aient alors des hommes perdus, m?risables, pervers; tant la haine les aveugle! Quoi! c'est cette femme si libre, si galante! Quoi! c'est ce jeune homme si ardent, si d?auch? Les voil?devenus Chr?iens! On fait honneur au nom chr?ien de leur changement. Quelques-uns sacrifient leurs propres int??s ?cette haine, contents du tort qu'ils ?rouvent, pourvu qu'ils n'aient point sous les yeux ce qu'ils ha?sent. Un mari, qui n'a plus de raisons pour ?re jaloux, rejette une femme devenue chaste; un p?e, qui souffrait ant?ieurement les d?ordres de son fils, a d?h?it?ce fils d?ormais soumis; un ma?re, autrefois plein de douceur pour son esclave, Ta banni de sa pr?ence depuis qu'il est fid?e. Tout homme que le nom chr?ien a rendu meilleur devient odieux, tant la haine des Chr?iens l'emporte en eux sur toute esp?e de bien! Mais si la haine s'attache au nom, quel crime y a-t-il dans un nom? quelle accusation trouvera-t-on ?former contre les mots? ?moins qu'un nom n'offre ?l'oreille un son barbare, ou ?l'esprit des id?s sinistres ou des images impures. Or, christianus est tir?d'un mot grec qui signifie onction; il signifie douceur lorsqu'on le prononce peu correctement par un e comme vous le faites. (Car notre nom m?e ne vous est pas bien connu. ) Il est donc vrai qu'on hait un nom innocent dans des hommes irr?rochables. C'est la secte, dit-on, que l'on hait dans le nom de son auteur. Mais est-il inoui que les disciples prennent le nom de leur ma?re? D'o?vient le nom des platoniciens, des ?icuriens, des pythagoriciens? Les sto?iens et les acad?iciens ont emprunt?le leur du lieu de leurs assembl?s; les m?ecins, d'Erasistrate; les grammairiens, d'Aristarque; les cuisiniers, d'Apicius. A-t-on jamais trouv?mauvais qu'un nom f? transmis par le fondateur avec sa doctrine? Sans doute, si on prouve ?idemment qu'une secte est pernicieuse, que l'auteur est dangereux, on prouvera aussi que le nom est mauvais et odieux, mais ?cause de la secte et de l'auteur. De m?e, avant de prendre en aversion le nom de Chr?ien, il fallait s'attacher ?conna?re la secte par l'auteur, ou l'auteur par la secte. Mais ici, sans nulle information, sans ?laircissement pr?lable, on accuse, on pers?ute un nom; on condamne le Christianisme et son auteur ?l'aveugle, sur un simple mot, mais non parce qu'ils sont convaincus." -Tertullien Apologies
"C’est pour cela qu’ils excitent la haine du peuple contre le nom chr?ien: ils veulent que les hommes nous ha?sent avant de nous conna?re, car s’ils nous connaissaient, loin de nous condamner, ils viendraient grossir nos rangs." -Cyprien La vanit?des idoles
Jean 17,11 "P?e saint, garde-les en ton nom que tu m'as donn?"
Act 4,12 "Mais quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauv? (Jer 2, 32) ”: “Car il n'y a pas sous le ciel un autre nom qui ait ??donn?aux hommes par lequel nous devions ?re sauv?"
"C'est pourquoi faisons-nous ses disciples et apprenons ?vivre selon le christianisme. Car celui qui s'appelle d'un autre nom en dehors de celui-ci, n'est pas ?Dieu ( Act 4,12)." - Ignace d'Antioche Lettre aux Magn?iens "Assez longtemps vous m'avez reproch?d'?re Chr?ien et d'en porter le nom. Eh bien, oui, je le suis ! Je le confesse hardiment, et je me glorifie d'un nom agr?ble ?Dieu, dans l'esp?ance de ne lui ?re point inutile" -Th?phile d'Antioche,a Autolycus" Dieu n'a pas de nom "Vous vous permettez des railleries sur le nom de Chr?ien: vous blasph?ez ce que vous ignorez, tout ce qui a re? onction est doux, utile, et ne doit pas ?re raill? Un vaisseau pourrait-il voguer en s?et?et servir, s'il n'?ait frott?d'huile, une tour, une maison serait-elle ??ante et commode, sans le brillant de l'enduit qu'on applique sur ses murs ? L'huile ne coule-t-elle pas sur celui qui vient au monde ou qui entre dans la lice ? Quel ouvrage est beau et pla? ?la vue, si l'huile ne lui donne de l'?lat, s'il n'a ??bien poli ? L'air et toute la terre qui se trouve au-dessous du ciel ont re? une sorte d'onction de lumi?e et d'esprit, et vous ne voulez pas ?re oint de l'huile du Seigneur ? Car nous ne sommes appel? Chr?iens que parce que cette huile sainte a coul?sur nous." - Th?phile d'Antioche ?Autolicus La mission confi? au Chretien ''Je voudrais savoir, Seigneur, dis-je, de quelle fa?n je dois servir le bon d?ir. — Ecoute, dit-il. Pratique la justice (Psa 152; Act 1035) et la vertu, la v?it?et la crainte du Seigneur, la foi, la douceur et tout ce qui est semblable. En les pratiquant, tu plairas au service de Dieu et tu vivras pour Lui. Et quiconque sera au service du bon d?ir, vivra pour Dieu.'' Il avait achev?les douze commandements et il me dit: '' Tu poss?es maintenant ces pr?eptes; marche dans cette voie et exhorte ceux qui les entendront ?faire une p?itence purificatrice le reste des jours de leur vie. Ce minist?e dont je te charge, remplis-le scrupuleusement: tu feras ainsi une grande œuvre. Car tu trouveras bon accueil aupr? de ceux qui se disposent ?faire p?itence et ils croiront en tes paroles. Moi, je serai avec toi et je les forcerai ?te croire.'' - Hermas, Le Pasteur Tous, aujourd'hui, ne sont pas de vrais Chretiens Job 11,20 "Cependant le salut d?aissera les impies, leur espoir sera leur perte, et leurs yeux fondront en larmes". "De m?e, au sein de la cit?de Dieu, pendant du moins qu’elle accomplit son voyage ?travers ce monde, plus d’un qui est uni ? ses fr?es par la communion des m?es sacrements, sera banni un jour de la soci??des saints. De ces faux amis, les uns se tiennent dans l’ombre, les autres osent m?er ouvertement leur voix ?celle de nos adversaires, pour murmurer contre le Dieu dont ils portent la marque sacr?, jouant ainsi deux r?es contraires et fr?uentant ?alement les th?tres et les lieux saints". - Augustin La cit?de Dieu L135
"Tous les sectateurs de cette ?ole, comme nous l'avons dit, sont appel? chr?iens, de la m?e maniere que, malgr?la diff?ence des doctrines, le nom de philosophes est donn??tous ceux qui font profession de philosophie. Se rendentils coupables des infamies qu’on nous impute ?faux." - Justin, Grande Apologie, 26 La vie du chretien "La vie des Chr?iens ne se renferme pas dans de simples m?itations de la parole divine, elle se manifeste par la pratique et l'exemple" - Ath?agore Apologie
"Les juges ... ne craignent pas de se d?ha?er contre ceux qui ne peuvent frapper l'homme qui les frappe, ni maudire celui qui les maudit; c'est trop peu pour nous, en effet, d'observer cette justice ordinaire, qui consiste ?rendre la pareille; la patience et la charit?m?e ?l'?ard de nos ennemis sont pour nous un devoir." - Ath?agore Apologie
Quel Nom les chretiens doivent-ils porter ? ''Vous avez jet?comme un manteau d'ignominie sur tous ceux qui portent le nom de J?us et qu'on appelle Chr?iens; mais Dieu le fera dispara?re un jour, quand il nous ressuscitera tous, qu'il enverra les uns incorruptibles, immortels, impassibles, dans son royaume ?ernel, ce royaume qui ne passera point, et qu'il pr?ipitera les autres au milieu de feux et de supplices qui n'auront pas de fin.'' - Justin le martyr Dialogue avec Triphon
"Tout cela a ??pr?it par notre ma?re, le fils et envoy? de Dieu, p?e et ma?re de toutes choses, J?us Christ. de qui nous tenons notre nom de chr?iens"- Justin Grande Apologie
"Les Ap?res nous ont transmis le sacrement de la foi tout entier, et la propagation du nom Chr?ien" - Tertullien Le scorpion p65
"Il a fait pour tous ceux dans lesquels son Nom si?e comme en un sanctuaire, avec la haine du monde, une loi universelle de confesser son Nom jusqu'?la mort." - Tertullien Le scorpion p66
"S'il est dans le Christ, il confesse donc dans le Christ, au moment o?il confesse qu'il est Chr?ien".- Tertullien Le scorpion p69
"Quiconque en effet confesse ce qu'il est, c'est-?dire Chr?ien, confesse par l?m?e ce par quoi il l'est, c'est-?dire le Christ. En cons?uence quiconque se d?avoue pour Chr?ien, nie dans le Christ en niant qu'il soit dans le Christ, quand il d?avoue son titre de Chr?ien." - Tertullien Le scorpion p70
"Or, c'est ici-bas que la haine ?late contre le nom Chr?ien, ici-bas que la pers?ution se d?ha?e." - Tertullien Le scorpion p85
Nom, Chr?ien “ Et ?mes serviteurs il sera donn?un nom nouveau, qui sera b?i sur la terre et ils b?iront le Dieu de v?it?(Is 65, 15). -Ir??, D?onstration
"Si ce n'est celui de Dieu, c'est-?dire de J?us-Christ, Fils de Dieu, auquel les d?ons m?es ob?ssent, ainsi que les esprits mauvais et toutes les forces rebelles." - Ir??, D?onstration de la pr?ication apostolique "Les Chr?iens sont les seuls auxquels la parole soit interdite pour prouver leur innocence, pour d?endre la v?it? pour ?argner aux juges une sentence inique. Pour les condamner, on n'attend qu'une chose, une chose n?essaire ?la haine publique, c'est qu'ils avouent leur nom". - Tertullien Apologie
"Pas un qui rougisse, pas un qui se repente, sinon de n'avoir pas toujours ??Chr?ien. D?onc? il s'en fait gloire; accus? il ne se d?end pas; interrog? il confesse hautement; condamn? il rend gr?es. Etrange esp?e de mal qui n'a aucun des caract?es du mal, ni crainte, ni honte, ni d?ours, ni regret, ni repentir; singulier crime, dont le pr?endu coupable se r?ouit, dont l'accusation est l'objet de ses vœux, le ch?iment son bonheur." - Tertullien Apologie
"Et un Chr?ien, coupable, selon vous, de tous les crimes, l'ennemi des dieux et des empereurs, des lois et des mœurs, l'ennemi, en un mot, de toute la nature, vous le forcez ?nier afin de pouvoir l'absoudre. Manifeste pr?arication! vous voulez qu'il nie ce qui constitue son crime, pour le d?larer innocent malgr? lui, et le d?harger du pass? Quel ?range aveuglement de ne pas reconna?re qu'il faut en croire plut? ?des d?larations spontan?s qu'?des d?aveux arrach? par la violence! Quelle foi m?itent des d?aveux auxquels manqua la libert? Et ne craignez-vous pas que ce Chr?ien, renvoy?absous pour avoir menti ?sa conscience, ne se moque de vous, et ne redevienne de nouveau Chr?ien?
Puisque vous ?ablissez ces diff?ences entre nous et les autres coupables, puisque vous n'exigez de nous qu'une seule chose, la r?udiation du nom chr?ien, nous y renon?ns (quand nous nous permettons ce qui est d?endu aux Chr?iens) il r?ulte clairement que nous n'avons ?nous justifier d'aucun crime, qu'on n'a rien ? nous imputer que notre nom qu'une rivalit?de religion poursuit avec acharnement. Elle commence par vous emp?her d'approfondir ce que vous ?es certains d'ignorer: aussi l'on croit sur notre compte ce qui n'a jamais ??prouv? On s'abstient de recherches, de peur de trouver des preuves du contraire; on nourrit complaisamment de jaloux pr?ug?, afin de pouvoir, sans autre argument, sur notre simple confession, condamner un nom odieux. Nous confessons, on nous torture! nous pers??ons, on nous livre au supplice! commen?ns-nous ?nier, on nous absout! On ne fait la guerre qu'? un nom . (..) Mais si le nom de Chr?ien ne rappelle aucun crime, il est bien insens?que ce nom seul constitue un crime. Que dis-je? la haine du nom chr?ien est si aveugle pour la plupart, que, m?e en louant un Chr?ien, elle glisse jusque dans la louange de son nom. (..) Tout homme que le nom chr?ien a rendu meilleur devient odieux, tant la haine des Chr?iens l'emporte en eux sur toute esp?e de bien!" - Tertullien Apologie
"D'autres louent, en croyant les bl?er, ceux qu'ils connaissaient avant leur conversion, en disant qu'ils ?aient alors des hommes perdus, m?risables, pervers; tant la haine les aveugle! Quoi! c'est cette femme si libre, si galante! Quoi! c'est ce jeune homme si ardent, si d?auch? Les voil?devenus Chr?iens! On fait honneur au nom chr?ien de leur changement. Quelques-uns sacrifient leurs propres int??s ?cette haine, contents du tort qu'ils ?rouvent, pourvu qu'ils n'aient point sous les yeux ce qu'ils ha?sent. Un mari, qui n'a plus de raisons pour ?re jaloux, rejette une femme devenue chaste; un p?e, qui souffrait ant?ieurement les d?ordres de son fils, a d?h?it?ce fils d?ormais soumis; un ma?re, autrefois plein de douceur pour son esclave, Ta banni de sa pr?ence depuis qu'il est fid?e. Tout homme que le nom chr?ien a rendu meilleur devient odieux, tant la haine des Chr?iens l'emporte en eux sur toute esp?e de bien! Mais si la haine s'attache au nom, quel crime y a-t-il dans un nom? quelle accusation trouvera-t-on ?former contre les mots? ?moins qu'un nom n'offre ?l'oreille un son barbare, ou ?l'esprit des id?s sinistres ou des images impures. Or, christianus est tir?d'un mot grec qui signifie onction; il signifie douceur lorsqu'on le prononce peu correctement par un e comme vous le faites. (Car notre nom m?e ne vous est pas bien connu. ) Il est donc vrai qu'on hait un nom innocent dans des hommes irr?rochables. C'est la secte, dit-on, que l'on hait dans le nom de son auteur. Mais est-il inoui que les disciples prennent le nom de leur ma?re? D'o?vient le nom des platoniciens, des ?icuriens, des pythagoriciens? Les sto?iens et les acad?iciens ont emprunt?le leur du lieu de leurs assembl?s; les m?ecins, d'Erasistrate; les grammairiens, d'Aristarque; les cuisiniers, d'Apicius. A-t-on jamais trouv?mauvais qu'un nom f? transmis par le fondateur avec sa doctrine? Sans doute, si on prouve ?idemment qu'une secte est pernicieuse, que l'auteur est dangereux, on prouvera aussi que le nom est mauvais et odieux, mais ?cause de la secte et de l'auteur. De m?e, avant de prendre en aversion le nom de Chr?ien, il fallait s'attacher ?conna?re la secte par l'auteur, ou l'auteur par la secte. Mais ici, sans nulle information, sans ?laircissement pr?lable, on accuse, on pers?ute un nom; on condamne le Christianisme et son auteur ?l'aveugle, sur un simple mot, mais non parce qu'ils sont convaincus." -Tertullien Apologies
"C’est pour cela qu’ils excitent la haine du peuple contre le nom chr?ien: ils veulent que les hommes nous ha?sent avant de nous conna?re, car s’ils nous connaissaient, loin de nous condamner, ils viendraient grossir nos rangs." -Cyprien La vanit?des idoles
Jean 17,11 "P?e saint, garde-les en ton nom que tu m'as donn?"
Act 4,12 "Mais quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauv? (Jer 2, 32) ”: “Car il n'y a pas sous le ciel un autre nom qui ait ??donn?aux hommes par lequel nous devions ?re sauv?"
"C'est pourquoi faisons-nous ses disciples et apprenons ?vivre selon le christianisme. Car celui qui s'appelle d'un autre nom en dehors de celui-ci, n'est pas ?Dieu ( Act 4,12)." - Ignace d'Antioche Lettre aux Magn?iens "Assez longtemps vous m'avez reproch?d'?re Chr?ien et d'en porter le nom. Eh bien, oui, je le suis ! Je le confesse hardiment, et je me glorifie d'un nom agr?ble ?Dieu, dans l'esp?ance de ne lui ?re point inutile" -Th?phile d'Antioche,a Autolycus" Dieu n'a pas de Nom "Vous vous permettez des railleries sur le nom de Chr?ien: vous blasph?ez ce que vous ignorez, tout ce qui a re? onction est doux, utile, et ne doit pas ?re raill? Un vaisseau pourrait-il voguer en s?et?et servir, s'il n'?ait frott?d'huile, une tour, une maison serait-elle ??ante et commode, sans le brillant de l'enduit qu'on applique sur ses murs ? L'huile ne coule-t-elle pas sur celui qui vient au monde ou qui entre dans la lice ? Quel ouvrage est beau et pla? ?la vue, si l'huile ne lui donne de l'?lat, s'il n'a ??bien poli ? L'air et toute la terre qui se trouve au-dessous du ciel ont re? une sorte d'onction de lumi?e et d'esprit, et vous ne voulez pas ?re oint de l'huile du Seigneur ? Car nous ne sommes appel? Chr?iens que parce que cette huile sainte a coul?sur nous." - Th?phile d'Antioche ?Autolicus La mission confi? au Chretien ''Je voudrais savoir, Seigneur, dis-je, de quelle fa?n je dois servir le bon d?ir. — Ecoute, dit-il. Pratique la justice (Psa 152; Act 1035) et la vertu, la v?it?et la crainte du Seigneur, la foi, la douceur et tout ce qui est semblable. En les pratiquant, tu plairas au service de Dieu et tu vivras pour Lui. Et quiconque sera au service du bon d?ir, vivra pour Dieu.'' Il avait achev?les douze commandements et il me dit: '' Tu poss?es maintenant ces pr?eptes; marche dans cette voie et exhorte ceux qui les entendront ?faire une p?itence purificatrice le reste des jours de leur vie. Ce minist?e dont je te charge, remplis-le scrupuleusement: tu feras ainsi une grande œuvre. Car tu trouveras bon accueil aupr? de ceux qui se disposent ?faire p?itence et ils croiront en tes paroles. Moi, je serai avec toi et je les forcerai ?te croire.'' - Hermas, Le Pasteur Tous ne sont pas de vrais Chretiens Job 11,20 "Cependant le salut d?aissera les impies, leur espoir sera leur perte, et leurs yeux fondront en larmes". "De m?e, au sein de la cit?de Dieu, pendant du moins qu’elle accomplit son voyage ?travers ce monde, plus d’un qui est uni ? ses fr?es par la communion des m?es sacrements, sera banni un jour de la soci??des saints. De ces faux amis, les uns se tiennent dans l’ombre, les autres osent m?er ouvertement leur voix ?celle de nos adversaires, pour murmurer contre le Dieu dont ils portent la marque sacr?, jouant ainsi deux r?es contraires et fr?uentant ?alement les th?tres et les lieux saints". - Augustin La cit?de Dieu L135
"Tous les sectateurs de cette ?ole, comme nous l'avons dit, sont appel? chr?iens, de la m?e maniere que, malgr?la diff?ence des doctrines, le nom de philosophes est donn??tous ceux qui font profession de philosophie. Se rendentils coupables des infamies qu’on nous impute ?faux." - Justin, Grande Apologie, 26
CHRISMEContrairement ?ce que s'imaginent certains, le Chrisme n'a rien de pa?n. Celui-ci est compos?des deux lettres capitales grecques initiales du Nom de J?us-Christ (JC) entour?d'un cercle rappelant que Christ est la v?itable lumi?e qui ?laire les hommes. Ce logo fut cr? par les Chr?iens pour l'empereur Constantin, gr?e ?qui cesser?ent les ann?s de pers?utions inflig?s par le paganisme romain contre les Chr?iens. A cette ?oque recul?, le monde romain ?ait encore pa?n. Les Chr?iens subissaient de fr?uentes vagues de violentes et cruelles pers?utions. Il y avait dans la cour du nouvel empereur Constantin, des Chr?iens, et Constantin avait ??touch?par le message biblique. Il pr?sentait l'inanit?des dieux grecs, mais comme le peuple, et particuli?ement l'arm?, ha?saient les chr?iens, il h?itait encore ?prendre une d?ision qui risquait de renverser sa souverainet?. Alors qu'il marchait ?la rencontre de Valens, un empereur, ha?sant les Chr?iens et d?enseurs des dieux romains, Constantin apprit que l'ennemi ?ait tr? largement sup?ieur en nombre. La d?aite ?ait assur?, et ses g??aux lui conseill?ent alors de rebrousser chemin. C'est alors que le presbitre qui le conseillait, lui recommanda de placer sa confiance dans le Seigneur J?us-Christ et de d?ontrer cette confiance en faisant peindre sur les boucliers de chacun des soldats de son arm? le signe du Christ. Le presbitre en question affirma: "Par ce signe tu vaincra". C'est donc sur le conseil avis?du presbytre qui le conseillait, et encourag? par la vision miraculeuse d'une croix, que l'empereur Constantin, donna ordre ?ses soldats de peindre sur leur boucliers le signe du chrisme (le vocable comporte donc en lui-m?e le mot Christ). Les soldats de Constantin, s'ex?ut?ent par obligation tout en maugr?nt contre l'empereur, mais, contre toute attente, la victoire fut si d?isive et si surprenante, que Constantin et ses soldats en furent stup?aits et que toute l'arm? se convertit d'une seule masse.
Pour tous, les combats suivants devinrent dor?avant des combats entre les dieux grecs qu''imploraient les opposants romains pa?ns et J?us-Christ le nouveau Dieu de Constantin. Lors de ces combats, de v?itables miracles s'op??ent, ce qui est signal?par les historiens eux-m?es. A titre d'exemple, lors de la bataille contre Latance, impliquant, dans l'esprit de tous, la lutte entre les dieux romains et J?us-Christ, Constantin, pour soutenir la foi de son arm?, fit ?ever, au plus fort de la battaille, une immense banni?e portant une effigie du Christ. Pour une raison inconnue, l'arm? ennemie y vit l?une mal?iction, un sort qui leur ?ait jet? et terroris? par l'image, tous cess?ent le combat s'enfuirent, laissant la victoire aux arm?s instempill?s de Christ-J?us. Autre signe, myst?ieux: Lactance, l'Empereur ennemi des Chr?iens qui avait relanc?les pers?utions et rompu l'?it de Milan qui autorisait la libert?de culte des Chr?iens, avait projet?devant ses g??aux, d'attirer l'arm? de Constantin sur un immense pont, dont ses soldats couperaient les cordes afin de la projeter et de la faire p?ir dans les flots. Cependant, les ??ements tourn?ent d'une telle fa?n, que c'est l'arm? de Lactance qui se trouva pi?? sur ce pont. Alors, comme par miracle, les soutients lach?ent avec une violence soudaine et le gros de l'arm? de Lactance disparue emport?par le fleuve. Ces faits r?ls sont reconnus de tous les historiens
Le Labarum, banni?e portant l'effigie du Chrisme, fut ordonn? selon ce que d?rit Eus?e de C?ar? (Vita Constantini 1,26). Il ?ait constitu?d'une longue lance d'or, formant avec une barre transversale le dessin d'une croix. Au sommet de l'ensemble ?ait fix? une couronne d'or et de pierres pr?ieuses, avec en son centre le symbole du Nom du Sauveur: les initiales grecques X et P entrelac?s. La banni?e fix? sur la barre transversale ?ait carr? et de couleur pourpre, richement brod? d'or et de pierres pr?ieuses, offrant aux yeux un spectacle d'une beaut?ineffable. Elle portait l'inscription grecque "EN TOUTO NIKA", (Par ce signe tu vaincra). Cinquante soldats de la garde imp?iale, s'?ant distingu? par leur pi??et leur courage, avaient en charge la protection du nouvel ?endard.
Ainsi, sur le Labarum original, le monogramme ne figurait pas sur l'?endard, mais sur le porte-?endard, et il s'agissait de la version inscrite dans un cercle. Eus?e nous apprend aussi que le monogramme avait ??grav?sur les boucliers des soldats, avant la bataille du pont Milvius. Plusieurs exemplaires du Labarum furent ensuite fabriqu? pour que chaque l?ion puisse en poss?er un. Les monnaies de l'?oque qui nous sont parvenues attestent finalement de plusieurs variantes. CHRONIQUESLe nom actuel de ces livres leur a ??donn?par saint J??e; les Juifs les nommaient Diber?hayamim, journaux, paroles des jours; et les Grecs leur avaient donn?le nom que les Latins leur conservent encore, de Paralipom?nes ou choses omises . qui correspond ?ce que dans notre langue nous appellerions un suppl?ent. Les neuf premiers chapitres contiennent des tables g??logiques, documents auxquels les Isra?ites devaient attacher beaucoup d'importance, soit ?cause de l'attente du Messie, soit parce que toutes les propri?? fonci?es ?aient ins?arablement li?s ?l'existence de la famille. Le reste du premier livre et les neuf premiers chapitres du second, contiennent l'histoire de David et de Sa-lomon; et la tin du deuxi?e livre, l'histoire du royaume de Juda depuis le schisme jusqu'?l'exil. Les livres des chroniques ne sont cependant pas une simple r??ition des livres de Samuel et des Rois. On remarquera facilement des diff?ences notables dans la mani?e dont les faits sont pr?ent? dans les Rois et dans les Chroniques, m?e des contradictions apparentes. Les livres des Chroniques donnent beaucoup plus de d?ails sur tout ce qui tient au culte, Par exemple lorsqu'il s'agit des pr?aratifs que lit David pour la construction du temple, (1Chr 22,28,29,) sur l'organisation des classes sacerdotales, (1Chr 23,24,26, sur la musique sacr?, ibid. 26 Ce caract?e pour ainsi dire eccl?iastique des livres des Chroniques, s'explique facilement, si l'on r?l?hit qu'?l'?oque o?ils furent selon toute probabilit?compos? Apr? le retour de l'exil) tout ce qui tenait ?la religion ?ait l'objet d'un int?? beaucoup plus vif. Les rapports qui se trouvent entre les livres des Chroniques et les livres des Rois, s'expliquent par le fait que les deux auteurs ont consult?les m?es sources, savoir les annales des rois de Juda et celles des rois d'Isra?; seulement il para? que l'auteur des Chroniques avait sous les yeux un recueil contenant ces deux ouvrages r?, unis, et il le nomme tant? avec le titre complet: Livre des rois de Juia et d'Isra?, 2Chr 23,26, tant? en abr?eant, Livre des Rois, 2Chr 24,27, ou Livre des rois d'Isra?, 2Chr 20, 34, ou Actions des rois d'Isra?, 2Chr 33, <I8 Quant aux diff?ences, elles proviennent de ce que l'auteur des Chroniques a consult? outre ces documents g??aux, quelques monographies particuli?es compos?s par des proph?es, et dont les annales des royaumes ne contenaient que des extraits fort courts; ainsi, par exemple pour le r?ne de Roboam, les monographies des proph?es Semahia et Hiddo, 2Chr 12,15; pour l'histoire d'Hozias, la monographie d'Isa?, 2Chr 26,22, etc. On a tout lieu de penser que les livres des Chroniques furent compos? du temps d'Esdras, apr? le retour de la captivit?Ainsi (1Chr 9,17, nous voyons nomm? les m?es personnages que Neh 12,25 26) et m?e d'admettre avec la tradition qu'ils le furent par Esdras lui-m?e. 11 y a un rapport tr? intime entre la tin du livre des Chroniques et le commencement du livre d'Esdras, comme si le deuxi?e de ces ouvrages ?ait destin???re une continuation du premier. Pour se d?arrasser de la preuve tr? forte que les livres des Chroniques fournissent en faveur de l'authenticit?du Pen-tateuque, on a attaqu? comme tant d'autres, la cr?ibilit?de cette partie de l'Ancien Testament. L'attaque, faite principalement par De Wette et Berthold, a ??repouss? avec habilet?par les ouvrages de Keil Berlin, 1833 et de Movers Bonn, 1834) Le principal reproche que l'on dirige contre l'auteur du livre des Chroniques, c'est sa pr?endue partialit?pour le culte mosa?ue, et pour la tribu de L?i; mais on a vu d??que son but ?ait simplement de combler les lacunes des autres livres historiques sur ce sujet, et l'on ne peut pas prouver que ce pas de vue l'ait jamais entra??? sacrifier la v?it? Si on remarque des diff?ences entre les livres des Rois et ceux des Chroniques, sous le rapport des nombres et des noms, il faut observer que comme les nombres se repr?entaient par des lettres, quelque erreur pouvait facilement se glisser dans les copies, v. Nombres, et quant aux noms de lieux et de personnes, on a vu ailleurs combien chez les Orientaux les noms ?aient sujets ?des changements, et combien souvent aussi ils ?aient doubles. — La cr?ibilit?du livre des Chroniques est suffisamment attest?, soit par les morceaux parall?es dans le livre des Rois, soit, pour les morceaux qui appartiennent sp?ialement au premier de ces ouvrages, par les autres livres du Canon. Nous n'en citerons que deux exemples: on a beaucoup attaqu?le r?it qui est donn? 2Chr 20, de la victoire de Josaphat sur les rois alli?; mais si on lit attentivement le psaume 48, on voit que c'est un cantique d'actions de gr?e qui ne peut se rapporter ?aucun autre ??ement. Le r?it du grand deuil occasionn?par la mort du roi Josias dans la vall? de M?uiddo, 2Chr 33,22-24, est ?alement confirm? parZach. 12,1 \. — (Rochat, Sermons, t. v.) ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, Dans la Septante, il y a aussi la Pri?e de Manass? Ce livre d’un chapitre est la pri?e de Manass?apr? qu’il s’est repenti de ses horribles p?h? qui sont consign? dans 2 Chroniques 33 : 1-16. Cette pri?e est g??alement plac? apr? 2 Chroniques 36 en dernier chapitre.
CHRYSOLITHEpierre pr?ieuse, qui occupait la dixi?e place dans le pectoral du grand-pr?re, et sur laquelle se trouvait grav?le nom de Zabulon, Exo 28,20 39,13 Elle est aussi indiqu? comme le septi?e fondement de la nouvelle J?usalem, Rev 21, 20, cf. Ez?h. 1, 16 Dan 10, 6 La chrysolithe, ou pierre d'or, car c'est l?ce que son nom signifie, est ordinairement cristallis?, d'un vert p?e, et transparente, sem? de quelques veines. Les anciens paraissent l'avoir confondue quelquefois avec la topaze, les rabbins avec le b?yl, quelques-uns avec l'ambre. D'apr? Pline, la chrysolithe ?ait de couleur d'or, d'une tr? belle eau, et se tirait principalement d'Ethiopie. CHRYSOPRASEle dixi?e fondement de la nouvelle J?usalem, Rev 21, 20, pierre pr?ieuse d'un vert p?e et brun?re. Pline la comptait au nombre des b?yls dont la meilleure esp?e ?ait, selon lui, couleur vert d'eau; puis venait le chrysob?yl, plus p?eet tirant surlejaune or; enfin lachrysoprase plus p?e encore, et tirant, dit Calmet, sur la couleur du porreau. ChrysostomeCHUZASintendant de la maison d'H?ode Antipas, et mari de Jeanne, l'une des femmes pieuses qui assistaient notre Seigneur de leurs biens; mais du reste inconnu, Luc. 8,3 Quelques-uns pensent qu'il ?ait d??mort ?l'?oque o?il nous en est parl? mais cette opinion que rien ne n?essite, ne para? m?e pas probable d'apr? le texte du verset indiqu? CHRETIENNos fr?es les premiers Chr?iens "Certains en sont venus ?ce point de t??it?qu'ils vont jusqu'?compter pour rien les martyrs et bl?er ceux qui sont mis ? mort pour avoir confess?le Seigneur ... lorsqu'il sera demand? compte de leur sang et qu'ils recevront la gloire, alors le Christ confondra tous ceux qui auront m?ris?leur martyre''. - Ir?? de Lyon Contre les h??ies Luc 01,03 excellent Th?phile Gal 2,1 Quatorze ans apr?, je montai de nouveau ?J?usalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi Phi 1,1 Paul et Timoth?, serviteurs de J?us-Christ, ?tous les saints en J?us-Christ qui sont ?Philippes, aux presbytres et aux diacres. Act 19,29 Ils se pr?ipit?ent tous ensemble au th?tre, entra?ant avec eux Ga?s et Aristarque, Mac?oniens, compagnons de voyage de Paul. Act 20,4 Il avait pour l'accompagner jusqu'en Asie: Sopater de B??, fils de Pyrrhus, Aristarque et Second de Thessalonique, Ga?s de Derbe, Timoth?, ainsi que Tychique et Trophime, originaires d'Asie. Rom 16,1-23 Je vous recommande Phoeb? notre sœur, qui est diaconesse de l’assembl? de Cenchr?s, 2 afin que vous la receviez en notre Seigneur d'une mani?e digne des saints et que vous l'assistiez dans les choses o?elle aurait besoin de vous, car elle en a donn?aide ?plusieurs et ?moi-m?e. 3 Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d'œuvre en J?us-Christ, 4 qui ont expos?leur t?e pour sauver ma vie; ce n'est pas moi seul qui leur rends gr?es, ce sont encore toutes les Eglises des nations. ..) Saluez Epa??e, mon bien-aim? qui a ??pour Christ les pr?ices de l'Asie. 6 Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous. 7 Saluez Andronicus et Junias, mes parents et mes compagnons de captivit? qui jouissent d'une grande consid?ation parmi les ap?res et qui m?e ont ??en Christ avant moi. 8 Saluez Amplias, mon bien-aim?dans le Seigneur. 9 Saluez Urbain, notre compagnon d'œuvre en Christ et Stachys, mon bien-aim? 10 Saluez Apell?, qui est ?rouv?en Christ. Saluez ceux de la maison d'Aristobule. 11 Saluez H?odion, mon parent. Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont dans le Seigneur. 12 Saluez Tryph?e et Tryphose, qui travaillent pour le Seigneur. Saluez Perside, la bien-aim?, qui a beaucoup travaill?pour le Seigneur. 13 Saluez Rufus, l'?u du Seigneur et sa m?e, qui est aussi la mienne. 14 Saluez Asyncrite, Phl?on, Herm?, Patrobas, Hermas et les fr?es qui sont avec eux. 15 Saluez Philologue et Julie, N?? et sa sœur et Olympe et tous les saints qui sont avec eux. ..) 21 Timoth?, mon compagnon d'œuvre, vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipater, mes parents. 22 Je vous salue dans le Seigneur, moi Tertius, qui ai ?rit cette lettre. 23 Ga?s, mon h?e et celui de toute l’assembl?, vous salue. Eraste, le tr?orier de la ville, vous salue, ainsi que le fr?e Quartus''. Phi 2,25-27 J'ai estim?n?essaire de vous envoyer mon fr?e Epaphrodite, mon compagnon d'œuvre et de combat, par qui vous m'avez fait parvenir de quoi pourvoir ?mes besoins. 26 Car il d?irait vous voir tous et il ?ait fort en peine de ce que vous aviez appris sa maladie. 27 Il a ??malade, en effet et tout pr? de la mort. Col 1,6-8 Et il va grandissant, comme c'est aussi le cas parmi vous, depuis le jour o?vous avez entendu et connu la faveur de Dieu conform?ent ?la v?it? 7 d'apr? l'enseignement que vous avez re?s d'Epaphras, notre bien-aim?compagnon de service, qui est pour vous un fid?e ministre de Christ, 8 et qui nous a appris de quelle charit?l'Esprit vous anime. Phi 4,21-22 Saluez tous les saints en J?us-Christ. Les fr?es qui sont avec moi vous saluent. 22 Tous les saints vous saluent et principalement ceux de la maison de C?ar. Col 4,17 Tychique, le bien-aim?fr?e et le fid?e ministre, mon compagnon de service dans le Seigneur, vous communiquera tout ce qui me concerne. 8 Je l'envoie expr? vers vous, pour que vous connaissiez notre situation et pour qu'il console vos cœurs. 9 Je l'envoie avec On?ime, le fid?e et bien-aim?fr?e, qui est des v?res. Ils vous informeront de tout ce qui se passe ici. 10 Aristarque, mon compagnon de captivit? vous salue, ainsi que Mar, le cousin de Barnabas, au sujet duquel vous avez re? des ordres S'il va chez vous, accueillez-le); 11 J?us, appel?Justus, vous salue aussi. Ils sont du nombre des circoncis et les seuls qui aient travaill?avec moi pour le royaume de Dieu et qui aient ??pour moi une consolation. 12 Epaphras, qui est des v?res, vous salue: serviteur de J?us-Christ, il ne cesse de combattre pour vous dans ses pri?es, afin que, parfaits et pleinement persuad?, vous persistiez dans une enti?e soumission ?la volont?de Dieu. 13 Car je lui rends le t?oignage qu'il a une grande sollicitude pour vous, pour ceux de Laodic? et pour ceux d'Hi?apolis. 14 Luc, le m?ecin bien-aim? vous salue, ainsi que D?as. 15 Saluez les fr?es qui sont ?Laodic? et Nymphas et l’assembl? qui est dans sa maison. 16 Lorsque cette lettre aura ??lue chez vous, faites-en sorte qu'elle soit aussi lue dans l’assembl? des Laodic?ns et que vous lisiez ?votre tour celle qui vous arrivera de Laodic?. 17 Et dites ?Archippe: Prends garde au minist?e que tu as re? dans le Seigneur, afin de le bien remplir. 18Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Souvenez-vous de mes liens. Que la gr?e soit avec vous ! Phi 4,2-3 J'exhorte Evodie et j'exhorte Syntyche ??re d'un m?e sentiment dans le Seigneur. 3 Et toi aussi, fid?e collaborateur, oui, je te prie de les aider, elles qui ont combattu pour l'Evangile avec moi et avec Cl?ent et mes autres compagnons d'œuvre, dont les noms sont dans le livre de vie. Pourquoi porter le nom de Chr?ien ? J?us dit dans Actes 1,8 "vous ?es mes t?oins" nous devons donc ?re t?oins du Christ c'est ?dire ?re ses disciples, ainsi nous devons porter le nom de chr?ien puisque ?re chr?ien c'est ?re disciple du Christ, comme certain sont Bouddhiste c'est ?dire disciple de Bouddha, etc... Nous lisons dans Actes 11,26 "C'est ?Antioche que pour la premi?e fois les disciples re?rent le nom de chr?iens" J?us dit en Matthieu 10,22 "Et vous serez ha? de tous ? cause de mon nom, mais celui qui aura tenu bon jusqu'au bout, celui-l?sera sauv? Tous les disciples ont utilis?ce nom et furent pers?ut? pour "le nom de Christ" comme en t?oigne le nombre impressionnant de citations de cette expression dans le seul livre des Actes : 2,21,38 3,6,16 4,7101217-1830; 5,2840-41 ; 8,1216 9,1214-16212729 10,4348 13,8 15,141726 16,18 19,51317 21,13 22,16 ; 26,9 Le roi Agrippa s'adresse d'ailleurs ainsi ?l'ap?re Paul dans Actes 26,28 "Tu vas bient? me persuader de devenir Chr?ien !" Pierre lui m?e n'utilise pas d'autre nom et nous dit : "Si quelqu'un souffre comme chr?ien qu'il n'est pas honte". – 1Pie 4,16 L'ap?re Paul ne nous dit-il pas en 1Cor 1,12-13 "Je veux dire que chacun de vous parle ainsi: Moi, je suis de Paul! et moi, d'Apollos! et moi, de C?has! et moi, de Christ! Christ est-il divis? Paul a-t-il ??crucifi?pour vous, ou est-ce au nom de Paul que vous avez ??baptis??" Si Paul montre la division œuvrant dans l'?lise qu'en est il aujourd'hui lorsque l'on porte le nom de Darbiste Disciples de Darby) Luth?ien Disciple de Luther) Calviniste disciples de Calvin) ou un autre nom "Car il n'y a pas sous le ciel d'autre nom donn? aux hommes, par lequel nous devions ?re sauv?. – Act 4,12 "A l'empereur Titus Elius Adrien Antonin, Pieux, Auguste C?ar; ?Verissime son fils, philosophe, et ?Lucius, philosophe, fils de C?ar par la nature et de l'empereur par adoption; au sacr?s?at; et ?tout le peuple romain; pour ces hommes de toute race, injustement ha? et pers?ut?, moi, l'un d'eux, Justin, fils de Priscus, fils de Bacchius, de la nouvelle Flavie en Syrie, Palestine, j'ai ?rit et pr?ent?la requ?e suivante." – Apologie en faveur des chr?iens" extrait de la lettre envoy?par Justin (100/165 mort en martyr) "Parmi les barbares une qualification accusatrice s'est attach? ?tous ceux qui se sont mis ?pratiquer et ?enseigner la sagesse: on les a tous appel? Chr?iens. C'est pour cela que nous vous supplions d'examiner les accusations dont on nous accable, afin que, si vous rencontrez un coupable, il soit puni comme coupable et non pas comme chr?ien; mais que, si vous trouvez un innocent, il soit absous comme chr?ien et comme innocent." – "Il convient donc de ne pas seulement porter le nom de chr?iens, mais de l'?re aussi".– Ignace d'Antioche, aux Magn?iens Environ 35/A J-C) "Celui-l?m?e que nous, Chr?iens, nous honorons et aimons de tout notre cœur, ?savoir le Cr?teur du ciel et de la terre et de tout ce qu'ils renferment".– Ir??, Contre les h??ies, Liv.02 "Puisque tu as cess?d'?re Chr?ien, en n'admettant plus ? cette foi qui constitue le Chr?ien".– Tertullien, La chair du Christ" Dans le d?ut du christianisme dans toute les grandes pers?ution tous les historiens n'ont racont?les faits qu'en parlant des Chr?iens et d'aucune autre appelation. Exemple Tacite, Pline le Jeune etc... Citation de Tacite : "N?on se trouva des coupables et il infligea des ch?iments raffin? ?des gens que leurs scandales rendaient odieux et que la masse appelait Chr?iens. Ce nom leur vient de Christ que le procureur Pontius Pilatus avait fait supplicier sous le r?ne de Tib?e". – Annale XV 44 Eus?e de C?ar? dans son histoire Eccl?iastique fait constamment r??ence au nom de Chr?ien. Extrait de la lettre de Pline le jeune 61-114 apr J-C) ?Trajan empereur romain : "J'ai coutume, Seigneur de m'en r??er ?toi, pour tout ce qui soul?e quelque doute. Qui pourrait mieux diriger mon h?itation ou ?lairer mon ignorance ? Je n'ai jamais eu affaire aux chr?iens. Aussi, ignor?je si et jusqu'?quel point il faut les ch?ier ou les poursuivre». L’ensemble des premiers Chr?ien font r??ence au nom de Chr?iens : Justin Ignace Ir?? etc... Que devons nous faire si ce n'est de porter seulement le nom de notre ma?re nous qui voulons ?re ses disciples? CHRISTEthymologieLes consonnes du Nom de J?us signifient: "Maitre du ciel et de la terre". cf Ir?? (1Chr 29,11 11 A toi, Seigneur, la magnificence, la force, la gloire, la victoire et la puissance, car Tu es le Ma?re de toutes les choses qui sont sur la terre et dans les cieux. Quelle est l'origine du Christ ? "L'origine du Messie remonte au del?de la cr?tion meme; elle est ?ernelle et divine" - La Bible annot?. Gen 1, 27 “Et Dieu dit: Faisons l'homme a notre image et a notre ressemblance. ” Le P?e fait tout en commun avec lui Gen 1,1 "En un Principe, Dieu cr? le ciel et la terre". "Si Christ est le cr?teur de l'univers, il est aussi n?essairement le cr?teur du temps, car avant le monde il ne pouvait pas y avoir de temporalit? Le temps est lie au syst?e universel et sans univers, il n'y a pas de temps." - Francis Hubert Incorporel avant sa venue"Le Verbe ?ait incorporel avant qu'il vint rev?ir sa chair sacr? dans le sein de la sainte Vierge" - Hippolyte Sur antichrist C'est J?us qui parlait au proph?esHE 04,30 Exo 3,4 J?us est-Il notre Cr?teur ?Jean 1,1 "Au commencement ?ait la Parole, et la Parole ?ait avec Dieu, et la Parole ?ait Dieu. Elle ?ait au commencement avec Dieu. Toutes choses ont ??faites par elle, et rien de ce qui a ete fait n'a ete fait sans elle. En elle ?ait la vie, et la vie ?ait la lumi?e des hommes". - Louis Segond Jean 1,1-4 (autre lecture) "Le Principe ?ait la Parole, et la Parole ?anait de Dieu, et Dieu ?ait en la Parole. Celle-ci ?ait le Principe ?anant de Dieu. Toutes choses ont ??faites par Elle, et rien de ce qui a ??fait n'a ??fait sans elle. En elle ?ait la vie, et la vie ?ait la lumi?e des hommes" - WWC +++Rev 4,511 "Tu es digne, Toi notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance; car TU as cr? toutes choses et c'est par ta volont?qu'elles existent et qu'elles ont ?? cr?es". ( Le contexte montre que ce passage est applique a J?us.) Col 1,16 "Tout a ??cr? par lui et pour lui". "Toutes choses furent cr?s dans sa sagesse, c’est-a-dire dans son Verbe, que l’?riture nomme ici Principe, nom qu’il prend lui-m?e dans l’Evangile, lorsqu’il r?ond aux Juifs qui lui demandaient qui il ?ait. Je ne combattrai pas cette interpr?ation, a cause de la vive satisfaction que j’?rouve a voir la Trinit?marqu? des le commencement du saint livre de la Gen?e. On y lit, en effet: ''Dans le principe, Dieu cr? le ciel et la terre'', ce qui peut signifier que le P?e a cr? le monde dans son Fils, suivant ce t?oignage du Psaume: ''Que tes œuvres, Seigneur, sont magnifiques ! Tu as fait toutes choses dans ta sagesse'' - Augustin, La Cit? de Dieu, L.11,32 Christ, Verbe de Dieu est-il la premiere creature du Pere ?"Dieu n'aurait pas d'amour pour nous si, au lieu de nous envoyer son fils unique est ?ernel, Il nous envoyait une cr?ture’’. (2Cor 5,519) - Samouelian, La pr?xistante de J?us Christ. "Ecris a l'ange de l'Eglise de Laodicee: Voici ce que dit l'Amen, le T?oin fid?e et v?itable, le principe originel de la cr?tion de Dieu" - Rev 3,14 ++"Comment donc J?us-Christ serait-il une cr?ture en m?e temps le Cr?teur de toutes choses dans les cieux et sur la terre ? (..) Nous sommes sommes ici devant une impossibilit? la cr?ture ne peut devenir le Cr?teur" - Samouelian, La pr?xistante de J?us Christ. "J?us-Christ n'appartient pas a la cr?tion, terrestre ou c?este. Il en est nettement distinct, puisqu'Il en est l'auteur" - Samouelian, La pr?xistante de J?us Christ. ‘’Adam entendit une voix. Or, que pouvait ?re cette voix, si ce n'est le Verbe de Dieu, qui est aussi son Fils, non pas qu'il ait ??engendre d'une mani?e charnelle, ainsi que les po?es nous repr?entent les enfants de leurs dieux, mais il a toujours ??dans le sein de son P?e, ainsi que la v?it?nous le raconte, il est de toute ?ernit?son conseil, bien avant toutes choses, puisqu'il est sa pens? et sa sagesse. Lorsqu'ensuite Dieu voulut cr?r, ainsi qu'il l'avait r?olu, il engendra son Verbe, ?ane de Lui et ant?ieur a toute cr?ture. Cependant il ne se priva pas Lui-m?e de son Verbe, mais Il l'engendra de telle sorte qu'il fut toujours avec Lui. Voila ce que nous enseignent les saintes Ecritures, et tous ceux qui ont ete inspires du Saint-Esprit, parmi lesquels saint Jean s'exprime ainsi: "Au commencement ?ait le Verbe, et le Verbe ?ait avec Dieu.(..) Ainsi donc le Verbe ?ant Dieu et engendre de Dieu, peut ?re envoy?par le P?e de toutes choses dans un lieu quelconque, selon son bon plaisir, et lorsqu'il y est, on le voit, on l'entend, et il est veritablement present dans ce lieu." - Th?phile d'Antioche, 2em lettre a Autolicus Le corps de Christ"Nous nous garderons bien d'abandonner le culte du au Dieu qui imprime le mouvement a ce vaste corps, [l'univers] pour nous abaisser a de faibles et mis?ables ??ents; ce serait ?aler a l’?re ?ernel une mati?e vile, perissable, et sujette a la corruption".- Athenagore Apologie (100-170) ‘’De plus, nous avons montr?que c'est un tout, de dire qu'il s'est montr?d'une fa?n purement apparente, et de dire qu'il n'a rien re? de Marie, car il n'aurait pas eu r?llement le sang et la chair par lesquels il nous a rachet?, s'il n'avait r?apitul?en lui-m?e l'antique ouvrage model? c'est-?dire Adam’’. - Ir?? L5,5 J?us-Christ est-il Dieu ?Les trois consonnes du Nom de J?us (ISH) signifie en h?reu: Ma?re du ciel est de la terre. C'est pour cette raison que de nombreux titres et qualificatifs lui sont attribues: Cr?teur, P?e, Souverain Seigneur, Berger, Juge, Grand Instructeur, Racheteur (Juges 11:27 Psaume 23:1 65:2 73:28 89:26 Isaie 8:13 30:20 40:28 41:14; Jean 1,1). Seul le vrai Dieu peut porter un nom si riche de sens. cf. aussi: Gen 9,27; Ir??, Contre les H??ies, 53,5,3 LV,34,2 51_ (Isa 47,4;Rom 3,24 52 Jea 20,28 Isa 54,5 "Car ton Cr?teur est ton ?oux: Iahweh des armees est son Nom; Et ton r?empteur est le Saint d’Isra?: Il se nomme Dieu de toute la terre". 2Pie 2,1"Simon Pierre, serviteur et Ap?re de J?us Christ, ? ceux qui ont re? en partage une foi aussi pr?ieuse que la n?re, par la justice de notre Dieu et Sauveur J?us-Christ" - (Isa 63,9 “Ce n'est ni un intercesseur, ni un ange, mais le Seigneur lui-meme qui les a sauves, parce qu'il les aime et prend soin d'eux; c'est lui-m?e qui les a d?ivres. 1Jea 5,19-21 "Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donne l'intelligence pour connaitre le [Dieu] Veritable; et nous sommes dans le [Dieu] Veritable en son Fils Jesus-Christ. C'est lui [Jesus] qui est le Dieu veritable, et la vie eternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles." (Jesus n'est donc pas une idole). Tit 2,13 "Attendant la bienheureuse esperance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jesus-Christ." 1Tim 3,16 "Et, sans contredit, le mystere de la piete est grand: Dieu a ete manifeste en chair, declare juste dans l'Esprit, vu des anges, preche aux nations, cru dans le monde, eleve dans la gloire." Il est l'image du Dieu invisibleCol 1,15 "Il est l'image du Dieu invisible" Heb 1,3 "Il [Christ] est le resplendissement de sa gloire [de Dieu] et l'empreinte de sa substance ‘’Celui-ci est donc bien parfait en tout, puisqu'il est ? la fois Verbe puissant et homme v?itable’’. - Ir??, L5,5 ‘’Supposons au contraire que, sans ?re homme, il se soit montr?sous les dehors d'un homme, en ce cas, il ne serait pas r?llement demeur?ce qu'il ?ait, ?savoir Esprit de Dieu, puisque l'Esprit est invisible’’. - Ir??, L5,5 Images: La terre, le soleil, la mer de Galilee La redemption prouve la divinit?de Christ"Si Jesus n'avait ete qu'un homme, il n'aurait pu pr?endre ?re le Redempteur des hommes.Car un homme ne peut sauver un autre homme, en le repr?entant devant la justice divine. Une brebis ne peut repr?enter une autre brebis; seul le berger peut repr?enter troupeau. Seul Dieu peut repr?enter l’humanit?et expier toutes ses fautes." - Samouelian, La pr?xistence de J?us Christ. "Dieu n'aurait pas d'amour pour nous si, au lieu de nous envoyer son fils unique est ?ernel, Il nous envoyait une cr?ture. (2Cor 5,519)". - Samouelian, La pr?xistence de J?us Christ. "Le sang de ses cr?tures, si pur soit-il, ne pourrait suffire pour effacer les souillures de toute une race. Le sacrifice du P?e, le don du P?e, ne serait ni un sacrifice, ni un don, s'il n'offrait pas au monde son Fils, son propre Fils." - Samouelian, La pr?xistence de J?us Christ. "[Les prophetes] ont tous enseign?, d'un commun accord, que Dieu avait tire toutes choses du neant. Car aucun etre n'existait de toute eternite avec Dieu, mais comme il est Lui-meme le lieu qu'il habite, qu'Il n'a besoin de rien, qu'Il est plus ancien que les siecles, Il fit l'homme pour que l'homme le connut. Il lui a prepare le monde pour etre son sejour, parce que celui qui est cree a besoin de tout, tandis que l'etre incree n'a besoin de rien. Dieu, qui de toute eternite portait son Verbe dans son sein, l'a engendre avec sa sagesse avant la creation. Il s'est servi de ce Verbe comme d'un ministre, pour l'accomplissement de ses œuvres, et c'est par lui qu'il a cree toutes choses. On l'appelle principe, parce qu'il a l'empire et la souverainete sur les etres qu'il a lui-meme crees. L'Esprit saint, le principe, la sagesse et la vertu du Tres-Haut, descendit dans les prophetes et nous apprit, par leur bouche, la creation du monde et les choses passees, qui n'etaient connues que de Lui. Quand Dieu crea le monde, les prophetes n'etaient pas. Dieu seul etait avec sa sagesse qui est en Lui et avec son Verbe qui ne le quitte pas. C'est cette sagesse qui s'exprime en ces termes, par le prophete Salomon: "Lorsqu'il etendait les cieux, j'etais la, et lorsqu'il posait les fondements de la terre, j'etais aupres de Lui." - Theophile d'Antioche a Autolicus Christ peut-il ?re prie ou ador??Les anges au ciel adoraient-ils le Christ avant son incarnation ? Jea 19,5 "Et maintenant P?e, glorifie-moi aupr? de toi de la gloire que j'avais aupr? de toi avant que le monde fut." +++Isa 6,1-5 "Je vis Iahweh assis sur un tr?e tr? ?ev? ... Des s?aphins se tenaient au-dessus de Lui .... Alors je dis: Malheur a moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les l?res sont impures, ... et mes yeux ont vu le Roi, Iahweh des arm?s". "Isaie dit ces choses, lorsqu'il vit sa gloire, et qu'il parla de lui [Jesus]." - Jea 12,41 Au Nom de qui l'Eglise offre-t-elle l'encens d'adoration ?"Or, quel est le nom qui est glorifie parmi les nations, sinon celui de notre Seigneur, par l'entremise de qui est glorifie le Pere et est glorifie l'homme?" -Ir?? de Lyon Contre les H??ies livre 04 Proscuneo confond-t-il "Adorer et honorer" ?Phi 2,9 "Dieu l'a souverainement eleve, et lui a donne le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au Nom de Jesus tout genou flechisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre." Par opposition si nous comparons ce texte avec Rev 22,8-9: je tombai aux pieds de l'ange qui me les montrait, pour l'adorer. Mais il me dit: Garde-toi de le faire ! Je ne suis que ton compagnon de service, et celui de tes freres les prophetes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. "Pour moi, je n'adore (προσκυνῶν) pas l'empereur, je me contente de l'honorer (τιμήσω)" - Theophile d'Antioche a Autolicus "Nous vous montrerons aussi que nous adorons justement celui qui nous a enseign?ces choses, et qui a ??engendr?pour cela, J?usChrist qui fut crucifi?sous Ponce Pilate, gouverneur de Jud?, au temps de Tib?e C?ar, en qui nous voyons le fils du vrai Dieu et que nous mettons au second rang et, en troisi?e lieu, l'Esprit proph?ique. Quelle folie, nous diton, de mettre ?la seconde place apr? le Dieu immuable, ?ernel, cr?teur de toutes choses, un homme crucifi?" -- Justin, Grande Apologie, 13 J?us-Christ du Nouveau Testament est-il Iahweh (J?ovah) de l'Ancien-Testament ?Dans les passages suivants, l'Ecriture Sainte applique le m?e texte a J?ovah (Iahweh) et a Jesus Prophetie (Isa 40,3:"Une voix crie: Preparez au desert le chemin de Iahweh, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu." Accomplissement:" C'est de Lui qu'Isaie, le prophete a parle, lorsqu'il a dit: Une voix crie: Preparez au desert le chemin du Seigneur, Aplanissez dans les lieux arides, une route pour notre Dieu," -Mt 3,3 _________________________ Prophetie Zac 12,10: "Mais Je [Iahweh] repandrai sur la maison de David et sur l'habitant de Jerusalem un esprit de grace et de supplication, et ils regarderont vers Moi. Celui qu'ils ont transperce, ils se lamenteront sur lui comme on se lamente sur un fils unique; ils le pleureront comme on pleure un premier-ne." Accomplissement : "Venus a Jesus, quand ils virent etait deja mort, ils ne lui briserent pas les jambes,mais l'un des soldats, de sa lance, lui perca le cote (..) cela est arrive afin que l'Ecriture fut accomplie: Pas un os ne lui sera brise. Et une autre Ecriture dit encore: Ils regarderont celui qu'ils ont transperce." - Jean 19,33-38 _________________________ Prophetie (Isa 6,1-5: "L’annee de la mort du roi Ozias, je vis Yahweh assis sur un trone tres eleve, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des seraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l'un a l'autre, et disaient: Saint, saint, saint est Iahweh des armees! toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ebranlees dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumee. Alors je dis: Malheur a moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les levres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les levres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, Iahweh des armees.
Accomplissement: "Isaie dit ces choses, lorsqu'il vit sa gloire, et qu'il parla de lui [Jesus]". -Jea 12,41 __________________________ Prophetie Psa 68,19: "Tu es monte dans les hauteurs, tu as emmene des captifs, Tu as pris en don des hommes; Les rebelles habiteront aussi pres de Iahweh Dieu." Accomplissement: "Mais a chacun de nous la bienveillance a ete donnee selon la mesure du don de Christ. C'est pourquoi il est dit: Etant monte dans les hauteurs, il a emmene des captifs, Et il a fait des dons aux hommes. Or, que signifie: Il est monte, sinon qu'il est aussi descendu dans les regions inferieures de la terre? Celui qui est descendu, c'est le meme qui est monte au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses." - Eph 4,7-10 "De celleci, parmi les douze prophetes, Malachie a parle d'avance en ces termes: Je ne prends pas plaisir en vous, dit le Seigneur toutpuissant, et je n'agreerai pas de sacrifice de vos mains; car du levant au couchant, mon Nom est glorifie parmi les nations, et en tout lieu de l'encens est offert a mon Nom, ainsi qu'un sacrifice pur: car mon Nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur Toutpuissant. Il signifiait tres clairement par la que le premier peuple cesserait d'offrir a Dieu, tandis qu'en tout lieu un sacrifice lui serait offert, pur celuici, et que son Nom serait glorifie parmi les nations. Cf. aussi: 'Nom', Quelle est l'origine du Christ ?"L'origine du Messie remonte au dela de la creation meme; elle est eternelle et divine" - La Bible annotee. Gn 1, 27 “Et Dieu dit: Faisons l'homme a notre image et a notre ressemblance. ” Le Pere fait tout en commun avec lui Gen 1,1 "En un Principe, Dieu crea le ciel et la terre". "Si Christ est le createur de l'univers, il est aussi necessairement le createur du temps, car avant le monde il ne pouvait pas y avoir de temporalite. Le temps est lie au systeme universel et sans univers, il n'y a pas de temps." - Francis Hubert
Incorporel avant sa venue "Le Verbe etait incorporel avant qu'il vint revetir sa chair sacree dans le sein de la sainte Vierge" - Hippolyte Sur antichrist Jesus est-Il notre Createur ?Jean 1,1 "Au commencement etait la Parole, et la Parole etait avec Dieu, et la Parole etait Dieu. Elle etait au commencement avec Dieu. Toutes choses ont ete faites par elle, et rien de ce qui a ete fait n'a ete fait sans elle. En elle etait la vie, et la vie etait la lumiere des hommes". - Louis Segond Jean 1,1-4 (autre lecture) "Le Principe etait la Parole, et la Parole emanait de Dieu, et Dieu etait en la Parole. Celle-ci etait le Principe emanant de Dieu. Toutes choses ont ete faites par Elle, et rien de ce qui a ete fait n'a ete fait sans elle. En elle etait la vie, et la vie etait la lumiere des hommes" - WWC Rv 4,511 "Tu es digne, Toi notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance; car TU as cree toutes choses et c'est par ta volonte qu'elles existent et qu'elles ont ete creees". ( Le contexte montre que ce passage est applique a Jesus.) Col 1,16 "Tout a ete cree par lui et pour lui". "Toutes choses furent creees dans sa sagesse, c’est-a-dire dans son Verbe, que l’Ecriture nomme ici Principe, nom qu’il prend lui-meme dans l’Evangile, lorsqu’il repond aux Juifs qui lui demandaient qui il etait. Je ne combattrai pas cette interpretation, a cause de la vive satisfaction que j’eprouve a voir la Trinite marquee des le commencement du saint livre de la Genese. On y lit, en effet: ''Dans le principe, Dieu crea le ciel et la terre'', ce qui peut signifier que le Pere a cree le monde dans son Fils, suivant ce temoignage du Psaume: ''Que tes oeuvres, Seigneur, sont magnifiques ! Tu as fait toutes choses dans ta sagesse'' - Augustin, La Citee de Dieu, L.11,32 Christ, Parole de Dieu est-il la premiere creature du Pere ? "Dieu n'aurait pas d'amour pour nous si, au lieu de nous envoyer son fils unique est eternel, Il nous envoyait une creature. (2Cor 5,519)". - Samouelian, La preexistance de Jesus Christ. "L'origine du Messie remonte au dela de la creation meme; elle est eternelle et divine" - La Bible annotee. "Tu es digne, Toi notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance; car tu as cree toutes choses et c'est par ta volonte qu'elles existent et qu'elles ont ete creees" - Rv 4,511 ( Le contexte montre que ce passage est applique a Jesus.) "Ecris a l'ange de l'Eglise de Laodicee: Voici ce que dit l'Amen, le Temoin fidele et veritable, le principe originel de la creation de Dieu" - Rv 3,14 "Comment donc Jesus-Christ serait-il une creature en meme temps le createur de toutes choses dans les cieux et sur la terre ? (..) Nous sommes sommes ici devant une impossibilite, la creature ne peut devenir le createur" - Samouelian, La preexistance de Jesus Christ.
"Jesus-Christ n'appartient pas a la creation, terrestre ou celeste. Il en est nettement distinct, puisqu'Il en est l'auteur" - Samouelian, La preexistance de Jesus Christ.
Que signifie le fait que Jesus-Christ soit l'Unique Engendre ?"L'Ecriture elle-meme nous apprend, en effet, qu'Adam entendit une voix. Or, que pouvait etre cette voix, si ce n'est le Verbe de Dieu, qui est aussi son Fils, non pas qu'il ait ete engendre d'une maniere charnelle, ainsi que les poetes nous representent les enfants de leurs dieux, mais il a toujours ete dans le sein de son Pere, ainsi que la verite nous le raconte, il est de toute eternite son conseil, bien avant toutes choses, puisqu'il est sa pensee et sa sagesse. Lorsqu'ensuite Dieu voulut creer, ainsi qu'il l'avait resolu, il engendra son Verbe, emane de Lui et anterieur a toute creature. Cependant il ne se priva pas Lui-meme de son Verbe, mais Il l'engendra de telle sorte qu'il fut toujours avec Lui. Voila ce que nous enseignent les saintes Ecritures, et tous ceux qui ont ete inspires du Saint-Esprit, parmi lesquels saint Jean s'exprime ainsi: "Au commencement etait le Verbe, et le Verbe etait avec Dieu.(..) Ainsi donc le Verbe etant Dieu et engendre de Dieu, peut etre envoye par le Pere de toutes choses dans un lieu quelconque, selon son bon plaisir, et lorsqu'il y est, on le voit, on l'entend, et il est veritablement present dans ce lieu." - Theophile d'Antioche, 2em lettre a Autolicus Le Christ a-t-il un corps ?"Nous nous garderons bien d'abandonner le culte du au Dieu qui imprime le mouvement a ce vaste corps, [l'univers] pour nous abaisser a de faibles et miserables elements; ce serait egaler a l'etre eternel une matiere vile, perissable, et sujette a la corruption".- Athenagore Apologie (100-170) Jesus-Christ est-il Dieu ?Les trois consonnes du Nom de Jesus (ISH) signifie en hebreux: maitre du ciel est de la terre. C'est pour cette raison que de nombreux titres et qualificatifs lui sont attribues: Createur, Pere, Souverain Seigneur, Berger, Juge, Grand Instructeur, Racheteur (Juges 11:27 Psaume 23:1 65:2 73:28 89:26 Isaie 8:13 30:20 40:28 41:14; Jean 1,1). Seul le vrai Dieu peut porter un nom si riche de sens. cf. aussi: Gen 9,27; Irenee, Contre les Heresies, LIII,5,3 LV,34,2 51_ (Isa 47,4;Rom 3,24 52 Jea 20,28 (Isa 54,5 "Car ton Createur est ton epoux: Iahweh des armees est son Nom; Et ton redempteur est le Saint d'Israel: Il se nomme Dieu de toute la terre". (Isa 63,9 “Ce n'est ni un intercesseur, ni un ange, mais le Seigneur lui-meme qui les a sauves, parce qu'il les aime et prend soin d'eux; c'est lui-meme qui les a delivres. 1Jea 5,19-21 "Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donne l'intelligence pour connaitre le [Dieu] Veritable; et nous sommes dans le [Dieu] Veritable en son Fils Jesus-Christ. C'est lui [Jesus] qui est le Dieu veritable, et la vie eternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles." (Jesus n'est donc pas une idole). Tit 2,13 "Attendant la bienheureuse esperance, et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jesus-Christ." 1Tim 3,16 "Et, sans contredit, le mystere de la piete est grand: Dieu a ete manifeste en chair, declare juste dans l'Esprit, vu des anges, preche aux nations, cru dans le monde, eleve dans la gloire." Il est l'image du Dieu invisibleCol 1,15 "Il est l'image du Dieu invisible" Heb 1,3 "Il [Christ] est le resplendissement de sa gloire [de Dieu] et l'empreinte de sa substance Images: La terre, le soleil, la mer de Galilee La redemption prouve la divinite de Christ"Si Jesus n'avait ete qu'un homme, il n'aurait pu pretendre etre le Redepteur des hommes.Car un homme ne peut sauver un autre homme, en le representant devant la justice divine. Une brebis ne peut representrer une autre brebis; seul le berger peut representer troupeau. Seul Dieu peut representer l'humanite et expier toutes ses fautes." - Samouelian, La preexistance de Jesus Christ. "Dieu n'aurait pas d'amour pour nous si, au lieu de nous envoyer son fils unique est eternel, Il nous envoyait une creature. (2Cor 5,519)". - Samouelian, La preexistance de Jesus Christ. "Le sang de ses creatures, si pur soit-il, ne pourrait suffire pour effacer les souillures de toute une race. Le sacrifice du Pere, le don du Pere, ne serait ni un sacrifice, ni un don, s'il n'offrait pas au monde son Fils, son propre Fils." - Samouelian, La preexistance de Jesus Christ.
"[Les prophetes] ont tous enseigne, d'un commun accord, que Dieu avait tire toutes choses du neant. Car aucun etre n'existait de toute eternite avec Dieu, mais comme il est Lui-meme le lieu qu'il habite, qu'Il n'a besoin de rien, qu'Il est plus ancien que les siecles, Il fit l'homme pour que l'homme le connut. Il lui a prepare le monde pour etre son sejour, parce que celui qui est cree a besoin de tout, tandis que l'etre incree n'a besoin de rien. Dieu, qui de toute eternite portait son Verbe dans son sein, l'a engendre avec sa sagesse avant la creation. Il s'est servi de ce Verbe comme d'un ministre, pour l'accomplissement de ses œuvres, et c'est par lui qu'il a cree toutes choses. On l'appelle principe, parce qu'il a l'empire et la souverainete sur les etres qu'il a lui-meme crees. L'Esprit saint, le principe, la sagesse et la vertu du Tres-Haut, descendit dans les prophetes et nous apprit, par leur bouche, la creation du monde et les choses passees, qui n'etaient connues que de Lui. Quand Dieu crea le monde, les prophetes n'etaient pas. Dieu seul etait avec sa sagesse qui est en Lui et avec son Verbe qui ne le quitte pas. C'est cette sagesse qui s'exprime en ces termes, par le prophete Salomon: "Lorsqu'il etendait les cieux, j'etais la, et lorsqu'il posait les fondements de la terre, j'etais aupres de Lui." - Theophile d'Antioche a Autolicus Christ peut-il etre prie ou adore ?Les anges au ciel adoraient-ils le Christ avant son incarnation ? Jea 19,5 "Et maintenant Pere, glorifie-moi aupres de toi de la gloire que j'avais aupres de toi avant que le monde fut." (Isa 6,1-5 "Je vis Iahweh assis sur un trone tres eleve, ... Des seraphins se tenaient au-dessus de Lui .... Alors je dis: Malheur a moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les levres sont impures, ... et mes yeux ont vu le Roi, Iahweh des armees". "Isaie dit ces choses, lorsqu'il vit sa gloire, et qu'il parla de lui [Jesus]." -Jea 12,41 Au Nom de qui l'Eglise offre-t-elle l'encens d'adoration ?"Or, quel est le nom qui est glorifie parmi les nations, sinon celui de notre Seigneur, par l'entremise de qui est glorifie le Pere et est glorifie l'homme?" -Irenee de Lyon Contre les Heresies livre IV Proscuneo confond-t-il "Adorer et honorer" ?Phi 2,9 "Dieu l'a souverainement eleve, et lui a donne le Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au Nom de Jesus tout genou flechisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre." Par opposition si nous comparons ce texte avec Rev 22,8-9: je tombai aux pieds de l'ange qui me les montrait, pour l'adorer. Mais il me dit: Garde-toi de le faire ! Je ne suis que ton compagnon de service, et celui de tes freres les prophetes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.
"Pour moi, je n'adore (προσκυνῶν) pas l'empereur, je me contente de l'honorer (τιμήσω)" - Theophile d'Antioche a Autolicus Jesus-Christ du Nouveau Testament est-il Iahweh (Jehovah) de l'Ancien-testament ? Dans les passages suivants, l'Ecriture Sainte applique le meme texte a Jehovah (Iahweh) et a Jesus Prophetie (Isa 40,3:"Une voix crie: Preparez au desert le chemin de Iahweh, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu." Accomplissement:" C'est de Lui qu'Isaie, le prophete a parle, lorsqu'il a dit: Une voix crie: Preparez au desert le chemin du Seigneur, Aplanissez dans les lieux arides, une route pour notre Dieu," -Mt 3,3 _________________________ Prophetie Zac 12,10: "Mais Je [Iahweh] repandrai sur la maison de David et sur l'habitant de Jerusalem un esprit de grace et de supplication, et ils regarderont vers Moi. Celui qu'ils ont transperce, ils se lamenteront sur lui comme on se lamente sur un fils unique; ils le pleureront comme on pleure un premier-ne." Accomplissement : "Venus a Jesus, quand ils virent etait deja mort, ils ne lui briserent pas les jambes,mais l'un des soldats, de sa lance, lui perca le cote (..) cela est arrive afin que l'Ecriture fut accomplie: Pas un os ne lui sera brise. Et une autre Ecriture dit encore: Ils regarderont celui qu'ils ont transperce." - Jean 19,33-38 _________________________ Prophetie (Isa 6,1-5: "L’annee de la mort du roi Ozias, je vis Yahweh assis sur un trone tres eleve, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des seraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l'un a l'autre, et disaient: Saint, saint, saint est Iahweh des armees! toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ebranlees dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumee. Alors je dis: Malheur a moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les levres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les levres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, Iahweh des armees. Accomplissement: "Isaie dit ces choses, lorsqu'il vit sa gloire, et qu'il parla de lui [Jesus]". -Jea 12,41 __________________________ Prophetie Psa 68,19: "Tu es monte dans les hauteurs, tu as emmene des captifs, Tu as pris en don des hommes; Les rebelles habiteront aussi pres de Iahweh Dieu." Accomplissement: "Mais a chacun de nous la bienveillance a ete donnee selon la mesure du don de Christ. C'est pourquoi il est dit: Etant monte dans les hauteurs, il a emmene des captifs, Et il a fait des dons aux hommes. Or, que signifie: Il est monte, sinon qu'il est aussi descendu dans les regions inferieures de la terre? Celui qui est descendu, c'est le meme qui est monte au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses." - Eph 4,7-10 "De celleci, parmi les douze prophetes, Malachie a parle d'avance en ces termes: Je ne prends pas plaisir en vous, dit le Seigneur toutpuissant, et je n'agreerai pas de sacrifice de vos mains; car du levant au couchant, mon Nom est glorifie parmi les nations, et en tout lieu de l'encens est offert a mon Nom, ainsi qu'un sacrifice pur: car mon Nom est grand parmi les nations, dit le Seigneur Toutpuissant. Il signifiait tres clairement par la que le premier peuple cesserait d'offrir a Dieu, tandis qu'en tout lieu un sacrifice lui serait offert, pur celuici, et que son Nom serait glorifie parmi les nations. EIsa 4310 Avant Moi il n’a point ??de FORME de Dieu Jn 14,8 Il est notre p?e Les questions qui se posent Es 53,8 Qui racontera sa g??ation? Jean 17 , 3 La vie ?ernelle c’est qu’ils te connaisse toi et celui que tu as envoy? J?us-Christ. J? 17,9 Les proph?ies concernant Christ Cf. \Proph?ies\annoncent le C. …….. Il est le Messie promis Cf. \Messie Il op?e des miracles Cf. Miracles/C. Op?e des … Comme un agneau men??labattoir Notre chatiment est tomb?sur Lui Par ses meutrissures nous sommes gu?is M?ris? un homme de douleurs Is 53,36 Iahweh a fait venir sur Lui nos iniquit? Mich?5,2 Lieu de naissance Dan 9,26 la mani?e dont il mourrait Is 53,8-911 Mort mais innocent Zac 11,12 Trahi pour 30 pi?es d’argent Is 53,12 Condamn?avec les brigands Ps 34,20 Jean 19,36 Aucun de ses os ne seraient bris? Ps 16,10 Act 2,31 Sans s?ulture, ne connaitrait pas la corruption Quiconque croit que J?us est le Christ, est n?de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendr?aime aussi celui qui est n? de lui. Sa Pr?xistence c?este Pr?existence Jn 1,1-18 Jn 3,11-1232 Jn 8,262840 Mi 5, celui dont les jours remontent aux jours d’?ernit?/p> Mt 5,17 je suis venu Signifie j’existais avant de venir Jn 6,3841-42465058 Jn 7,29 Jn 7,62 Jn 8 ,1423 Mt 21,37 J?us se place ici au-dessus des proph?es, ce qui serait un blasph?e dans la bouche d’une cr?ture Philon pr?ente le Logos comme ?ant la pens? divine, ?re engendr?de Dieu avant toutes choses'' C. a un commencement? ''Quand Jean dit: ''Au commencement ?ait le Logos'', il n’entend pas par l?que le Logos a commenc???re au commencement, qu’Il a eu un commencment , quele Logos a ??une cr?tion de Dieu, la premi?e. Il veut dire que l eLogos existait quand le temps a commenc?! Au reste puisque Jean dit qu’il ?aiut Dieu, Il ne pouvait commencer avant la cr?tion. Dieu le P?e et Dieu le fils ont pr???le ttemps. Godet dit ''Quand tout ce qui a commenc? cammen?it, al Parole ?ait, Elle-m?e donc, elle seule ne commen?it pas; elle ?ait d??l?' Commentaires sur Jn, L2, p34)'' - Samou?ian, La pr?xistence de J?us-Christ. Ir?? Justin p255, 233 Cr?ture) Phil 2,6,7 6 existant dans la forme de Dieu, … Premier n?(Prototocos) Cf. Premier n?Christ Fils unique Engendr?de Dieu (Monogenes) Ac 13,33 Dieu l'a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant J?us, selon ce qui est ?rit dans le Psaume deuxi?e, Tu es mon Fils, Je t'ai engendr?aujourd'hui. En tant qu'homme ou au bapt?e par l'Esprit Saint) Jn 1, 14 Jn 4,9 Jn 16,1 Jn 18,3 1Jo 5, 1 Jn 8, “Avant qu’Abraham fut je suis” ''J?us oppose son existence ?ernelle au commencement historique d’Abraham. Devenir , cela implique la naissance tir? du n?nt, mais Je suis implique, par rapport ?devenir, l’?ernit? le non devenir. C’est pour cela que J?us ne dit pas j’?ais, ce qui aurait pu s’admettre pour l’intelligence des Juifs, mais je Suis'' - Samou?ian, La pr?xitence de J?us-christ. Cf. Ps90,2 '' Au verset 24 [Jn 8] du m?e chapitre nous retrouvons ce m?e emploi qui a sans doute ??une pr?aration ?la d?laration finale: ''si vous ne croyez pas ce que je suis'' disent nos traductions. Le sens lit?al serait plut?: '' si vous ne croyez pas que je suis'' est remarquable par l’absecence d’attribut, dit Godet. Toute l’attention se porte ?idemment surle sujet ‘ego’, moi: ''que c’est moi qui suis.. et nul autre''. Ceci ne nous fait-il pas penser ?Deu 32,39,: ''NReconnaissez, maintenant que c’est moi, moi qui suis Dieu, et qu’il n’y a point d’autre Dieu qiue moi'' Samou?ian, La pr?xitence de J?us-christ. Cf. Ps90,2 Il est Dieu Thou Theou Jn 1, 18 Jn 5, 25 IICor 4,4 1Jn 5, 20 Ses Noms r??e sa nature divine Matt 1, 23 Emmanuel Dieu est avec nous Mar 1,1 Fils de Dieu (Matt 8,29 Mar 5, 7) Sa divinit?/p> L'exemple du feu L'exemple du soleil L'exemple de la terre qu'on ne saurait voir Les anciennes cartes) la statut. Sa divinit?est une n?essite 2Cor 5, 19 Ps 2,2 Jesus = Iahweh L'inscription sur le panneau Le nom de J?us contient le Nom de Iahweh Psaum 2, 12 J?usalem) Baiser les pieds de Iahweh Matt 7,22-23 Jn 14,16-18 Heb 3,4 Heb 13,8 Matt 18,20 Tite 2, 13 2Pier 1,1 Isa?9,6 P?e Eternel Col 1, 17 Mich? 5, 1 Matt 28,18-20 Jn 17,2 Col 2,3 Matt 18,20 Matt 9,6 Mar 2,5-7 Jn 5, 26 Jn 1,3-4 Il est le cr?teur Jn 11, 25 Dieu fils unique Il se fait ?al ?Dieu “Dieu nous a parl?dans le fils.” Il est l’image du Dieu invisible Assis ?la droite de Dieu Assis sur le tr?e de Dieu Ps 45, 5-8 5 Je suis Le Seigneur, et il n'y en a pas d'autre, Hors moi il n'y a pas de Dieu; Je t'ai ceint, avant que tu me connusses. 6 C'est afin que l'on sache, du soleil levant au soleil couchant, Que hors moi il n'y a pas de Dieu, Je suis Le Seigneur, et il n'y en a pas d'autre. 7 Je forme la lumi?e, et je cr? les t??res, Je donne la prosp?it? et je cr? l'adversit? Moi, Le Seigneur, je fais toutes ces choses. 8 Que les cieux r?andent d'en haut Et que les nu?s laissent couler la justice! Que la terre s'ouvre, que le salut y fructifie, Et qu'il en sorte ?la fois la d?ivrance! Moi, Le Seigneur, je cr? ces choses. H? 1,9) [?Th?s, ?Th?s grc ps 44,8] Es 7,14 (Mt 1, 23) C'est pourquoi le Seigneur lui-m?e vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel [Avec nous est Dieu]. (Isa 9 , 6,7 "Car un enfant nous est n? un fils nous a ??donn? et le gouvernement sera sur son ?aule; et on appellera son nom, Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, P?e du si?le, Prince de paix. " 7- A l'accroissement de son empire, et ?la paix, il n'y aura pas de fin, sur le tr?e de David et dans son royaume, pour l'?ablir et le soutenir en jugement et en justice, d? maintenant et ?toujours. La jalousie de Iahweh des arm?s fera cela. " (Isa 50, 8-10 L’enfant du Seigneur (Septante; cf. Ir??) Rev 2 , 3 que tu as de la pers??ance, que tu as souffert ?cause de mon nom, et que tu ne t'es pas lass? Matt 2, 11 11 Ils entr?ent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa m?e, se prostern?ent et l'ador?ent; ils ouvrirent ensuite leurs tr?ors, et lui offrirent en pr?ent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Matt 28,19 l'?alit?est attest?par la formule baptismale Luc 1, 35 sera appel?fils de Dieu Jn 1,1 Au commencement ?ait la Parole, et la Parole ?ait avec Dieu, et la Parole ?ait Dieu. H? 1, … Joh 1, 18 Personne n'a jamais vu Dieu; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du P?e, est celui qui l'a fait conna?re. Jn 3, 35 Le P?e aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains. Jn 5, 25 Jn 5, 28-29 Jn 8,58 Jn 10, 30 Joh 10, 38 Mais si je les fais, m?e si vous ne me croyez point, croyez ?ces oeuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le P?e est en moi et que je suis dans le P?e. Jn 14,9 celui qui m'a vu ?vu le P?e Joh 14,9-11 J?us lui dit, Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le P?e; comment dis-tu, Montre-nous le P?e? Ne crois-tu pas que je suis dans le P?e, et que le P?e est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-m?e; et le P?e qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres. Croyez-moi, je suis dans le P?e, et le P?e est en moi; croyez du moins ?cause de ces oeuvres. Joh 10, 30 Moi et le P?e nous sommes un. Jn 14,9 Jn 14-16 Joh 17,21 afin que tous soient un, comme toi, P?e, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoy? Jn 20, 17 Mon P?e au lieu de notre P?e Jn 20, 28 Joh 20, 28 Thomas lui r?ondit, Mon Seigneur et mon Dieu! Act 19, . 6 1Cor 12,4-6 2Cor 5, 19 Dieu ?ait en Christ 2Co 13,14 Col 1, 15-17 Col 2,6-10 Ainsi donc, comme vous avez re? le Seigneur J?us-Christ, marchez en lui, 7 ?ant enracin? et fond? en lui, et affermis par la foi, d'apr? les instructions qui vous ont ??donn?s, et abondez en actions de gr?es. 8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie ?travers la philosophie et une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes ??entaires du monde, et non sur Christ. 9 Car en lui habite corporellement toute la pl?itude de la divinit? 10 Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorit? Tit 1,1-4 "Paul, serviteur de Dieu, et ap?re de J?us-Christ pour la foi des ?us de Dieu et la connaissance de la v?it?qui est selon la pi?? 2 lesquelles reposent sur l'esp?ance de la vie ?ernelle, promise d? les plus anciens temps par le Dieu qui ne ment point, 3 et qui a manifest?sa parole en son temps par la pr?ication qui m'a ??confi? d'apr? l'ordre de Dieu notre Sauveur, 4 ?Tite, mon enfant l?itime en notre commune foi, que la gr?e et la paix te soient donn?s de la part de Dieu le P?e et de J?us-Christ notre Sauveur! 1Ti 3,16 Et, sans contredit, le myst?e de la pi??est grand, Dieu a ?? manifest?en chair, justifi?par l'Esprit, vu des anges, pr?h? aux nations, cru dans le monde, ?ev?dans la gloire. Heb 1,5 Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit, Tu es mon Fils, Je t'ai engendr?aujourd'hui? Et encore, Je serai pour lui un p?e, et il sera pour moi un fils? Heb 2,5 En effet, ce n'est pas ?des anges que Dieu a soumis le monde ? venir dont nous (Isa 63,9 Ni un envoy?ni un messager parlons. Phil 1, 19 Car je sais que cela tournera ?mon salut, gr?e ?vos pri?es et ?l'assistance de l'Esprit de J?us-Christ; 1Jn 5, 1 Quiconque croit que J?us est le Christ est n?de Dieu et quiconque aime celui qui l'a engendr?aime aussi celui qui est n?de lui. 1Jn 5, 12-21 Et quiconque aime celui qui l'a engendr? aime aussi celui qui est n?de lui. 2 Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. 3 Car l'amour de Dieu consiste ? garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas p?ibles, 4 car tout ce qui est n?de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi. 5 Qui est celui qui a triomph?du monde, sinon celui qui croit que J?us est le Fils de Dieu? 6 C'est lui, J?us-Christ, qui est venu avec de l'eau et du sang; non avec l'eau seulement, mais avec l'eau et avec le sang; et c'est l'Esprit qui rend t?oignage, parce que l'Esprit est la v?it? 7 Car il y en a trois qui rendent t?oignage, 8 l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois sont d'accord. 9 Si nous recevons le t?oignage des hommes, le t?oignage de Dieu est plus grand; car le t?oignage de Dieu consiste en ce qu'il a rendu t?oignage ?son Fils. 10 Celui qui croit au Fils de Dieu a ce t?oignage en lui-m?e; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu'il ne croit pas au t?oignage que Dieu a rendu ? son Fils. 11 Et voici ce t?oignage, c'est que Dieu nous a donn? la vie ?ernelle, et que cette vie est dans son Fils. 12 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. 13 Je vous ai ?rit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie ?ernelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 14 Nous avons aupr? de lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon sa volont? il nous ?oute. 15 Et si nous savons qu'il nous ?oute, nous savons que nous poss?ons la chose que nous lui avons demand?, quelle qu'elle soit. 16 Si quelqu'un voit son fr?e commettre un p?h?qui ne m?e pas ?la mort, qu'il prie, et Dieu donnera la vie ?ce fr?e, il la donnera ?ceux qui commettent un p?h?qui ne m?e pas ?la mort. Il y a un p?h?qui m?e ? la mort; ce n'est pas pour ce p?h?l?que je dis de prier. 17 Toute iniquit?est un p?h? et il y a tel p?h?qui ne m?e pas ?la mort. 18 Nous savons que quiconque est n?de Dieu ne pratique pas le p?h? mais celui qui est n?de Dieu se garde lui-m?e, et le malin ne le touche pas. 19 Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin. 20 Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donn?l'intelligence pour conna?re le V?itable; et nous sommes dans le V?itable en son Fils J?us-Christ. C'est lui qui est le Dieu v?itable, et la vie ?ernelle. 21 Petits enfants, gardez-vous des idoles. 1Jn 5, 20 C'est lui le v?itable Dieu Re 1,8 ; 1Jea 5,23 Je suis l'alpha et l'om?a, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui ?ait, et qui vient, le Tout-Puissant. Re 21, 6 Et il me dit, C'est fait! Je suis l'alpha et l'om?a, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement Rev 3 , 8 Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gard?ma parole, et que tu n'as pas reni?mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. R?22 3-4,6,8-9; 12-13,16,20 , Le tr?e de Dieu et de l'Agneau sera dans la ville; ses serviteurs lui rendrons un culte et verront sa face, 4 et son nom sera sur leur front... Et il me dit, Ces paroles sont certaines et v?itables; et le Seigneur, le Dieu des esprits des proph?es, a envoy?son ange pour montrer ?ses serviteurs les choses qui doivent arriver bient?. ...C'est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j'eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l'ange qui me les montrait, pour l'adorer.9 Mais il me dit, Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes fr?es les proph?es, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu.... Voici, je viens bient?, et ma r?ribution est avec moi, pour rendre ? chacun selon son oeuvre. 13 Je suis l'alpha et l'om?a, le premier et le dernier, le commencement et la fin.... Moi J?us, j'ai envoy? mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises.... Celui qui atteste ces choses dit, Oui, je viens bient?. Amen! Viens, Seigneur J?us Fils de l'HommeJn.1, 14 La Parole devint chair, et habita au milieu de nous Et nous v?es sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du P?e) pleine de gr?e et de v?it?/p> Le Fils dit: ''Voici, je viens pour faire ta volont?' Heb 10:9) Dieu lui forma un corps Heb 10:5) et le Saint Esprit engendra en Marie l’Homme J?us (Matt. 1:20 Un homme mais qui le conna?ra? Appel?homme Ps 8,5… Heb 2,9 1Jn 4,2-3 Matt 8,20 (26,2) 'fils de l'homme est employ?77 fois Proph?e Jer 1,5 ''Je t’avais d?ign?proph?e pour les nations'' T?oin fid?e Rv 1,53,14 Col 2,14 Ange Gen 16,713 Gen cpt. 18,2 V;10:l’homme dit);1921,1722,11121416 Ex 3,214 Nb22,22 Jg 2,1-4 Jg 6,1114 Is 63,9 Mt 11,10=Mal 3,1 Fils de Dieu Jn 8,43 Car c’est de Dieu que je suis sorit'' Pr 30,4 Quel est le nom de son fils ? Mt 22,41-45 Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il le fils ? ..) Si donc David l’appelle Seigneur comment est-il son fils ? (Ps 110,; Ro 1,3 Mt 22,46) Mt 16,15-16 Mc 12,1-12 Lc 2,41-52 J?us ne dit pas ici, ''Il faut que je m’occupe des affaires de notre P?e, mais plut? des affaires de MON P?e'' J?us ne dit jamais NOTRE P?e, mais toujoyrs MON P?e. Jn 2,16 Lc 1,32 Ses titres Is 9,1-6 Is 7,14 (Si cest enfant n’est pas dieu, ses titres sont sont blasph?atoires donn? ?un ?re humain) Is 11,2 Incarnation Quand il fut incarn? sa divinit?ne disparue pas plus qu'elle ne se r?uisit au niveau de notre humanit? Christ voil?d?ib??ent sa divinit?pendant son s?our terrestre afin que l'homme puisse supporter l'?lat de sa pr?ence (Phil 2,6-8) Heb 1,6 se refere a son incarnation Heb 10, 5 Jn 5, 46-47 Irene p413,429 Luc 1, 35 Heb 1, 10 en connections avec Ps 102,26-28 Jn 1, 14 "La Parole ???faite chair" 1Tim 3,16 Gal 4,4 Gen 3,15) Phil 2,7-8 Jn 1, 30 Act 2,22 Rom 5, 15 Heb 2, 14,17 Rom 8,3 Rom 8,3 1Tim 3,16 1Jn 4,2
Matt 1, 20-23 Luc 1, 31-37 Rom 1,3 Mar 6,3 Matt 1, 18-23 enceinte par la vertu du Saint Esprit Luc 2,4-7 d?ret de recensement romain Joh 12,34 La foule lui r?ondit, Nous avons appris par la loi que le Christ demeure ?ernellement; comment donc dis-tu, Il faut que le Fils de l'homme soit ?ev? Qui est ce Fils de l'homme? Jn 8,28-29 Joh 12,34 La foule lui r?ondit, Nous avons appris par la loi que le Christ demeure ?ernellement; comment donc dis-tu, Il faut que le Fils de l'homme soit ?ev? Qui est ce Fils de l'homme? Joh 12,34 La foule lui r?ondit, Nous avons appris par la loi que le Christ demeure ?ernellement; comment donc dis-tu, Il faut que le Fils de l'homme soit ?ev? Qui est ce Fils de l'homme? 1Co 15, 21,22 "Car, puisque la mort est venue par un homme, c'est aussi par un homme qu'est venue la r?urrection des morts. 22 Et comme tous meurent en Adam, de m?e aussi tous revivront en Christ, Sa vie Luc 2,40,52 Luc 2,46-49 Luc 2,51 Jn 8,40 Sans p?h?/p> Sans abri Sa vieillesse Ir?? Il ?ait parfait Jn 8,46 Il connu la faim, la soif la fatigue et l'angoisse Matt 4,2 Jn 19,28 Jn 4,6 Matt 26,21 Matt 8,24 Heb 5, 2,7 Heb 2, 17-18 Il a ??tent?/p> Heb 4,15 Il lui ?ait difficile de se maintenir au niveau de l'humanit? d?rav? Matt 4,4 Heb 4,15; 7,26 il aurait pu p?her Il demeura sans p?h?/p> Luc 23,34 pas pardonne moi, mais pardonne leur Jn 14,30 Jn 8,46 Heb 4,15 Heb 7,26 2Cor 5, 21 1Pier 1, 19 Heb 9,24 1Jn 3,5-7 Heb 12,4 A r?ist?jusqu'au sang Rempli de compassion de col?e et de joie Matt 9,36 Mar 3,5 Matt 26,38 Jn 12,27 Jn 11, 33,35 Luc 19,41 Heb 5, 7 Luc 22,44 Matt 26,39-44 Mar 1, 35 Mar 6,46 Luc 5, 16 Luc 6,12 1Cor 15, 45-47 Sa mort Jn 19,30,34 Sur la croix Il porte nos p?h? le serpent de bronze, sa chair est rendue semblable au pire p?h?/p> Sa r?urrection Luc 24,36-43 Dans un corps charnel) Act 2,31 Psaum 16,10 1Cor 15, 21 Eph 3,19 Nous aussi Apo 3,21 Les diff?erents minist?es de J?us Pourquoi il devait venir Faire conna?re son p?e Donner la vie ?ernelle R?oncilier l'humanit?avec Dieu Les hommes avaient besoin d'une r??ation parfaite de la personnalit?de Die afin de pouvoir nouer avec lui une relation ?roite et parfaite Apr? 4000 de d???escence, J?us est venue chercher ce qui avaient atteint les profondeurs de la d?radation Heb 5, 2 Matt 8,17 (Isa 53,4 Jn 1, 18 Jn 17,6 Jn 14,9 Jn 2, 11 Jn 5, 1-15,36 Jn 11, 41-45 Jn 14,11 Jn 8,3-11 D?ruire les œuvres du Diable 1Pier 3,18 Matt 1, 21 1Jn 3,8 Jn 11, 25-26 Redonner l'esp?ance Heb 2,9 Psau 8,5) Gu?ir Luc 6,19 Ran?n Cf. Ran?n Nous servir d'exemple Jn 16,33 2Cor 3,18 Heb 12,2,3 1Pier 2,21 Jn 13,15 Phil 2,6-7 Nous ?ever ?la nature divine 2Pier 1, Ange ? Dans quel sens Tertulien ‘Chair du Christ’ L1 p269 XIV , 1. Pierre d'achopement Jn 1, 11 Luc 23,18 Jn 5, 16 Jn 7,19 Jn 11, 53 Intercesseur Heb 7,25 1Jn 2,1 Zach 3,1 Rom 8,34 Jn 16,23 Proph?e Deut 18,18 Jn 6,14 Luc 13,33 Matt 24,1-51 Isa?40, 3 Jn 7,40 Act 3,22-23 C. Proclame la volont?de Dieu ?notre ?ard Enseignant Grand pr?re Cf. pr?rise\Christ Grand roi Cf. Royaume\du Christ Juge Matt 25,31-32 M?iateur Cf. M?iateur Avocat Dieu Il est Iahweh de l'ancien testament Za 14,5Iahweh viendra avec ses saints 1 Tim. 3,16 Dieu a ??manifest?en chair''. Mt 3,3 applique Is 40,3: preparez le chemin de Iahweh Zach 12,10 = Jn 19,37 Is 6,10= Jn 12,41 ''Il est ?ident que le Seigneur de l’Anien Testament et le Seigneur de l’Evangile de Jean est le suel et m?e Dieu, J?us-Christ, le Seigneur'' - S. Samou?ian, La pr?xistence de J?us-Christ Jehovah = J?us Seigneur (Isa 40, 3 Matt 3,3 Phil 2, 10-11 Eternel (Isa 6,1-3 Jn 12,41 Similitudes entre C. et IahwehL’?ouxMt9,15=Is 54,5 Os 2,1619 Dans le langage de l’ancien testament,, cette comparaison de l’?oux est exclusivement r?erv? aux rapports de Iahweh et d’Isra?'' - S. Samou?ian, La pr?xistence de J?us-Christ Le RocherDe 32,4 Il est le rocher; ses oeuvres sont parfaites, Car toutes ses voies sont justes; C'est un Dieu fid?e et sans iniquit? Il est juste et droit. 1Co 10, 4 et qu'ils ont tous bu le m?e breuvage spirituel, car ils buvaient ?un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher ?ait Christ. La Lumi?e(Isa 60, 19Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumi?e pendant le jour, Ni la lune qui t'?lairera de sa lueur; Mais Iahweh sera ta lumi?e ?toujours, Ton Dieu sera ta gloire. 20Ton soleil ne se couchera plus, Et ta lune ne s'obscurcira plus; Car Iahweh sera ta lumi?e ?toujours, Joh 1,1-5 Au commencement ?ait la Parole, et la Parole ?ait avec Dieu, et la Parole ?ait Dieu. 2 Elle ?ait au commencement avec Dieu. 3 Toutes choses ont ??faites par elle, et rien de ce qui a ??fait n'a ??fait sans elle. 4 En elle ?ait la vie, et la vie ?ait la lumi?e des hommes. 5 La lumi?e luit dans les t??res, et les t??res ne l'ont point re?e. La ParolePaul, serviteur de Dieu, et ap?re de J?us-Christ pour la foi des ?us de Dieu et la connaissance de la v?it?qui est selon la pi?? 2 lesquelles reposent sur l'esp?ance de la vie ?ernelle, promise d? les plus anciens temps par le Dieu qui ne ment point, 3 et qui a manifest?sa parole en son temps par la pr?ication qui m'a ??confi? d'apr? l'ordre de Dieu notre Sauveur, 4 ? Tite, mon enfant l?itime en notre commune foi, que la gr?e et la paix te soient donn?s de la part de Dieu le P?e et de J?us-Christ notre Sauveur! Le Berger(Isa 40, 11Comme un berger, il pa?ra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent. Voici, le Seigneur, l'Eternel vient avec puissance, Et de son bras il commande; Voici, le salaire est avec lui, Et les r?ributions le pr??ent. 11 Comme un berger, il pa?ra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent. Joh 10, 2-16 Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Le Pain du CielEx 16,4Iahweh dit ?Mo?e, Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux. Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantit?n?essaire, afin que je le mette ?l'?reuve, et que je voie s'il marchera, ou non, selon ma loi. Fr?es, je ne veux pas que vous ignoriez que nos p?es ont tous ?? sous la nu?, qu'ils ont tous pass?au travers de la mer, 2 qu'ils ont tous ??baptis? en Mo?e dans la nu? et dans la mer, 3 qu'ils ont tous mang?le m?e aliment spirituel, 4 et qu'ils ont tous bu le m?e breuvage spirituel, car ils buvaient ?un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher ?ait Christ. Joh 6,47-58 En v?it? en v?it? je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie ?ernelle. 48 Je suis le pain de vie. 49 Vos p?es ont mang?la manne dans le d?ert, et ils sont morts. 50 C'est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure point. 51 Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra ?ernellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. L’EauJer 2, 13 For my people have done two evils; they have given up me, the fountain of living waters, and have made for themselves water-holes, cut out from the rock, broken water-holes, of no use for storing water. 1Co 10, 4 And the same holy drink, for they all took of the water from the holy rock which came after them, and the rock was Christ. SauveurTit 2,13 Le pardon Mr 2:10 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les p?h?: Lu 5:21 Les scribes et les pharisiens se mirent ?raisonner et ? dire: Qui est celui-ci, qui prof?e des blasph?es? Qui peut pardonner les p?h?, si ce n’est Dieu seul? Au ciel et sur la terre ?la foisJn 3,13 ''Le Fils de l’homme qui est dans le ciel'' sous-entend que tout en ?ant ici-as sur la terre avec les hommes, le Seigneur ?ait aussi dans le ciel, vivant en son P?e'' (Note bas de page: Le grec emploi le participe Le ?ant dans le ciel) indiquant la permanence de la presence du Fils dans le ciel. - Samou?ian, La pr?xistence de J?us-Chru=ist. Il est Dieu Jn 20,28 Tit 2,13 Rm 9,5 Co 1,15 1Jn 5,20 Ps 12,12 Heb 1 , 6 cite Ps 97 , 7 sept Que tous les anges l’adorent Qui parlait avec Mo?e ? I Co 10,4 Ton Dieu vient mont?sur un anon Les premiers Chr?iens Recevoir la connaissance de Dieu qui est JC. Ignace d'Antioce 16 , 1 p165) Si qq ?Dieu en lui Ignace aux Romains 6 , 3 p 190 "Notre Dieu JC " Ignace d'Antioce 18 , 1 p165) "Dieu est apparu sous forme d'homme " Ignace d'Antioce 19 , 1 p 166) Unicit?du P?e et du fils Ignace d'Antioce aux Magniesiens 7 , 1 p172) "Dieu manifest?" Ignace d'Antioce aux Magniesiens 8 , 1 p173) Hom?ie p.164-166; 185-186; 189 Rev 20, 1 , alpha omega Trafic de versets rev) J?us est Dieu Ignace aux Romains 4 , 2 p189 3 , 3 p188 2 , 1 p188 1 , 1 p186 (2 fois)) Il est la bouche de Dieu Ignace aux Romains 8 , 2 p191 Pas ?al au P?e Symbole d'Atanase Il se fait ?al ?Dieu Jn 5, 19,30 Jn 5,30 Ps 16 , 10 "Car tu n'abandonneras pas mon ?e au sh?l, tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption. " Ps 110 , 1,2 De David. Psaume. Parole de Iahweh ?mon Seigneur, Assieds-toi ? ma droite, Jusqu'?ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. Iahweh ?endra de Sion le sceptre de ta puissance , Domine au milieu de tes ennemis! (Isa 42, 1 Matt 14 , 62 J?us r?ondit , Je le suis. Et vous verrez le Fils de l'homme assis ?la droite de la puissance de Dieu, et venant avec les nu?s du ciel. Mt 20, 23 A droite ou a gauche, Il ne m'appartient pas Matt 26,39,42 Mr 15,34 Mon Dieu Mon Dieu Lu 19 , 12, 15 Il dit donc, Un homme de haute naissance s'en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l'autorit?royale, et revenir ensuite. Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines... Luc 22,41-42 Pas comme je veux Jn 1 , 49-50 Nathana? r?ondit et lui dit, Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Isra?. 50 J?us lui r?ondit, Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Joh 3,16 Car Dieu a tant aim?le monde qu'il a donn?son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne p?isse point, mais qu'il ait la vie ?ernelle Jn 3,16 Il a donn?son fils Jn 5,30 Jn 6,38 Act 3,22-26 J?us est d’abord appel?‘proph?e’ puis ‘serviteur’ Ac 13 , 33 Dieu l'a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant J?us, selon ce qui est ?rit dans le Psaume deuxi?e, Tu es mon Fils, Je t'ai engendr?aujourd'hui. Jn 14,28 P?e plus grand que moi Jn 20, 17 vers mon Dieu Ac 13 , 35 "C'est pourquoi il dit aussi dans un autre endroit, "Tu ne permettras point que ton saint voie la corruption". "Ph 2,5-7 Ayez en vous les sentiments qui ?aient en J?us-Christ, 6 existant en forme de Dieu, il n'a pas regard?son ?alit?avec Dieu comme une proie ?arracher, 7 mais il s'est d?ouill? lui-m?e, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et il a paru comme un vrai homme Rom 8,3 Ro 8 , 34 Qui les condamnera ? Christ est mort; Bien plus, il est ressuscit? il est ?la droite de Dieu, et il interc?e pour nous! 1Co 11, 3 Irenne L3,12,9 Jesus est Dieu Isaiah 35,3 Be strong, you relaxed hands and palsied knees. 4 Comfort one another, you fainthearted; be strong, fear not; behold, our God renders judgment, and he will render it; he will come Himself and save us. Ireneus L.3,20, 3 On this account, therefore, the Lord Himself, who is Emmanuel from the Virgin, is the sign of our salvation, since it was the Lord Himself who saved them, because they could not be saved by their own instrumentality; and, therefore, when Paul sets forth human infirmity, he says: “For I know that there dwells in my flesh no good thing,” showing that the “good thing” of our salvation is not from us, but from God. And again: “Wretched man that I am, who shall deliver me from the body of this death?” Then he introduces the Deliverer, [saying,] “The grace of Jesus Christ our Lord.” And Isaiah declares this also, [when he says:] “Be strengthened, you hands that hang down, and you feeble knees; be encouraged, you feeble-minded; be comforted, fear not: behold, our God has given judgement with retribution, and shall recompense: He will come Himself, and will save us” Isaiah 35,4 Here we see, that not by ourselves, but by the help of God, we must be saved. Ireneus L3,20, 3 Dieu est chef du CHRIST1Co 15, 24-29 Se soumettra ?Dieu Ph 2,6-11 Pas cherche ??re ?al ?Dieu 2 Thes 2 , 1-9 Pour ce qui concerne l'av?ement de notre Seigneur J?us-Christ et notre r?nion avec lui, nous vous prions, fr?es, 2 de ne pas vous laisser facilement ?ranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre qu'on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur ?ait d??l? 3 Que personne ne vous s?uise d'aucune mani?e; car il faut que l'apostasie soit arriv? auparavant, et qu'on ait vu para?re l'homme du p?h? le fils de la perdition, 4 l'adversaire qui s'??e au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore, jusqu'?s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-m?e Dieu. 5 Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j'?ais encore chez vous? 6 Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu'il ne paraisse qu'en son temps.7 Car le myst?e de l'iniquit?agit d?? il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. 8 Et alors para?ra l'impie, que le Seigneur J?us d?ruira par le souffle de sa bouche, et qu'il an?ntira par l'?lat de son av?ement. 9 L'apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, 1Tim 1 , 17 Au roi des si?les, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux si?les des si?les ! Amen! 1 Tim 2 , 5 "car Dieu est un, et le m?iateur entre Dieu et les hommes est un, l' homme Christ J?us Col 1, 13 il nous a d?ivr? de la puissance des t??res et nous a transport? dans le royaume de son Fils bien-aim? Col 3 , 1 Si donc vous ?es ressuscit? avec Christ, cherchez les choses d'en haut, o?Christ est assis ?la droite de Dieu. Heb 2 , 8,9 Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n'a rien laiss?qui ne lui f? soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. 9 Mais celui qui a ??abaiss?pour un peu de temps au-dessous des anges, J?us, nous le voyons couronn?de gloire et d'honneur ?cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la gr?e de Dieu, il souffr? la mort pour tous. Heb 4 , 14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a travers?les cieux, J?us, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. (Si Christ est pr?re et souverain, il est donc roi) Heb 4 , 14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a travers?les cieux, J?us, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir ?nos faiblesses; au contraire, il a ??tent?comme nous en toutes choses, sans commettre de p?h? Heb 5, 5 Et Christ ne s'est pas non plus attribu?la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit, Tu es mon Fils, Je t'ai engendr?aujourd'hui! Heb 5, 5 Et Christ ne s'est pas non plus attribu?la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit, Tu es mon Fils, Je t'ai engendr?aujourd'hui! Heb 5, 5 Et Christ ne s'est pas non plus attribu?la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit, Tu es mon Fils, Je t'ai engendr?aujourd'hui! Jn 5, 25 Heb 10 , 12, 13 lui, apr? avoir offert un seul sacrifice pour les p?h?, s'est assis pour toujours ?la droite de Dieu, (Si le Christ est assis pour toujours ?la droite de dieu, ce n'est donc pas juste une attente pour recevoir le royaume) attendant d?ormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Eph 1 , 20 Il l'a d?loy? en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir ?sa droite dans les lieux c?estes, 21 au-dessus de toute domination, de toute autorit? de toute puissance, de toute dignit? et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le si?le pr?ent, mais encore dans le si?le ?venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l'a donn?pour chef supr?e ?L'Eglise, qui est son corps, la pl?itude de celui qui remplit tout en tous. Heb 10 , 12-13 Tob grec , a perp?uit?s'est assis) lui, apr? avoir offert un seul sacrifice pour les p?h?, s'est assis pour toujours ?la droite de Dieu, attendant d?ormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Ap 1,1; 3,12 temple de mon Dieu R?11, 15 Le septi?e ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient, Le royaume du monde est remis ?notre Seigneur et ?son Christ; et il r?nera aux si?les des si?les. L'union des deux natures Pas un esprit qui entre et quitte l'homme J?us au bapt et a sa mort Phil 2,7 Il s'est mis au niveau du plus d?esp??des hommes Gal 4,4 Dieu et homme ?la fois M?iateur L'?helle de Jacob J?us relie la terre au ciel Expliquer modele du soleil Les h??ies Un ange ? Heb 1,5 Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit, Tu es mon Fils, Je t'ai engendr?aujourd'hui? Et encore, Je serai pour lui un p?e, et il sera pour moi un fils? Adorer J?us ? Pour Dia Grec) Matt 2 ''Nous qui croyons que Dieu a m?e v?u sur terre et s’est abaiss?jusqu’?prendre la condition humaine pour le salut des hommes'' (Tertulien Contre Marcion L2§16 , 3 p.103) les rois mages adorent ou se prosternent ? Proscuneo Cf. proscuneo) Mt 7,12 ou 21 'Ce ne sont pas tous ceux qui me disent Seigneur...' Ici , C'est Christ qui est invoqu? Lu 24 , 51 Pendant qu'il les b?issait, il se s?ara d'eux, et fut enlev?au ciel. Pour eux, apr? l'avoir ador? ils retourn?ent ?J?usalem avec une grande joie; Act 59 Et ils lapidaient Etienne, qui priait et disait, Seigneur J?us, re?is mon esprit! 60 Puis, s'?ant mis ?genoux, il s'?ria d'une voix forte, Seigneur, ne leur impute pas ce p?h? Et, apr? ces paroles, il s'endormit. Heb 1,6 Et de nouveau, lorsqu'il introduit dans le monde le premier-n? il dit, Que tous les anges de Dieu l'adorent! Heb 2, 10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire ?la gloire beaucoup de fils, ?ev? ?la perfection par les souffrances le Prince de leur salut. Adorer le P?e seul ? Ro 1, 8 Tout d'abord, je suis reconnaissant ?mon Dieu ?travers J?us-Christ, de vous tous, de ce que votre foi est renomm? dans le monde entier. Dieu, que je sers en mon esprit dans la bonne nouvelle de son Fils, m'est t?oin que je fais sans cesse mention de vous dans mes pri?es, Ro 5 , 9-11 A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifi? par son sang, serons-nous sauv? par lui de la col?e. 10 Car si, lorsque nous ?ions ennemis, nous avons ??r?oncili? avec Dieu par la mort de son Fils, ?plus forte raison, ?ant r?oncili?, serons-nous sauv? par sa vie. 11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu ?travers notre Seigneur J?us-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la r?onciliation. Ro 8 , 15-17 Et vous n'avez point re? un esprit de servitude pour ?re encore dans la crainte; mais vous avez re? un Esprit d'adoption, par lequel nous crions, Abba! P?e! L'Esprit lui-m?e rend t?oignage ?notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi h?itiers, h?itiers de Dieu, et coh?itiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d'?re glorifi? avec lui. Heb 2, 11 Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifi? sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler fr?es, 12 lorsqu'il dit, J'annoncerai ton nom ?mes fr?es, Je te c??rerai au milieu de l'assembl?. 13 Et encore, Je me confierai en toi. Et encore, Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donn?. Pri?e d'Etienne et de Jean T?oignages des p?es de l’Eglise Prier le Christ Ignace aux Romains 4 , 2 p189 Eus?e de C?ar? “A Dieu, Tout puissant et roi de l’univers, gr?es soient rendues en toutes choses; tr? abondantes gr?es aussi soient rendues au sauveur et au r?empteur de nos ?es, J?us-Christ, ? travers qui nous prions continuellement” Eus?e de C?ar?, Histoire de l’Eglise, L9,11,8 p 75 Que tous les anges l’adorent Contre , Mar 1, 24 Pri?e de Poycarpe Orig?e Ir?? Son R?ne Cf. rubrique 'R?ne/du Christ' A SON RETOUR, QUI VERRA Le CHRIST ?‘’ Ce J?us, Dieu l'a ressuscit?le troisi?e jour et Il lui a donn?de se manifester, non ?tout le peuple, mais aux t?oins choisis d'avance par Dieu, ?nous qui avons mang?et bu avec lui apr? sa r?urrection d'entre les morts’’. - Act 10,37-43 Mettre en opposition avec le texte : ‘’Tous le verront, ceux qui l’ont perc?#8217;’ JESUS OU JEHOVAH ?Col.1,15-17 ''Le Fils est l'image du Dieu invisible, le premier-n? de toute la cr?tion. Car en lui ont ??cr?es toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, tr?es, dignit?, dominations, autorit?. Tout a ?? cr? ?travers lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.» Act.2,3-4 « Act.8,5 ''Philippe, ?ant descendu dans la ville de Samarie, y pr?ha le Christ.» Act 8,12 ''quand ils eurent cru ?Philippe, qui leur annon?it la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de J?us-Christ, hommes et femmes se firent baptiser.'' Act.9,4-5 ''[Paul] tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me pers?utes-tu? Il r?ondit: Qui es-tu, Seigneur? Et Le Seigneur dit: Je suis J?us que tu pers?utes.» Act 9,15-16 ''Mais Le Seigneur dit [?Ananias]: Va, car cet homme [Paul] est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Isra?; et je lui montrerai tout ce qu'il doit souffrir pour mon nom.» Act 9,27-29 ''Alors Barnabas, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les ap?res, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu Le Seigneur, qui lui avait parl? et comment ?Damas il avait pr?h?franchement au nom de J?us. Il allait et venait avec eux dans J?usalem, et s'exprimait en toute assurance au nom du Seigneur [J?us]''. Act.11,26 «..) Ce fut ?Antioche que, pour la premi?e fois, les disciples furent appel? chr?iens.» Rom 1,4-5 '' J?us-Christ notre Seigneur, 5par qui nous avons re? la r?emption et l'apostolat, pour amener en son Nom ?l'ob?ssance de la foi tous les pa?ns'' Rv.20,4 ''Et je vis des tr?es; et ?ceux qui s'y assirent fut donn?le pouvoir de juger. Et je vis les ?es de ceux qui avaient ??d?apit? ?cause du t?oignage de J?us et ?cause de la parole de Dieu'' Rev 22,12-16 «Voici, je viens bient?, et ma r?ribution est avec moi, pour rendre ?chacun selon ce qu'est son oeuvre. Je suis l'alpha et l'om?a, le premier et le dernier, le commencement et la fin. ..) Moi, J?us, j'ai envoy?mon ange pour vous attester ces choses dans les ?lises.» - Cf. Rev.1,7 Phi.2,9 ''J'esp?e dans Le Seigneur J?us vous envoyer bient? Timoth?, afin d'?re encourag?moi-m?e en apprenant ce qui vous concerne.'' Phi.2,21 «Tous, en effet, cherchent leurs propres int??s, et non ceux de J?us-Christ.» Phi.2,29 «Recevez-le donc dans Le Seigneur avec une joie enti?e, et honorez de tels hommes. 30 Car c'est pour l'oeuvre de Christ qu'il a ??pr? de la mort,» Phil 1,15 «Quelques-uns, il est vrai, pr?hent Christ par envie et par esprit de dispute; mais d'autres le pr?hent avec des dispositions bienveillantes.'' Phil 1,7-27 «Tandis que ceux-l? anim? d'un esprit de dispute, annoncent Christ dans des intentions qui ne sont pas pures ..) Qu'importe? ..) Christ n'est pas moins annonc? ..) je sais que cela tournera ?mon salut, gr?e ?vos pri?es et ?l'assistance de l'Esprit de J?us-Christ; ..) Christ sera glorifi?dans mon corps avec une pleine assurance, ..) car Christ est ma vie, ..) Je suis press?des deux c??: j'ai le d?ir de m'en aller et d'?re avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur; ..) afin que, par mon retour aupr? de vous, vous ayez en moi un abondant sujet de vous glorifier en J?us-Christ. Seulement, conduisez-vous d'une mani?e digne de l'Evangile de Christ'' Phil 2,9-10 «Dieu l'a souverainement ?ev? et lui a donn?le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de J?us tout genou fl?hisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,» Rom.10:13-14 «Car quiconque invoquera le nom du Seigneur [J?us] sera sauv? Cf. V.9; Jo? 3:5 2:32 ) 14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui pr?he?» Le contexte ne parle que de J?us. De plus celui en qui les Juifs ne croyait pas ?ait J?us et non Iahweh. Jn.1,1-34 ''A l’origine [de toutes choses] (1) ?ait la Parole, et la Parole ?ait aupr? de Dieu, et la Parole ?ait Dieu. Elle ?ait au commencement aupr? de Dieu. Tout fut cr? ?travers elle, et sans elle rien ne fut. En elle ?ait la vie'' I Jn 5, 20 ''Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donn?l'intelligence pour conna?re le V?itable; et nous sommes dans le V?itable en son Fils J?us-Christ. C'est lui qui est le Dieu v?itable, et la vie ?ernelle. 21 Petits enfants, gardez-vous des idoles.'' 1Jn.4,1-3 ''Bien-aim?, n'ajoutez pas foi ?tout esprit; mais ?rouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux proph?es sont venus dans le monde. 2 Reconnaissez ?ceci l'Esprit de Dieu: tout esprit qui se d?lare publiquement pour J?us-Christ venu en chair est de Dieu; 3 et tout esprit qui ne se d?lare pas publiquement pour J?us n'est pas de Dieu, c'est celui de l'ant?hrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est d??dans le monde.'' I Jn 5,12 «12 Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie» 1Cor 2,2 ''Car je n'ai pas eu la pens? de savoir parmi vous autre chose que J?us-Christ, et J?us-Christ crucifi?'' Jn.10,7 «J?us leur dit encore: En v?it? en v?it? je vous le dis, je suis la porte des brebis.» Eph.3,1 «A cause de cela, moi Paul, le prisonnier de Christ» 1Pi.2,3 «Si vous avez go??que Le Seigneur est bon. 4 Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejet? par les hommes, mais choisie et pr?ieuse devant Dieu; 5 et vous-m?es, comme des pierres vivantes, ?ifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint pr?rise, afin d'offrir des victimes spirituelles, agr?bles ?Dieu ?travers J?us-Christ.» Col.1,13-17 «Il nous a d?ivr? de la puissance des t??res et nous a transport? dans le royaume de son Fils bien-aim? en qui nous avons la r?emption, le pardon des p?h?. Le Fils est l'image du Dieu invisible, le premier-n?de toute la cr?tion. Car en lui ont ??cr?es toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, tr?es, dignit?, dominations, autorit?. Tout a ??cr? ?travers lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.» Jn 14,6-7 «Je suis le chemin, la v?it? et la vie. Nul ne vient au P?e que ?travers moi. Si vous me connaissiez, vous conna?riez aussi mon P?e'' jn 14,8-9 «Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le P?e, et cela nous suffit. J?us lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe!'' Eus?e, Histoire eccl?iastiquel livre1 Chap7 verset 13 CHRONOLOGIE"La plupart des historiens rapportent que l’ann? des Egyptiens ?ait de quatre mois, celle des Acarnaniens de six, et celle des Laviniens de treize." - Augustin La cit?de Dieu LXV,12 "Pline le naturaliste affirme: "certains peuples ne faisaient leur ann? que d’un ??et d’un hiver, et d'autres comptaient les quatre saisons de l’ann? pour quatre ans, comme les Arcadiens dont les ann?s n’?aient que de trois mois (..) chez les Egyptiens, les ann?s n’?aient compos?s que de quatre mois, ils les r?laient sur le cours de la lune, tellement que chez eux on vivait jusqu’?mille ans" - Augustin La cit?de Dieu LXV,12
"Laissons l?les conjectures de ceux qui d?aisonnent sur l’origine du genre humain. Les uns croient que les hommes ont toujours exist?aussi bien que le monde, ce qui a fait dire ? Apul?: ''Chaque homme est mortel, ''pris en particulier, mais les hommes, pris ensemble, sont immortels''. Lorsqu’on leur demande comment cette opinion peut s’accorder avec le r?it de leurs historiens sur les premiers inventeurs des arts ou sur ceux qui ont habit?les premiers certains pays, ils r?ondent que d’?e en ?e il arrive des d?uges et des embrasements qui d?euplent une partie de la terre et am?ent la ruine des arts, de sorte que le petit nombre des hommes survivants para? les inventer, quand il ne fait que les renouveler, mais qu’au reste un homme ne saurait venir que d’un autre homme." - Augustin la cit? de Dieu, Lv. 12,10
"Ils sont encore induits en erreur par certaines histoires fabuleuses qui font mention de plusieurs milliers d’ann?s, au lieu que, selon l’Ecriture sainte, il n’y a pas encore six mille ans accomplis depuis la cr?tion de l’homme." - Augustin la cit? de Dieu, Lv. 12,10
"Je remarquerai que cette fameuse lettre ?rite par Alexandre le Grand ?sa m?e, si l’on en croit le rapport d’un certain pr?re ?yptien tir?des archives sacr?s de son pays, cette lettre parle aussi des monarchies dont les historiens grecs font mention. Or, elle fait durer la monarchie des Assyriens depuis B?us plus de cinq mille ans" - Augustin la cit? de Dieu, Lv. 12,10
"Chez les Egyptiens [l'ann?] n’avaient que quatre mois, de sorte qu’il en fallait trois pour faire une des n?res" - Augustin la cit? de Dieu, Lv. 12,10 CHYPRE v. CvpreCICERON"Ils croient que le corps mortel fait de telles impressions sur l’?e, qu’il engendre en elle la crainte, le d?ir, la joie et la tristesse, quatre perturbations, pour parler avec Cic?on , ou, si l’on veut se rapprocher du grec, quatre passions, qui sont la source de la corruption des moeurs. ". - Augustin La cit?de Dieu L14,5 CIEUXL'esperance de l'Eglise Phi 3,14 CIGOGNEh?r. Hhasidah Pieuse, mis?icordieuse. Oiseau impur nomm??c?? du h?on, Lev 11, 19 Deu 14,18, renomm?pour la beaut?de ses plumes, Job 39,16 V. Autruche.) pour la rapidit?de son vol, Zac 5, 9, et pour son intelligence ?conna?re les saisons, Jer 8,7 Il se loge sur les hautes branches des sapins, Psa 104,17 Ces caract?es se rapportent tr? bien ?ce que l'on sait de la cicogne, et le nom m?e de cet oiseau rappelle en h?reu l'?i— th?e de avis pia, sous laquelle les latins aimaient ?le d?igner, l'oiseau connu pour sa pi??filiale, pour les soins qu'il donne ?sa prog?iture comme ?ses parents, les nourrissant et les d?endant jusqu'?la mort. Les noms allemands et anglais storch et stork ne viendraient-ils pas du grec mb?ir, affection ?)—Quelques auteurs, cependant pensent qu'au lieu de la cicogne il faut entendre le h?on Dahler Winer, etc.. La cigogne est un oiseau de passage assez commun dans nos climats, et m?e ?des latitudes plus ?ev?s; on sait qu'elle aime ? construire son nid sur les toits pr? des chemin?s, ou sur les ?lises, et que les habitants des campagnes, en Allemagne et en Hollande, se regardent comme honor? et prot?? par la pr?ence de cet animal ?moite sauvage, ?moiti?domestique. Dans l'Orient o?les maisons sont plates, et o?les toits sont souvent habit?, les cigognes font plus de difficult? pour s'y ?ablir, et g?ent plus volontiers sur des arbres hauts et ?ev?, les pins, les sapins, les cypr?. Le proph?e J??ie en appelle ?l'instinct de cet animal, peu dou?sous le rapport de l'intelligence, et qui cependant sait distinguer les saisons et leur retour, pour reprocher aux Juifs l'endurcissement de leur cœur, et leur peu d'intelligence pour les choses divines, Jer 1 c. cf. (Isa 4,3 CILICIEAct 15, 23 41 27,5 Gai. 1, 21, province sud-est de l'Asie Mineure, s?ar? de la Syrie par les monts Amanus, mais souvent nomm? ? c??de cette derni?e, avec laquelle elle se trouvait en fr?uents rapports de voisinage; elle ?ait entour? ?l'ouest et au nord par le mont Taurus comme d'une ceinture, et communiquait par des d?i? avec l'Isaurie, la Pisidie, et la Paphlagonie. La partie orientale de cette province, se composait de plaines fertiles et riches en vignobles; ?l'ouest, au contraire, le terrain ?ait plus montagneux, et les belles ch?res de la Cilicie, d??distingu?s par Aristote, y trouvaient de f?onds p?urages. Les premiers habitants de cette contr? furent des Syriens et des Ph?iciens, mais au temps d'Alexandre, il s'y ?ablit des colonies grecques et mac?oniennes. D'abord sous le joug des S?eu-cides, la Cilicie passa au pouvoir de l'Arm?ie, et finit par devenir sous Pomp? une province romaine; mais les habitants des montagnes rest?ent toujours ind?endants, et ne relevant que de leurs chefs particuliers. Il se trouvait aussi des Juifs ?ablis dans cette contr?, Act, 6,9 La ville principale ?ait Tarse, bien connue comme patrie de saint Paul. CIMETIEREInstitution longtemps inconnue aux Orientaux, et qui para? l'avoir ??toujours aux H?reux.—v. S?ulture, Tombeaux, etc. CINNAMOMEExo 30,23 Cant. 4,14, substance dont Dieu ordonne de la joindre avec d'autres aromates, et d'en faire une huile sainte pour le service du tabernacle. Selon toute apparence, c'est une esp?e de cannelle. Quelques auteursveulentfaire de la casse, du cinnamome et de la cannelle, trois plantes ou arbrisseaux diff?ents; mais le plus probable est que les H?reux d?ignaient par ces diff?ents noms trois nuances ou iamilles diff?entes d'une m?e esp?e d'arbre, dont le cinnamome aurait ??la plus rare et la plus pr?ieuse, et la casse, la moins fine et la moins estim?. Le cannelier, ou laurus cinnamo-mum de Linn? Nionogynie, 9e classe) est un arbrisseau qui, pr? des c?es, atteint d??une hauteur de 8 ?9 m?res, avec une circonf?ence de 1 m?re environ, mais qui dans les for?s et dans un terrain favorable s'??e beaucoup plus haut, et prend plus de consistance. Ses nombreux rameaux sont orn? de feuilles semblables ?celles du laurier, longues de 12 ?18 centim?res, d'un vert clair; de jolies fleurs blanches, mais peu odorif?antes, se forment au mois d'avril, en baies ?noyaux, dans le genre des grains de geni?re. Le tronc, et les branches ??s de trois ans au moins, sont ?ale-ment recouverts d'une double ?orce dont la plus ext?ieure, gris?re, est presque sans odeur, tandis que l'autre, longue, mince, roul? et d'un rouge brun, nous donne, apr? avoir ??s?ar? de l'aubier et s?h? au soleil, cette cannelle que nous connaissons tous, d'un go? piquant, aromatique, et si agr?ble. Les marchands orientaux en faisaient un grand commerce, Rev 18,13, et les hommes riches qui s'en servaient soit pour l'assaisonnement, soit en guise de parfums, allaient jusqu'?en bassiner leurs divans et leurs lits derepos, Pro 7,17 Le cinnamome dont il est parl?dans les livres saints se tirait probablement de l'Arabie ou de l'Ethiopie; on en trouvait aussi dans l'?e de Ceylan une esp?e tr? estim?, v. Casse. Outre ces diff?entes esp?es, on conna? encore la ca-nelle giroffl? de Madagascar, la canelle blanche qui cro? en Am?ique, ?la Jama?ue et ?Saint-Domingue, enfin l'?orce prend que les Arabes, les Sarrasins, les Isma?ites, tous issus d'Abraham et jaloux sans doute de la prosp?it?qui semblait s'attacher ?la branche d'Isaae, aient adopt?par esprit d'imitation, par une fausse d?otion, ou par un faux calcul d'int??, une c??onie mat?ielle qui ne leur devait apporter aucune des b??dictions divines dont elle ?ait le garant, mais qui a pu non seulement ne pas leur nuire, mais m?e avoir pour eux quelqu'un de ces avantages charnels qui la font encore estimer en Orient, et qui furent probablement aussi pr?ents ?l'esprit du divin L?islateur qui l'?ablit. Les Samaritains s'y soumirent en acceptant le joug de la loi mosa?ue, et c'est d'eux sans doute que veut parler H?odote lorsqu'il mentionne les Ph?iciens comme se faisant circoncire, car cette derni?e petite nation que l'on pouvait faeile con-fondre avec quelqu'une de celles qui l'entouraient, ne para? pas avoir jamais connu cet usage. Les Edomites, quoique descendants d'Abraham, ne re?rent la cir-concision que lorsque vaincus par Jean Hyrcan, ils re?rent en m?e temps la loi de Mo?e. Quant aux Egyptiens, nous l'avons dit d?? la circoncision leur fut connue de bonne heure, mais elle ne fut jamais chez eux d'un usage g??al et in-dispensable; les pr?res seuls y ?aient oblig?. Quelques-uns Cell?ier) r?u-gnent ?croire que les Egyptiens aient emprunt? une c??onie aussi importante au peuple pauvre et m?ris?qui lui construisait ses pyramides, ses palais et ses temples; mais l'on sait que souvent le vainqueur emprunte au vaincu ses myst?es comme sa langue; et d'ailleurs, si l'on ne veut pas admettre cette supposition, rien n'emp?he de penser avecBo-chart que c'est des Arabes que les Egyptiens ont re? la circoncision. — De nos jours encore cette coutume est g??alement r?andue dans presque tous les pays chauds, et sans faire une longue ?um?ration des rapports des voyageurs modernes, nous nous bornerons ?mentionner les divers faits suivants auxquels on pourrait ais?ent en joindre beaucoup d'autres. La circoncision est en usage dans tous les pays musulmans. Les n?res mad'un arbre nomm?katoukarva sur les c?es du Malabar. CIRCONCISIONC??onie religieuse qui consistait ?couper le pr?uce ?tous les enfants m?es. Dieu lui-m?e ordonna ?Abraham de faire subir cette op?ation ?tous les m?es de sa famille; il en fit m?e une loi pour tous ses descendants, et la circoncision devint la marque dis-tinctive jdu peuple de Dieu, le signe de l'alliance, le symbole des rapports int?ieurs et ext?ieurs ?ablis entre Dieu et les Juifs. Le nom de circoncis ou de circoncision fut d? lors employ?pour d?igner le peuple de Dieu, la nation sainte, tandis que les Juifs appliqu?ent aux infid?es le nom d'incirconcis, pour rappeler qu'ils ne portaient pas en leur corps le signe glorieux de l'adoption divine qui ?ait le privil?e de leur nation seule. Quelque respect que l'on doive avoir pour le t?oignage d'H?odote, et quelque haute antiquit?que l'on puisse accorder, d'apr? cet historien, ?la pratique de cette c??onie chez les Syriens, chez les Ph?iciens, chez les Ethiopiens, et surtout chez les Egyptiens; quel que puisse ?re en outre l'accord d'un certain nombre de th?logiens Celse, Julien l'Apostat, Michaelis, Bauer, Winer, Cell?ier fils) et tout en admettant, avecHae-vernickEinleitung,p.320)queIesEgyp-tiens, surtout dans la caste sacerdotale, connurent de bonne heure la circoncision, il nous est impossible d'admettre non seulement ce que pr?end Winer, qu'Abraham et Mo?e aient emprunt?cette coutume aux Egyptiens !) mais m?e ce qu'affirme Cell?ier, que la circoncision f? d?? connue sur la terre ?l'?oque o?le Seigneur l'imposa ?son peuple, comme marque particuli?e et distinctive. ''L'Ecriture, dit Calmet, nous parle de l'institution de la circoncision d'Abraham comme d'une chose toute nouvelle. Elle nous dit que c'est le sceau de l'alliance que Dieu fait avec ce patriarche.'' Et com-ment la circoncision aurait-elle ??un caract?e qui distingu? Abraham et sa race du reste des peuples, si elle e? ??commune aux Egyptiens et aux Ethiopiens, aux Ph?iciens et ?tant d'autres peuples qui l'ont pratiqu? autrefois ? — On eomhom?ans de l'int?ieur de la Guin? la pratiquent vers l'?e de quatorze ou quinze ans, dans un jour solennel o?sont appel? comme ?une revue tous les jeunes gens qui doivent la subir. Chez les Galles, voisins de l'Abyssinie, on ne circoncit que les hommes faits. A Madagascar, la solennit?de la circoncision est Ou ?ait) la plus grande f?e de toute l'?e, accompagn? de sacrifices, d'abstinences, de jeux, de combats, d?eunes et de processions. A Soeotora, un natif que l'on aurait trouv?iucirconcis e? ?? condamn??avoir les doigts coup?. Les Abyssins, bien qu'ils soient depuis des si?les pass? ?un christianisme qui depuis longtemps n'existe plus gu?e qu'?l'?at de mort, ont conserv? la circoncision, soit comme ancienne coutume, soit comme pr?aution hygi?ique. Les filles sont en diverses contr?s circoncises comme les hommes, en Abyssinie, dans le royaume de B?in, en Guin?, dans le I'?u, au-del?du Gange, chez les Cophtes et chez les Hottentots. 11 serait trop long de raconter en d?ail, ou m?e en abr?? tout ce que font encore tant d'autres peuples pa?ns, blancs, rouges ou noirs, ha-bitants des Philippines ou du Mexique, sauvages ou demi-civilis?; se disant sages ils sont devenus fous, et l'on aurait peine ?croire en combien de fa?ns ils ont modifi? l'institution primitive donn? aux H?reux; la contrefa?n des choses saintes n'est jamais chose sainte. C'est le huiti?e jour apr? leur naissance que devaient ?re circoncis les descendants d'Abraham, Gen 21,4 Lev 12,3 Luc 1, 59 2,21; toutefois Mo?e lui-m?e semble pr?enter ?ce fait une premi?e exception dans l'histoire de son propre fils, Exo 4,23 cf, 2,22, et nous en trouvons une seconde bien plus frappante dans le peuple du d?ert, dont aucun de ceux qui naquirent pendant le voyage ne furent circoncis que lorsqu'ils eurent pris possession de la terre promise, Jos 5, 2 5 D'autres que les Juifs pouvaient ?re soumis ? la circoncision, et ils ?aient par le fait m?e incorpor? au peuple de Dieu; c'?aient les pros?ytes de la justice qui d?iraient obtenir le sceau de l'alliance, Exo 12,48, et les esclaves, achet?, faits prisonniers, ou n? dans la maison, auxquels leurs ma?res devaient faire subir cette op?ation, afin de les mettre par l? m?e malgr?eux, sous la juridiction th?cratique, Gen 17,12 Cette op?ation n'?ait pas consid?? comme un travail, et pouvait se faire le jour du sabbat, Jean 7,22 c'?ait m?e un proverbe re? que la circoncision chasse le sabbat. Un Isra?ite quelconque, ordinairement le chef de la famille, Gen 17,23, ?ait charg?de l'ex?ution, cf. Exo 4,24; les pa?ns seuls ne pouvaient naturellement pas s'en m?er; pour les adultes, on requ?ait cependant volontiers l'assistance d'un m?ecin: l'on se servait d'un couteau tranchant d'acier, ou plus ordinairement de pierre, estimant que cette derni?e sorte ?ait moins douloureuse, moins dangereuse, et causait moins d'inflammation . Exo 4,25 Jos 5, 2 L'enfant peut se gu?ir de la plaie en vingt-quatre heures; pour les adultes, il para?, d'apr? Gen 34,23, qu'au troisi?e jour la douleur est encore vive et la fi?re assez ardente. C'est au moment de la circoncision . comme chez nous au moment du bapt?e, que le nom ?ait impos??l'enfant, v. Nom, et cf. Luc 1, 59 2,21 Nous avons indiqu?d??l'une des raisons qui concoururent ? faire introduire la circoncision chez les H?reux. La premi?e et la plus importante fut sans doute le choix de Dieu, libre, simple, spontan? sans que nous ayons ?sonder ses desseins; ce fut le sceau sanglant de son alliance avec Abraham et Mo?e, comme l'arc-en-ciel fut le sceau de son alliance avec No? comme la croix de Christ l'est de son alliance avec nous. Mais si l'on peut d?ouvrir, ?c??de ce grand motif, quelques autres traits accessoires, et les avantages ext?ieurs qui devaient en r?ulter pour le peuple de l'alliance, nous essaierons de les indiquer par un mot. Comme le symbole du bapt?e repr?ente l'homme perdu pour le monde et enseveli aux vanit? et aux p?h? de cette terre, la circoncision ?ait le signe le mieux choisi pour marquer la puret? le renoncement ?toute souillure, qui devait ?re le grand caract?e et le pas dominant de toute la loi juda?ue. Le jeune enfant ?ait cens?rejeter loin de lui toute chose impure, et semblait accomplir par avance le commandement de notre Sauveur: ''Si tel ou tel de tes membres te fait broncher, coupe-le;'' Mat5,29 18 8 9 La circoncision, par son ?ranget?m?e, ?ait en outre destin? ?s?arer tou-jours plus les H?reux des peuples voisins, en leur inspirant les uns pour les autres un m?ris r?iproque. Enfin, sous le pas de vue de la sant? il para? que cette op?ation ?ait de nature ?pr?enir un grand nombre de maladies qui se d?eloppent particuli?ement dans les pays chauds, et que l'on trouve plus fr?uemment chez les peuples qui de nos jours ne pratiquent pas la circoncision, que chez les autres. On a vu d??que chez les H?reux le terme d'incirconcis ou pr?uce, 1Sam 17,26, ?ait une des plus grandes insultes qu'on p? adresser ?un homme; ?Rome, au contraire, c'?ait le nom de circoncis, ou de verpus, qui tenait lieu d'injure. A l'?oque d'Antiochus Epiphanes, qui voulut ramener tous ses sujets au paganisme par le ridicule et la pers?ution, plusieurs Isra?ites prirent tellement ?honte leur circoncision, qu'ils cherch?ent ? en faire dispara?re les traces par des moyens ext?ieurs, des rem?? et de nouvelles op?ations, 1 Macc. 1, 16 Sur l'horreur des Juifs pour l'incirconcision, cf. encore Jug 14,3 15, 18 1Sam 14,6 2Sam 1, 20 (Isa 52, 1 Eze 28,10 31,18 Saul, voulant se d?aire de David, lui fit demander comme douaire, pour obtenir la main de sa fille, cent pr?uces de Philistins, 1Sam 18,25 David en apporta deux cents. On se rappelle l'usage des Turcs et d'autres peuples orientaux, de compter les morts de leurs ennemis par les t?es, les nez ou les oreilles qu'on en apporte; mais comme souvent les serviteurs de ces despotes asiatiques, pour mieux m?iter de leurs chefs, vont jusqu'?faire subir ces tristes op?ations aux morts m?es de leur parti, afin d'avoir plus d'organes ?pr?enter, les calculs sont sujets ?de bien graves erreurs. Sa? n'avait rien de pareil ?craindre, et ce qu'il demandait ne pouvait se trouver que chez les ennemis de son peuple. Circoncision du coeur Jer 4,4 La circoncision du cœur, dont parle l'ap?re saint Paul aux Romains, 2,29, n'?ait pas quelque chose de nouveau; ce n'?ait pas une spiritualit?de la nouvelle alliance, compar? au mat?ialisme de l'ancienne; l'ancienne aussi ?ait spirituelle, comme elle ?ait sainte, pure, salutaire; c'?ait d??l'ancienne qui pressentait l'inutilit?de la circoncision faite de main en la chair; c'?ait d??l'ancienne, et Mo?e lui-m?e, qui de la part du Seigneur appelait les H?reux ?la v?itable saintet? lorsqu'il leur dit: ''Circoncisez donc le pr?uce de votre cœur. - Deu 10, 16 Apr? la mort de J?us, et d? les premiers temps de l'?ablissement de son Eglise sur la terre, des disputes s'?ev?rent entre ses disciples sur la n?essit?d'assujettir ou non ?cette c??onie les pa?ns qui passaient au christianisme: nous aurons ?en reparler ailleurs; rappelons seulement ici que saint Paul d?lara d'une mani?e g??ale et positive ''que celui qui se circoncit reste sous l'obligation d'accomplir toute la loi'', Gai. 5,3, et que le concile de J?usalem d?ivra officiellement les fid?es d'entre les pa?ns de toutes les c??onies mosa?ues, et en particulier de celle de la circoncision. Act 15,242829 Reste enfin le cas de Timoth?, Act 16,3, la circoncision que saint Paul donna ?ce disciple, et qui para? contradictoire avec la conduite qu'il tint plus tard avec Tite, Gai. 2,3 Il n'y a aucune contradiction dans la mani?e dont les deux r?its nous sont pr?ent?; dans les Gala-tes, il est dit qu'on n'obligea pas Tite, et dans les Actes rien ne semble indiquer que Timoth? ait manifest? quelque r?ugnance ?se soumettre ?cette c??o-nie: s'il y ?ait volontairement dispos? il n'y avait rien dans le syst?e de Paul qui p? l'emp?her d'y consentir; cet ap?re dispos??se faire tout ?tous, et Juif aux Juifs, 1Cor 9,20, devait plut? saisir avec joie l'occasion qui lui ?ait offerte de faire aux h?ra?ants une l??e concession pour leur prouver son peu d'ent?ement, son laisser-aller dans les choses secondaires, sa tol?ance et son amour pour la paix, qui le faisait c?er lorsqu'il ne s'agissait que de vues personnelles, particuli?es, sur des points peu importants, mais qui ne l'amenait cependant ?aucune concession sur les articles m?es de la foi.
Circoncision "Celui qui vous demanderait comment il peut se faire qu'Enoch, No?avec ses enfants, et les autres justes de cette ?oque aient ??agr?bles ?Dieu sans la circoncision et le sabbat, et que, plusieurs si?les apr?, Dieu ait voulu sauver les hommes par d'autres chefs et par l'institution d'une loi particuli?e; que la circoncision soit devenue le moyen de salut pour ceux qui v?urent depuis Abraham jusqu'?Mo?e; que, depuis Mo?e, ce ne fut pas seulement la circoncision, mais une multitude d'autres observances, telles que le sabbat, les victimes, les holocaustes, les offrandes, vous ferait blasph?er contre Dieu, si vous ne dites pas ce que j'ai d??dit, que Dieu dans sa prescience voyait que votre peuple m?iterait un jour d'?re chass?de J?usalem, sans pouvoir jamais y rentrer, et qu'Il voulut le faire reconna?re par un signe particulier; et vous l'avez ce signe dans votre chair: car ce qui vous distingue surtout des autres peuples, c'est la circoncision; mais ce n'est pas elle qui a justifi?Abraham, puisque Dieu nous d?lare qu'il ne le fut qu'en vertu de sa foi. Il est dit de lui avant qu'il f? circoncis: «Abraham crut ?Dieu, et sa foi lui fut imput? ?justice.» - Justin Dialogue avec Triphon Signification de la circoncision Aspect m?ical: Le pr?uce est une peau ?aisse qui entoure et recouvre le gland diminuant la sensibilit? En vue de ressentir cette sensibilit? la peau se retire lors du co?. Le phymosis est une malformation g??ique qui emp?he la d?ouverte du gland. La circonscision a pour but enlever cet obstacle ?la sensibilit? La circoncision spirituelle a donc pour but d'enlever la duret? l'?ran, la carapace qui entoure le coeur et ?lui permettre de retrouver la sensibilit?originelle. Deu 10,16 Ayez soin de circoncire1 votre duret?de cœur, gardez-vous de votre ent?ement. Deu 30,6 Dieu purifiera ton cœur et le cœur de ta race, pour que tu aimes le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton ?e, et pour que tu vives. Jer 4,4 Rom 2,29 CITEELes deux cit? "Nous avons dit que tous les hommes sont partag? en deux cit? diff?entes et contraires, parce que les uns vivent selon la chair, et les autres selon l’esprit; on peut aussi exprimer la m?e id? en disant que les uns vivent selon l’homme, et les autres selon Dieu". - Augustin La cit?de Dieu L14,4
"Deux amours ont donc b?i deux cit?: l’amour de soi-m?e jusqu’au m?ris de Dieu, celle de la terre, et l’amour de Dieu jusqu’au m?ris de soi-m?e, celle du ciel. L’une se glorifie en soi, et l’autre dans le Seigneur; l’une brigue la gloire des hommes, et l’autre ne veut pour toute gloire que le t?oignage de sa conscience; l’une marche la t?e lev?, toute bouffie d’orgueil, et l’autre dit-?Dieu: ''Vous ?es ma gloire, et c’est vous qui me faites marcher la t?e lev? 1''; en l’une, les princes sont domin? par la passion de dominer sur leurs sujets, et en l’autre, les princes et les sujets s’assistent mutuellement, ceux-l?par leur bon gouvernement, et ceux-ci par leur ob?ssance; l’une aime sa propre force en la personne de ses souverains, et l’autre dit ?Dieu: ''Seigneur, qui ?es ma vertu, je vous aimerai 2''. Aussi les sages de l’une, vivant selon l’homme, n’ont cherch?que les biens du corps ou de l’?e, ou de tous les deux ensemble; et si quelques-uns ont connu Dieu, ils ne lui ont point rendu l’homme et l’hommage qui lui sont dus, mais ils se sont perdus dans la vanit?de leurs pens?s et sont tomb? dans l’erreur et l’aveuglement. En se disant sages, c’est-?dire en se glorifiant de leur sagesse, ils sont devenus fous et ont rendu l’honneur qui n’appartient qu’au Dieu incorruptible ?l’image de l’homme corruptible et ?des figures d’oiseaux, de quadrup?es et de serpents; car, ou bien ils ont port?les peuples ?adorer les idoles, ou bien ils les ont suivis, aimant mieux rendre le culte souverain ?la cr?ture qu’au Cr?teur, qui est b?i dans tous les si?les 3 Dans l’autre cit? au contraire, il n’y a de sagesse que la pi?? qui fonde le culte l?itime du vrai Dieu et attend pour r?ompense dans la soci??des saints, c’est-?dire des hommes et des anges, l’accomplissement de cette parole: ''Dieu tout en tous ". - Augustin La cit?de Dieu L14,28
"L’Ecriture dit donc de Ca? qu’il b?it une ville; mais Abel,qui ?ait ?ranger ici-bas, n’en b?it point. Car la cit? des saints est l?haut, quoiqu’elle enfante ici-bas des citoyens en qui elle est ?rang?e ?ce monde, jusqu’?ce que le temps de son r?ne arrive et qu’elle rassemble tous ses citoyens au jour de la r?urrection des corps, quand ils obtiendront le royaume qui leur est promis et o?ils r?neront ?ernellement avec le Roi des si?les, leur souverain".- Augustin La cit?de Dieu L15,1
"Or, comme Ca?, fondateur de la cit?de la terre, et son fils Enoch, qui nomma cette cit? marquent par leurs noms, dont l’un signifie possession et l’autre d?icace, que cette m?e cit?a un commencement et une fin, et qu’elle borne ses esp?ances ?ce monde-ci, de m?e Seth, qui signifie r?urrection, ?ant le p?e d’une post?it?dont la g??logie est rapport? ?part, il est bon de voir ce que l’Histoire sainte dit de son fils. ''Seth'', dit la Gen?e, «eut un fils, qu’il appela Enos; celui-ci mit son esp?ance ?invoquer le nom du Seigneur 1''. Voil?le t?oignage que rend la V?it? L’homme donc, fils de la r?urrection, vit en esp?ance tant que la Cit?de Dieu, qui na? de la foi dans la r?urrection de J?us-Christ, est ?rang?e en ce monde. La mort et la r?urrection du Sauveur sont figur?s par ces deux hommes, par Abel, qui signifie deuil, et par Seth, son fr?e, qui veut dire r?urrection. C’est par la foi en J?us ressuscit?qu’est engendr? ici-bas la Cit?de Dieu, c’est-?dire l’homme qui a mis son esp?ance ?invoquer le nom du Seigneur. ''Car nous sommes sauv? par l’esp?ance, dit l’Ap?re: or, quand on voit ce qu’on avait esp??voir, il n’y a plus d’esp?ance; car qui esp?e voir ce qu’il voit d?? Que si nous esp?ons voir ce que nous ne voyons pas encore, c’est la patience qui nous le fait attendre 2''. En effet, qui ne jugerait qu’il y a ici quelque grand myst?e? Abel n’a-t-il pas mis son esp?ance ?invoquer le nom du Seigneur, lui dont le sacrifice fut si agr?ble ?Dieu, selon le t?oignage de l'Ecriture? Seth n’a-t-il pas fait aussi la m?e chose, lui dont il est dit: ''Dieu m’a donn?un autre fils ?la place d’Abel 3 ''? Pourquoi donc attribuer particuli?ement ? Enos ce qui est commun ?tous les gens de bien, sinon parce qu’il fallait que celui qui naquit le premier du p?e des pr?estin? ? la Cit?de Dieu figur? l’assembl? des hommes qui ne vivent pas selon l’homme dans la possession d’une f?icit?passag?e, mais dans l’esp?ance d’un bonheur ?ernel? Il n’est pas dit: Celui-ci esp?a dans le Seigneur; ou: Celui-ci invoqua le nom du Seigneur; mais: ''Celui-ci mit son esp?ance ?invoquer le nom du Seigneur». Que signifie: «Mit son esp?ance ?invoquer'' si ce n’est l’annonce proph?ique de la naissance d’un peuple qui, selon l’?ection de la gr?e, invoquerait le nom de Dieu? C’est ce qui a ??dit par un autre proph?e; et l’Ap?re l’explique de ce peuple qui appartient ?la gr?e de Dieu: ''Tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauv? 4'' . Ces paroles de l’Ecriture: «Il l’appela Enos, c’est-?dire l’homme'', et ensuite: ''Celui-ci mit son esp?ance ?invoquer le nom du Seigneur'', montrent bien que l’homme ne doit pas placer son esp?ance en lui-m?e. Comme il est ?rit ailleurs ''Maudit est quiconque met son esp?ance en l’homme''; personne par cons?uent ne doit non plus la mettre en soi-m?e, afin de devenir citoyen de cette autre cit?qui n’est pas d?i? sur la terre par le fils de Ca?, c’est-?dire pendant le cours de ce monde p?issable, mais dans l’immortalit?de la b?titude ?ernelle. - Augustin la cit?de Dieu L1517/18 1 Gen IV, 26 .- 2 Rom. VIII, 24, 25 – 3 Gen IV, 25 - 4 Rom. X, 15 Joel, 71, 32
La cit?de Dieu "De l?vient que tant de nations qui sont dans le monde, si diff?entes de moeurs, de coutumes et de langage, ne forment toutes ensemble que deux soci?? d’hommes , que nous pouvons justement appeler cit?, selon le langage de l’Ecriture. L’une se compose de ceux qui veulent vivre selon la chair, et l’autre de ceux qui veulent vivre selon l’esprit; et quand les uns et les autres ont obtenu ce qu’ils d?irent, ils sont en paix chacun dans son genre". - Augustin, La cit?de Dieu L14,1
Comme des voyageurs ?rangers "Cette Cit? en effet, est descendue du ciel, d? qu’elle a commenc? depuis que ses concitoyens s’accroissent par la gr?e du bapt?e, que leur a communiqu? la venue du Saint-Esprit. Mais elle recevra une si grande splendeur ?la venue de J?us-Christ, qu’il ne lui restera aucune marque de vieillesse, puisque les corps m?es passeront de la corruption et de la mortalit??un ?at d’incorruptibilit?et d’immortalit?" -Augustin La cit? de Dieu L20,17
La cit?humaine "De l?vient que tant de nations qui sont dans le monde, si diff?entes de moeurs, de coutumes et de langage, ne forment toutes ensemble que deux soci?? d’hommes , que nous pouvons justement appeler cit?, selon le langage de l’Ecriture. L’une se compose de ceux qui veulent vivre selon la chair, et l’autre de ceux qui veulent vivre selon l’esprit; et quand les uns et les autres ont obtenu ce qu’ils d?irent, ils sont en paix chacun dans son genre". - Augustin, La cit?de Dieu L14,1
"Il en est de m?e de la cit?de la terre, qui ne vit pas de la foi. Elle recherche la paix temporelle, et l’unique but qu’elle se propose dans la concorde qu’elle t?he d’?ablir parmi ses membres, c’est de jouir plus ais?ent du repos et des plaisirs."- Augustin La cit?de Dieu L19,17
" Quant ?ces paroles: "Et ils se r?andirent sur la terre et environn?ent le camp des saints et la Cit?bien-aim?" (Rev 20,9) il ne faut pas les entendre comme si les ennemis ?aient venus ou devaient venir en un lieu particulier et d?ermin? puisque le camp des saints et la Cit?bien-aim? ne sont autre chose que l’Eglise qui est r?andue sur toute la terre. C’est l? qu’elle sera assi?? et press? par ses ennemis, qui exciteront contre elle une cruelle pers?ution, et mettront en usage tout ce qu’ils auront de rage et de malice , sans pouvoir triompher de son courage, ni lui faire abandonner, comme le marque le texte sacr? son camp et ses ?endards." - Augustin La cit?de Dieu L20,19 CITERNESComme les pluies ne tombent que deux fois l'an en Palestine, que les sources y sont rares, et que les villes sont presque toutes b?ies sur des hauteurs, il faut par divers moyens obvier au manque d'eau qui se fait si g??alement sentir. Les citernes sont des r?ervoirs destin? ?recueillir les eaux du ciel. Les Orientaux, et les H?reux en particulier, en avaient creus?un grand nombre dans les plaines et sur les montagnes, et l'on montre encore dans les environs de Na-blus (Sichem) la fontaine de Jacob, Jj?n 4,6, au bord de laquelle s'assit notre Sauveur parlant avec la Samaritaine. Ces citernes prenaient en g??al le nom de la ville la plus voisine, ou le nom de leurs propri?aires, comme, Deu 10, 6, les citernes B?roth) des fils de Jaliakan. Assez ?roites ?leur ouverture, elles s'?argissaient ordinairement ?mesure qu'elles ?aient plus profondes, et cette forme, qui les rendait peu propres ?recueillir en abondance l'eau du ciel, emp?hait du moins l'?aporation trop abondante des eaux renferm?s dans le r?ervoir. On les fermait au moyen d'une pierre, Gen 29,2, pour les abriter contre le sable mouvant du d?ert, ou contre la soif des ?rangers et de leurs troupeaux; et les B?ouins savent si bien encore fermer l'ouverture de leurs citernes, qu'il est presque impossible de les d?ouvrir, cf. 2Sam 17,19 A l'approche d'un ennemi, ou pour se venger de quelqu'un, l'on comblait les puits et les citernes, pour essayer de faire p?ir par la soif, ou du moins pour faire souffrir cruellement ceux qui auraient compt?s'y d?alt?er, Gen 26,1o.2Roi 3,25 2Chr 32,3 (Isa 15, 6 Les nomades regardent la propri??de ces puits comme un bien pr?ieux dont on ne c?e pas facilement l'usage ?d'autres tribus, ainsi qu'il para? d'apr? Norob. 21, 22 Il r?ulte, de l?que ces citernes devaient ?re des occasions de rixes et de combats fr?uents, soit entre tribus, soit entre particuliers, Gen 21, 25 26,15 Dans la saison chaude de l'ann?, et en g??al quand les citernes sont vides, elles servent de prisons; Joseph, et J??mie y furent enferm?, Gen 37,22 Jer 38,6, et les proph?es emploient des images de cette nature pour exprimer les angoisses de leur ?e ou les maux qui les oppressent, Psa 55, 24 69,15 88,7 L'ne citerne est mentionn? en passant, 2Sam 17,18, comme ayant servi de cachette et de lieu d'abri. Il y avait ordinairement dans les villes des citernes publiques et banales, de la grandeur moyenne desquelles on peut juger par le fait qui nous est rapport? Jer 41, 6 7 8, de soixante et dix hommes dont Isma? fit jeter les cadavres dans la citerne (Martin, mal traduit, une fosse. Elles ?aient tant? carr?s, tant? cylindriques, et solidement enduites de mortier et de chaux, afin d'emp?her l'eau de fuir et de se perdre; quelques-unes ce-pendant n'?aient que creus?s dans la terre, et pr?entaient, lorsqu'elles venaient ? ?re ?sec, un fond de vase et de boue, Jer 38,6 On les couvrait d'une pierre, Exo 21, 33, ou bien on les entourait d'une barri?e, soit comme garde-fou, pour pr?enir des accidents, soit surtout pour les pr?erver elles-m?es. Les particuliers opulents avaient dans la cour de leurs maisons des citernes pour leur usage particulier, 2Sam 17,18, et ce n' ?ait pas pour eux un m?iocre sujet de satisfaction int?ieure. De nos jours encore on trouve bon nombre de puits ou citernes dans les plaines et dans les villes ?moiti?d?ertes de l'ancienne Canaan; c'est l?qu'?la t?e de leurs troupeaux, et mont? sur quelqu'une de leurs b?es, on voit s'avancer vers le soir les bergers, les ch?riers, les ?iers ou les chameliers, qui seuls entre eux, ou avec leurs berg?es, font, pendant que leurs bestiaux s'abreuvent, bourdonner les airs d'un murmure de conversations vives, piquantes, anim?s, relatives sans doute aux anecdotes qu'ils ont pu recueillir pendant le jour, ou aux besoins des animaux dont la garde leur est confi?; c'est alors une ville bruyante et gaie, puis savait ce que c'est que la justice; mais empereur,1 il se laissa entra?er ?beaucoup de crimes, par ses femmes et ses favoris. Le principal fait militaire de son r?ne fut une descente victorieuse en Bretagne, qui lui valut les honneurs d'un triomphe et le surnom de Britannicus, qu'il l?ua ?son flls. Ayant fait assassiner sa femme Messaline, qui le couvrait do honte par sa conduite scandaleuse, il ?ousa sa ni?e Agrippine: celle-ci exer? sur lui la plus funeste influence, et en parli-lier lui fit adopter le jeune Domitius (N?on) qu'elle avait eu d'un premier mariage, et qui fut ainsi pr???? Britannicus, le propre fils de l'empereur. Cette m?hante imp?atrice finit par faire empoisonner son mari, pour ?iter elle-m?e le sort de Messaline. Claude mourut le 13 octobre 54 ap. C., ??de soixante-quatre ans, apr? en avoir r?n?pr? de quatorze. De m?e que tous les empereurs romains, il fut apr? sa mort mis au nombre des dieux. Parmi les travaux consid?ables qu'il fit ex?uter pendant sa vie, il faut remarquer l'agrandissement de la circonf?ence de Rome, la construction d'un port ?l'embouchure du Tibre, et l'ach?ement d'un magnifique aqueduc commenc?par son pr??esseur Caligula. La Jud? fut r?uite par lui en province romaine. C'est sous lui qu'eurent lieu la famine annonc? par le proph?e juif Aga-bus, la pers?ution dont l'ap?re saint Paul faillit ?re victime ?Thessalonique, et l'expulsion des juifs de la ville de Rome. C'est encore sous son r?ne que Chateaubriand et d'autres po?es placent la fiction de saint Pierre arrivant ?Rome en 42, ¦< le b?on pastoral ?la main; prince d'une nouvelle esp?e, dont les successeurs sont destin? ?monter un jour sur le tr?e des C?ars.'' 2°) Claude Lysias. v. Lysias. 3°) Surnom que Jos?he donne ?F?ix, gouverneur de la Jud?, Act 23,26 v. F?ix. 1°) Clauda, Act 27,16, tr? petite ?e pr? de la pointe sud-ouest de la Cr?e, maintenant appel? Gozzo, et habit? seulement par une trentaine de familles. CLAUDIA2Tim. 4,21, chr?ienne de Rome, apparemment convertie par saintXXXXXXXXXXXX au bout de deux heures, lorsque le bruit des sonnettes s'est ?eint peu ?peu, ce .n'est plus qu'un d?ert, c'est un cimeti?e; on y vit au milieu des morts, et les souvenirs d'un pass? bien pass? animent seuls pour le voyageur la citerne, les palmiers et les blocs de marbre qui se trouvent sur ce th?tre abandonn? Alors on se transporte ?l'?oque des patriarches, et l'on voit, dans ces jours o?les pasteurs jouissaient d'une estime si g??ale, la sc?e d'Elih?er et de R?ecca, Gen 24,11 13, celle de la premi?e rencontre de Jacob et de Rachel, et leurs pleurs au bord de la citerne, 29,3-11, et la sc?e, moins na?e mais plus s?ieuse, du premier roi d'Isra? qui, la veille de son sacre, prie les jeunes filles rassembl?s autour de la fontaine de vouloir bien lui indiquer la demeure du proph?e Samuel, 1Sam 9,11 C'est volontiers aupr? des sources que les guerriers et les voyageurs aimaient ?s'?ablir pour y passer la nuit, 1Sam 29, I. % Sam 2,13 et la preuve qu'un grand nombre de villes s'?ablissaient dans le voisinage des sources, se trouverait au besoin dans le fait m?e de la composition de leurs noms. v. toutes celles qui commencent par B?r, etc.; cf. les noms allemands Geisselbronn, Niederbronn, Heilbronn, Brunnen, Lauterbrunnen; et en fran?is, Aubonne, Bordeaux, Fontainebleau, etc. II y avait d'autres puits qui n'?aient pas de simples citernes ou r?ervoirs, mais qui, ?ev? sur des sources d'eaux vives, avaient une eau toujours nouvelle, fra?he et pure: ils ?aient plus recherch?, mais aussi bien plus rares, Lev 14,5 15, 13 N'omb. 19,17 CLAUDE1°) C?ar, Act 11, 28 17,7 18,2, le quatri?e empereur de Rome, et le premier que les gardes plac?ent sur le tr?e: il ne demandait pas la puissance; cach?derri?e une porte pendant le tumulte qui suivit l'assassinat de Ca?s, il y fut d?ouvert par un soldat et proclam?empereur. Claude constern? dit Cha-teaubriand, ne demandait que la vie, on y ajoutait l'empire, et il pleurait du pr?ent. S'il f? rest?dans une condition priv?, il e? ?? sans doute un honn?e citoyen, car il ?ait g??eux par nature, et Paul, niais du reste inconnue. On a voulu la faire, ?cause d'une ?igramme de Martial qui r?nit ces deux noms, la femme de Pudens, dont le nom pr??e le sien; mais outre que la preuve n'est pas forte, le nom de Linus, intercal?par saint Paul entre ceux de Pudens et de Claudia, n'appuierait pas cette conjecture. D'autres ont voulu la faire Anglaise de nation; d'autres enfin Gauloise, et veuve chr?ienne de Pilate. Toutes ces suppositions repo-sent sur le d?ir de deviner des ?igmes. Claudia est inconnue. CLEMENTCLEOPASToute gloire) ou Clopas, Jean 19,25, ?oux de Marie, sœur de la m?e de J?us; cette Marie, dans le passage parall?e, Mar 15, 10, est appel? m?e de Jacques le mineur, lequel Jacques est ainsi nomm?pour le distinguer du fils de Z???. Ce Jacques le mineur est donc fils d'Alph?, et comme il est aussi fils de Marie, femme de Cl?pas, il en r?ulte que Alph? et Cl?pas ne sont qu'un seul et m?e nom, comme le prouve; d'ailleurs leur presque identit? de forme et de signification dans les langues ori- i ginales Alph? signifie instruit, chef.. Cl?pas est encore le nom de l'un des | deux disciples que notre Sauveur rencon- ' tra sur la roule d'Emma?, Luc 24,18; i est-ce le m?e que l'?oux de Marie ? rien ne le prouve; et comme il y a dans ] les deux noms une l??e diff?ence Le ! premier est proprement Cl?as) il est plus probable qu'il faut les distinguer; cette seule diff?ence d'une lettre est d'ailleurs plus importante qu'il ne le semble d'abord, et, comme Winer le fait observer, Cl?pas est davantage un nom grec et la contraction de Cl?patros, de m?e que Antipas est la contraction d'Antipatros, tandis que Cl?as est plut? le nom d'Alph? pass??la forme grecque. Toutefois Tholuk et Olshausen ne voient dans ces deux passages qu'un m?e in-dividu. CLIMAT v. Temp?atureCLOCHETTE v. SonnetteCLOUSOutre le clou de Jaliel, Jug i, 21, et le passage proph?ique Psa 22, 17, il n'est gu?e parl?de clous dans l'histoire Sainte que lors de la crucifixion de notre Sauveur, Luc 24,39 Jean 20, 25 On se demande si les deux pieds ont ??perc? du m?e clou comme le disent les Latins, ou si chaque pied a ??perc??part comme le veulent les Grecs et Gr?oire de Tours; on n'en sait rien, et cela ne fait rien non plus. — Quant ?l'histoire de ces trois ou quatre clous, voici ce qu'on en dit: l'un fut mis ?la couronne de Constantin, deux autres servirent ?faire le mors de son cheval, un quatri?e fut jet?par l'imp?atrice H??e dans la mer Adriatique pour en calmer les agitations. On en montre maintenant quatorze autres, tous avec des certificats d'origine; deux ?Rome, un ?Milan, autant ?Carpentras, ?Sienne, ?Venise, ?Cologne, ?Tr?es, deux ?Paris, un ?Saint-Denis, ?Bourges, ? Draguignan, etc., etc. — Fraudes pieuses ! COCHON v. PorcCODEXCodex AlexandrinusCodex Alexandrinus (= A1) copi?au Ve si?le. Seuls manquent certains versets de la Gen?e, deux chapitres de 1 R?nes et les Psaumes 99-129 L'Alexandrinus contient les 4 livres des Maccab?s. On a d?ini A comme un t?oin de la recension h?ychienne ou orig?ienne. En fait, son texte est ?lectique: il est fortement marqu?par une similitude avec la recension orig?ienne dans les premiers livres proph?iques. Dans les Psaumes et Job il atteste une similitude lucianique. Il pr?ente dans la Gen?e un texte de mauvaise qualit?mais conserve ailleurs une forme souvent tr? ancienne. Cela appara? mieux depuis qu'on a constat?les accords caract?istiques entre A et le P. Rylands gr. 458 A contient de nombreuses additions ainsi que des harmonisations. 1_ Les manuscrits en onciale ont toujours ??d?ign? par des majuscules latines. Voir aussi: Comparison of codices Sinaiticus and Vaticanus -- Le Codex Sina?icus (S1 ou a)Codex Sinaiticus (= S, auparavant x): du IVe si?le, fut d?ouvert au monast?e Sainte-Catherine du Sina?et ?it?au milieu du xixe si?le par A. F. C. von Tischendorf. Complet pour le NT, il contient un texte lacunaire de VAT. En particulier le Pentateuque n'est presque pas conserv? Quelques folios en ont ??retrouv? en 1975 dans une cache du monast?e Sainte-Catherine. Actuellement, ils ne sont encore que partiellement ?it?. S pr?ente un texte g??alement apparent??celui de Vaticanus, sauf en Tobit o?il atteste une forme tr? distincte. S est souvent recens? Son orthographe est peu soign?. Ce codex aurait ??corrig?d'apr? un manuscrit lui-m?e corrig?par Pamphile sur le propre exemplaire d'Orig?e (colophons de 2 Esdras et d'Esther). Une origine alexandrine parait vraisemblable. Le Nouveau testament fait logiquement suite au livre de "L'Ancien Testament" qui retrace les grands ??ements de la vie du peuple d'Isra? et qui est lui-m?e compos?de plusieurs livres. Le texte de l'Ancien-testament du "Codex Sinaiticus" ?ant conforme aux plus anciens textes bibliques de l'histoire d?ouverts dans les grottes de Qumr? en 1947, (le rouleau d'Isa? est dat? de 330 A-JC.) il est donc exact de dire que c'est la plus vieille Bible du monde. Ramen?d'Egypte au XIXe si?le par Konstantin von Tischendorf, un savant allemand originaire de Leipzig, le «Codex sinaiticus» contient aussi la version compl?e du Nouveau Testament. Les ex??es s'accordent ?dire qu'il fut r?ig?en grec entre 330 et 350 probablement, sur un parchemin en peau de veau (velin) par les moines du monast?e Sainte-Catherine ?ablis sur le mont-Sina?en Egypte. Le "Codex sinaiticus" contient en tout 800 pages (400 ?rites recto-verso) qui contiennent la moiti?de l'Ancien Testament et la version compl?e du Nouveau Testament, et laissent appara?re les corrections apport?s au fil des si?les. Les pages sont r?arties entre la Biblioth?ue universitaire de Leipzig, la British Library de Londres, la biblioth?ue nationale russe de Saint-P?ersbourg et le monast?e Sainte-Catherine. Le "Codex Sinaiticus", est donc consid??comme la plus ancienne bible connue. Seul le "Codex Vaticanus", d?enu par la biblioth?ue du Vatican ?Rome, date approximativement de la m?e ?oque. Un responsable de la British Library, le Dr Scot McKendrick, a d?lar? "Le Codex Sinaiticus est l'un des plus grands tr?ors ?rits du monde ...Ce manuscrit vieux de 1 600 ans ouvre une fen?re sur les d?uts du christianisme et offre des indices de premi?e main sur la mani?e dont la bible s'est transmise de g??ation en g??ation." (Le symbole est le caract?e h?reu Aleph, (Swete et quelques autres chercheurs pr??ent utiliser la lettre S.)
D?ouvert par Constantin Tischendorf au monast?e de Sainte Catherine quand il y ?ait en visite en 1844, sous le patronage de Fr??ic-Auguste, roi de Saxe, quand il a d?ouvert dans un panier de papier servant ?allumer le feu quarante-trois feuilles de la Septante, Il a ?alement vu les livres d'Isa? et I et IV Macchab?s, appartenant ?la m?e codex que les fragments, mais n'a pas pu obtenir l'autorisation de les emporter. Lors d'une deuxi?e visite, en 1853, il ne d?ouvrit que deux courts fragments de la Gen?e. En 1859, il fit une troisi?e visite fructueuse, cette fois sous le patronage du tsar Alexandre II. Le Codex Sinaiticus, qui doit initialement avoir contenu l'ensemble de l'Ancien Testament, a souffert de quelques l??es mutilations (gen?e, Esdras). Les fragments et les livres existants sont: Gen?e, 1Chronicles, Ezra, N??ie, Esther, Tobie, Judith, Joel, Abdias, Jonas, Nahum, Habacuc, Sophonie, Agg?, Zacharie, Malachie, Isa?, J??ie, Lamentations, 1 Macchab?s, 4 Macchab?s (apocryphe) 2Macchab?s (canonique) et 3Macchab?s (apocryphe) n'ont jamais ?? contenues dans ce codex. Notre Esdras est appel?dans ce codex, comme dans beaucoup d'autres, Esdras B. Cela peut indiquer qu'il a suivi Esdras A) Le Nouveau Testament est complet: il contient en outre: l'??re de Barnabas, le «Pasteur» d'Hermas. Il est ?rit en caract?es onciale et comporte des corrections, sur une cinquantaines de pages, mais toutes r?nies, ne rempliraient pas la moiti?d'une page. Le Sina?icus se situe ?la m?e p?iode de r?action que le Vaticanus et l??ement avant l'Alexandrinus Un des correcteurs (probablement du 7e si?le) ajoute cette note ? la fin d'Esdras: "Ce codex a ??compar?avec un mod?e tr? ancien qui avait ??corrig? par la main du saint martyr Pamphile; exemplaire qui contenait ?la fin la souscription de sa propre main: «Prise et corrig?en fonction de la Hexaples d'Orig?e: Antonius a compar? Je, Pamphile, corrig? Pamphile ?ait, avec Eus?e, le fondateur de la biblioth?ue de C?ar?. Le texte du Codex Sinaiticus a une similitude tr? proche de celle du Codex Vaticanus. En g??al, le Codex Vaticanus est plac?en premier au point de puret?par les chercheurs contemporains et Codex Sinaiticus ensuite.
1_Les manuscrits en onciale ont toujours ??d?ign? par des majuscules latines.
Voir aussi: Comparison of codices Sinaiticus and Vaticanus --
Codex VaticanusCodex Vaticanus (= B1): du IVe siecle, contient un texte presque complet de 759 pages de la Bible grecque et du Nouveau Testament ecrit en onciales sur du velin. Son nom provient du fait qu'il est conserve au Vatican depuis le 15eme siecle.
Pour la premiere les lacunes sont les suivantes: Gen 1-46, 28, quelques versets de 2 Regnes, Psau 105-137 Le codex ne contient pas 1-4 Maccab?s. Le Codex Vaticanus fournit un texte d'une grande qualite. Les corruptions et l'influence des recensions y sont rares. Certains affirment que pour Daniel, il presenterai la version de Theodotion et non la Bible grecque. En Job il insererait les ajouts empruntes ?Theodotion. Le manuscrit provient d'Alexandrie
L'ordre des livres correspond a la liste d'Athanase: Genesis to 2 Chronicles as normal; 1 Esdras; 2 Esdras (Ezra-Nehemiah); the Psalms; Proverbs; Ecclesiastes; Song of Songs; Job; Wisdom; Ecclesiasticus; Esther; Judith; Tobit; les petits prophetes d'Hosea a Malachi; Isaiah; Jeremiah; Baruch; Lamentations et l'Epistle de Jeremiah; Ezekiel et Daniel.
La plupart des exegetes considerent que ce codex est le meilleurs texte du Nouveau Testament qui soit parvenu jusqu'a nous, le seul competiteur etant le Sinaiticus decouvert par Tichendorf sur le mont Sinai.
1_ Les manuscrits en onciale ont toujours ete d?ignes par des majuscules latines.
Voir aussi: Comparison of codices Sinaiticus and Vaticanus --
Le Codex Bezae Cantabrigiensis Le "Codex Bezae Cantabrigiensis" est un manuscrit bilingue, (Grec/Latin) du Nouveau Testament datant du 4?e si?le, comprenant une forme ancienne des quatre Evangiles et des Actes des Ap?res. Il est r?ertori?parmi les vieilles versions latines ant?ieures ? la Vulgate, dans le courant dit ''Occidental''. A l'analyse, son texte Grec se r??e ?re un tr? proche t?oin de la r?action originelle. D'apr? certains, il serait une «empreinte fossilis?" d? le d?ut du second si?le des Evangiles et des Actes. L'analyse de la calligraphie a permis de faire remonter sa r?lisation aux ann?s 380-420 Codex Colberto-Sarravianus (=G1)Copi?au IV-Ve si?le, contient un texte lacunaire de l'octateuque1 (Ruth fait d?aut). Seul avec le manuscrit en minuscule Chisianus R VII 45 (= R 88) G conserve en grec de nombreux signes critiques. N?nmoins, ils sont souvent plac? de fa?n fautive. Ainsi, cent cinquante ans environ apr? l'?ition d'Orig?e, les t?oins de celle-ci manifestent d??des erreurs dans la disposition des ast?isques et des ob?es. 1 Octateuque: les 8 premiers livres des Saintes-Ecritures Le codex Coislinianus (= M) Copi?au VIe si?le, contient un Octateuque lacunaire (le Dt est complet). Son int?? r?ide en particulier dans ses notes marginales (le?ns des r?iseurs juifs). Codex Marchalianus (= Q) Copi?en Egypte au VIe si?le, pr?ente un texte int?ral des Grands et des Petits Proph?es. Les manuscrits en minuscule2 On poss?e environ 1600 manuscripts r?ig? en lettres minuscules, copi? entre le IXe et le XVIe si?le. R?ig? ?une ?oque tardive, leur int?? est tr? limit?et tient surtout au fait qu' ils conservent parfois des ??ents textuels tr? anciens et qu'ils sont souvent dot? de notes marginales qui constituent une pr?ieuse source d'informations. La PeshittaCette version syriaque particuli?ement ancienne a ??directement traduite de l'h?reu. N?nmoins, les livres deut?ocanoniques, reposent sur la LXX 1_Les manuscrits en onciale ont toujours ??d?ign? par des majuscules latines. 2_ L'?ition anglaise recourt aux minuscules latines pour les manuscrits en minuscule (de a ?z, puis a2, b2, c2, d2, e2, f2) COEUR(1Chr 29,9 "Et le peuple eut une grande joie a cause de ce zele, car chacun eut ce zele pour Dieu de plein cœur." (1Chr 29,18 " Seigneur Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israel nos peres, fais que ton peuple conserve toujours en son cœur le meme amour, et dirige son cœur vers toi." (1Chr 29,9 "donne a mon fils Salomon un cœur sans partage pour executer tes commandements pour etre attentif a tes ordres et a tes temoignages, et pour conduire jusqu'a la fin la construction de ton temple". COLERED?initionLe vocable 'col?e' est issus du grec 'Khol?: Bile, devenu 'Cholera' en latin. Les d?iv? donnent: Col?eux: prompt ?la col?e; col?ique: Sujet ?la col?e. Peut-?re parfois justifi?s (juste col?e)Dieu se met parfois en col?e Le Seigneur manifeste parfois une juste col?e Jer 25,16-17 Et je ferai venir sur Elam les quatre vents des quatre coins du ciel, ..) j'am?erai sur eux les coups de ma fureur, et j'enverrai sur eux mon ??, jusqu'?ce que je les aie extermin?. J?us s’est mis en col?e Il chassa les vendeurs du temple. Mais ne pensons pas qu’il avait perdu le contr?e de lui-m?e. Il s’agit de l’?oncement d’une proph?ie, qui annon?it le col?e divine sur les pr?res et les pasteurs qui ont transform? la maison de Dieu en un commerce. Paul s’est mis une fois en col?e Le r?it biblique ne dit pas que c’?ait bien. Les causesUne maladie psychique, l’abus de caf? d’alcool, de m?icaments, de drogues illicites, l’impatience, l’orgueil, la faiblesse, l’influence d’une faute personnelle, l’insoumission, la r?ellion, le manque de compassion, de modestie, de ma?rise de soi, d’Esprit-Saint, des mauvaises habitudes h?it?s et conserv?s de l’enfance, un manque d’?ucation, un manque de respect envers autrui et envers soi-m?e. Un manque de sagesse, le stress, les ?otions. Nos parents se disputaient Nous l'avons vu ?la t??/p> La col?e est le produit de l'insens?/p> Pro 14,29 L'impatient, est un insens?/p> La propension ?la col?e est une faiblesse, qui manifeste que le sujet manque de ma?rise de soi et d'?ucation! La col?e, est un des esprits du diable C'est un eprit moderne, un esprit du monde, qu’on a pu l'attraper dans l'enfance. Pro 15,18 Un homme col?e pr?are des querelles. Gal 5,19-20 Or, les œuvres de la chair sont ?identes, ce sont la pornographie, l'impuret? le d??lement, l'idol?rie, le spiritisme, les rivalit?, les querelles, les jalousies, les col?es, les disputes, les divisions, les sectes. Dieu est lent ?la col?eJer 15,15 Ne m'enl?e pas, tandis que tu te montres lent ? la col?e! Nom 34,6-7 Le Seigneur passa devant sa face, et Mo?e l'invoqua, disant: Seigneur Dieu, plein de cl?ence, patient, abondant en mis?icorde, v?itable, Fid?e ?garder la justice et la compassion envers des milliers, ?ant l'iniquit? la faute, le p?h? Psa 103,8-14 Le Seigneur est mis?icordieux et compatissant, lent ?la col?e et riche en bont? Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa col?e ?toujours; Il ne nous traite pas selon nos p?h?, Il ne nous punit pas selon nos injustices. Mais autant les cieux sont ?ev? au-dessus de la terre, Autant sa bont?est grande pour ceux qui le craignent. Autant l'orient est ?oign?de l'occident, autant Il ?oigne de nous nos transgressions. Comme un p?e a compassion de ses enfants, le Seigneur a compassion de ceux qui le craignent. Neh 9,17-22 Et Toi O mon Dieu, mis?icordieux et compatissant, cl?ent et pardonnant, Tu ne les as pas abandonn?, m?e lorsqu'ils aient jet??la fonte, un veau d'or, et qu'ils aient dit: Voil?les dieux qui nous ont fait sortir de l'Egypte, et qu'ils T'aient gravement offens? Mais Toi, dans ta mis?icorde infinie, Tu ne les as pas abandonn? dans le d?ert, Tu n'as pas d?ourn?d'eux la colonne de nu? qui les guidait le jour, ni ? colonne de feu qui ?lairait leur voie, la nuit. Et Tu leur as donn? ton bon Esprit pour les instruire, Tu n'as pas retir?la manne de leur bouche, et Tu leur as donn?de l'eau pour leur soif. Et Tu les as nourris quarante ans dans le d?ert, sans les laisser manquer de rien, et leurs v?ements ne se sont pas us?, et leurs pieds n'ont pas ??meurtris. Et Tu leur as donn?des royaumes." Nom 14,19-21 0 Pardonne l’injustice de ce peuple, selon la grandeur de ta mis?icorde, comme tu as pardonn??ce peuple depuis l'Egypte jusqu'ici. Et Iahweh dit: Je pardonne, comme tu l'as demand? Mais, Je suis vivant! et la gloire du Seigneur remplira toute la terre. (La gloire c’est J?us) Le Seigneur J?us ?ait doux et patientMat 11,29 Prenez mon joug sur vous et acceptez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur." La croix est le symbole m?e de la patience de Dieu, qui ?end les mains vers ceux qui le meurtrissent. Les presbytres sont doux(Isa 32,1 Voil?qu'un roi juste va r?ner, et que les princes gouverneront selon la justice. Les serviteurs de Dieu sont lents ?la col?ePro 15,18 Un homme col?e pr?are des querelles, un homme patient adoucit m?e celles qui allaient na?re. L'homme patient ?eindra les divisions, l'impie les allumera. Pro 14,29 L'homme patient est un vrai sage, l'impatient, un insens? Pro 20,3 C'est une gloire pour un homme de se d?ourner des contestations, au contraire, le fou s'y laisse aller. Pro 16,28 Mieux vaut l'homme patient que le fort, et celui qui ma?rise sa col?e que celui qui prend une ville. Les paraboles bibliques, nous invitent ?la modestie : Les brebis, et non pas les ch?res, voire les boucs. Une r?ompense attend ceux qui ma?risent la col?eSop 3,11-12 En ce jour-l? assur?ent, tu ne rougiras pas de tous tes comportements, de tes actes d'impi??envers Moi; car, alors, J'arracherai de toi les d?ains de ton orgueil et, assur?ent, tu ne continueras plus ?t'enorgueillir sur ma montagne sainte. Je laisserai en toi un peuple doux et humble; et ils seront pleins de r??ence devant le Nom du Seigneur. Mat 5,5 Heureux les doux, car ils h?iteront la terre! COLLIERv. Boucles COLOMBEoiseau trop connu pour qu'il soit n?essaire de le d?rire; nous nous bornerons aux observations que nous fournissent sur cet animal les donn?s bibliques. — La colombe qui est r?andue dans tout l'Orient, o?elle niche dans de vieux murs, sur des rochers ou dans le creux des arbres, s'appelle en h?reu, Iona, nom qui ne d?ive pas, ainsi que le veut Bochart, de l'Ionie, mais d'un mot arabe qui indique la douceur, la gr?e. C'est ?l'aube du nouveau monde et sur les flots du d?uge, qu'elle appara? pour la premi?e fois dans l'Ecriture, Gen 8,8-12-, comme si cet animal, dont l'apparition pr??a celle de l'arc-en-ciel, devait d??nous annoncer par avance que la terre serait gouvern? par des lois plus douces, et sauv? par la bont?du Cr?teur, malgr?les p?h? des hommes; la branche d'olivier qu'elle rapporte semble renfermer la m?e pens? et dire aux hommes que ''Dieu ne frappera plus toute chose vivante comme il l'a fait'' (8,21) et qu'il attendra le jugement final avant d'accabler de son juste courroux les p?heurs imp?itents. Elle joue le m?e r?e encore dans la loi mosa?ue o? d?lar? animal pur, elle se trouve m?? ?tous les sacrifices, et sert ? remplacer, pour les pauvres, les victimes plus consid?ables exig?s en holocaustes pour le p?h? Luc 2,24 cf. Lev 1, 14 5, 8 12,8 Nom 6,10 A cause de la grande consommation de colombes qui devait se faire pour le service du temple, et comme il n'?ait pas toujours facile ?ceux qui devaient en offrir, de se les procurer et surtout de les apporter ?J?usalem s'ils en ?aient ?oign?, les pr?res avaient permis qu'on vend? de ces oiseaux dans les parvis du temple; c'est ?cause des abus et des ill?alit? de ce trafic que notre Sauveur chassa un jour ceux qui faisaient ce commerce d'une mani?e indigne, ne voulant pas qu'on fit de la maison de son p?e une caverne de voleurs, Mat 21, 12 Le nom de la fille a?? de Job, 42, 14, J?ima, vient probablement d'un mot arabe qui signifie colombe. En Orient, on donne ce nom aux femmes de la plus grande beaut? S?'.ramis fut appel? S?ir Jemamah, la colombe brune, ou, selon H?ychius, la colombe de la montagne, et les Babyloniens portaient une colombe sur leurs enseignes en l'honneur de cette princesse. Quant aux retraites choisies par ces oiseaux, on peut voir Eze 7,16 Jer 48,28 Cant. 2, 14 Psa 11, 1 Le vol de la colombe est quelquefois consid??par les po?es comme l'image de la rapidit? Psa 55, 7 Os. 11,11 (Isa 60, 8 Cf. Sophocle, OEdip. ?Colon. 1081); la colombe, en effet, d?asse au vol tous les animaux de sa taille et de sa grandeur, et c'est ainsi que, sans d?ense, elle peut ?happer fort souvent ?ses pers?uteurs. Salomon, dans le Cantique I, 14 4, l.b, 12, compare ? des colombes les yeux innocents et tendres de celle qu'il aime: ''ils sont comme des colombes sur les ruisseaux d'eaux, baign?s dans du lait, se reposant au milieu de la pl?itude de la beaut?'' Chacun sent tout ce qu'il y a de gracieux dans cette image, qui s'attache cependant de si pr? ?la r?lit? en nous montrant les prunelles nageant dans le blanc de l'œil comme dans des flots de lait, et si fra?hement entour?s d'un cadre de visage au milieu duquel elles reposent comme dans le sein de la beaut? Nos versions ont mal ? propos, dans ces trois passages, mis ''tes yeux sont comme ceux des colombes:'' ceux n'est pas dans le texte, et ne fait que nuire ? l'id?. Le roucoulement de la colombe est dans presque toutes les langues appel?un g?issement En latin, gemere, en grec, 7TEVJ1V, etc.) et les proph?es h?reux ont exprim?la m?e pens?, (Isa 38,14 59,11 Nah. 2,7 cf. Eze 7,16 On se rappelle le vers de Virgile, Eglog. 1, 59: Nec gemere a?ia cessabit turtur ab ulmo. Cet animal est le symbole de la candeur et de la simplicit? Mat 10, 16, quelquefois aussi du peu d'intelligence, Os. 7, M. 12 Il reste encore quatre passages qui ont besoin d'une explication particuli?e, et qui, ordinairement mal traduits, plus souvent encore mal compris par certains interpr?es, ont donn?lieu ? diverses m?rises. — Psa 68, I4 — Martin: Quand vous auriez couch?entre les chenets arrang?, vous seriez comme les ailes d'un pigeon couvert d'argent, et dont les ailes sont comme la couleur jaune du lin or. — Luther: Quand vous ?es aux champs, cela resplendit comme les ailes des pigeons qui brillent comme l'argent et l'or.—Anglais: Quoique vous ayez ??au milieu des pots En Egypte, cf. Psa 81, 6) cependant vous serez comme les ailes des colombes, recouvertes d'argent, etc. — Enfin Calvin: Quand bien vous seriez entre les pots aux cendres, si Cependant) serez-vous comme les ailes de la colombe couverte d'argent, et laquelle par derri?e est comme le fin or bien jaune. Quelque diff?entes que puissent para?re ces traductions, elles se r?uisent pourtant, une fois qu'on peut les comprendre, ?une m?e signification g??ale que voici: ''Quand vous seriez couch? entre des chenets Marmites, objets qui ont senti la suie) vous n'en sortiriez pas moins blancs comme les plumes argent?s d'une colombe, comme leurs ailes dor?s.'' Quelles que soient vos afflictions, quelles que soient les t??res dans lesquelles vous gisez, vous ne cesserez jamais de reluire, de briller, d'?re heureux: la d?ivrance dissipera toujours les taches que vous aurez contract?s dans l'adversit? Celui qui gouverne l'Eglise la tirera de tous les dangers auxquels elle sera expos?. On peut citer comme parall?e ? ce passage le verset d'Isa? 1,18: ''Quand vos p?h? seraient rouges comme le cramoisi, ils seront blanchis comme la neige.'' — 2Roi 6,25 Il est dit que lors de la famine de Samarie, le quart d'un cab de fiente de pigeon se vendait cinq pi?es d'argent. Le savant Bochart, qui a consacr?dix-sept pages ?l'examen de cette question, pense qu'il faut entendre par les mots fiente de pigeon une esp?e de l?ume, de pois chiches, qui porte encore un nom semblable en arabe; mais il para? que Bochart a fait une confusion de mots, et que ses conclusions d'analogie doivent ?re abandonn?s. D'autres, surtout des interpr?es anglais, ont essay? de paraphraser, en disant que l'on vendait pour cinq pi?es d'argent un cab de balayures, de rebuts, d'ordures, de d?ris r?erv? aux pigeons, etc.; mais c'est forc? et l'on doit conserver la version ordinaire, qui est appuy? par toutes les traditions juives, et par le fait bien connu, qu'en maint et maint cas de si?e, les habitants au d?espoir ont ??r?uits ?se nourrir de fiente d'animaux. — Jer 23,38 46,16 50, 16 On lit dans le premier de ces passages, en parlant des ravages que N?ucadnetsar fera dans la Jud?, que la terre sera d?ast? ?cause de l'ardeur de la fourrageuse;'' les deux autres versets indiqu? finissent par ''l'?? de l'oppresseur.'' Dans ces trois passages, on peut traduire par colombe les mots marqu? en italiques: c'est ainsi qu'a fait la Vulgate, et ceux qui adoptent cette mani?e de voir, l'expliquent en rappelant que les Assyriens et les Babylonniens avaient sur leurs drapeaux une colombe en souvenir de S?miramis, et qu'ils sont fr?uemment d?ign? sous l'embl?e de cet animal. On peut comparer encore les passages du Nouveau Testament qui parlent de la col?e de l'agneau, et penser que le proph?e annonce aux H?reux, que le Seigneur, doux comme une colombe, finira par s'embraser dans sa col?e contre eux. Cependant, quoiqu'?la rigueur cette traduction et ces interpr?ations soient possibles, elles ne sont pas probables, et les auteurs catholiques eux-m?es traduisent par oppresseur, ravageur, ou four-rageur, laissant au masculin ce dernier nom que Martin a mis au f?inin sans trop de raison. On comprend comment l'?ith?e de ravageur pouvait bien se rapporter ?l'ennemi de la Jud?, N?ucadnetsar. — Mat 3,16 Mar 1, 10 Jean 1,32 Au bapt?e de J?us-Christ il est dit que le Saint-Esprit descendit sur lui comme une colombe, et saint Luc, 3,22, nous dit plus positivement encore: ''Le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme celle d'une colombe.'' On peut admettre que le Saint-Esprit qui, dans d'autres occasions, se pr?entait sous d'autres formes, cf. Act 2,3, ait, cette fois peut-?re, pris en effet la forme mat?ielle d'une colombe; et les rabbins, dans leurs explications de Gen 1,2 Cant. 2, 12, ont toujours repr?ent?l'Esprit de Dieu sous cette image: le symbolique Orient devait repr?enter le Saint-Esprit sous la figure d'un oiseau, comme descendant du ciel, et la colombe devait ?re choisie naturellement ?cause de son innocence et de sa puret? Cependant la plupart des interpr?es modernes, surtout les protestants, repoussent cette id? comme trop mat?ialiste, et ne consid?ent dans l'image que l'image seule, c'est-?dire la vitesse, la douceur et la gr?e. Pour pouvoir obtenir un r?ultat quelconque, une solution quelconque aux questions que soul?e cette descente du Saint-Esprit, il faut remarquer que non seulement J?us, mais Jean-Baptiste lui-m?e Au moins lui) a vu descendre le Saint-Esprit, que, par cons?uent, le Saint-Esprit a d?rev?ir une forme: on ne saurait admettre une vision, une vue, sans que l'objet vu ait des contours, un dessin, une forme: quelque vague qu'on veuille se le repr?enter, quelque nuageux, quelquevaporeuxqu'on veuille supposer le Saint-Esprit dans cette occasion, encore faut-il qu'il ait eu une forme; et l'on doit se demander maintenant s'il a une forme ordinaire, habituelle, constante, ou si, son essence ?ant invisible, il prend quelquefois, pour se manifester, des apparences terrestres: il nous semble que la premi?e hypoth?e est bien plus mat?ialiste que la seconde, et nous croyons beaucoup plus naturel, comme aussi beaucoup plus d'accord avecle texte sacr? d'admettre que le Saint-Esprit, impalpable sans doute, mais visible, a rev?u ostensiblement l'apparence de la colombe. COLONIEAct 16,12 v. Philippes 5°). COLONNEIl est souvent parl? Ex.13,2114,24 .Xonib. I 4,1 4 Neh 9,12 I9de la colonne de nu? et de la colonne de feu qui accompagnaient les Isra?ites dans le d?ert, leur montrant la route et leur servant de fil directeur, l'une les ?lairant la nuit, l'autre leur donnant de l'ombre pendant le jour et servant de retraite ?le Seigneur qui y habitait. Quoiqu'il ne soit pas dit en quel endroit elle commen?, et en quel endroit elle cessa d'accompagner les Isra?ites, on peut croire que le passage de la mer Rouge et le passage du Jourdain furent les termes extr?es de son voyage. Elle se tenait ordinairement ?la t?e du peuple; une seule fois elle vint se placer entre eux et les Egyptiens qui les poursuivaient. Exo 14,19 20, de mani?e ?les s?arer pendant toute la | nuit. C'est du sein de la m?e nu? que I le Seigneur apparut aux H?reux en Si- ! na? quand il leur donna sa loi. — Mais I qu'?ait-ce mat?iellement que cettenu? miraculeuse ? C'est ce que nous ne savons pas. Quelques rationalistes, avec l'esprit qui les caract?ise, ont imagin?que c'?ait un tas de bois que l'on faisait br?er ?l'entr? du camp par mani?e de signal; on en voyait la fum? le jour, et la flamme la nuit; mais il faut avouer 1 °)) que, pendant quaranteans, cela aura fait une con-sommation de bois prodigieuse; 2°) que dans le d?ert on aurait eu un peu de peine ?s'en procurer autant, et 3°) que ce devait ?re bien mal commode de charrier, devant soi, jour et nuit, ce foyer ambulant.—D'autres ont imagin?que c'?aient deux immenses drapeaux, sur l'un desquels ?ait peint un nuage, et sur l'autre une flamme. Il n'est pas n?essaire de faire remarquer au chr?ien qui lit la Bible avec un cœur honn?e et pur, combien toutes ces divagations sont impies et ridicules. Cf. Ps 78,14 !05,39 — Les colonnes de la terre, Job 9, fi., les piliers du pays, Psa 73,3, et les colonnes des deux, Job 26,11, sont des expressions m?aphoriques qui repr?entent le ciel et la terre comme des ?ifices b?is parla main du Seigneur, comme des temples du Dieu vivant, taill? ?la ressemblance des ouvrages de l'homme, et soutenus comme ces derniers par des colonnes, cf. Job 38,4-6 Iahweh, en envoyant J??ie pr?her aux Gentils, lui annonce qu'il lui a donn?les forces et la consistance d'une colonne de fer, Jer I, 18; dans le Nouveau Testament, Jacques, C?has et Jean sont appel? les colonnes de l'Eglise, Gai. 2,9;etApoc. 3,12, l'Esprit dit encore: «Celui qui vaincra, je le ferai ?re une colonne dans le temple de mon Dieu.”Le sens est le m?e dans ces trois passages; la colonne d?igne des hommes forts, qui sont les fermes soutiens de l'œuvre du Christ, la force et l'ornement de la maison de Dieu. Enfin l'Eglise elle-m?e est nomm? de ce nom par saint Paul, 1 Tim. 3,15, parce qu'elle est le gardien ext?ieur des v?it? divines et des oracles de Dieu. Quant aux colonnes du temple,!'. Temple. COLOQUINTE2Roi 4,39 Elis? ?ant venu ?Guilgal ?l'?oque d'une grande famine, voulut faire pr?arer un repas pour les proph?es de l'endroit, mais ils furent presque empoisonn? avec un plat de coloquintes sauvages que quelqu'un avait cueillies et mises dans la chaudi?e sans savoir ce que c'?ait. L'homme de Dieu prit un peu de farine, la jeta dans le potage et le rendit mangeable et sain. — Les coloquintes sont une esp?e de courge ou de concombre sauvage, dont la tige jette autour d'elle des sarments et des feuilles semblables ?celles des concombres de nos jardins, ou ?celles de la vigne: le fruit, dont l'enveloppe charnue est d'un jaune-vert, est de la grosseur d'une orange, mais allong?comme le concombre, et si amer qu'on l'a surnomm?le fiel de la terre; lorsqu'il est m?, il ?late ?la moindre pression. La ressemblance de la coloquinte avec le concombre a facilement pu faire cueillir l'une pour l'autre, d'autant plus qu'en temps de famine on n'y regarde pas toujours de tr? pr?. Quant au moyen employ?par le proph?e pour assainir ce mets affreux, on n'y peut voir qu'un miracle; cependant on sait que certains l?umes, d'un go? amer, perdent cette amertume quand on y m?e de la farine. COLOSSESSitu? sur le Lycus, ?8 parasanges Environ 30 kilom.) du M?ndre, et ?35 kilom. de Laodic?, cette ville ?ait une des plus consid?ables de la Phrygie au temps d'H?odote. X?o-phon encore l'appelle une cit?peupl?, prosp?e et grande. Au temps de Stra-bon ce n'?ait plus qu'une ville m?iocre, un bourg, quoique Pline ait pu la classer encore au nombre des villes c??res de l'Asie-Mineure. Elle fut renvers? par un tremblement de terre la septi?e ann? de N?on, 60-61, mais reconstruite imm?iatement. Au onzi?e si?le, et d??du temps de Th?phylacte, on l'appelait Ch?a?Fentes, fissures) peut-?re ?cause de la nature de son sol limoneux, qui s?he en ??et se crevasse au pas que, pr? de Colosses, le Lycus dispara? sous terre comme englouti. Au douzi?e si?le elle avait recouvr?quelques traces de sa premi?e grandeur. Elle fut longtemps une r?idence ?iscopale. Maintenant ce n'est plus qu'un gros village qui porte encore le nom de Chonus, avec un ch?eau-fort dans le voisinage. On a vari?sur l'orthographe de ce nom, les uns voulant l'?rire Colasses; mais les meilleurs manuscrits, de m?e qu'un grand nombre de m?ailles, l'?rivent comme nous faisons, et leur autorit? l'emporte. Pour la g?graphie de cette contr?, il faut consulter surtout le commentaire de Steiger surl'??re aux Col., p. 13 et 368 Il ne para? pas, ni d'apr? les Actes des ap?res, ni d'apr? l'??re auxColossiens, que Paul ait lui-m?e visit?ces contr?s, ou qu'il y ait fond?des Eglises; mais pendant le s?our prolong?de Paul ?Eph?e, et ?cause des communications faciles du M?ndre et du Lycus, on peut croire que des disciples de cet ap?re, ou d'autres fid?es port?ent l'Evangile dans l'int?ieur du pays, et y ?ablirent quelques assembl?s chr?iennes. On croit m?e, d'apr? i'??re ?Phil?on, et par plusieurs passages de celle aux Colossiens i, 7 10 14 1347, que Paul connaissait diverses personnes de cette contr?, et que ces Eglises connaissaient plusieurs des compagnons de Paul. Du reste la plupart des noms d'origine grecque, Nymphas, Archippe, Phil?on, Appia, Epaphras, On?ime, etc., rendent probable l'opinion que les troupeaux de cette vall? ?aient compos? en tr? grande partie, sinon exclusivement, de pa?ns convertis, et non de jud?-chr?iens. Quant ?YEp?re aux Colossiens, il est ?ident non seulement qu'elle a ???rite en vue de certains faux docteurs, mais encore que ces docteurs avaient une doctrine d'un caract?e particulier et m?e syst?atique: les uns ont voulu y voir des pharisiens, d'autres des philosophes platoniciens, ou m?e pythagoriciens, d'autres des disciples de Jean-Baptiste. Avant tout il faut remarquer, d'abord, que ces faux docteurs ?aient des Juifs d'origine, des docteurs de la loi, recommandant les c??onies, les sabbats, les je?es, etc.; ensuite que ce n'?aient pas des Juifs ordinaires, se bornant ?conserver la loi et ?la r?andre au sein des Eglises, mais des Juifs qui philosophaient d'une mani?e ou de l'autre sur les objets de la 14 loi. Ces deux caract?es sont si frappants que quelques commentateurs ont pens?que Paul s'adressait alternativement, dans cette ?itre, ?deux classes de docteurs; mais Calvin et d'autres ont ?abli qu'il ne s'agissait ici que d'une seule classe joignant ? l'attachement ?la loi l'amour d'une certaine philosophie. On peut supposer, ou que ces docteurs juifs avaient fait profession de christianisme, ou qu'ils ne l'avaient pas fait; mais cette derni?e supposition est peu vraisemblable: on admettra difficilement que des Juifs non baptis? aient trouv?acc? aupr? des membres d'une Eglise surtout compos? en majorit?de chr?iens d'entre les gentils, et que saint Paul ne les ait pas combattus d'une mani?e franche et directe. L'opinion la plus probable est donc celle du critique anglais Hammond qui, avec sa malheureuse habitude de voir partout des gnostiques, s'est trouv?cette fois avoir rencontr? juste. Ce n'?aient pas les ?oles gnostiques qui furent fond?s plus tard, mais c'?ait la m?e direction d'esprit, la m?e philosophie presque traditionnelle, la philosophie orientale appliqu? par les Juifs ?leur croyance paternelle, puis au christianisme, lorsqu'ils se faisaient baptiser. Leur philosophie, ou plut? leur th?sophie, leur th?rgie s'?ait humanis?, pour ainsi dire, en se fondant avec les id?s grecques, et surtout en empruntant ?l'esprit grec une certaine volubilit?es id?s, et l'apparence d'une philosophie didactique. Ces th?-sophes, ?alement attir? par le christianisme, ?aient assez impartiaux pour reconna?re que l'intelligence des choses c?estes ?ait sup?ieure ?leurs propres id?s; d?irant d'y prendre part, ils entr?ent dans l'Eglise, mais n'ayant pas ??convertis de cœur, l'amour de la sagesse charnelle pr?alut bient?; ils donn?ent au christianisme et ?Christ une place dans leur syst?e, mais n'abandonn?ent pas leurs erreurs. D autres hommes qui s'?aient faits chr?iens, entra?? par un besoin du cœur plut? que par curiosit? retournant plus tard ?des id?s de propre justice, s'efforc?ent d'accorder le christianisme qu'ils aimaient, avec la loi qu'ils aimaient ?alement, et pour les cimenter ils se servirent de l'ancienne philosophie. On peut consulter avec fruit sur ce sujet l'excellent commentaire de Steigersur les Colossiens Erlangen 183G) ainsi que ceux de Bsehr (1833) et de M?anchton (1577 Le peu que nous avons dit suffira peut-?re pour faciliter l'intelligence de la lettre si difficile dont nous parlons. «Apr? avoir r?ut?ces fausses doctrines, ajoute Calmet, l'ap?re d?ite aux Colossiens la plus belle et la plus sublime morale.'' — On se demande si cette ??re a ???rite pendant la captivit?de Rome, ou pendant celle de C?ar?: il est probable qu'elle fut dat? de Rome, et ?rite peu de temps avant celle aux Eph?iens avec laquelle elle a beaucoup de rapports, et dont elle semble m?e n'?re gu?e qu'un extrait destin?sp?ialement ?l'Eglise de Colosses, tandis que l'??re aux Eph?iens serait une circulaire pour toutes les ?lises environnantes; elles s'expliquent l'une l'autre, et peuvent avec avantage ?re lues ensemble. Voici quelques-uns des parall?es du 1er chapitre de l'??re aux Colosssiens. Colossiens. Eph?iens. 1,2 -1,12 — 3 — 15 16 — 13 —6 -14 -7, — 16 — 22 3,10 11 — 20 —102,13 — 21 2, I, — 24 3,1 — 26 3,3 etc. etc. Les chapitres suivants pr?entent un parall?e ?alement remarquable que le lecteur attentif trouvera seul, sans qu'il soit n?essaire de prolonger ces citations. COMMANDEMENT1JEA 2,1-5: " Mes petits enfants, je vous ?ris ces choses afin que vous ne p?hiez pas. Et si quelqu'un a p?h? nous avons un avocat aupr? du P?e, J?us-Christ le juste. 2 Il est lui-m?e la victime expiatoire pour nos p?h?, et non seulement pour les n?res, mais aussi pour ceux du monde entier. 3 Si nous gardons ses commandements, nous savons ainsi que nous l'avons connu. 4 Celui qui dit: Je l'ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la v?it?n'est pas en lui. 5 Mais l'amour de Dieu est v?itablement parfait en celui qui garde sa parole: en ceci nous savons que nous sommes en lui".
Les pr?eptes de Dieu ne sont pas pesants "Je lui dis: ''Seigneur, ces pr?eptes sont grands, beaux, glorieux et ils peuvent r?ouir le cœur de l’homme (Psa 19,9 104,15) qui sera capable de les observer. Mais je ne sais, Seigneur, si ces pr?eptes peuvent ?re gard? par un homme, car ils sont tr? durs. En r?onse, il me dit: ''Si tu te mets en t?e qu’ils peuvent ?re gard?, tu les garderas facilement et ils ne seront pas durs; mais si te monte d??au cœur l’id? qu’ils ne peuvent ?re gard? par un homme, tu ne les garderas pas. Mais je te l’affirme: si tu ne les gardes pas, si tu les n?liges, tu n’obtiendras pas le salut, ni tes enfants, ni ta maison, car tu te condamnes toi-m?e par ton sentiment que ces pr?eptes ne peuvent ?re gard? par un homme. Et il me dit cela d’une fa?n si indign? que j’en fus tout boulevers?et qu’il me fit grand peur. Son ext?ieur avait chang?au point qu’un homme n’aurait pu soutenir sa col?e". - Hermas, Le Pasteur COMMERCEOn comprend que le commerce soit une chose aussi vieille que le inonde, et que les ?hanges aient commenc?d? les premiers temps entre les bergers, les laboureurs, et les fabricants. Aux jours des patriarches ce mode d'?hange subsistait encore; mais il avait d?? pris un caract?e plus mercantile que lorsque l'humanit?ne formait qu'une famille, dont les divers membres travaillaient les uns pour les autres, se com-muniquant mutuellement, sans les mesu- rer, les produits de leur travail ou de leur industrie; on voit d?? des marchands proprement dits; mais comme l'argent monnay?n'existe pas, on donne des denr?s pour d'autres denr?s, chacune ayant une valeur d?ermin?; les caravanes isma?ites traversent Canaan pour se rendre en Egypte, leurs chameaux portent des drogues, du baume, de la myrrhe; elles ach?ent un homme esclave, et le payent vingt pi?es d'argent, Gen 37,25 28, car l'argent aussi ?ait une marchandise qui se pesait, et que l'on estimait selon son plus ou moins grand degr?de puret? Ce sont probablement encore des caravanes marchandes que nous trouvons Job 6,19 Puis, pendant la servitude d'Egypte, les H?reux, quoique simples ouvriers esclaves, se trouv?ent plus ou moins m?? au commerce actif de celte riche contr?; mais ce go? qui n'eut pas de peine ? se d?elopper chez eux, fut comprim?par la l?islation mosa?ue, soit directement, soit indirectement par la nature peu maritime, quoique littorale, du pays qui leur avait ??donn? par l'obligation qui leur ?ait impos? de diverses mani?es, de cultiver le sol afin d'en consacrer les produits ?le Seigneur, par les avantages m?es qu'ils retiraient de la culture de ce sol, enfin, par les barri?es que la loi ?ablissait entre le peuple saint et les peuples environnants. Il para? toutefois que les habitants du nord du pays ne laiss?ent pas que de faire un petit commerce avec les Ph?iciens leurs voisins, Gen 49,13 Deu 33,18 Sous les rois, le commerce s'agrandit et devient royal. Salomon lui-m?e est ?la t?e des plus grandes entreprises; il fait le commerce des chevaux entre l'Egypte et la Syrie, 1Roi 10, 26 2Chr 1, 16 17; il s'associe au roi de Tyr pour l'exploitation des mers, I Rois 9,26 Apr? lui, les exp?itions maritimes cessent de faire partie des revenus royaux, et m?e, sauf quelques essais tent? par Josaphat, 1Roi 22,49, le commerce par mer est interrompu, les ports d'Elath et de Hetsjon-Gu?er conquis par David, ?ant tomb? de rechef entre les mains des Edomites. Mais le commerce par terre avec Tyr continue de fleurir. Eze 27,17 Neh 13,16 Les H?reux ach?ent aux Ph?iciens de magnifiques bois de construction, (1Chr 14,11Roi a, lu., du poisson, Neh 13,16 Cf. Eze 26,5 14) divers objets de luxe, des ?offes brod?s de diverses couleurs, des parfums, de l'encens, de la pourpre, et d'autres marchandises tir?s pour la plupart de l'Arabie, de la Babylonie, ou des Indes; ils fournissent en ?hange du bl? de l'huile Cf. 1Roi 5,11 Act 12,20) du miel, des dattes, du baume, Os. 12,2, des objets de toilette brod? par les mains de leurs laborieuses ?ouses, Pro 31, 24, enfin quelques esp?es de fines p?isseries. On ne voit nulle part que, malgr?les guerres nombreuses qu'eurent ? soutenir les deux royaumes, les revenus de l'Etat en aient souffert d'une mani?e notable: on trouve m?e au milieu de leurs revers des p?iodes, (Isa 2,7, ou des tribus, Os. 12,9, qui se font remarquer par leurs richesses et l'abondance de toutes sortes de biens. L'exil ?endit naturellement beaucoup la sph?e du commerce h?reu; les exil? ne voulant se fixer nulle part, et restant partout ?rangers, n'avaient de ressource que dans le commerce, mais ils surent en profiter; ils se dispers?ent dans les diff?entes villes de la Babylonie, puis ailleurs, dans les provinces de l'Asie mineure, en Egypte, et jusqu'en Europe. Cependant toujours un peu g?? par leur loi, les Juifs de la Palestine h?it?ent ?se vouer au commerce, et laiss?ent occuper par des ?rangers les ports de Joppe et de C?ar? que leurs rois leur avaient donn?; puis, sous la domination romaine, plusieurs objets de commerce ou d'industrie, pass?ent ?l'?at de r?ie, et furent enlev? ?l'activit? individuelle. Quant au petit commerce, pour lequel on trouve des pr?eptes particuliers, Lev 19,36 Deu 25, 13 cf. Os. 12,8, les grandes f?es lui ?aient surtout favorables; les marchands ?alaient alors leurs marchandises sur les places pr? des portes, et les Tyriens m?es savaient encore dresser leurs bancs sur les march? de J?usalem, cf. Neh 13,16 On trouvait en outre dans les parvis du temple des changeurs et des vendeurs d'animaux pour les sacrifices. C'?aient des objets de premi?e n?essit? les Juifs ?ant forc? d'acheter, le commerce des vendeurs tourna au vol: ils justifi?ent les doubles attributions que le paganisme donnait ?Mercure, et ils furent chass? par notre Sauveur, Jean 2,14 Mat 21, 12 COMMUNION Neh 8,10 "Et N??ias leur dit: Allez, mangez des chairs grasses, (..) et envoyez des parts ?ceux qui n'en ont pas, car ce jour est consacr?au Seigneur". Act 20,7 "Le premier jour de la semaine, nous ?ions r?nis pour rompre le pain".
COMMUNION SAINTE scene, EucharistieEucharistie Table des mati?es
1 Que signifie le terme Eucharistie ? 2 L'Eucharistie est un repas de communion 3 Quelle est la signification du myst?e de l'Eucharistie ? 4 Comment doit-?re c??r? l'Eucharistie ? 5 Juda a-t-il particip??l'Eucharistie ? 6 Justin, commente la mani?e de comm?orer le sacrement de l'Eucharistie au premier si?le 7 NOTES COMPLEMENTAIRES “ Que le plus sot d'entre vous se tourne vers moi; ?qui est d?ourvu d'intelligence, j'ordonne, moi, la sagesse: Venez, mangez de mon pain, buvez du vin que je vous ai pr?ar? quittez la sottise et vous vivrez, redressez votre intelligence dans la connaissance.
Que signifie le terme Eucharistie ? Le vocable, Eucharistie (Grec εὐχαριστία) signifie litt?alement: "T?oignage de reconnaissance, remerciements"; il est aussi parfois traduit par "action de gr?e". C'est un des sacrements Chr?iens. L'Eucharistie occupe donc la place centrale dans le culte dominical et de la P?ue de la plupart des confessions chr?iennes. 1Co 11,26 Cette c??ration est indiff?emment appel?: Souper du Seigneur, sainte c?e, Eucharistie, L'Eucharistie est un repas de communion Gen 14,18 Et Melchizedek, roi de Salem, offrit des pains et du vin, car il ?ait pr?re du Dieu Tr?-Haut. Il b?it Abram. Neh 8,10 "Et N??iah leur dit: Allez, mangez des chairs grasses, (..) et envoyez des parts ?ceux qui n'en ont pas, car ce jour est consacr?au Seigneur".
Jean 6,52-59 "L?dessus, les Juifs discutaient entre eux, disant: Comment peut-il nous donner sa chair ?manger? J?us leur dit: Je vous le dis en v?it? je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez pas la vie en vous-m?es. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie ?ernelle; et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le P?e qui est vivant m'a envoy? et que je vis par le P?e, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n'en est pas comme de vos p?es qui ont mang?la manne et qui sont morts: celui qui mange ce pain vivra ?ernellement. J?us dit ces choses dans la synagogue, enseignant ?Caperna?." Mat 26,26-29 "Pendant qu'ils mangeaient, J?us prit du pain; et, apr? avoir rendu gr?e, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe; et, apr? avoir rendu gr?es, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;" (Mar 14,22-25 Luc 22,19-20) 1Cor 11,23-25 "Car j'ai re? du Seigneur ce que je vous ai enseign? c'est que le Seigneur J?us, dans la nuit o?il fut livr? prit du pain, et, apr? avoir rendu gr?es, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en m?oire de moi. De m?e, apr? avoir soup? il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en m?oire de moi toutes les fois que vous en boirez." Quelle est la signification du myst?e de l'Eucharistie ? L'Eucharistie est la comm?oration proph?ique des 4 alliances faites par Dieu ?l'humanit?/p> (cf. Alliances)
La communion au sang de Christ procure le pardon des p?h? Mat 26,27-28 "Il prit ensuite une coupe; et, apr? avoir rendu gr?es, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, qui est r?andu pour plusieurs, pour la r?ission des p?h?." (Mar 14,22-25)
La communion au corps de Christ procure la vie ?ernelle Jean 6,47-51 "Je vous dis la v?it? je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie ?ernelle. 48 Je suis le pain de vie. Vos p?es ont mang?la manne dans le d?ert, et ils sont morts. C'est ici le pain qui descend du ciel, afin que celui qui en mange ne meure pas. Je suis le pain vivant qui est descendu1 du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra ?ernellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde".
Quelles annonces concernant le Christ est c??r? lors de l'Eucharistie ? 1Cor 11,26 "Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'? ce qu'il vienne".
L'Eucharistie remplace la P?ue juive et nous rappelle que le Christ nous a d?ivr?de l'Egypte moderne "Le souper du Seigneur est la comm?oration de la mort du Christ, non seulement parce-qu'il a ??d?ign??ce propos, mais aussi parce-que le pain et le vin sont les symboles significatifs de son corps bris?et de son sang vers? Dans cette ordonnance, donc, le Christ est le sacrifice qui permet l'expiation des p?h? et ratifie l'alliance par la gr?e... .Comme la P?ue ?ait une comm?oration perp?uelle de la d?ivrance d'?ypte et l'annonce de la venue et de la mort de l'agneau de Dieu qui devait porter les p?h? du monde, de m?e, le repas du Seigneur est la comm?oration de la mort du Christ (notre p?ue) et l'annonce de sa seconde venue pour le salut. (chp 11;26; Hodge commentaries on 1Corinthians p 251-2).
L'Eucharistie permet ?Christ de vivre en nous ? Jean 6,56 "Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui."
L'Eucharistie scelle l'alliance du royaume "Mat 26,26-29 "Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'Alliance." (Mar 14,22-25) Luc 22,19-20 "Il prit de m?e la coupe, apr? le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance." L'Eucharistie est r?lis? au cours du repas pascal pour accomplir la P?ue et ?ancer vers les cieux, les participants au royaume du christ.
L'Eucharistie entretient l'espoir de la r?urrection Jean 6,54-59 "Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang ... je le ressusciterai au dernier jour."
L'Eucharistie c??re la r?urrection de la chair «Comment encore peuvent ils dire que la chair s'en va ?la corruption et n'a point part ?la vie, alors qu'elle est nourrie du corps du Seigneur et de son sang? Qu'ils changent donc leur fa?n de penser, ou qu'ils s'abstiennent d'offrir ce que nous venons de dire! Pour nous, notre fa?n de penser s'accorde avec l'eucharistie, et l'eucharistie en retour confirme notre fa?n de penser. Car nous lui offrons ce qui est sien, proclamant d'une fa?n harmonieuse la communion et l'union de la chair et de l'Esprit: car de m?e que le pain qui vient de la terre, apr? avoir re? l'invocation de Dieu, n'est plus du pain ordinaire, mais eucharistie, constitu? de deux choses, l'une terrestre et l'autre c?este, de m?e nos corps qui participent ?l'eucharistie ne sont plus corruptibles, puisqu'ils ont l'esp?ance de la r?urrection.» Ir?? Contre H??ies, L.4, 18,5
L'Eucharistie est un repas proph?ique du festin nuptial de Christ avec son ?ouse: l'Eglise fid?e PA 57? Annonce le banquet nuptial qui aura lieu dans le Royaume de Dieu (Cf. Mat 8,11; Luc 13,28-29; 1Cor 11,26) Comment doit-?re c??r? l'Eucharistie ? Quel jour doit-on c??rer l'Eucharistie ? Luc 22,19 "Ensuite il prit du pain; et, apr? avoir rendu gr?es, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donn?pour vous; faites ceci en m?oire de moi." 1Cor 11,23-25 Apr? avoir soup? il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en m?oire de moi toutes les fois que vous en boirez." Act 20,7 "Le premier jour de la semaine, nous ?ions [Paul] r?nis pour rompre le pain". "Le jour qu’on appelle le jour du soleil, tous, qu’ils habitent les villes et les campagnes, se r?nissent dans un m?e lieu." - Justin le martyr, Grande Apologie
"Nous nous assemblons tous le jour du soleil, parce que c’est le premier jour, o?Dieu, tirant la mati?e des t??res, cr? le monde, et que, ce m?e jour, J?us-Christ notre Sauveur ressuscita des morts. La veille du jour de Saturne, il fut crucifi? et le lendemain de ce jour, c’est-?dire le jour du soleil, il apparut ?ses ap?res et ?ses disciples et leur enseigna sa doctrine, que nous avons soumise ?votre examen." - Justin le martyr, Grande Apologie
" R?nissez-vous le dimanche du Seigneur, rompez le pain et rendez gr?es apr? avoir, d’abord, confess?vos p?h?, afin que votre sacrifice soit pur". - La Didatch?
Qui peut participer ?l'Eucharistie ? "Voyez donc, devant qui vous vous pr?entez, comment vous c??rez, ?qui vous donnez l'eucharistie. Attention, n'oubliez pas le pr?epte du Ma?re et celui des saints ap?res: "Ne donnez pas, dit-Il, les saints dons aux chiens, et ne jetez pas les perles devant les pourceaux"; "Voyez ces chiens", … et les autres passages. - Mat 7,6" - Basile de C?ar?
"Prenez garde ?ne pas c?er au respect humain et craindre un homme pour votre ruine (Pro 29,25); ne livrez pas le Fils de Dieu ? des mains indignes. Prenez garde ?ne pas vous laisser intimider par aucun puissant de la terre. Lorsque vous vous pr?entez ?l'autel pour c??rer, ne craignez m?e pas en cette heure-l?celui qui porte la couronne imp?iale." - Basile de C?ar?
"Apr? avoir lav?celui qui croit et s'est adjoint ?nous, nous le conduisons dans le lieu o?sont assembl? ceux que nous appelons nos fr?es. Nous faisons avec ferveur des pri?es communes, pour nous, pour l'illumin? pour tous les autres, en quelque lieu qu'ils soient, afin d'obtenir, avec la connaissance de la v?it? la gr?e de pratiquer la vertu et de garder les commandements, et de m?iter ainsi le salut ?ernel. Quand les pri?es sont termin?s, nous nous donnons le baiser de paix. Ensuite, on apporte ?celui qui pr?ide l'assembl? des fr?es du pain et une coupe d’eau et de vin tremp? Il les prend et loue et glorifie le P?e de l’univers par le nom du Fils et du SaintEsprit, puis il fait une longue eucharistie pour tous les biens que nous avons re?s de lui. Quand il a termin?les pri?es et l'eucharistie, tout le peuple pr?ent pousse l’exclamation: Amen. Amen est un mot h?reu qui signifie: ainsi soitil. Lorsque celui qui pr?ide a fait l'eucharistie, et que tout le peuple a r?ondu, ceux que nous appelons diacres distribuent ?tous les assistants le pain, le vin et l’eau consacr?, et ils en portent aux absents. Nous appelons cet aliment Eucharistie, et personne ne peut y prendre part, s’il ne croit ?la v?it?de notre doctrine, s'il n’a re? le bain pour la r?ission des p?h? et la r???ation, et s'il ne vit selon les pr?eptes du Christ. Car nous ne prenons pas cet aliment comme un pain commun et une boisson commune. De m?e que par la vertu du Verbe de Dieu, J?usChrist notre sauveur a pris chair et sang pour notre salut (Jn6, 54, 57) ainsi l’aliment consacr?par la pri?e form? des paroles du Christ, cet aliment qui doit nourrir par assimilation notre sang et nos chairs, est la chair et le sang de J?us incarn? telle est notre doctrine". - Justin le martyr, Grande Apologie
Cf aussi PA 56
Qui devrait-?re tenu ?l'?art de l'Eucharistie ? "Nous appelons cet aliment Eucharistie, et personne ne peut y prendre part, s’il ne croit ?la v?it?de notre doctrine, s'il n’a re? le bain pour la r?ission des p?h? et la r???ation, et s'il ne vit selon les pr?eptes du Christ." - Justin le martyr, Grande Apologie
"Ne conc??rez pas avec ceux que les canons rejettent." - Basile de C?ar?
Pas d'Eucharistie lorsqu'un fr?e ?un diff?ent avec un autre "Mais celui qui a un diff?end avec son compagnon ne doit pas se joindre ?vous, jusqu’?ce qu’ils se soient r?oncili?, pour ne pas profaner votre sacrifice. 3 Car telle est la parole du Seigneur: ''Qu’en tout lieu et en tout temps, on m’offre un sacrifice pur, car je suis un grand roi, dit le Seigneur, et mon Nom est redoutable parmi les nations" (Mat 1,11, 14)''. - La Didach?/p>
"Ne vous pr?entez jamais ?l'office eucharistique avec des sentiments d'inimiti?contre quelqu'un, afin de ne pas ?oigner le Paraclet un jour d'office. Evitez les proc?, ?itez totalement les querelles, restez au contraire cach? dans l'?lise, priant et lisant l'Ecriture Sainte jusqu'?l'heure de la c??ration des divins myst?es; pr?entez-vous alors ?l'autel avec une grande humilit?conscient de votre ?at de p?heur sans regarder de-ci de-l? mais vous tenant devant le Roi c?este avec ''Sainte frayeur et tremblement" (Psa 2,51)." - Basile de C?ar?
"Faites attention comment vous remettez le don divin ?ceux qui l'emportent dans leurs maisons. Je d?line, moi, toute responsabilit? c'est vous qui en r?ondrez. ?ceux qui en sont dignes donnez la divine communion gratuitement, comme vous l'avez re?e; ne la donnez pas ?ceux que les divins canons ont exclus, car ils sont compt? parmi les pa?ns, et malheur ?ceux qui la leur donnent avant qu'ils ne fassent retour ?l'Eglise." - Basile de C?ar?
Un Chr?ien sous m?icament antabuse qui ne peut consommer ne serait-ce qu'une goute de vin, ne peut prendre prendre part ?la communion. Remplacer le vin par du jus de raisin serait un triple sacril?e ! Celui de d?ob?r ?l'ordre divin, celui de modifier un protocole sacr? et celui de faire participer un p?heur ?la communion. Comme pour tout p?h?grave, la communion ne saurait ?re approch? sans risque certain par celui qui n'en est pas digne. 1Cor 11,27-32 "C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'?rouve soi-m?e, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-m?e. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-m?es, nous ne serions pas jug?. Mais quand nous sommes jug?, nous sommes ch?i? par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamn? avec le monde."
Qui est habilit??proposer l'Eucharistie ? "Prenez garde ?ce que des hommes sacril?es ne l'administrent pas." - Basile de C?ar? "Qui donc peut mettre en doute que (..) que le fait qu'un homme ait ??forc?en temps de pers?ution, en l'absence d'un presbytre ou d'un ministre du culte, de prendre la communion de sa propre main, ne fut nullement une faute grave, il est superflu de vouloir le prouver, car la longue coutume en atteste la pratique." - Basile de C?ar?
"Ne r?itez pas en h?e par complaisance humaine et n'abr?ez pas les pri?es; pendant la supplication "n'ayez ?ard ?la personne d'aucun homme", mais ayez le regard fix?sur le Roi qui est l?devant vous et les puissances c?estes, qui assistent tout autour. Rendez-vous dignes des exigences des saints canons." - Basile de C?ar?
Quel type d'aliments doit-on utiliser lors de la c??ration de l'Eucharistie ? Mat 26,26-29 "J?us (..) prit une coupe; et, apr? avoir rendu gr?es, il la leur donna, en disant: (..) Je ne boirai plus d?ormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour o?j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon P?e." (Mar 14,22-25)
Signification du vin m??/p> Le vin rouge repr?ente le sang de Christ, qui remplit deux fonctions: Il ?e le p?h?de ceux qui y participe avec foi (1Pi 1,18- 19). Il valide l'alliance nouvelle conclue avec les disciples (Heb 9,1520). Il annonce le retour du Seigneur: Marc 14,25 Je vous le dis en v?it? je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour o?je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. 1Jn 5,6 avec de l'eau et du sang Le grand pr?re faisait au pied de l'autel des holocauste des aspersion d'un m?ange de sang et d'eau. L'eau repr?ente l'Esprit Saint m??au sang humain. (La d?t? et l'humanit?du Christ) Puis, comme nous l'avons d??dit, lorsque la pri?e est termin?, on apporte du pain avec du vin et de l'eau. Celui qui pr?ide fait monter au ciel les pri?es et les actions de gr?es autant qu'il a de force, et tout le peuple r?ond par l'acclamation Amen.(Justin, 1st ‘Apology’ 65) Voir aussi: vin; le vin le jour de la P?ue ...
Quelle est la signification du pain azime ? Ce pain sans levain est le symbole du corps exempt de p?h?de J?us (1Cor 5,7-8). Il repr?ente le corps du Christ, broy?pour nos p?h?, et rempli de l'eau du saint Esprit, puis ressuscit?et glorifi? Il repr?ente en outre l'Eglise pure et sans tache ?ouse du seigneur et membre de son corps. – une seule chair – De m?e qu'un pain est constitu?de grains de bl?, l'Eglise est constitu? de membres – les grains – qui ensemble constituent un seul corps, un seul pain. Les grains de bl?doivent ?re finement broy? pour ?re apte ? participer au pain, de m?e que chaque membre de l'Eglise doit ?re ?rouv? broy? et m?ang??l'eau du saint esprit, pour former une p?e compacte, mais sans levain, le ferment du p?h?
Le pain repr?ente aussi la Parole de Dieu, la Bible, compos? de livre diff?ents, et remplie du saint esprit, qui doit ?re assimil? et longuement mach? par les Chr?iens pour la vie de leur ?e, et pour obtenir l'immortalit?promise aux enfants de Dieu. Luc 22,19-20 "Ensuite il prit du pain; et, apr? avoir rendu gr?es, il le rompit, et le leur donna, (..) Ceci est mon corps." (Mat 26,26-29, Mar 14,22-25)
"Quant ?nous, apr? avoir lav?celui qui croit et s'est adjoint ?nous, nous le conduisons dans le lieu o?sont assembl? ceux que nous appelons nos fr?es. Nous faisons avec ferveur des pri?es communes, pour nous, pour l'illumin? pour tous les autres, en quelque lieu qu'ils soient, afin d'obtenir, avec la connaissance de la v?it? la gr?e de pratiquer la vertu et de garder les commandements, et de m?iter ainsi le salut ?ernel. Quand les pri?es sont termin?s, nous nous donnons le baiser de paix. Ensuite, on apporte ?celui qui pr?ide l'assembl? des fr?es du pain et une coupe d’eau et de vin tremp?" - Justin le martyr, Grande Apologie"Ne vous ?oignez qu'apr? avoir nettoy?les deux vases sacr? [eau & vin]". - Basile de C?ar?
C'?ait la p?ue donc vin + eau et pain azyme - Note: Le corps de Christ peut-il contenir du levain ?
Quel est l'ordre de passage des aliments consacr? ? Mat 26,26-28 D'abord le pain pendant qu'ils mangeaient Marc 14,22-25 D'abord le pain pendant qu'ils mangeaient Luc 22,19-20 D'abord le pain puis le vin ?la fin du repas 1Cor 11,23-25 D'abord le pain puis le vin ?la fin du repas "Lorsque celui qui pr?ide a fait l'eucharistie, et que tout le peuple a r?ondu, ceux que nous appelons diacres distribuent ?tous les assistants le pain, le vin et l’eau consacr?, et ils en portent aux absents." - Justin le martyr, Grande Apologie D'abord le vin PA 54
Matthieu 26:26-28 Mt 26:30: J?us a conclu la c??ration du Repas du Soir du Seigneur par un cantique
Quelles pr?autions prendre pour pr?erver la puret?des aliments ? "Prenez garde ?ce qu'une souris ou rien de semblable ne touche aux divins sacrements; que le vent ou la fum? ne l'atteignent pas, (..) prenez garde ?ce que la sainte coupe ne reste pas avec du liquide et s'en salisse de poussi?e, et ne vous ?oignez qu'apr? avoir nettoy?les deux vases sacr? [eau & vin]. (..) Prenez garde ?ce que des insectes ne tombent dans la sainte coupe ou ne se posent sur le pain sacr? prenez garde ?ce que rien d'autre ne touche aux divins sacrements. - Basile de C?ar?
"Faites attention, s'il reste une partie des saints dons, il n'est permis qu'aux seuls presbytres de les consommer." - Basile de C?ar?
Juda a-t-il particip??l'Eucharistie ? Le pain ayant ??partag?au cours du repas, Judas ?ait pr?ent ?ce moment l? Par contre ?ant parti au cours du repas, il ne put prendre part ?la coupe de vin: le 'sang du pardon' et de 'l'alliance'. Jean 13,21-30
Justin, commente la mani?e de comm?orer le sacrement de l'Eucharistie au premier si?le "Le jour qu’on appelle le jour du soleil, tous, qu’ils habitent les villes et les campagnes, se r?nissent dans un m?e lieu. On lit les M?oriaux des ap?res et les ?rits des proph?es autant que le temps le permet. La lecture finie, celui qui pr?ide prend la parole pour avertir et exhorter ?imiter ces beaux enseignements. Ensuite, nous nous levons tous et nous prions ensemble ?haute voix. Puis, comme nous l’avons d??dit, lorsque la pri?e est termin?, on apporte du pain avec du vin et de l’eau. Celui qui pr?ide fait monter au ciel les pri?es et les actions de gr?es autant qu’il a de force, et tout le peuple r?ond par l’acclamation Amen. Puis a lieu la distribution et le partage des aliments consacr? ?chacun et l’on envoie leur part aux absents par le minist?e des diacres. Ceux qui sont dans l’abondance, et qui veulent donner, donnent librement chacun ce qu’il veut. Ce qui est recueilli est remis entre les mains du pr?ident, et il assiste les orphelins, les veuves, les malades, les indigents, les prisonniers, les h?es ?rangers, en un mot, il secourt tous ceux qui sont dans le besoin." - Justin le martyr, Grande Apologie.
NOTES COMPLEMENTAIRES Therefore let us keep the feast, not with old leaven, neither with the leaven of malice and wickedness; but with the unleavened (bread) of sincerity and truth.
Lors de la P?ue, le chef de famille prenait un des 3 pains non ferment?, en rompait un et pla?it le pain rompu dans une serviette roul?. Il le portait comme on porte un homme pour le cacher dans la pi?e (souvent sous la nappe). C'?ait le dessert (le meilleur morceau). J?us utilisa assur?ent ce morceau lors de la sainte sc?e.
«And concerning the broken bread: "We thank You, our Father, for the life and knowledge which You made known to us through Jesus Your Servant; to You be the glory for ever. Even as this broken bread was scattered over the hills, and was gathered together and became one, so let Your Church be gathered together from the ends of the earth into Your kingdom; for Yours is the glory and the power through Jesus Christ for ever." But let no one eat or drink of your Eucharist, unless they have been baptised into the name of the Lord; for concerning this also the Lord has said, "Give not that which is holy to the dogs (Mat 7, 6)." - Didatchee, §19-20, vers 55 ACE.
Le corps du Christ n'a-t-il pas ??donn?pour tous ou pour certains seulement ?
Luc 22,19 dit: "Ensuite il prit du pain; et, apr? avoir rendu gr?es, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donn?pour vous; faites ceci en m?oire de moi".
Christ a institu?le Repas du Soir du Seigneur de sa mort juste apr? avoir c??r?sa derni?e P?ue Judas Iscariote ?ait pr?ent (Mat 26,17-19; Jean 13,2130).
Le nouveau baptis?doit etre imediatement presente a l'Eucaristie
- Tous ceux qui sont baptis? et donc n? de nouveau, sont admis dans l'alliance nouvelle, et peuvent en cons?uence participer au souper du Seigneur. Ils conna?ront des b??ictions ?ernelles sous le Royaume c?este lors de la r?urrection. (1Jn 2:1,2)
66 Nous appelons cet aliment Eucharistie et personne ne peut y prendre part, s'il ne croit ?la v?it?de notre doctrine, s'il n'a re? le bain pour la r?ission des p?h? et la r???ation, et s'il ne vit selon les pr?eptes du Christ. Car nous ne prenons pas cet aliment comme un pain commun et une boisson commune. De m?e que par la vertu du verbe de Dieu, J?us-Christ notre sauveur a pris chair et sang pour notre salut (Jean 6,5457) ainsi l'aliment consacr? par la pri?e form? des paroles du Christ, cet aliment qui doit nourrir par assimilation notre sang et nos chairs, est la chair et le sang de J?us incarn? telle est notre doctrine.
QUAND et comment LE REPAS DU SOIR DOIT-IL ?RE C?EBRE ?
L'Eucharistie se c??re le Dimanche
Le premier jour de la semaine, nous ?ions rassembl? pour rompre le pain, et Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les gens. Il prolongea son discours jusqu'?minuit; (actes 20, 7)
''Le jour qu'on appelle le dimanche, tous, qu'ils habitent les villes et les campagnes, se r?nissent dans un m?e lieu, on lit les M?oriaux des ap?res et les ?rits des proph?es autant que le temps le permet. La lecture finie, celui qui pr?ide prend la parole pour avertir et exhorter ?imiter ces beaux enseignements ?. Ensuite nous nous levons tous et nous prions ensemble ?haute voix.... Nous nous assemblons tous le dimanche, parce que c'est le premier jour, o? Dieu, tirant la mati?e des t??res, cr? le monde, et que, ce m?e jour, J?us-Christ notre Sauveur ressuscita des morts. La veille du jour de Saturne, il fut crucifi? et le lendemain de ce jour, c'est-?dire le jour du soleil, il apparut ?ses ap?res et ?ses disciples et leur enseigna cette doctrine, que nous avons soumise ?votre examen''. (Justin, 1st ‘Apology’ 65) ''Nous recevons le sacrement de l'Eucharistie de personne d'autre que de celui qui pr?ide. Dans une opposition tr? marqu? avec l'ancien jour tellement honor?lors de l'ancienne alliance, nous trouvons dans le Nouveau Testament qu'un honneur tout sp?ial est attribu??un autre jour. Christ est ressuscit?d'entre les morts le jour suivant le Sabbat juif; et dans la soir? du m?e jour il est apparu aux disciples assembl? (Jn 20:19). Le m?e jour de la semaine qui suivait, il leur apparut de nouveau. Et le m?e jour ? six semaine de l? il fonda son ?lise, en r?andant sur ses disciples assembl?son Esprit-saint. L'importance infinie de ses ??ements, conf?ent au premier jour de la semaine une gloire qui n'a jamais ??conf?? au septi?e jour. En accord avec cela, nous trouvons en Act 20:7 une r?nion chr?ienne qui se d?oule le le premier jour de la semaine; et dans 1 Corinthien 16:2, Paul prescrit ce jour comme ?ant celui durant lequel on doit mettre de c??une certaine somme d'argent dans un but charitable. En R??ation 1:10, nous lisons que le jour du Seigneur, fut sp?ialement honor?par une r??ation donn? ?Jean. Et les distinctions d??donn?s en rapport avec le premier jour, nous assure que ce jour est bien le jour du Seigneur. Tous ceci est confirm?par les tous premiers ?rivains chr?iens''. - Tertullian, ‘On the soldier's crown’ ch. III)
"Chaque jour du Seigneur, r?nissez-vous et partagez le pain et faites des actions de gr?e" - The ‘Teaching of the Twelve Apostles
"C'est aussi pour cette raison que nous gardons le huiti?e jour, en lequel J?us ressuscita d'entre les morts. pour nous r?ouir, ...
"En ce jour qu'on appelle Dimanche, se r?nissent en un m?e lieu tous ceux qui viennent soit de la ville, soit de la campagne, et les m?oriaux des ap?res, ainsi que les lettres sont lues.
3Le dimanche nous nous r?nissons tous ensemble, puisque c'est le premier jour en lequel Dieu changea les t??res en lumi?e et fit le monde; et J?us-christ notre sauveur ressuscita d'entre les morts ce m?e jour."
Justin rites in the middle of the century, ‘First Apology’ ch. 67
(So the Epistle of Barnabas, probably a few years later, ch. 15,)
La succession des premier ?rivains ote tout doutes que le premier jour de la semaine ?ait appel?le Jour du Seigneur,et ?ait un jour sp?ial de culte dans l'Eglise primitive. Nous avons d??vu qu'un unique honneur ?ait attribu??un jour de la semaine dans le cadre de l'alliance de l'ancienne alliance; et cela par r??ence ?l'oeuvre de cr?tion et ?sa place dans le d?alogue, le sabbat juif ?ait en vigueur sur la base de la loi mosa?ue; Nous trouvons maintenant que la nouvelle alliance apporte un honneur encore plus important ?un jour de la semaine; mais non le m?e jour. Ce changement de jour marque une transition de la nouvelle alliance vers la nouvelle. Et l'honneur port?par chaque alliance sur un jour de la semaine sur sept sugg?e qu'un ??ent commun les relie, et que le jour du Seigneur porte en lui une relation au sabbat juif, comme la nouvelle alliance et similaire ?l'ancienne;
( Galatians -, Division 2: Justification by Faith, Chapter 4:8-11; Beel's notes- Roman p 1115)
La communion ne consiste pas en un repas litteral L'alliance de J?us fut c??r? au milieu du repas de p?ue, car ?ant la derni?e p?ue, il rempla?it par un nouveau repas, l'ancien. Ce nouveau repas remplace et annule le pr??ent, avec son rituel et ses aliments. Le nouveau repas consiste seulement ? partager le corps et le sang du christ repr?ent? par le pain et le vin.
Ils ?aient fid?es ??outer l'enseignement des Ap?res et ? vivre en communion fraternelle, ?rompre le pain et ?participer aux pri?es. (Actes 2,42)
Chaque jour, d'un seul cœur, ils allaient fid?ement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec all?resse et simplicit? (Actes 2, 46)
Ces expressions ne signifient pas n?essairement que la communion ?ait obligatoirement prise au cours du repas. Mais que chaque premier jour de la semaine, les fr?es se r?nissaient pour louer le Seigneur, prendre la communion et prendre des repas ensemble, comme cela se fait encore de nos jours dans de nombreuses ?lises. Dans Act 2, 46, comprendre que les deux locutions: ''ils rompaient le pain dans leurs maisons'',et ''ils prenaient leurs repas avec all?resse et simplicit?'' ne font qu'une seule, nous obligerait ? faire la m?e chose avec le verset 42 du m?e chapitre ou il est ?rit: ''Ils ?aient fid?es ??outer l'enseignement des Ap?res et ?vivre en communion fraternelle, ?rompre le pain et ? participer aux pri?es''. On comprend bien ici, que les fid?es ne faisaient pas tout en m?e temps, ?outer les ap?re, participer aux pri?es, pendant qu'ils ?aient ?table.
En actes, 20, il est ?rit que Paul rompait le pain et le vin, chaque premier jour de la semaine (Dimanche). Certains en son venus ? penser qu'il prenait un repas au sens litt?al. Mais le conste ne dit absolumentpas cela ?moins que les repas en ce temps consistaient seulement ?du pain et du vin.. En fait, comme tous les chr?iens, Paul participait au repas du Seigneur, c'est_?dire ? l'Eucharistie.
Sous la pers?ution qui s?it, les Chr?iens des premiers si?les se r?nissaient dans les catacombes pour c??rer l'Eucharistie (le pain et le vin ) et non pour prendre des repas.
Tacite affirme dans sa lettre ?l'Empereur, que les Chr?iens louaient le Christ comme un Dieu et non pas qu'ils faisaient des repas, ce qu'il n'aurait pas manqu?de souligner.
Une des toutes premi?es h??ies, cr?e par un certain Marc dit le magicien, ?l'?oque de Jean, illustre bien en quoi consistait ? l'?oque la communion. Sa parodie miraculeuse nous ?laire cependant sur la mani?e qu'avait les Chr?iens de c??rer la communion et atteste que les premiers chr?iens ne pensaient pas qu'un repas fut la communion.
«Un autre des leurs s'est vant?d'?re le correcteur du ma?re. Il porte le nom de Marc. Tr? habile en jongleries magiques, il a tromp?par elles beaucoup d'hommes et une quantit?peu banale de femmes, les faisant s'attacher ?lui comme au ''gnostique'' et au ''parfait'' par excellence et comme au d?enteur de la Supr?e Puissance venue des lieux invisibles et innommables. C'est un v?itable pr?urseur de l'Ant?hrist, car, m?ant les jeux d'Anaxila? aux supercheries de ceux qu'on nomme magiciens, il se fait passer pour faiseur de miracles aux yeux de ceux qui n'ont jamais eu le sens ou qui l'ont perdu.
Feignant d'''eucharistier'' une coupe m?? de vin et prolongeant consid?ablement la parole de l'invocation, il fait en sorte que cette coupe apparaisse pourpre ou rouge. On s'imagine alors que la Gr?e venue des r?ions qui sont au-dessus de toutes choses fait couler son propre sang dans la coupe de Marc en r?onse ? l'invocation de celui-ci, et les assistants br?ent du d?ir de go?er ?ce breuvage, afin qu'en eux aussi se r?ande la Gr?e invoqu? par ce magicien. Ou bien encore, pr?entant ?une femme une coupe m??, il lui ordonne de l'''eucharistier'' en sa pr?ence. Cela fait, il apporte une autre coupe beaucoup plus grande que celle qu'a ''eucharisti?'' cette ?ar?, puis il vide la coupe plus petite ''eucharisti?'' par la femme dans la coupe beaucoup plus grande apport? par lui, tout en disant la formule suivante: ''Que Celle qui est avant toutes choses, l'incompr?ensible et inexprimable Gr?e, remplisse ton Homme int?ieur et multiplie en toi sa gnose, en semant le grain de s?ev?dans la bonne terre !'' Apr? avoir dit de telles paroles et ?ar?ainsi la malheureuse, il donne une d?onstration de sa thaumaturgie en faisant en sorte que la grande coupe soit remplie au moyen de la petite, au point m?e de d?order. Par d'autres prodiges semblables il a s?uit et entra???sa suite beaucoup de monde.'' Ir?? Contre les h??ies, L 1,
Certains faisaient fausse route
Sous l'influence de la civilisation grecque, dont les membres faisaient des repas de sacrifices ?leur dieux, certains Chr?iens en arriv?ent n?nmoins ?penser que l'Eucharistie devait consister en un repas complet. Les Corinthiens particuli?ement charnels, qui n'avaient pas su discerner le corps du christ, ni la signification ou le sens cach?du myst?e de l'Eucharistie, ?aient parmi ceux-ci. – C'est pourquoi l'ap?re Paul trouva n?essaire de les reprendre et de leur ?rire une lettre puissante afin de redresser leur point de vue charnel.
Verses 20-22 may be illustrated by Xenophon's ‘Memoirs of Socrates,’ book III. 141: “Whenever, of those who came together for supper some brought a small portion of food and others much, Socrates used to bid the attendant boy to put the small portion before the whole company, or to divide a part to each. They then who brought much could not for shame refuse to partake that which was set before the whole company, and in return to put their own food. They put therefore their own food before the whole company. And, since they had nothing more than they who brought little, they ceased bringing much food.” Probably from this Greek custom arose the practice of church-members bringing their own food to the Lord's Supper; and from this arose, even in a Christian church, the abuse which Socrates corrected. Paul condemns both (1 Corinthians 11:21a) the custom, as a mode of keeping the Lord's Supper, and (1 Corinthians 11:21b) its abuse.
(1 Corinthians -, Division 5: Abuses in Church Meetings, Chapter 11:1 Beel’s notes roman- Philemon p630).
As to the Lord’s Supper, it seems probable that it was, in Corinth at least, connected with an ordinary meal, in which all the Christians met at a common table. For this meal each one brought what provisions he was able to contribute. Instead, however, of its being a feast of brotherly love, the rich ate by themselves, and left their poorer brethren no part in the feast. To correct this abuse, destructive of the whole intent of the sacrament, the apostle reminds his readers that he had communicated to them the account of the original institution of the ordinance, as he himself had received it of the Lord. According to that institution, it was designed not to satisfy hunger, but to commemorate the death of Christ. It was therefore a religious service of a peculiarly solemn character. The bread and wine being the appointed symbols of his body and blood, to eat and drink in a careless, irreverent manner, making no distinctions between the consecrated elements and ordinary food, was to be guilty of the body and blood of the Lord, 11:17-34 (Introduction, 4 Date. -- Contents of the Epistle. Hodge commentaries upon 1Corinthians p17).
Therefore let us keep the feast, not with old leaven, neither with the leaven of malice and wickedness; but with the unleavened (bread) of sincerity and truth. This section relates to the disorders connected with the celebration of the Lord's supper. These disorders were of a kind which, according to our method of celebrating that sacrament, seems almost unaccountable. It was, however, the early custom to connect the Lord's supper in the strict sense of the words with an ordinary meal. As this sacrament was instituted by our Lord at the close of the Paschal supper, so it appears to have been customary at the beginning for the Christians to assemble for a common meal and to connect with it the commemoration of the Redeemer's death. Intimations of this usage may be found in such passages as Acts 2:42 “They continued steadfastly in the apostle's doctrine and fellowship, and in breaking of bread, and in prayer.” In v. 46 it is said, this breaking of bread was from house to house. In Acts 20:7, it is said, “The disciples came together on the first day of the week to break bread,” which, from the narrative which follows, appears to have been an ordinary meal. Whatever may be thought of these passages, it is clear from the paragraph before us that at Corinth at least, the sacrament of the Lord's supper was connected with a regular meal. This may have arisen, not so much from the original institution of the Eucharist in connection with the Paschal supper, as from the sacred festivals both of the Jews and Greeks. Both classes had been accustomed to unite with their sacrifices a feast of a more or less public character. It is also evident that, agreeably to a familiar Grecian custom, the persons assembled brought their own provisions, which being placed on the table formed a common stock. The rich brought plentifully, the poor brought little or nothing. It was, however, essential to the very idea of a Christian feast, that it should be a communion; that all the guests at the table of their common Lord should be on the terms of equality. Instead of this fraternal union, there were divisions among the Corinthians even at the Lord's table. The rich eating by themselves the provisions which they had brought, and leaving their poorer brethren mortified and hungry. It is to the correction of these disorders that the concluding portion of this chapter is devoted. (chp 11 et 17; Hodge commentaries; upon 1 Coranthians p248).
The Agapae, or love feasts to which each one brought his contributions, during and after which (the bread them, were subsequently prohibited by the Council of Carthage. These Agapae were feasts to which each one brought his contributions, during and after which (the head during, and the cup after) the consecrated elements were distributed. ( Augusti's Antiquities of the Christian Church, 1 p. 299; and Pool’s Synopsis on Matthew 26:26 Coleman’s Ancient Christianity, p. 443)
Il leur ?rit que le ''Royaume ne consiste pas dans le manger et le boire''
En 1Cor 11, il pr?ise ''Ceux qui ont faim doivent manger chez eux''.
L'?riture annonce proph?iquement: ''Goutez et voyez que le seigneur est bon''!
1 Cor 11,
L'Eucaristie, ne consiste pas dans le manger et le boire, mais dans le myst?e spirituel qu'elle repr?ente.
Celui, qui charnel, ne discerne pas ce myst?e, subira immanquablement la punition de son ?arement. En effet l'Eucharistie n'a rien de charnel. Elle est toute empreinte de spiritualit? Ce qui est important ce n'est pas le repas aussi fraternel soit-il, mais le symbole spirituel qui y est attach?et que j?us a plac?comme mod?e lorsqu'il donna ?ces ap?re un morceau de pain et une seule coupe de vin pour tous. Paul ?rit: ''Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps du Christ? Puisqu'il n'y a qu'un seul pain, nous sommes tous un seul corps; car tous nous participons ?cet unique pain'' 1Cor 10, 16-17 Jean transmet ces paroles de J?us: "Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie ?ernelle et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et je demeure en lui" (6,53-58). H?10:29 de quel pire ch?iment pensez-vous que sera jug?digne celui qui aura foul?aux pieds le Fils de Dieu, Un Chr?ien ne devrait pas confondre le repas du Seigneur avec les Agapes ch?es aux Chr?iens de tous les temps. COMMOTION"d'autre part, l'?ranlement de toute la terre qui aura lieu lorsqu'il viendra du ciel avec les anges de sa puissance, selon ce qu'il dit lui-m?e: Il y aura une grande commotion de la terre, telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement." -Ir?? HE, L.05 CONCOMBRESseulement Nomb.11, 5 Cf. (Isa 1,8, un champ de concombres.) plante et fruit bien connu dans nos jardins et sur nos march?. Tourne-fort en compte six esp?es, dont la blanche et la verte sont le''plus estim?s. C'est en Orient, et surtout en Egypte, qu'ils acqui?ent leur plus grande beaut? On assure que le concombre, dans ces pays m?idionaux, forme avec le melon et l'oignon une des nourritureslesplus d?icates du peuple, et qu'il est ?la fois plus agr?ble au go? et moins indigeste que le concombre europ?n. CONCUBINESIl y avait chez les H?reux divers ordres d'?ouses, toutes consid??s comme telles, mais occupant une place plus ou moins ?ev? dans la famille, et jouissant de privil?es plus ou moins grands. Micha?is (Mos. liecht)en compte trois degr?: d'abord les femmes libres et l?itimes, ?ous?s et non achet?s, comme Sara femme d'Abraham; ensuite les ?ouses l?itimes, mais achet?s, comme L? et Rachel], Gen 20, -18 27; enfin les concubines, femmes esclaves, qui, sans ?re l?ilimes, ?aient cependant unies ? l'?oux d'une mani?e l?ale et r?ularis?, sans que leur ?at les avilit, et sans qu'elles fussent coupables de mauvaise conduite. A c??d'une, et m?e de plusieurs femmes l?itimes, un homme pouvait avoir plusieurs concubines, surtout s'il n'avait pas d'enfants de sa premi?e ?ouse, Gen 46,3 30, 3 C'?ait ordinairement parmi ses esclaves, ou parmi celles de la femme et du consentement de celle-ci, qu'il choisissait celle qu'il voulait ?ever ?ce rang secondaire, qui ?ait plut? un privil?e qu'une honte. Dans cette coutume si contraire ?l'institution primitive du mariage, il faut reconna?re une d?iation de la droite voie, moins coupable peut-?re chez les hommes qui avaient ?la fois beaucoup de besoins et peu de lumi?es, mais coupable cependant, et qui ne fut jamais en b??iction ?ceux qui s'y livr?ent. Le grand Abraham, polygame, fut oblig?de la part de Dieu ?r?udier la femme qu'il avait prise pour en avoir des enfants en dehors de la promesse; Jacob fut malheureux dans l'int?ieur de sa famille, il vit ses quatre femmes se quereller, et l'une d'elles se livrer ? Ruben, l'a??de ses fils; David s'en trouva mal, et Salomon s'?ara loin de Dieu au milieu des volupt? de son s?ail. Quoi qu'il en soit, ce fut une coutume qui commen? de bonne heure ? se r?andre, que les hommes les plus fid?es accept?ent, qui passa presque ?l'?at de r?le, et qui sembie sanctionn? par un d?ail de la loi mosa?ue, Exo 21, 8 cf. Gen 22,24 36,12 Jug 8,31 2Sam 3,7 (1Chr 1, 32 Les enfants issus de pareilles unions n'?aient pas consid?? comme fils l?itimes; et quoiqu'ils pussent habiter avec leurs fr?es l?itimes, ils n'avaient aucun droit ? l'h?itage du p?e de famille; celui-ci pourvoyait par des dons volontaires et de son vivant ?leur assurer une condition avantageuse, Gen 28,6 21, 1024,36 Une esclave, par le fait de son alliance avec son ma?re, ne pouvait plus disposer d'elle-m?e pour appartenir ?un autre, Jug 19,2 2Sam 3,7 elle ?ait sa femme, quoique moins honor?, et ses infid?it? devenaient adult?es, mais passibles des peines eccl?iastiques seulement, et non pas des peines criminelles, Lev 19,20 Mo?e pr?ente le servage et les rapports de ma?re ?esclave-femme sous un pas de vue assez particulier, lors-que, Exo 21, 7—11, il maintient la servitude de la jeune esclave dans l'ann? sabbatique, contrairement aux dispositions qui rendaient cette ann? la libert? ?ceux qui l'avaient perdue d'une mani?e ou de l'autre. 11 part de la supposition qu'une esclave n'est jamais achet? qu'?titre de concubine; il la consid?e donc comme telle, et regarderait son affranchissement comme une esp?e de divorce. Mais comme il arrivait fr?uemment qu'une esclave n'?ait pas concubine, elle ?ait alors en droit ou d'?re rachet?, ou d'?re affranchie, ou de passer ? un autre ma?re, afin de n'?re pas vou? ?un triste et honteux c?ibat par l'indiff?ence de son ma?re. Quelquefois un p?e achetait une jeune fille pour la donner ?son fils, jugeant convenable de pr?enir ainsi de plus grands d?ordres; et quand ce fils venait ?prendre une ?ouse l?itime, l'esclave ?ait en droit d'exiger de son jeune ma?re les m?es traitements qu'avant son mariage. Ce r?ime de rel?hement r?ugne ?tout ce que nous pouvons avoir d'id?s s??es, et sur la saintet?du mariage, et sur la saintet?de l'individu, et sur la dignit?de la femme, et sur la grandeur et la puret?des exigences mosa?ues. Il faut admettre que Dieu a voulu faire des concessions ?l'endurcissement du coeur, aux passions qui l'agitent et ?la violence de ses d?irs: ne voulant pas exterminer son peuple, et sachant que les peines les plus s??es n'emp?heraient pas des transgressions constantes, il a mieux aim? r?ulariser le cours des passions, les limiter par des lois, leur accorder quelque chose, et punir d'autant plus s??ement les infractions aux lois subsistantes, que ces lois elles-m?es avaient ??adoucies, autant qu'il ?ait possible de le faire. Et si l'id? de ces concessions est rejet? de quelques th?logiens, si on y voit le germe ou l'indice d'une morale rel?h?, nous r?ondrons en citant ces paroles de notre Sauveur, Malth. 19,8, qui prouvent ?idemment un syst?e de concession dans la l?islation de Mo?e: ''C'est ?cause de la duret?de vos cœurs que Mo?e vous a permis de r?udier vos femmes; mais au commencement il n'en ?ait pas ainsi.'' Nous demanderons encore si le fait m?e de ces lois sur les esclaves concubines n'?ait pas une concession; s'il y aurait une autre mani?e de l'expliquer; ce que l'on aurait pu substituer ?ces lois: nous demanderons si m?e maintenant Dieu n'accorde rien ?la faiblesse de notre nature, si le mariage lui-m?e ne nous sera peut-?re pas dans l'Eternit?repr?ent? comme une condescendance divine, cf. 1Cor 7,2Tim et en-tin si, le mariage une fois admis, Dieu ne peut pas, lorsqu'il le juge convenable, permettre ?un homme deux femmes aussi bien qu'une, et un plus grand nombre aussi bien que deux? 11 est ?ident que nous n'avons pas ?r?oudre ici ces questions, ni ?examiner les raisons d'?onomie morale, civile ou politique, qui appuyent en g??al l'?ablissement de la monogamie primitive. Ajoutons encore que la polygamie prit un d?eloppement effrayant sous quelques-uns des rois de Juda: David avait sept femmes et dix concubines, 2Sam 3,2-520,3 Salomon eut jusqu'?sept cents femmes ayant train de reines, et trois cents concubines, 1Roi 11, 3 Elles firent ?arer son cœur, ajoute l'historien sacr?); et Roboam, son fils, dix-huit femmes et soixante concubines, 2Chr 11, 21 La venue du Christ a ramen?le mariage a sa premi?e institution, et a condamn?l'usage des concubines ''quoique, ajoute Calmet, on y ait tol??assez longtemps les mariages clandestins, dans lesquels on appelait assez souvent la femme du nom de concubine;'' phrase myst?ieuse dont nous laissons ?chacun de d?rouil-XXXXXXXXXX CONFESSION"Car comme celui dont les v?ements sont d?ousus porte d?ouverte et nue la honte de son corps, de m?e faut-il que celui qui est encombr?de certain p?h? ne couvre pas ses maux et ses hontes par aucun raccommodage de paroles, aucun voile d'excuses, qu'ainsi il ne devienne pas "un s?ulcre blanchi, ? l'ext?ieur de belle apparence aux yeux des hommes, mais ? l'ext?ieur plein d'ossements de morts et d'impuret? de toutes sortes."" Mat 23,27 - Orig?e Hom?ie L?itique II Job 31,33 Si ayant failli involontairement, j'ai cach?mon p?h? 34 retenu par la honte de les avouer devant la multitude, si j'ai souffert que le pauvre sorte de ma maison l'estomac vide, 35 qui me donnera quelqu'un qui m'?oute ? Sir 4,31 ''Ne rougis pas de confesser tes p?h?''.
Confesser c’est avouer ses p?h? Jac 5,16 "Confessez donc vos p?h? les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez gu?is. La pri?e agissante du juste a une grande efficacit?" Act 19,18 "Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et d?larer ce qu'ils avaient fait." Mat 3,6 "Confessant leurs p?h?, ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain." Psa 51,1-17 " Job 33,22 "S'il confesse ?un autre homme son crime, et d?ouvre sa folie, 24 Dieu l'emp?hera de tomber dans la mort" Sir 4,32 "Ne rougis pas de confesser tes p?h?" Confesser c'est reconna?re le P?e, le fils et le Saint-Esprit Mat 10,32 "C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon P?e qui est dans les cieux; 33mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon P?e qui est dans les cieux." Phil 2,11 "Que toute langue confesse que J?us-Christ est Seigneur, ?la gloire de Dieu le P?e." Rom 10,9 "Si tu confesses de ta bouche J?us, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l'a ressuscit?des morts, tu seras sauv?"
Confesser c'est Louer le Nom de Dieu Heb 13,15 "A travers lui, offrons sans cesse ?Dieu un sacrifice de louange, c'est-?dire le fruit de l?res qui confessent son Nom." Job 40,9 "Je confesserai alors que ta main peut sauver."
J?us confesse notre nom Rev 3,5 "Celui qui vaincra sera rev?u ainsi de v?ements blancs; je n'effacerai pas son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon P?e et devant ses anges" CONJURER LES MORTS v. PythonCONNAISSANCEJob 36,32-33 Il cache dans ses mains la lumi?e et lui ordonne d'appara?re ?ceux qui vont au-devant d'elle. Il la r??e ? ses amis - car elle est la possession du Seigneur -, afin de les d?ourner de l'iniquit? Sag 6,17 Le commencement de la sagesse ... un vrai d?ir de s'instruire. Pro 1,7-8 "La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse, la prudence est bonne ?tous ceux qui la mettent en pratique, la pi??envers Dieu est le principe de la sagesse, les insens? m?risent la sagesse et la connaissance Ecoute, mon fils, les instructions de ton p?e, et ne repousse pas la loi de la m?e" Pro 2,10-12 "Car si la sagesse entre dans ta pens?, et si la connaissance semble bonne ?ton ?e, Le bon conseil te gardera, et l'intelligence sainte te conservera, Pour te d?ivrer de la voie mauvaise et des hommes dont la parole est infid?e. Pro 22,19 "Grave ces choses trois fois sur la face de ton cœur, afin de poss?er la sagesse et la connaissance" Ecc 1,16 "Pour moi, j'ai dit en mon cœur: Voil?que je suis devenu grand, et que j'ai acquis plus de sagesse qu'aucun de ceux qui, avant moi, ont ??en J?usalem, j'ai appliqu?mon cœur ? conna?re la sagesse et la connaissance". Ecc 2,26 "Il a donn??l'homme qui lui est agr?ble la sagesse, la connaissance et la joie, et il a donn?au p?heur l'embarras d'amasser, d'accumuler, pour laisser ?celui qui est bon devant Dieu. Et cela est aussi vanit?et pr?omption d'esprit." Ecc 7,13 "Car on s'abrite ?l'ombre de la sagesse, comme ? l'ombre de l'argent, mais l'avantage de la connaissance et de la sagesse, c'est qu'elles font vivre celui qui les poss?e." CONSEIL DES ANCIENS v. Sanh?rinCONSTANTIN"C’est lui enfin qui a port?au tr?e imp?ial le chr?ien Constantin" - Augustin d'Hippone, Cit? de Dieu, L05, 21
"Si nous appelons heureux quelques empereurs chr?iens, ce n’est pas pour avoir r?n?longtemps, pour ?re morts paisiblement en laissant leur couronne ?leurs enfants, ni pour avoir vaincu leurs ennemis du dehors ou r?rim?ceux du dedans. Ces biens ou ces consolations d’une mis?able vie ont ??aussi le partage de plusieurs princes qui adoraient les d?ons, et qui n’appartenaient pas au royaume de Dieu, et il en a ??ainsi par un conseil particulier de la Providence, afin que ceux qui croiraient en elle ne d?irent pas ces biens temporels comme l’objet supr?e de la f?icit? Nous appelons les princes heureux quand ils font r?ner la justice, quand, au milieu des louanges qu’on leur prodigue ou des respects qu’on leur rend, ils ne s’enorgueillissent pas, mais se souviennent qu’ils sont hommes; quand ils soumettent leur puissance ?la puissance souveraine de Dieu ou la font servir ? la propagation du vrai culte, craignant Dieu, l’aimant, l’adorant et pr??ant ?leur royaume celui o?ils ne craignent pas d’avoir des ?aux; quand ils sont lents ?punir et prompts ?pardonner, ne punissant que dans l’int?? de l’Etat et non dans celui de leur vengeance, ne pardonnant qu’avec l’espoir que les coupables se corrigeront, et non pour assurer l’impunit?aux crimes, temp?ant leur s??it?par des actes de cl?ence et par des bienfaits, quand des actes de rigueur sont n?essaires; d’autant plus retenus dans leurs plaisirs qu’ils sont plus libres de s’y abandonner ?leur gr? aimant mieux commander ?leurs passions qu’?tous les peuples de la terre; faisant tout cela, non pour la vaine gloire, mais pour la f?icit??ernelle, et offrant enfin au vrai Dieu pour leurs p?h? le sacrifice de l’humilit? de la mis?icorde et de la pri?e. Voil?les princes chr?iens que nous appelons heureux, heureux par l’esp?ance d? ce monde, heureux en r?lit?quand ce que nous esp?ons sera accompli." - Augustin d'Hippone, Cit? de Dieu, L05, 24
"Le Dieu bon, voulant emp?her ceux qui l’adorent en vue de la vie ?ernelle de se persuader qu’il est impossible d’obtenir les royaumes et les grandeurs de la terre sans la faveur toute-puissante des d?ons, a voulu favoriser avec ?lat l’empereur Constantin, qui, loin d’avoir recours aux fausses divinit?, n’adorait que la v?itable, et le combler de plus de biens qu’un autre n’en e? seulement os?souhaiter. Il a m?e permis que ce prince fonde une ville, compagne de l’empire, fille de Rome, mais o?il n’y a pas un seul temple de faux dieux ni une seule idole. Son r?ne a ??long1; il a soutenu, seul, le poids immense de tout l’empire, victorieux dans toutes ses guerres et fortun?dans sa lutte contre les tyrans2 Il est mort dans son lit, charg? d’ann?s, et a laiss?l’empire ?ses enfants3 - Augustin d'Hippone, Cit? de Dieu, L05, 25
"1 Constantin a r?n?trente et un ans; 2 Les tyrans Maxime et Licinius; 3 Constance, Constantin et Constant. cf. Eus?e, La Vie de Constantin le Grand.
Contrairement ?ce que pensent certains, Constantin, dit 'le Grand', n'est pas la plus grand apostat de la terre, bien au contraire.
Bien sur, Constantin fut soldat romain et un combattant toute sa vie. Il ?ait Empereur et ne fut baptis?qu'?la fin de sa vie. Cependant, sa vie fut au moins celle d'un homme qui apr? avoir abandonn?tous les dieux romains, rechercha de tout son coeur ? faire la volont?de J?us-Christ. Beaucoup de choses ont ?? reproch? par certains Chr?iens ?Constantin ! Mais que lui reprochent-il r?llement ? D'avoir fait cesser les pers?utions qui allaient faire dispara?re pour toujours la Christianisme ? D'avoir d?ir?l'unit?de l'Eglise ?un moment o?de nombreux schismes la menac? ? D'avoir fait de l'empire romain un monde Chr?ien, alors que jusque l? la religion pa?nne pr?ominait ? D'avoir fait supprimer toutes les idoles romaines de l'ensemble de l'empire ?
Examinons donc les faits sans pr?ug?
A cette ?oque recul?, le monde romains, sous l'??onie de deux empereurs, ?ait encore pa?n. Les Chr?iens subissaient de fr?uentes vagues de violentes et cruelles pers?utions. Il y avait ?la cour du nouvel empereur Constantin, des Chr?iens, et Constantin avait ??touch?par le message biblique. Il pressentait l'inanit?des dieux grecs, mais puisque le peuple, et particuli?ement l'arm?, ha?saient les chr?iens, il h?itait encore ?prendre une d?ision qui risquait de renverser sa souverainet?
Durant l'ann? 303, l'Empereur Diocl?ien, pa?n fit une derni?e grande tentative pour supprimer le christianisme. Il d?arra cette pers?ution, le 23 F?rier (303 AD) jour o?le Terminalia romain ?ait c??r?. Diocl?ien se vantait qu'il allait enfin exterminer le christianisme. Il s'y employa par tous les moyens: Feu, racks, ??s, b?es sauvages, croix, poison et la famine furent utilis? contre les chr?iens. On ne savait plus quoi faire ou concevoir comme tortures tortures contre ceux qui refusaient de renier le Christ et de reconna?re C?ar comme «Dieu» et offrir de l'encens ?son image.
Cette p?iode est connu des historiens comme 'l'?e des martyrs'.
La vie des chr?iens durant cette p?iode qui dura 10 ans ?ait faite: de pers?utions ?l'air libre et de pri?es en sous-sol.
Alors qu'il marchait ?la rencontre de Diocl?ien, d?enseur des dieux romains, Constantin d?ireux de rendre la libert?de culte aux Chr?iens qu'il respectait, apprit que l'ennemi ?ait tr? largement sup?ieur en nombre. La d?aite ?ait assur?, et ses g??aux lui conseill?ent alors de rebrousser chemin. C'est alors que le presbytre qui le conseillait, lui recommanda placer sa confiance dans le Seigneur J?us-Christ et de d?ontrer cette confiance en faisant peindre sur les boucliers de chacun des soldats de son arm? le signe du Christ. Le presbytre affirma: "Par ce signe tu vaincra". C'est donc sur le conseil avis?du presbytre qui le conseillait, et encourag?par la vision de la croix, que l'empereur Constantin, donna ordre ?ses soldats de peindre sur leur boucliers le signe du chrisme. Les soldats de Constantin, s'ex?ut?ent par obligation tout en maugr?nt contre l'empereur, mais, contre toute attente, la victoire fut si d?isive et si surprenante, que Constantin et ses soldats en furent stup?aits et que toute l'arm? se convertie d'un seul trait.
Apr? sa victoire Constantin imposa l'?it de Milan (313) qui octroyait la libert?de culte pour les Chr?iens.
Lactance, un autre Empereur ennemi des Chr?iens relan? les pers?utions et rompit l'?it de Milan.
Pour tous, les combats suivants devinrent dor?avant des combats entre les dieux grecs qu''imploraient les opposants romains pa?ns et J?us-Christ le nouveau Dieu de Constantin.
Lors de ces combats, de v?itables miracles s'op??ent, ce qui est d?ontr?par les historiens eux-m?es. A titre d'exemple, lors de la bataille contre Latance, impliquant, dans l'esprit de tous, cette lutte entre les dieux romains et J?us-Christ, Constantin, pour soutenir la foi de son arm?, fit ?ever, au plus fort de la bataille, une immense banni?e portant l'effigie du Christ. Pour une raison inconnue, l'arm? ennemie y vit l? une mal?iction, un sort qui leur ?ait jet? et terroris? par l'image, tous cess?ent le combat s'enfuirent, laissant la victoire au Christ J?us. Autre signe, myst?ieux,: Lactance, avait projet?devant ses g??aux, d'attirer l'arm? de Constantin sur un immense pont, dont ses soldats couperaient les cordes afin de la projeter et de la faire p?ir dans les flots. Cependant, les ??ements tourn?ent d'une telle fa?n, que c'est l'arm? de Lactance qui se trouva bloqu? sur ce pont alors que les soutiens l?h?ent soudainement et que l'arm? disparue emport?par le fleuve. Ces faits sont historiques, et reconnus par tous.
Le Labarum, banni?e portant l'effigie du Chrisme, fut ordonn? selon ce que d?rit Eus?e de C?ar? (Vita Constantini 1:26). Il ?ait constitu?d'une longue lance d'or, formant avec une barre transversale le dessin d'une croix.
Cependant, m?e si la Vraie Foi ?ait sortie victorieuse, un coup terrible fut au christianisme. Comme les pa?ns avaient tu?tous les grands leaders de l'Eglise, ces derniers furent remplac? par des Chr?iens qui ?aient loin d'avoir le z?e de leurs pr??esseurs martyrs.
De plus, J?us r?ondit ?Pilate qui le questionnait: «Mon royaume est pas de ce monde: Si mon royaume ?ait de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne sois pas livr?aux Juifs; mais maintenant mon royaume ne sont pas d'ici» (Matthieu 18,36).
Contrairement ?ce qu'affirment stupidement certains, Constantin, ne fut pas le premier Pape, mais soumis ?l'autorit?des pasteurs en charge de sa foi, il usa de son autorit?pour faire appliquer les r?les pastorales qui lui ?aient prodigu?s.
C'est pourquoi, nous ne pouvons reconna?re Constantin le Grand, que comme ce qu'il est v?itablement, un Empereur, mais un empereur, aimant le Christ, et ayant lutt?toute sa vie, pour son Nom et son peuple. Exemple ?ifiant L'Alg?ie, ancien royaume numide, a vu arriver ses premiers ?ang?isateurs d? le IIe si?le. D??profond?ent romanis?, cette r?ion d'Afrique du Nord devint m?e une communaut?chr?ienne florissante et la conversion de Constantin le Grand, Empereur de Rome au IIIe si?le, ne fit qu'y accro?re le rayonnement de l'Eglise.
Si bien qu'au moment de l'invasion musulmane, au VIIe si?le, l'Eglise d'Afrique du Nord ?ait l'une des premi?es communaut? de l'Eglise latine dans le monde; le sol alg?ien ?ait couvert de basiliques et de sanctuaires chr?iens anciens.
L'invasion arabe et l'islamisation du pays, ?partir du VIIe si?le, se feront par la force. En quelques si?les, la Chr?ient?y sera d?im?. Il faudra attendre la conqu?e de l'Alg?ie par la France, en 1830, pour que l'Eglise s’y r?mplante.
"C’est lui enfin qui a port?au tr?e imp?ial le Chr?ien Constantin" - Augustin d'Hippone, Cit? de Dieu, L05, 21 "Si nous appelons heureux quelques empereurs chr?iens, ce n’est pas pour avoir r?n?longtemps, pour ?re morts paisiblement en laissant leur couronne ?leurs enfants, ni pour avoir vaincu leurs ennemis du dehors ou r?rim?ceux du dedans. Ces biens ou ces consolations d’une mis?able vie ont ??aussi le partage de plusieurs princes qui adoraient les d?ons, et qui n’appartenaient pas au royaume de Dieu, et il en a ??ainsi par un conseil particulier de la Providence, afin que ceux qui croiraient en elle ne d?irent pas ces biens temporels comme l’objet supr?e de la f?icit? Nous appelons les princes heureux quand ils font r?ner la justice, quand, au milieu des louanges qu’on leur prodigue ou des respects qu’on leur rend, ils ne s’enorgueillissent pas, mais se souviennent qu’ils sont hommes; quand ils soumettent leur puissance ?la puissance souveraine de Dieu ou la font servir ? la propagation du vrai culte, craignant Dieu, l’aimant, l’adorant et pr??ant ?leur royaume celui o?ils ne craignent pas d’avoir des ?aux; quand ils sont lents ?punir et prompts ?pardonner, ne punissant que dans l’int?? de l’Etat et non dans celui de leur vengeance, ne pardonnant qu’avec l’espoir que les coupables se corrigeront, et non pour assurer l’impunit?aux crimes, temp?ant leur s??it?par des actes de cl?ence et par des bienfaits, quand des actes de rigueur sont n?essaires; d’autant plus retenus dans leurs plaisirs qu’ils sont plus libres de s’y abandonner ?leur gr? aimant mieux commander ?leurs passions qu’?tous les peuples de la terre; faisant tout cela, non pour la vaine gloire, mais pour la f?icit??ernelle, et offrant enfin au vrai Dieu pour leurs p?h? le sacrifice de l’humilit? de la mis?icorde et de la pri?e. Voil?les princes chr?iens que nous appelons heureux, heureux par l’esp?ance d? ce monde, heureux en r?lit?quand ce que nous esp?ons sera accompli." - Augustin d'Hippone, Cit? de Dieu, L05, 24 "Le Dieu bon, voulant emp?her ceux qui l’adorent en vue de la vie ?ernelle de se persuader qu’il est impossible d’obtenir les royaumes et les grandeurs de la terre sans la faveur toute-puissante des d?ons, a voulu favoriser avec ?lat l’empereur Constantin, qui, loin d’avoir recours aux fausses divinit?, n’adorait que la v?itable, et le combler de plus de biens qu’un autre n’en e? seulement os?souhaiter. Il a m?e permis que ce prince fonde une ville, compagne de l’empire, fille de Rome, mais o?il n’y a pas un seul temple de faux dieux ni une seule idole. Son r?ne a ??long1; il a soutenu, seul, le poids immense de tout l’empire, victorieux dans toutes ses guerres et fortun?dans sa lutte contre les tyrans2 Il est mort dans son lit, charg? d’ann?s, et a laiss?l’empire ?ses enfants3 - Augustin d'Hippone, Cit? de Dieu, L05, 25 "1 Constantin a r?n?trente et un ans; 2 Les tyrans Maxime et Licinius; 3 Constance, Constantin et Constant. cf. Eus?e, La Vie de Constantin le Grand. _________________________
Voir aussi: Chrisme , COOSAct 21,1, petite ?e de la mer Eg?, ?16 kilom. des c?es de l'Asie Mineure, pr? de Cnide et d'Halicarnasse. Ses vignes sont c??r?s dans Pline, 15, 18, etc. et ses tissus magnifiques le sont par Horace, Od. i, 13 7, et par Tibulle. Le chef-lieu de l'?e, du m?e nom, avait un temple d'Esculape tr? fameux, et un autre d,e V?us. Hippocrate et Apelles y ?aient n?. — Son nom actuel est Stan-chio. COQ v. PouleCORAILcoraux. Production marine, dure, solide, et s'?evant du fond de la mer comme un arbre aux gracieux rameaux. On trouve du corail noir, du blanc, et du rouge. Cette derni?e sorte est celle qui porte par excellence le nom de corail. ?cause de sa plus grande valeur et de l'usage qu'on en fait pour la parure des dames, soit en l'incrustant dans des m?aux, soit en en formant des colliers. Quoique ce ne soit pas une pierre pr?ieuse, l'auteur du livre de Job, 28,18, le nomme ?c??de l'onyx et du saphir. Il faisait partie des objets du commerce syrien, Eze 27,16 Cette substance est connue depuis les temps les plus anciens. Pline nous apprend qu'elle ?ait tr? estim?, d'abord ?cause de sa beaut? puis ?cause des id?s superstitieuses que l'on y rattachait: on croyait que celui qui portait un morceau de corail sur lui ne pouvait jamais courir aucun danger Nagu?e encore, dans la m?e contr?, un collier de corail rouge se vendait aussi cher qu'un collier de perles. Le nom h?reu que l'on a traduit par corail est Ra-moth. D'autres ont voulu voir le corail dans l'Almughim, cf. On se demande enfin si le mot Peninim, Pro 3,15 8,11 20,15 31,10 Job 28,18 Lam 4,7, ne d?igne pas la m?e substance; nos versions portent quelquefois pierres pr?ieuses, quelquefois perles, ce qui est peu probable, soit ?cause du passage des Lamentations qui donne au Peninim la couleur rouge ou vermeille, soit ?cause de l'analogie de l'arabe. Il est bien possible qu'un objet de luxe aussi recherch?ait eu chez les H?reux deux noms diff?ents; mais l'on ne peut rien d?ider. CORBANMar 7,11 Cf. Mat 15,5) Ce mot h?reu signifie, ainsi que cela est indiqu?dans le texte m?e, un don, une offrande; il est employ? dans l'Ancien Testament, Lev 2,1 4,12 10,17, et ailleurs, pour d?igner de simples offrandes, celles pour le p?h? Les Juifs juraient quelquefois par ces dons offerts sur l'autel,Mat 23,18 —Dans le passage de Mar, notre Sauveur reproche aux pr?res leur fausset? int?ess?, aux Juifs leur duret?envers leurs parents. Pour accro?re le tr?or du temple, et par l?leurs richesses particuli?es, les pr?res disaient aux enfants d'Isra? que tout don Ou corban) fait au temple, les dispensait de soutenir leurs parents et les personnes de leur famille Cf. I Tim. 5, 4. Et il para? que cet abus impie ?ait devenu assez g??al ?l'?oque o?parlait notre Sauveur, et qu'un grand nombre de Juifs se croyaient d?i? de leurs devoirs domestiques au moyen des offrandes qu'ils avaient faites pour le service du sanctuaire. Cependant, pour comprendre une pareille aberration de l'esprit filial, il faut supposer que l'int?? se joignait chez les enfants ?l'adoption de cette maxime cl?icale, et que les pr?res, ou bien exigeaient pour le temple une portion moins forte que celle qui aurait du revenir aux parents, ou bien qu'ils s?uisaient les Juifs par certaines promesses illusoires, en leur repr?entants les offrandes faites au temple comme plus m?itoires, et comme entra?ant des b??ictions et des avantages particuliers. CORBEAUOiseau appel?en h?reu horeb, et en syriaque croac; de m?e croak dans le vieux anglais. Il ?ait d?lar?impur par la loi de Mo?e, Lev 11, 15 Deu 14,14 Il habite les lieux solitaires, sauvages et d?ol?, (Isa 34,11 Salomon, dans le Cantique 5,11, compare les boucles noires de l'?ouse au plumage brillant et noir de cet oiseau. Le corbeau appara? pour la premi?e fois dans l'Ecriture, Gen 8,7 Les eaux du d?uge commen?nt ?baisser, et le sommet des montagnes ?sortir de l'Oc?n, l'homme de l'ancien et du nouveau monde envoie sur la terre, ou plut? sur les flots, cet oiseau dont il risque la vie pour un essai d'exploration,-et qui prend ainsi le premier possession de la terre sauv?; mais l'animal va et vient ne trouvant pas ?se poser, puis il quitte l'arche pour n'y plus revenir, et va sans doute sur les montagnes se nourrir des victimes dont le d?uge avait parsem?l'univers. C'est apr? le d?art d?initif de l'aventureux oiseau que No?laisse ?happer une colombe; mais plus timide, elle rentre dans l'arche d'abord, puis ressort huit jours apr? et rentre une derni?e fois, apportant dans son bec l'embl?e de la paix et du salut, une branche d'olivier. — Nos versions portent, conform?ent au texte h?reu, au cald?n, ?l'arabe et au samaritain, que ''le corbeau sortit allant et revenant, jusqu'?ce que les eaux se fus-sent dess?h?s sur la terre,'' tandis que les Septante, le syriaque et la Vulga-te, ainsi que bon nombre de P?es et de commentateurs, portent que ''le corbeau sortit et ne revint pas.'' De fortes raisons parlent sans doute en faveur de cette derni?e le?n: on se demande pourquoi, si le corbeau ?ait rentr? No?ne l'aurait pas l?h?de nouveau, ainsi qu'il fit plus tard avec le pigeon, et pourquoi il crut n?essaire de l?her le pigeon lorsque l'absence prolong? du corbeau devait lui indiquer suffisamment que cet animal avait su trouver un abri et de la nourriture sur la terre. Mais, outre que les pourquoi ne sont gu?e une autorit? il est bien difficile d'accepter des variantes au texte h?reu, et de s'?oigner ainsi de l'original. Le corbeau joue encore un r?e dans l'histoire d'Elie. Ce proph?e s'?ant retir?par l'ordre de Dieu sur les bords du K?ith, 1Roi 17,3-5, il y fut nourri par des corbeaux ''qui lui apportaient du pain et de la chair le matin, du pain et de la chair le soir, et il buvait du torrent.» Mais toutes sortes d'explications, toutes plus singuli?es les unes que les autres, et plus singuli?es que le fait m?e qu'elles voulaient expliquer, ont ??mises en avant pour ?er ?cette histoire ce qu'elle a de surnaturel. Quelques-uns, comparant le rocher de Horeb, Jug 7,2b. (Isa 10, 26, qui se trouvait dans la contr? de Bethsan ?l'ouest du Jourdain, et non loin du K?ith, ont suppos?que les corbeaux Horebim) d'Elie, n'?aient autres que les habitants d'une ville de Horeb qui aurait exist?pr? du rocher de ce nom, et que c'?ait ?ces habitants que Dieu aurait donn?l'ordre de nourrir son proph?e. D'autres, lisant Arabim au lieu de Horebim, pensent que ce sont des Arabes du voisinage, qui, ignorant les pers?utions d'Achab,'ou les bravant, auraient apport?deux fois par jour au proph?e, la nourriture dont il avait besoin. D'autres encore traduisent Hore-bin ''des marchands,'' des passsants, des ?rangers, qui irr?uli?ement, et ?mesure qu'ils arrivaient, auraient fourni quelques vivres au v??able et pieux solitaire. Toutes ces explications sont r?ut?s par ce seul fait, qui semble mentionn? tout expr?, que le proph?e n'avait pour se d?alt?er que l'eau du torrent, et que lorsque le torrent fut ?sec, le proph?e dut se rendre ailleurs, chez une pauvre veuve pa?nne, pour s'y mettre ? la fois ?l'abri des pers?utions et ?l'abri de la soif; si c'eussent ??des hommes qui eussent fourni ?Elie le pain et la viande, ils auraient pu tout aussi bien, et sans plus de peine, lui apporter de l'eau; des corbeaux ne le pouvaient pas. On en doit donc rester ?la traduction toute simple et tout ordinaire de nos versions, et l'on peut de deux mani?es comprendre que des corbeaux aient ??en effet les pourvoyeurs de l'homme de Dieu. Supposons que l'asile du proph?e f? un lieu de rochers, de montagnes et de solitudes: c'est l?que les oiseaux de proie font leurs nids, et qu'ils ??ent leur couv?, qu'ils nourrissent leurs petits; le proph?e aura pu sans peine s'emparer pendant leur absence, des provisions qu'ils apportaient deux fois par jour ?leur nich?, et Dieu aura employ?un moyen naturel pour fournir ?Elie une nourriture abondante et r?uli?e. L'histoire profane pr?ente des exemples du m?e genre; v. Tite-Live 1,4 Diod. de Sicile 2,4 Justin 1,4 et ailleurs.Mais si l'on se rappelle que le Dieu du ciel est aussi le Dieu de la terre, de la nature, de l'homme et de tous les ?res vivants, qu'il fait des vents ses anges et des flammes de feu ses ministres, qu'il tient dans sa main les instincts et les volont? de tous les animaux, qu'il les dirige comme il le veut, et les fait agir en ma?re, qu'il les conduisit dans l'arche, qu'il envoya un b?ier pour remplacer Isaac, un lion pour d?hirer le vieux proph?e, des ours pour venger Elis?, une baleine pour sauver Jonas, un poisson pour payer le tribut, un ?e pour l'entr? dans J?usalem, on ne pourra m?onna?re que l'approvisionnement miraculeux d'Elie n'appartienne ?cette classe de miracles. Nous lisons, Job 39,3: «Qui est-ce qui appr?e la nourriture au corbeau, quand ses petits crient au Dieu fort, et qu'ils vont errants, parce qu'ils n'ont pas de quoi manger?”et Psa 147:9 ''Dieu donne la p?ure au b?ail, et aux petits du corbeau qui crient vers lui.'' Quelques auteurs ont pens?que ces deux passages ?aient une allusion ?ce que l'on dit que le corbeau, lorsqu'il voit ses petits nouvellement, ?los, et couverts d'un poil blanc, les prend en d?o?, les abandonne, et ne retourne ?eux que lorsque ce premier duvet ?ant tomb? ils commencent ?se rev?ir d'un plumage noir. La mue et le changement de couleur sont un fait, mais quant ?cette aversion c'est une fable. ''Dans les premiers jours, dit Buffon, la m?e semble un peu n?liger ses petits; elle ne leur donne ? manger que lorsqu'ils commencent ?avoir des plumes; et l'on n'a pas manqu?de dire qu'elle ne commen?it que de ce moment ?les reconna?re ?leur plumage naissant, et ?les traiter v?itablement comme siens. Pour moi, je ne vois dans cette di?e des premiers jours que ce que l'on voit plus ou moins dans presque tous les animaux, et dans l'homme lui-m?e: tous ont besoin d'un peu de temps pour s'habituer ?un nouvel ??ent, ?une nouvelle existence, etc.'' Les deux passages dont nous parlons ont fait na?re beaucoup d'autres conjectures: on a suppos?que les corbeaux abandonnaient quelquefois leurs petits, ne pouvant suffire ?leur extr?e voracit? on a dit que quelquefois ils les oubliaient, sans y mettre de malveillance; d'autres encore, s'appuyant de l'autorit? d'Aristote, de Pline, etc., ont avanc?que les corbeaux chassent leurs petits de tr? bonne heure, et les obligent ainsi de chercher fort jeunes leur p?ure; et c'est ainsi que l'on a voulu s'expliquer l'intervention directe de Dieu que Job et le proph?e paraissent admettre dans l'alimentation des petits corbeaux. Mais la paraphrase la plus vraie de ces deux passages nous para? ?re dans ces beaux vers de Racine: Aux petits des oiseaux il donne la p?ure, Et sa bont?s'?end sur toute la nature. C'est ce que dit Calmet, en d'autres termes: ''Il y en a qui, sans y chercher plus de finesse, tiennent que la Provi-dence s'?end sur les animaux ?quatre pieds, et sur les oiseaux, qui crient ?lui ? leur mani?e, et que les corbeaux sontmis dans les endroits que nous avons cit?, au lieu des oiseaux en g??al.'' J?us rappelle la m?e chose lorsqu'il dit: Consid?ez les corbeaux, ils ne s?ent, ni ne moissonnent, et cependant Dieu les nourrit, Luc 12,24 Dans le passage parall?e, Mat 6,26, il y a l'id? g??ale, au lieu de l'exemple particulier: Consid?ez les oiseaux du ciel. Agur, dans le 30e chapitre du livre des Proverbes, v. 17, dit que les corbeaux du torrent cr?eront les yeux du mauvais fils qui se moque de son p?e et qui m?rise l'enseignement de sa m?e, voulant annoncer peut-?re qu'il sera priv?de s?ulture, jet?aux champs, et livr??la voracit?des corbeaux qui, dit-on, commencent toujours par crever les yeux des cadavres qu'ils d?orent. Les Septante et laVulgate,dans Sop 2,14, au lieu de d?olation, lisent: «Le corbeau sera au seuil,'' par o?les uns entendent qu'on nourrissait des corbeaux dans la maison, et d'autres, avec plus de raison, que Ninive sera tellement d?ol? que ses ruines serviront de retraites aux corbeaux; mais cette traduction ne peut ?re admise. CORE v. HomerCORE1°) Un des descendants d'Esaii, Gen 36,16, nomm?Korah dans nos versions, quoique son nom s'?rive dans le texte h?reu de la m?e mani?e que celui de Cor?le l?ite. 2°) Cor? fils de Jitshar, fils de K?th, fils de L?i, Exo 6,21, cousin de Mo?e, dont le p?e,Hamram, ?ait fr?e de Jitshar, v. 18, nous est connu par son ambition, ses intrigues, sa r?olte et sa mort. L?ite, et jaloux d'Aaron le souverain pontife, et de-Mo?e le chef du peuple, il se joignit ?d'autres, Dathan, Abiram et On, de la tribu de Ruben, qui voyaient avec peine que le gouvernement d'Isra? ne f? pas en entier dans les mains de la post?it?du premier-n?de Jacob. A cette jalousie de tribu se joignait l'ambition personnelle, et nul doute qu'ils n'aspirassent, l'un ?la souveraine sacrificature, les autres au pouvoir civil et militaire. Ils firent donc une entreprise, est-il dit, Nom 16,4 etsuiv., et s'?ev?ent contre leurs chefs, leur reprochant de prendre une trop grande part au gouvernement du peuple. Mo?e s'?ant prostern? devant le Seigneur, le visage contre terre, se releva, fit observer ? Cor?que chacun avait sa t?he et ses droits; que lui, Cor? avait re? du Seigneur une charge honorable, puisqu'il ?ait employ?au service du Seigneur, quoiqu'il n'exer?t pas la sacrifbature; que si, cependant, il voulait une nouvelle manifestation du Seigneur, il n'avait qu'?apporter le lendemain, lui et ses deux cent cinquante complices, des encensoirs et de l'encens pour l'offrir sur l'autel, qu'Aaron de son c??ferait la m?e chose, et que celui que le Seigneur choisirait serait le saint. Un temps leur ?ait offert pour la repen-tance; ils en profit?ent pour chercher ?soulever le peuple. Le lendemain, les rebelles se rendirent ?'entr? du tabernacle d'assignation, suivis d'une portion du peuple qui les soutenait. Mais la gloire du Seigneur apparut et fut sur le pas de les consumer tous. Les deux fr?es interc??ent, pensant que cette premi?e et mena?nte manifestation suffirait; ils se rendirent aupr? de la foule assembl?, et cherch?ent ? l'?oigner de ce lieu qui bient? devait n'?re plus qu'un gouffre d?orant: plusieurs crurent et ob?rent; les plus mutins, quelques familles rub?ites, Dathan, Abiram et les leurs persist?ent: ils rest?ent debout ?l'entr? de leurs tentes, comme pour continuer de braver le Seigneur; mais la menace s'accomplit, la terre ouvrit sa bouche sur eux, les engloutit corps et biens, et se referma sur ces cadavres vivants. En m?e temps le feu du ciel descendit sur les l?ites rebelles qui offraient le sacrifice de Gain, et les d?ora, tandis qu'Aaron, qui se trouvait avec eux, fut conserv?comme le saint qui devait seul apporter l'encens ?l'autel. Quoique nous n'ayons aucune date, ni indication pr?ise sur le lieu o?se passa cet ??ement, il para? qu'on doit le placer ? Kad?-Barn?ou ?Rithma, peu apr? la rentr? des Isra?ites dans le d?ert, V. Voyage des Enfants d'Isra?, pag. M 7-122 Les familles rub?ites p?irent avec leurs chefs; celle de Cor?ne p?it pas, et nous trouvons parmi les descendants de cet ambitieux, des employ? au service du temple, charg? de garder les vaisseaux du tabernacle, (1Chr 9,19, des portiers, 26 I., et des chantres, 2Chr 20, 19 Psa 88,1 Les Psaumes 42,44,45,46,47,48,49,84,85 et 87, sont indiqu? comme ayant ??compos? par quelques-uns de ces Corites; cependant l'on n'est pas d'accord sur ce pas, et plusieurs auteurs pensent que, compos? par David ou par d'autres proph?es, ils ont ??simplement remis aux chantres de la maison de Cor? pour ?re chant? par eux; v. Psaumes. La punition de ces chefs, rappel? Psa 106,17 et Jud. 11, trouve des parall?es dans l'histoire de Nadab et Abihu, Nom 3,4, dans celle des capitaines d'Achazia qui sommaient Elie de descendre du Carniel, 2Roi 1,9 11, et dans celle d'Ananias et de Saphira, Act 5, 1 On peut rappeler ici l'id? ancienne, que lorsqu'un homme de bien pronon?it une mal?iction, elle ne manquait pas d'avoir son accomplissement, cf. Luc 9, ii4 CORIANDREPlante annuelle que l'on trouve abondamment en Egypte; tige cylindrique et ?anc?; feuilles ?large p?icule, dont les inf?ieures sont dent?s et ne pr?entent qu'une seule division, tandis que les sup?ieures, dent?s ?alement et plus petites, offrent deux divisions. Les fleurs sont blanches, en ombelles, et donnent une graine jaun?re, creuse et tr? odorante, dont on se sert comme assaisonnement. C'est ?cette graine qu'est compar? la manne pour sa forme, Exo 16,31 Nom 11,7 Quant ?la couleur, la manne ?ait blanche comme le bdellion. CORINTHEEphyra chez les po?es, Ovid. Met. 2,240, Yirg. Georg.2,464) Une des villes les plus peupl?s, les plus commer?ntes et les plus riches de l'ancienne Gr?e, et capitale de, l'Acha? propre sous la domination romaine. Elle ?ait situ? entre la mer d'Ionie et la mer Eg? De l?le surnom de bimaris, Hor. Od. 1,7 2) et au pied d'un rocher qui portait la citadelle d'Acro-Corinthe. Elle avait 40 stades (8 ?9 kilom.) de tour, et trois ports; celui de Lechaeon sur la mer d'Ionie, ?12 stades 2 ou 3 kilom. ) de la ville; celui de Cenchr? sur la mer Eg?, et celui de Schœnos: non loin de l?se trouvait le bois de Cra-nion. La position de Corinthe, entre les deux Gr?es comme entre les deux mers, lui procurait des avantages commerciaux dont elle sut profiter, et qui ne contribu?ent pas peu ?l'enrichir. Les arts et les sciences y fleurirent ?alement, et Corinthe jouit ainsi d'une double r?utation dans le monde intellectuel et dans le monde commer?nt. Mais avec les richesses le luxe se d?eloppa, et avec lui les plus grands d?ordements et la plus hideuse corruption, au pas que les pa?ns eux-m?es en ?aient frapp?, et que l'un d'eux inventa le verbe corinthi-ser, comme synonyme de vivre dans la d?auche. Apr? que Mummius s'en fut empar? 147 av. C, et qu'il l'eut d?ast?, Jules-C?ar la r?ablit, 43 av. C; elle ne tarda pas ?recouvrer son importance et. sa grandeur premi?e, tellement qu'?l'?oque de saint Paul, nous la retrouvons de nouveau r?idence du proconsul romain en Acha?, Act 18,12 Saint Paul y passa dix-huit mois, environ l'an 52 La philosophie et l'impuret?furent les grands ennemis que l'ap?re eut ?combattre; l'impuret?surtout y ?ait tellement honor?, et presque consacr? par le culte de Y?us et par les prostitutions publiques des inf?es pr?resses de cette divinit? que l'inceste m?e y ?ait tol?? et qu'un chr?ien fut trouv?entretenant avec la femme de son p?e un commerce criminel. Saint Paul logeait chez les ?oux Aquila etPriscille, Act 18,1 sq., faiseurs de tentes, au travail desquels il s'associa pour n'?re ? charge ?personne; il pr?hait tous les jours de sabbat dans la synagogue; il fit d'abord quelques pros?ytes parmi les Juifs; mais bient? voyant que la plupart d'entre eux, au lieu de recevoir ses instructions, se d?ournaient de lui avec des paroles de blasph?e, il secoua contre eux ses v?ements, et leur dit: ''Que votre sang soit sur votre t?e, j'en suis net!» et il se tourna vers les gentils. Il alla loger chez un pa?n converti, Juste, surnomm? Tite, et un grand nombre de pa?ns crurent ?sa parole et embrass?ent la foi. C'est de cette ville que Paul, rejoint par Silas et par Timoth?, ?rivit successivement les deux lettres aux Thessaloniciens. Apr? une longue mission, l'ap?re quitta Corinthe; mais il y revint plus tard, Act 20, 2 1Cor 16,3, et ?rivit de l??d'autres ?lises, ?Rome, etc. Apollos le rempla?, Act 19,1 1Cor 1,2Tim Aquilas et Sosth?es, fid?es et puissants ministres de la parole, y annonc?ent aussi l'Evangile, Act 18 1Cor 1,116,11 Epitres aux Corinthiens. Paul ?rivit trois lettres ?cette ?lise; la premi?e mentionn? 1Cor 5, 911, est perdue, et semble avoir ?? dirig? principalement contre les habitudes d'impuret?auxquelles plusieurs membres de l'?lise se livraient. La seconde est la premi?e de celles que nous poss?ons. L'ap?re ?ait ?Eph?e, 1Cor 16,8, vers l'an 56; c'est l?qu'ayant appris par les gens de la maison de Chlo?les querelles de partis qui divisaient l'Eglise, il ?rivit aux Corinthiens pour essayer de ramener la paix parmi eux, en les r?nissant autour du seul chef qui a ??crucifi?pour les siens, et au nom duquel ils avaient ??baptis?, ICor. 1, 13 Il cherche ensuite ?les mettre en garde contre ces philosophes ? pompeuse parole, qui veulent tout embrouiller pour tout ?lairer, et qui veulent faire d?endre la foi de la sagesse des hommes; puis il se plaint des d?ordres qui existent dans leurs repas de charit? de leur tol?ance pour le vice et le p?h? Dans les chapitres 7 ? 15, il r?ond ?diverses questions que les Corinthiens lui avaient faites sur le mariage, sur les choses consacr?s aux idoles, sur la c?e, sur la vraie charit? sur la r?urrection de la chair, sur les dons spirituels. Il para?, en effet, que peu d'?lises avaient ??favoris?s autant que celle de Corinthe, par des dons miraculeux; mais ces dons m?e ?ant devenus une occasion d'orgueil et de chute, cette ?lise se corrompit plus que toutes les autres. Apprenons de l? dit Bickersteth, la diff?ence qu'il y a entre les dons et la gr?e, et ne soyons pas abattus si les premiers nous manquent, pourvu que nous ayons celle-ci, qui est infiniment plus n?essaire et plus pr?ieuse. L'ap?re, -cli. 16, leur rappelle les collectes qui se font pour les saints, leur annonce sa prochaine visite, et termine par des salutations.— Cette lettre eut tout le succ? que l'ap?re en pouvait d?irer; elle produisit une tristesse salutaire, une plus grande crainte de Dieu et une sainte vigilance contre les d?ordres qu'il avait signal?. Seconde ??re. Peu de temps apr? le d?art de la premi?e lettre survint l'?eute de D??rius, qui obligea Paul ?quitter Eph?e. Il se rendit en Mac?oine, Act 19,20, esp?ant apprendre l?quels ?aient les r?ultats que sa lettre avait obtenus ?orinthe; il avait envoy?Timoth? dans cette ville, 1Cor 4,17; mais soit que Timoth? fut d??parti ?l'arriv? de la lettre, soit autre motif, il n'apprit rien par ce disciple, et envoya Tite, pendant que lui-m?e s'occupait encore ??ang?iser autour de lui en Mac?oine. C'est apr? le retour de ce dernier qu'il r?igea sa seconde lettre Qui est la troisi?e ) pour les f?iciter du succ? de sa premi?e, et pour les mettre toujours plus dans la disposition d'esprit dans laquelle il d?irait les trouver lorsqu'il arriverait, 2Cor 7,7 — Tite et deux fr?es qui ne sont pas nomm?, 8,161822, furent charg? de porter cette lettre; il est probable que Luc ?ait l'un des deux, v. 18 et 19, soit parce que ce qui en est dit se rapporte parfaitement ?lui, soit parce qu'il est nomm?dans une apostille ?cette ??re, addition inauthen-tiquesans doute, mais fort ancienne; soit enfin parce que saint Luc qui, dans les Actes a jusque l?parl??la premi?e personne, se met subitement ?parler de saint Paul ?la troisi?e, Act 20, 1, comme n'?ant plus lui-m?e compagnon de voyage de l'ap?re: et comme c'est ? cet endroit des Actes que l'on doit placer la deuxi?e aux Corinthiens, on peut supposer que Luc fut un de ceux qui la port?ent ?sa destination. Elle fut ?rite un an environ apr? la premi?e, et, ?ce que l'on croit, de Philippes. L'ap?re commence par remercier les Corinthiens de la consolation que leurs pri?es lui ont fait ?rouver dans ses maux; puis satisfait de leur conduite s??e ?l'?ard de l'incestueux, il les engage ?le recevoir de nouveau et ?le consoler. Passant ? ses rapports personnels avec les Corinthiens, il est amen??parler de la diff?ence du minist?e dans les deux ?onomies, et ? glorifier l'alliance nouvelle du christianisme. Ce sont les trois premiers chapitres. — Dans la seconde partie Eh. 4-9) appel?? d?endre son caract?e et sa mission, il se montre comme ambassadeur de la r?onciliation, comme afflig?souvent, mais se consolant par la certitude qu'il a de la r?urrection de la chair; il engage les Corinthiens ?se fortifier par la m?e foi pour renoncer au monde et ?ses convoitises; il leur rappelle de nouveau les collectes qui se font pour les saints, et se r?ouit de la lib?alit?qu'ils ont toujours montr? ?cet ?ard. — Il termine en se tournant de rechef contre les faux docteurs, et en particulier contre ceux qui veulent accaparer seuls le titre de chr?iens, et nuire ?l'autorit?de saint Paul; il se d?end contre eux et prouve qu'il a plus qu'eux tous des titres ?la confiance g??ale, par sa naissance, par sa conversion, par ses travaux, par ses souffrances, par les r??ations qu'il a obtenues; il ajoute cependant que s'il a de quoi se glorifier, il se glorifiera plut? dans sa faiblesse et dans son infirmit? Ses derni?es paroles sont des exhortations ?la repentance, ?la paix et ? l'amour .fraternel. Il existe encore aujourd'hui deux lettres, l'une des Corinthiens ? saint Paul, l'autre de saint Paul aux Corinthiens, toutes deux en langue arm?ienne; mais leur authenticit?ne saurait ?re prouv?, bien qu'on ait voulu les faire passer pour ces lettres perdues dont on a parl?plus haut. Celle que l'on attribue ?saint Paul a paru pour la premi?e fois en fran?is dans l'Histoire critique de la r?ublique des lettres, Amsterd., t. X, puis en arm?ien, ? Venise, en 1819 CORMORANC'est ainsi que nos versions traduisent l'h?reu Kaath, Lev 11, 18 Deu 14,17 Psa 102,6, (Isa 34,11 Sop 2,14; mais les Septante et la Vulgate lisent p?ican, et celte version doit ?re pr???, si l'on peut pr??er quelque chose dans ce d?ale d'animaux inconnus dont le nom revient si rarement, et chaque fois avec des caract?es si g??aux, qu'ils peuvent s'appliquer ?un grand nombre d'esp?es diff?entes. Le p?ican, d?lar?impur par la loi de Mo?e, habite les contr?s chaudes et maritimes; c'est un oiseau de la grosseur du cygne, assez lourd dans sa forme et dans sa d?arche, mais remarquablement l?er quand il ?end ses grandes ailes pour prendre son vol; sa couleur est d'un blanc gris?re parsem?de petites plumes rose-tendre; la queue et les grosses plumes des ailes sont noires. Ce qui le dis-tingue surtout, c'est la grande poche qu'il porte sous le bec, et dont il se sert pour p?her et pour faire des provisions; elle peut contenir, dit-on, une dizaine de litres Adanson dit 22 pintes, Yoy. au S??al, p. 136); son nom h?reu vient du verbe ko, qui signifie vomir, et se rapporte sans doute ?l'habitude qu'a cet oiseau soit de rejeter devant ses petits, pour les nourrir, le revenu de sa p?he, soit de rejeter pour son propre compte les moules et les hu?res qu'il a aval?s et r?hauff?s dans son estomac, afin d'en manger la chair lorsqu'ils se sont en-tr'ouverts. II p?e jusqu'?12 et 15 kilog.; sa voix rappelle, dit-on Buffon) le cri de l'?e, selon d'autres le cri d'un homme dans l'angoisse et la douleur, cf. Psa 102,6 Le nid du p?ican se trouve commun?ent au bord des eaux, ?plate terre et plut? dans des endroits d?erts et isol?, (Isa 34, H. Sop 2, 14 Quant au cormoran proprement dit, s'il en est parl?dans la Bible, c'est sous le nom de Shalak, Lev 11, 17 Deu 14,17, que nos versions ont traduit par plongeon. Au ch. 11 duL?itique, au lieu de: 17«La chouette, le plongeon, le hibou, 18 le cygne, le cormoran, le p?ican;'' nous traduirions conform?ent aux travaux des savants modernes: ''17 La chouette, le plongeon, le butor ?) 18 le cygne, le p?ican, le vautour Percnopt?e ''''.) — Le nom du cormoran ne se trouverait donc pas dans la Bible, ?moins que l'on ne veuille entendre par plongeon le cormoran lui-m?e, et notamment cette esp?e qui est connue en grec par le nom de cataractes qui d?ignerait Comme fait aussi le nom h?reu ) l'imp?uosit?avec laquelle cet animal fond sur sa proie: on peut d'autant mieux adopter cette mani?e de voir que le plongeon appartient plut? aux r?ions temp??s ou froides, tandis que le cormoran habite les pays plus chauds et plus m?idionaux; et les traducteurs n'ont gu?e pens? au nom de plongeon que parce qu'il leur ?ait pr?ent?par le sens m?e ?ymologique du nom h?reu shalak. Le cormoran a, comme le p?ican, les quatre doigts assuj?is par une membrane d'une seule pi?e; il a de m?e le bec garni en dessous d'une peau d'une belle couleur orang?, qui s'?end sous la gorge de quelques lignes, et s'enfle ?volont? mais sans acqu?ir la capacit?de celle du p?ican. Le cormoran, quoique bon plongeur et bon nageur, reste moins dans l'eau que plusieurs autres oiseaux aquatiques; il prend fr?uemment son essor et se perche sur les arbres ou sur des rochers, d'o?il guette sa proie et s'?ance avec la rapidit?de l'?lair aussit? qu'il l'aper?it: il est d'une telle adresse et d'une telle voracit? que lorsqu'il se jette sur un ?ang, il y fait seul plus de d??, dit Buffon, qu'une troupe enti?e d'autres oiseaux p?heurs. CORNEOn se servait de cornes, principalement de cornes de bœuf, comme de verres pour boire, ou plus fr?uemment encore, comme de vases pour conserver les liquides, le fard, l'huile, etc., I Sam 16,1 13 1Roi 1, 39 Une des filles de Job est appel? K?en-Happouk, corne d'antimoine 42, 14 On les employait aussi, dans l'antiquit? comme instruments ?vent, ainsi que le font encore les bergers des Alpes, quoique les instruments de cuivre, ou d'autre m?al, fussent aussi d??fort anciennement connus, cf. Jos 6,5Jug 7,16 L'autel des holocaustes avait ?ses quatre coins des cornes de bois recouvertes d'airain, Exo 27 2 L'autel des parfums avait aussi quatre cornes, mais recouvertes d'or, Exo 30, 2 cf. Jer 17,1 Am 3,14 Dans le second temple elles ?aient, de pierre, et avaient une coud? de longueur. On n'en conna? pas exactement la destination; peut-?re, d'apr? Psa 118,27, servaient-elles ?retenir les victimes. Le souverain pontife les arrosait du sang des sacrifices, Exo 29,12 Lev 4,7-18 cf. 8,18 9,9 16,18 Eze 43,20 Chez les Juifs comme chez les pa?ns, les criminels se r?ugiaient aupr? des autels dont ils empoignaient les cornes, et qu'ils regardaient comme des asiles sacr?, 1Roi 1,50 2,28 La corne est souvent prise pour le symbole de la force, en allusion ? la force du taureau qui r?ide dans son front. Ainsi dans l'original de Jer 48,25, on lit: la corne de Moab a ??rompue: de m?e, Lam 2,3, la corne d'Isra?. Tu. ??eras ma corne comme celle d'une licorne, dit le Psalmiste, 92, 10 Et la corne du juste sera ?ev? en gloire, 112,9 Iahweh fera germer la corne de la maison d'Isra?, Ez.29,21 —Quoique les dignitaires de l'Orient aient encore aujourd'hui l'habitude d'orner leur coiffure d'une esp?e de corne avanc?, ce serait aller trop loin que d'y chercher l'origine de cette mani?e de parler; le rapprochement indiqu?plus haut est ? la fois plus clair et plus simple. Les Latins avaient la m?e expression; ainsi nous trouvons dans Horace, Od. 3 21 (1 o) 18: Et addis cornua pauperi; les Arabes appelaient Alexandre le Cornu, pour indiquer sa puissance; et une superstition chr?ienne s'est plu ? donner des cornes ?Mo?e On les montre encore ?G?es. David appelle Dieu la corne de son salut, Psa 18,2 Enfin les puissances des Perses, des Grecs, de la Syrie et de l'Egypte, sont repr?ent?s dans le livre de Daniel (7 et 8) comme autant de cornes; Daniel et Alexandre sont un bouc et un b?ier qui se heurtent violemment de leurs cornes, l'Antichrist est la petite corne. CORNEILLEAct 10, 1 et seq.) centenier d'une cohorte de la l?ion appel? italique, habitait ?C?ar? sur les bords de la M?iterran?. C'?ait un homme d?ot et craignant Dieu, ainsi que toute sa famille, faisant beaucoup d'aum?es, et priant Dieu continuellement; mais il ?ait pa?n de naissance, et jusqu'alors il ne para? pas qu'il e? eu connaissance de la v?it? Quelques-uns veulent qu'il ait ??pros?yte de la porte, mais dans ce cas saint Pierre ne l'e? pas regard?comme un ?ranger impur (10,28) et les fr?es de la Jud? n'eussent pas ??non plus scandalis? que Pierre f? entr?chez cet incirconcis (11,3. Corneille ?ait donc bien dispos? pour le royaume des cieux, mais il n'?ait que cela, quand un jour, vers les neuf heures, ?l'heure du culte l?itique, il vit clairement un ange de Dieu qui vint ?lui et qui l'appela par son nom. Eifray?de la vision c?este, le pauvre centenier tenait les yeux arr?? sur l'ange, et il s'?ria: Qu'y a-t-il, Seigneur? Des paroles de paix lui furent annonc?s: «Tes pri?es et tes aum?nes sont mont?s en m?oire devant Dieu; • et apr? lui avoir ordonn?de faire venir l'ap?re Pierre dont il lui indiqua la demeure, l'ange se retira d'aupr? de lui. Corneille aussit? appelle deux de ses serviteurs, et un soldat craignant Dieu, qu'il charge d'aller trouver saint Pierre ?Joppe, chez Simon le corroyeur. Ce que durent ?re, pendant deux jours d'attente, les sentiments int?ieurs du pieux mais ignorant capitaine, on ne saurait le dire: mais l'apparition de l'ange semblait lui indiquer que la visite de Pierre serait aussi quelque chose de surnaturel, de divin; il attendait cet homme miraculeux qui devait lui indiquer le chemin du salut, et il l'attendait avec une sorte de v??ation, bien l?itime ?quelques ?ards, puisque lui, pa?n, n'?ait que t??res en comparaison du messager de lumi?e, mais v??ation qui devait se rapporter ?la lumi?e elle-m?e et pas ?l'humble et timide porteur du flambeau sacr? Aussi lorsqu'arriva l'ap?re que Dieu lui-m?e, par une vision correspondante, avait pr?ar?? descendre sans h?iter chez le centenier de C?ar?, il trouva la salle remplie des parents et des amis de Corneille, et celui-ci venant au-devant de Pierre, se jeta ?ses pieds et l'adora. L'ap?re, dont les soi-disant successeurs exigent pour eux-m?esl'adoration des fid?es Voir l'ouvrage catholique de M. Magnin, sur la Papaut? p. 434,435) releva Corneille en lui disant: L?e-toi, et moi aussi je suis homme. Puis s'?ant inform?du motif pour lequel ils l'avaient fait venir, saint Pierre ayant confess?ses r?ugnances particuli?es, et la crainte qu'il villes, pr? des rivi?es, ou sur les bords de la mer. Ce fut chez l'un de ces humbles ouvriers que saint Pierre passa plusieurs jours, et que l'Esprit lui annon? qu'il ne devait plus regarder comme impur ce que Dieu lui-m?e avait purifi? ‘’Le Dieu qui par la Loi avait distingu?entre les aliments purs et impurs, ce Dieu m?e avait purifi?les nations par le sang de son Fils, et c'est ce Dieu qu'honorait Corneille. Quand donc Pierre arriva pr? de Corneille, il dit : En v?it? je me rends compte que Dieu ne fait pas acception des personnes, mais qu'en toute nation celui qui le craint et pratique la justice lui est agr?ble. (Act 10,34-35) Il indiquait par l?clairement que le Dieu que Corneille1 craignait d??auparavant, dont il avait ??instruit par la Loi et les proph?es et ?cause de qui il faisait ses aum?es, celui-l??ait v?itablement Dieu. Mais il manquait ?Corneille la connaissance du Fils’’. (1) Corneille ?ait d??pros?yte avent sa conversion. - HE 3,123 CORPS" Que le Dieu de paix vous sanctifie en sorte que vous soyez pleinement achev?, et que votre ?re int?ral — ?savoir votre Esprit, votre ?e et votre corps — soit conserv?sans reproche pour l'av?ement du Seigneur J?us.(I Thessaloniciens 5,23) " Quel motif avait-il donc de demander pour ces trois choses, ?savoir l'?e, le corps et l'Esprit, une int?rale conservation pour l'av?ement du Seigneur, s'il n'avait su que toutes les trois doivent ?re restaur?s et r?nies et qu'il n'y a pour elles qu'un seul et m?e salut ? C'est pour cela qu'il dit " pleinement achev? " ceux qui pr?entent sans reproche ces trois choses au Seigneur. Sont donc parfaits ceux qui, tout ?la fois, poss?ent l'Esprit de Dieu demeurant toujours avec eux et se maintiennent sans reproche quant ?leurs ?es et quant ?leurs corps, c'est-?dire conservent la foi envers Dieu et gardent la justice envers le prochain." Ir?? contre les h??ies livre V
Cette parole de J?us-Christ ''Retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu ?ernel, qui a ??pr?ar?pour le diable et pour ses anges''. Il faut donc que les d?ons aient aussi, comme l’ont pens?de savants hommes, des corps compos? de cet air grossier et humide qui se fait sentir ?nous, quand il est agit?par le vent. - Augustin La cit?de Dieu 21,10
Orig?e, qui soutient en son trait?des Principes (livre II) que Dieu seul est incorporel. Tertullien, distinguant subtilement entre le corps et la chair, veut que les anges soient corporels sans avoir de chair (De Carne Christi, passim). Enfin saint Basile soutient que les anges ont chacun leur corps et un corps visible (De spir. sanct., cap. 16). COSAMfilsd'Elmodam, et l'un des anc?res de notre Sauveur par Marie, Luc 3,28 Du reste inconnu. COSBIfille de Tsur, l'un des princi-paux d'entre les Madianites. Balaam n'ayant pu maudire les enfants d'Isra?, avait voulu les faire maudire de Dieu m?e, en les entra?aut dans le mal. Sur son conseil, les Madianites avaient invit?les Isra?ites ?une grande f?e pa?nne des plus dissolues; ceux qui se rendirent ?cet appel et qui particip?ent aux impurs divertissements des pa?ns furent frapp? d'une fort grande plaie, et 24,000 d'entre eux succomb?ent. Mo?e mena? de mort ceux qui continueraient ?p?her, et la sentence fut ex?ut? par Phi-n?s, qui frappa de sa lance le juif Zimri et cette Cosbi, qui, joignant l'impudence ?l'impuret? s'?aient pr?ent? publi-quement, en compagnie l'un de l'autre, devant Mo?e et devant l'assembl? des enfants d'Isra?, comme ils pleuraient ?la porte du tabernacle. L'inf?e machination de Balaam ?houa donc contre la fermet?des chefs d'Isra?, et les Madianites apprirent par leur exp?ience que le crime est un mauvais alli? Dieu qui avait ordonn??Isra? de les ?argner, Deu 2,9, leur retira cette protection et commanda ?Mo?e de les exterminer, Nom 31,2 3 COUPECoupe = joie/col?e/m?hancet? pri?es etc. Ps 24, 5 Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d'huile ma t?e, Et ma coupe d?orde. JoB 15, 16" Souffre donc qu'il consid?e comme impur et profane l'homme qui boit l'iniquit??pleines coupes. Is 11, 11 Mais vous, qui abandonnez Yahweh, Qui oubliez ma montagne sainte, Qui dressez une table pour Gad [dieu de la chance], et remplissez une coupe pour Meni [Dieu de la fortune Rev 17,4 Elle tenait dans sa main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuret? de sa prostitution. Rev 15, 7 Et l'un des quatre ?res vivants donna aux sept anges sept coupes d'or, pleines de la col?e du Dieu qui vit aux si?les des si?les…16,1 Allez, et versez sur la terre les sept coupes de la col?e de Dieu. Rev 5, 8 tenant chacun une harpe et des coupes d'or remplies de parfums, qui sont les pri?es des saints
J?us demanda ?ne pas boire la coupe Mt 26, 39 Mon P?e, s'il est possible, que cette coupe s'?oigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Jn 18, 11 J?us dit ?Pierre: Remets ton ?? dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le P?e m'a donn? ?boire?
Nous devons boire la coupe de Christ Mt 26, 27Il prit ensuite une coupe; et, apr? avoir rendu gr?es, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous; Phil 1, 29et cela vient de Dieu, car il vous a ??fait bienveillance, par rapport ?Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui, 1Co 11, 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'?ce qu'il vienne
On ne peut boire la coupe des d?ons 1Co 10, 16 La coupe de b??iction que nous b?issons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ?… 21 Vous ne pouvez boire la coupe de Yahweh, et la coupe des d?ons;
Mt 20, 20 Alors la m?e des fils de Z??? s'approcha de J?us avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande. 21 Il lui dit: Que veux-tu? Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l'un ?ta droite et l'autre ? ta gauche. 22 J?us r?ondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils. 23 Et il leur r?ondit: Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d'?re assis ?ma droite et ?ma gauche, cela ne d?end pas de moi, et ne sera donn?qu'?ceux ? qui mon P?e l'a r?erv?
Dieu se vengera Rv 14, 10 il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, vers? sans m?ange dans la coupe de sa col?e, et il sera tourment?dans le feu et le soufre, devant les saints anges et devant l'agneau
Rev 18,6 Dans la coupe o?elle a vers? versez-lui au double.
Ps 75, 8 (75:9) Il y a dans la main de Yahweh une coupe, O? fermente un vin plein de m?ange, Et il en verse: Tous les m?hants de la terre sucent, boivent jusqu'?la lie. COTONproduit d'un arbre ou d'un arbrisseau qui se trouve principalement aux Indes, en Egypte et en Chypre, mais qui peut aussi cro?re et ?re cultiv?en Syrie et en Palestine, Eze 27,10 (1Chr 4,21 On distingue souvent l'arbre et l'arbuste Le gossypium arboreum et le gossypium herbaceum) mais les deux esp?es n'en font cependant qu'une seule. L'arbuste ?coton, qui cro? spontan?ent dans les contr?s de l'Asie ant?ieure, est une plante annuelle qui s'??e ?I m?re environ, et m?e jusqu'?2, quand elle est cultiv? et soign?: la tige est rouge?re dans sa paravait eue de mal faire en descendant aupr? d'eux, mais la manifestation divine qui l'y avait d?id? leur raconta en peu de mots l'histoire pour eux inconnue, du Christ qui ?ait venu sur la terre, na?re, vivre, souffrir et mourir pour r?oncilier avec Dieu son p?e les p?heurs condamn?, pour les sauver par son sang, et pour ?re au dernier jour le juge des vivants et des morts. Pendant que l'ap?re parlait, les pa?ns qui l'?outaient re?rent la foi; ils crurent aux merveilles de la mis?icorde divine, ils accept?ent le salut gratuit que J?us leur avait m?it?sur la croix; le Saint-Esprit descendit alors sur eux; ils parl?ent diverses langues et glorifi?ent Dieu. Les chr?iens d'entre les Juifs qui avaient accompagn?Pierre ? C?ar?, furent ?onn? de voir les gr?es divines ?re accord?s ?ces ?rangers en la m?e mesure qu'elles l'?aient aux chr?iens de l'ancien peuple; mais Pierre comprit que la paroi mitoyenne ?ait rompue, que d? ce moment la circoncision ou l'incirconcision n'?ait plus rien; il ne se fit donc aucun scrupule de les baptiser, et de demeurer avec eux plusieurs jours. et fut la premi?e ?lise d'entre les pa?ns, le premier pas du Christianisme en dehors du cercle juda?ue, en dehors des limites du peuple ext?ieur dont Dieu, pendant quelques si?les, avait fait le d?ositaire de ses oracles, et l'objet visible de ses soins et de son amour; ce fut un moment solennel que celui o?le vase de l'ancienne sacrificature d?orda pour la premi?e fois, pour se r?andre en torrents de b??ictions sur les peuples qui n'?aient pas appel? du nom du Seigneur; et certes les anges du ciel s'en r?ouirent. Quant ?Corneille lui-m?e, l'histoire sainte n'en reparle plus, et les traditions qui le font ??ue, les unes de C?ar?, les autres d'Ilion, les autres de Scepsis, ne nous apprennent rien, non plus que celles qui le font martyr. CORROYEURAct 9,43 10, 6 32 Le travail du cuir ?ait un m?ier g??alement peu estim?des Juifs, en grande partie ?cause de l'odeur qu'exhale la mati?e travaill?; ceux qui s'y vouaient se logeaient ordinairement en dehors des XXXX tie inf?ieure; les rameaux sont courts, couverts de poils et sem? de taches noires; les feuilles grandes, molles, vert fonc? et ? cinq lobes: les fleurs prennent naissance ?l'origine des feuilles; elles sont en forme de cloches, jaune p?e et couleur pourpre vers le bas; le fruit est une capsule, d'abord de la grosseur d'une noisette; il devient bient? aussi gros qu'une noix et s'ouvre de lui-m?e en octobre; le peloton de laine v??ale qu'il renferme se d?eloppe ?la chaleur et n'est pas moins grand qu'une pomme; il contient sept petites graines gris?res ou brunes, cotonneuses et ov?s, dont le noyau donne une huile qui n'est pas sans utilit? —L'arbre ?coton est plus m?idional; c'est aux Indes surtout qu'on le trouve; il atteint deux hauteurs d'homme et ne diff?e gu?e de l'arbuste que par la taille. Quant ?la connaissance que les Juifs avaient du coton, et ?l'usage qu'ils en faisaient, v. Lin. COUDEEmesure naturelle, usit? chez tous les anciens peuples, comme le pied l'a ??chez les peuples modernes. La coud? est la longueur comprise entre le coude repli?et l'extr?it?du doigt du milieu, Deut, 3,11 Selon notre mani?e de compter, ce serait 0m 54 I pied, 7 pouces, 10 lignes et demie. D'apr? Ori-g?e et saint Augustin, la coud? dont No?se servit pour la construction de l'arche ?ait six fois aussi grande que la coud? ordinaire; mais ce syst?e est inadmissible. Une hypoth?e du m?e genre est celle de Louis Capelle et de quel-ques autres, qui pr?endent que chez les H?reux il y avait, ?c??de la coud? ordinaire, la coud? sacr?, qui ?ait double de la premi?e. Us s'appuient sur ce que, Nom 35, 4, les faubourgs des villes l?iliques ont, au premier verset, 1,000 coud?s de longueur, et au verset suivant, 2,000; el sur ce que, 1Roi 7,15, les deux colonnes de bronze du temple de Salomon ont 18 coud?s de hauteur, tandis que 2Chr 3,15, elles en ont 35, ?peu pr? le double.—D'autres encore, admettant la m?e distinction, ne donnent ?la coud? sacr? qu'une palme de plus qu'?la coud? ordinaire, se fondant sur Eze 40, 5 43,13 mais, dans ces deux passages, il est question de la coud? h?reue, compar? ?la coud? de Babylone (0m 45) ?laquelle les Juifs s'?aient accoutum? pendantla captivit? et le proph?e a bien soin d'indiquer que la coud? dont il parle est la vraie, l'ancienne coud?, plus grande d'une palme que la coud? ?laquelle ces H?reux modernes ?aient habitu?. Il ne para? donc pas qu'il faille admettre que les H?reux aient eu pour leur usage ordinaire, en Palestine, deux coud?s diff?entes; aussi, rien ne n?essite cette supposition, bien que les uns trouvent l'arche trop petite avec ses 300 coud?s de longueur, et que d'autres ne trouvent pas non plus Goliath assez grand avec ses six coud?s et une paume de hauteur. COUDRIERC'est ainsi que nos versions traduisent l'h?reu Louz, Gen 30, 37; il doit se rendre plut? par aman-dier, cf. COULEURSLe blanc, le noir, le jaune et quelquesautres couleurs sont mentionn?s dans l'Ecriture, Cant. 5, 11 Psa 68,13 Zac 6,23 Rev 6,2 4 5 8 etc.; les principales sont le pourpre, l'?arlate et le cramoisi, dont nous parlerons en leur place. COULEUVREGen 49,17 Shephi-phon, probablement la couleuvre dite cornue, ou c?asle: elle se trouve en Egypte et en Palestine; elle a un peu plus de 2 centim. de largeur sur une longueur de 0m, 40 environ. La couleur de son dos et de ses flancs est brune; elle est blanche sous le ventre: sur sa t?e sont deux esp?es d'antennes ou de cornes sensibles, en forme de nœuds. Elle se cache ordinairement dans le sable o?sa couleur la rend assez difficile ?percevoir: au moindre mouvement, au moindre bruit qui se fait autour d'elle, elle s'?ance de sa re-traite avec imp?uosit? et fond sur sa proie, attaquant ?alement les hommes, les chevaux, et d'autres grands animaux. En comparant les Danites ?la couleuvre, le patriarche voulait donc annoncer que cette tribu s'agrandirait et ferait des conqu?es sur ses ennemis par la ruse, plus que par la force et la valeur. — v. Serpents. COUPELa coupe de Joseph, dont il est parl?Gen 44,5 sq., a passablement ?u les interpr?es, ? cause des paroles de Josepb qui charge son ma?re d'h?el de poursuivre les onze fr?es accus? de vol: mais l'on n'est pas m?e d'accord sur la traduction exacte de ces paroles; nos versions lisent: ''N'est-ce pas l?la coupe dans laquelle mon seigneur boit, et par laquelle tr? assur?ent il devinera?'' D'autres Luther, Vulgate,etc.) traduisent ces derniers mots par ceux-ci: ''dont il se sert pour pr?ire l'avenir'', pour deviner avec certitude. La premi?e traduction est plus simple, et chacun la comprend; elle a m?e le d?aut d'?re trop simple: en s'apercevant que vous lui avez pris sa coupe, mon seigneur devinera que vous la lui avez vol?; c'est trop clair: on doit suppl?r quelques mots pour lui donner un sens passable, et l'on dit, par exemple: Est-ce que par cette iniquit?mon ma?re ne devinera pas les autres ? Cette paraphrase pouvait signi-lier quelque chose pour Joseph, elle ne signifiait rien pour le ma?re d'h?el; mais il est possible que Joseph, en lui ordonnant de tenir ce langage, voul? parler ?la conscience de ses fr?es, et certes ceux-ci ?aient ?m?e de comprendre. Toutefois paraphraser n'est pas traduire, et l'on doit ici ajouter tout un sens pour en trouver un.—En admettant la seconde version, l'on se demande si Joseph se serait en effet servi de sa coupe pour pr?ire l'avenir, ou si ses gens le croyaient ainsi, ou si le ma?re d'h?el ne tient ce langage que pour s'accommoder ?la croyance commune des Egyptiens qui regardaient Joseph comme un tr? habile magicien, ou enfin s'il veut seulement intimider les fr?es de Joseph, en leur faisant croire que celui-ci est tr? vers?dans l'art de la divination. Il y a des d?enseurs pour chacune de ses opinions, et l'on doit se rappeler que les anciens reconnaissaient une sorte de divination par la coupe; ils pr?endaient, entre autres, qu'Alexandre-le-Grand avait une coupe au moyen de laquelle il voyait dans l'avenir des choses naturelles et surnaturelles Et plusieurs traits de sa vie prouvent qu'en ef' fet il trouvait quelquefois la double vision au fond de sa coupe. On devinait, soit en jetant dans l'eau de la coupe des lames de m?al sur lesquelles ?aient grav? certains caract?es myst?ieux, soit en y laissant tomber des gouttes de cire fondue, qui, d'apr? la mani?e dont elles se groupaient, donnaient la r?onse aux questions pr?ent?s. Nous savons jusqu'?quel pas l'on peut accorder cr?nce ?toutes ces ressources de la science magique ancienne; mais, quoi qu'il en soit, il est ?ident que si Dieu avait accord??Joseph le don d'interpr?er les songes, il n'?ait pas un mage ou un devin oriental livr??la merci de son verre. On peut supposer, si l'on veut, que les Egyptiens, ignorants et pa?ns, ne sachant ?quoi attribuer les vertus et la science surnaturelle de leur gouverneur, les aient attribu?s ?quelqu'un des meubles dont il se servait, et ?sa coupe en particulier. Mais l'on peut adopter aussi l'une des deux traductions suivantes, autoris?s par l'original: N'est-ce pas la coupe que mon seigneur cherche avec beaucoup de soin; ou... par laquelle il a voulu vous ?rouver? La coupe Nos versions ont breuvage) est employ? quelquefois dans l'Ecriture pour signiflerle partage, le lot, l'h?itage de quelqu'un: c'est ainsi que David s'?rie: Iahweh est la part de mon h?itage et de mon breuvage, Psa 46,5 soit qu'il veuille dire: Il me suffit, et je ne veux pas de part aux festins des m?hants; soit qu'il fasse allusion ?ces m?es festins o?l'on remplissait les coupes aussi souvent que les convi? le d?iraient. Le m?e psalmiste s'?rie encore: Je prendrai la coupe des d?ivrances, et j'invoquerai le nom du Seigneur, Psa 116,13, c??onie qui para? avoir ??pratiqu? r?llement chez les Juifs, et dont on retrouve un exemple dans un livre de beaucoup plus moderne, et tout-?fait apocryphe, le troisi?e des Maecab?s, 6,27, o?l'on voit les Juifs d'Egypte offrir ?le Seigneur des coupes dans les festins qu'ils firent pour leur d?ivrance. Quelques interpr?es croient cependant qu'il faut entendre par l?le vin que l'on r?andait sur les victimes d'action de gr?e, Exo 29,40 Nomb, Ici, 5 28,7 44 La coupe est encore mentionn? dans le dernier repas que J?us fit avec ses disciples, et dans la solennelle institution de la C?e, Luc 22,20 1Cor 41, 23, de m?e que dans ces paroles de notre Sauveur aux fils de Z???: ''Pou-vez-vous boire la coupe que je dois boire?'' —Cf. encore la coupe d'?ourdisse-ment, (Isa 51,22, et Psa 75,8: ''Il y a une coupe en la main du Seigneur, tous les m?hants en suceront et en boiront les lies.» On sait comment l'Eglise romaine s'est permis de retrancher la coupe aux fid?es, de son autorit?priv?, il y a quatre ou cinq cents ans; nous n'avons pas ?remontrer ici toute l'impi??de cette innovation, non plus que ce qu'elle a de diam?ralement oppos?? l'institution de la C?e par notre Sauveur, qui dit lui-m?e, en parlant du vin: ''Buvez-en tous.'' Sans doute avec les id?s magiques que l'ont veut rattacher ?ces simples symboles, et par suite des doctrines myst?ieuses qui furent ?hang?s pendant l'?oque de t??res qui pr??a la r?ormation, l'on vint ? dire: Puisque le corps de Christ est tout entier et mat?iellement compris sous chacune des deux esp?es, il n'est pas n?essaire de le donner ?double aux simples fid?es, comme si notre Sauveur, en donnant ce commandement, n'avait pas su ce qu'il faisait: d'ailleurs, ajoutent les ennemis de la coupe, on pourrait, par accident, laisser tomber ?terre quelques gouttes du sang sacr? en le donnant soit aux malades, soit aux enfants, soit m?e ?tous les autres fid?es; on dirait que notre Sauveur n'ait pas pr?u ce cas, et que les pr?res du moyen ?e aient d? sous la conduite de celui qui demeure ?Rome, r?arer cette inadvertance. — Mais nous n'avons pas ?r?ler ce compte ici; d'autres l'ont d??fait et bien fait. COURLes riches maisons de l'Orient avaient ordinairement une esp?e d'avant-cour, porche, ou portique servant de vestibule, Jer 32,2 Mar 14,68 Jean 18,16 On passait de l?dans les appartements sup?ieurs par un escalier construit en dehors de la maison, conduisant jusqu'au toit et souvent fait de bois tr?-pr?ieux, 2Chr 9,111Roi 6,8 Cette avant-cour conduisait aussi dans la cour proprement dite qui communiquait avec les ?ages inf?ieurs et le rez-de-chauss?. La cour ?ait en g??al nue, et les riches, pour tout meuble, ne savaient y ?ablir autre chose qu'une citerne, qui ?ait un grand objet de luxe. v. Maisons. Cour de justice, v. Juges, Jugements. COURAGE“Le soldat de m?ier acquiert un pouvoir de plus en plus grand ? mesure que le courage d'une collectivit?d?line.” - Gilbert Keith Chesterton Sir 4,32 ''Ne te soumets pas ?un insens?et ne te laisse pas imposer par le visage d'un grand.'' Sir 4,33-35 ''Jusqu'?la mort lutte pour la v?it?et le Seigneur Dieu combattra pour toi. Ne te soumets pas ?un insens?et ne te laisse pas imposer par le visage d'un grand. Jusqu'?la mort lutte pour la v?it?et le Seigneur Dieu combattra pour toi. Ne sois pas hardi dans tes discours, et paresseux et n?ligent dans tes œuvres. Ne sois pas un lion dans ta famille, et l?he avec tes serviteurs. COURGEQuelques-uns ont pens?que le kikajon de Jonas, 4,6 ?ait une courge; mais v. Kikajon. COURONNE1Cor 9,25 Tous ceux qui combattent s'imposent toute esp?e d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. 2Tim 4,8 D?ormais la couronne de justice m'est r?erv?; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-l? et non seulement ?moi, mais encore ?tous ceux qui auront aim?son av?ement. Jac 1,12 Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation; car, apr? avoir ???rouv? il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise ?ceux qui l'aiment. 1Pier 5,4 Et lorsque le souverain pasteur para?ra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire. Rev 2,10 Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez ?rouv?, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fid?e jusqu'?la mort, et je te donnerai la couronne de vie. Rev 3,11 Je viens bient?. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Rev 12,1 Un grand signe parut dans le ciel: une femme envelopp? du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze ?oiles sur sa t?e. Copyright(c)Worldwide-Christians.org - You can copy all items if you specify kindly the source and Internet link - Rev 2,10 Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez ?rouv?, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fid?e jusqu'?la mort, et je te donnerai la couronne de vie. Rev 3,11 Je viens bient?. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Rev 12,1 Un grand signe parut dans le ciel: une femme envelopp? du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze ?oiles sur sa t?e.
L'usage des couronnes ?ait fort commun chez les H?reux, comme chez les Orientaux en g??al; presque chaque livre de la Bible en parle. La plus ancienne dont nous ayons connaissance est celle du souverain sacrificateur, qui se composait d'une lame d'or pur, s'attachant par derri?e avec un ruban bleu-c?este, et sur laquelle ?aient grav? les mots: ''La saintet??le Seigneur;'' elle se pla?it sur la tiare du pontife, Exo 28,36 3711 semble, d'apr? Eze 24,17 23,que les simples pr?res portaient aussi des esp?es de couronnes, puisque dans ces passages Dieu d?end au proph?e d'?er sa couronne ou de mener deuil en aucune fa?n, afin de montrer aux Isra?ites qu'eux aussi, dans la captivit? ne pourront mener deuil, ni s'abandonner ?leur douleur, m?e quand leurs plus proches parents seront pass? au fil de l'??: peut-?re aussi s'agit-il simplement de bonnets ou de turbans que chacun portait comme couverture de t?e, sans y rattacher du reste aucune autre id?. Mais lorsque Mo?e ordonne aux Juifs, Deu 6,8, de porter les paroles de la loi comme une couronne sur leur t?e, et comme un bracelet ?leurs bras C'est le sens du texte) il insinue assez clairement que les couronnes et les bracelets ?aient fort en usage chez eux. Une couronne ?ait la parure nuptiale de la vierge et de son ?oux, (Isa 61,10 Cant. 3,11; c'est ainsi que le Seigneur, regardant la nation juive comme son ?ouse, lui met une couronne d'or sur la t?e, Eze 46,12 cf. 23,42 —Le diad?e ?ait encore l'ornement des rois et des princes, comme la marque principale de leur dignit? soit chez les H?reux, soit chez les pa?ns; et quand David se fut empar?de Rabbath-Hammon, il prit la couronne de leur roi qui pesait un talent (35 kilog) et qui ?ait toute garnie de pierres pr?ieuses. La couronne de Saul est mentionn? % Sam 1,10 parmi les objets que l'Amal?ite, qui se vantait de l'avoir tu? apporta ? David; le diad?e de Salomon, que sa m?e Bath-s?ah lui avait brod?pour le jour de ses noces, est nomm?Cant. 3,41; celui de Josias, 2Chr 23,11 Les rois qui pos-s?aient plusieurs royaumes ceignaient autant de diad?es, comme on peut le voir par Rev 12,3 13,1; et le roi des rois, qui domine sur l'univers entier et sur les peuples de toutes langues, a sur sa t?e plusieurs diad?es, nous dit le m?e ap?re, 19,12 Les reines de Perse portaient une couronne que le roi leur accordait quand il voulait les honorer. Vasti jouissait de ce privil?e, Est I, 11, lorsqu'ayant eu le malheur de d?laire ?son ?oux Assu?rus, elle vit la couronne royale passer sur la t?e de la Juive, parente de Mardo-ch?, 2, 17 Haman, racontant comment il pense que le roi doit traiter la personne qu'il veut honorer, n'oublie pas la couronne royale, 68 Mardoch? en fut effec-tivement rev?u, dans la course triomphale qu'il fit au travers de la ville de Susan, 8,15 Mais la couronne biblique dont le souvenir est le plus cher aux chr?iens, parce qu'elle a ceint la t?e du Prince de paix, c'est la couronne d'?ines, bel embl?e de la royaut?qu'il devait trouver dans ses souffrances, mais triste anneau qui doit s'ajouter ? la cha?e des perversit? humaines. On s'est demand? par curiosit? de quelles ?ines ?ait compos? cette couronne; les uns ont r?ondu d'aub?ine, les autres d'acacia, les autres de groselier, les autres de jonc marin, les autres d'?ine-vinette, etc. L'on n'en sait ?idemment rien. Ce qu'il y a de plus curieux dans cette discussion, c'est que ceux qui se tourmentent ainsi apr? ces ?ines, devraient ?re mieux ?m?e que personne de r?ondre d'une mani?e satisfaisante. N'ont-ils pas en effet conserv?cette couronne ? N'ont-ils pas en effet conserv?ces ?ines ? N'y en a-t-il pas un tiers en la Sainte-Chapelle de Paris? ?peu pr? autant ?Notre-Dame ? puis ?Rome six ?ines partag?s entre les ?lises de Sainte-Croix et de Saint-Eustache; ?Sienne quelques-unes; ?Bourges cinq; ?Bezan?n trois; ?Vienne une; ? Mont-Royal trois; ?Alby trois; ?Toulouse, ?M?on, ?Alby, ? Noyons, etc., etc.,etc.? sans parler de toutes les autres ?ines qui sont dans le monde. ''Par quoi il est ais?de conclure, ajoute Calvin, que la premi?e plante a commenc??jeter longtemps apr? la passion de notre Seigneur J?us-Christ.'' La conclusion est juste; elle donne en m?e temps la cl?des divisions qui existent entre les papistes sur l'esp?e d'?ines dont il s'agit: on n'a pas pu v?ifier sur la sainte couronne qui se conserve ?la Sainte-Chapelle de Paris, parce qu'elle n'a plus d'?ines, dit Calmet, depuis qu'on en a arrach?la derni?e du temps de Louis XIII. Le m?e b??ictin ajoute: ''L'histoire ancienne ne nous a rien appris sur la mani?e dont la sainte couronne s'est conserv? et est venue jusqu'?nous. Il est m?e assez difficile de croire que toutes les ?ines et toutes les parties de la sainte couronne que l'on montre en diff?ents endroits, ne viennent que de la seule couronne du Sauveur.'' COURRIERL'institution des courriers faisant le service de poste est tr? ancienne, et para? avoir pris naissance en Perse. Ce furent d'abord des sentinelles qui, plac?s de distance en distance, se criaient l'une ?l'autre les nou-velles publiques, et les faisaient ainsi parvenir avec une tr?-grande rapidit?de toutes les parties du royaume ?la capitale. Puis Cyrus, autant pour acc??er le service que pour tenir secr?es les nouvelles qu'il ne voulait pas voir proclam?s par les sentinelles, ?ablit des courriers ? cheval sur toutes les grandes routes, de telle sorte que les paquets et les lettres changeaient ?la fois de cheval et de courrier ? chaque nouvelle station, sans que ni la nuit, ni le mauvais temps pussent jamais arr?er les porteurs. H?odote dit qu'en fait de voyage par terre on ne conna? rien de plus rapide, et X?ophon assure que ces courriers al que le Aient plus vite que le vol des grues. Xerc?, dans sa fameuse exp?ition contre les Grecs, avait ?abli ce moyen de communication entre lui et Suse, la capitale de ses ?ats. Ces courriers sont nomm? dans 1 histoire d'Ester; c'est par euxqu'Haman fit porter l'ordre de mettre ?mort tous les Juifs du royaume, 3,43 c'est par eux aussi, et par des courriers extraordinaires et plus nombreux, que le contre-ordre fut exp?i? sur l'intervention d'Ester et de Mardoch?, 8, tu. Les Grecs adopt?ent le m?e syst?e ?l'imitation des Perses, mais en y joignant la corv?, c'est-?dire l'obligation pour les villes de fournir ?l'Etat des chevaux et des hommes pour faire ce service. On pense que les paroles de notre Sauveur, Mat S, 41, renferment une allusion ?cette charge, lorsqu'il dit: ''Si quelqu'un veut te contraindre de faire avec lui une station, fais-en deux.'' Parmi les Romains, ce fut Auguste qui institua les postes r?l?s. Adrien les perfectionna, mais elles tomb?ent avec l'empire; elles se relev?ent un instant sous Charlemagne, et ne s'?ablirent d?initivement dans l'Europe moderne que sous Louis XI, roi de France. COUTEAUXLes couteaux des anciens H?reux ?aient de pierre, comme ils le sont maintenant encore chez tous les peuples sauvages, et dans plusieurs parties de l'Orient, l?o?l'on a besoin d'instruments tranchants, et o?l'on ne conna? pas l'art de travailler le fer. On ne s'en servait pas ?table, puisque les viandes arrivaient toutes d?oup?s, et que le pain, en forme de g?eau tr? mince, pouvait facilement se rompre avec les doigts, Mar 6 41 et ailleurs. Les m?es usages, ou la m?e absence d'usage, comme on dirait chez nous, se pratiquent encore en Orient jusque dans les festins des princes et des rois. Les couteaux ?aient employ? principalement dans les sacrifices, et dans les boucheries, Gen 22,6 10, etc.; ils servaient aussi pour la circonsision, Exo 4 25 Jos 5, 2Tim ceux de pierre ?ant regard? comme moins dangereux et causant moins d'inflammation que ceux de m?al. COUVERTURES du tabernacle, v. TaCRAINTE"Cette crainte, en effet, dont saint Jean dit: ''La crainte ne se trouve point avec la charit? car la charit?parfaite bannit la crainte, parce que la crainte est p?ible 1''; cette crainte, dis-je, n’est pas du genre de celle qui faisait redouter ?saint Paul que les Corinthiens ne se laissassent surprendre aux artifices du serpent 2, attendu que la charit?est susceptible de cette crainte, ou, pour mieux dire, il n’y a que la charit?qui en soit capable; mais elle est du genre de celle dont parle ce m?e Ap?re quand il dit: ''Vous n’avez point re? l’esprit de servitude pour vivre encore dans la crainte 3''. Quant ?cette crainte chaste ''qui demeure dans le si?le du si?le 4'', si elle demeure dans le si?le ?venir (et comment entendre autrement le si?le du si?le ?) ce ne sera pas une crainte qui nous donne appr?ension du mal, mais une crainte qui nous affermira dans un bien que nous ne pourrons perdre. Lorsque l’amour du bien acquis est immuable, on est en quelque sorte assur?contre l’appr?ension de tout mal. En effet, cette crainte chaste dont parle le Proph?e signifie cette volont? par laquelle nous r?ugnerons n?essairement au p?h? en sorte que nous ?iterons le p?h?avec cette tranquillit?qui accompagne un amour parfait, et non avec les inqui?udes qui sont maintenant des suites de notre infirmit?- Augustin La cit?de Dieu L14,9 CRAMOISIh?. Karmil, 2Chr 2,7 143,14 Selon Bochart, le cochlea purpurata, pourpre tir? d'une esp?e de crustac?des environs du mont Carmel. Selon quelques auteurs, ce Karmil serait un mot de la langue post?ieure, ?uivalant ?Tholabat que nous traduisons par ?arlate, cf. — Parmi les diff?entes esp?es de rouge indiqu?s dans la Bible, il est un peu difficile de d?erminer la nuance exacte des mots employ?; voici, cependant, comment nous croyons pouvoir essayer de les traduire. Karmil, cramoisi, ou ?arlate. Tholahat, Shani, Shanim, ?arlate, (Isa 1, 18 Argaman, pourpre rouge, Exo 25-27 Thek?eth, pourpre violet, tirant sur le bleu, Eze 23,6 Shasher, rouge cinabre ou garance, Jer 22, 14 Chamoutz, rouge brillant, ?arlate, (Isa 63,1 CREATIONGen?e ?rit la terre produisit des ?es vivantes L'homme ?ant tir?de la terre et se nourrissant de son produit l'auteur peut ?rire: "la terre produisit"
Orig?e ?rivit" Ils devinrent une grande multitude et acquirent une grande puissance: car la terre les multiplia" - : Orig?e Hom?ies sur l'exode
Acte du Dieu ?ernel et tout puissant, par lequel il appelle ? l'existence des choses visibles et invisibles, mat?ielles ou spirituelles (Rev 4,11 Psa 148,5). Ce mot s'entend aussi, par extension, de l'univers, de l'ensemble des choses cr?es. L'homme, born?dans son intelligence et d?hu, ne peut p??rer et ne p??rera jamais la totalit?des myst?es li? ?la cr?tion de l'univers, trop profonds pour lui. (Job 11,7-8 38,1.).
Rien ne l'emp?he cependant de chercher ?d?ouvrir les choses cach?s de Dieu, il peut et doit m?e chercher ?conna?re ce qu'il Lui a plu de nous laisser en d?ouvrir et que nous appelons 'sciences'. L'homme dispose pour cette recherche de trois sources d'instruction: 1°)) La Parole de Dieu, qui entend les r??ations de la divinit? sur les choses qu nous seraient sans elle demeuraient obscures et inatteignables: Les mondes sup?ieurs, les anges, les Archanges, le dessein de Dieu quand ?l'avenir de la terre, et les d?ices qui s'ensuivront, le secret des plantes m?icinales.. Rom 1,20 2°)) Le langage la nature: La g?logie, la biologie, l’observation des animaux, des ph?om?es m??rologiques, la g?graphie, l'exploration .. 3°)) Les sciences de la vie: La psychologie, la sociologie, les m?ecines, l'histoire .. 4°)) Le langage de l'Univers: La Physique, les Math?atiques, les 'conqu?es' spatiales, les satellites, l'?udes des ph?om?es c?estes ..
C'est ainsi que 'le monde' qui nous entoure est g??alement surnomm?'Livre de la nature'.
''Les œuvres de Dieu (sa cr?tion) et sa Parole sont les deux colonnes d'entr? (Yakin et Boas) du temple de la v?it?, les t?oins fid?es et vivants de sa sagesse et de sa puissance et infinie. Toute recherche qui rejetterait l'un ou l'autre des piliers de la connaissance, ne pourrait que conduire ?la perte totale de l'intelligence n?essaire ?la d?ouverte des myst?es de l'Univers et donc nuire ?l'harmonie de la cr?tion. (ex. Maltraiter la terre conduit ?la disparition de l'humanit?.
Mat 22,29 ''Vous ?es dans l'erreur parce que vous n'entendez pas les Ecritures ni quelle est la puissance de Dieu”. Job 26,U "Nous craignons, nous aussi, ¦ d'obscurcir son conseil par des paroles sans science.
Bas?sur des piliers aussi solides, l'homme de sciences ne se laisse ?ranler dans sa foi, par des d?ouvertes peuvent parfois sembler en contradiction avec la r??ation ?rite, ou avec des syst?es cosmogoniques propos? par des 'chercheurs' impies ou au contraire par des doctrines philosophiques ou religieuses, voire pseudos chr?ienne qui ne correspondent en rien ?la v?it?r??? par le livre de la nature.
Gen 1,4 ''Dieu cr? au commencement le ciel et la terre» Le vobale 'Cr?r' (heb. bara) signifie d'apr? le dictionnaire Larousse: "Faire que quelque chose, un ?re existe, sp?ialement en parlant de Dieu: Cr?r le monde. R?liser ou concevoir quelque chose: Cr?r un mot nouveau. Cr?r un personnage de bande dessin?. Fonder, ?ablir quelque chose, ?re ? l'origine de son existence: Cr?r une association sportive".
Nous remarquons que l'œuvre des trois premiers jours, dans le r?it de Mo?e, est en grande partie une œuvre de s?aration: Dieu s?are la lumi?e 'avec les t??res, il s?are les eaux sup?ieures des eaux inf?ieures, il s?are la terre s?he d'avec la mer, il s?are le jour d'avec la nuit.
Contrairement ?l'enseignement de Platon, le principal, th?ricien et 'scientifique' de son temps, Les Saintes-Ecritures savaient d?? que la mati?e ni n'a toujours exist? - qu'elle eut une origine - ni qu'elle soit ?ernelle. Gen 1,1 "Au commencement Dieu cr? le ciel et la terre". Cf. Heb 41,3 Psa 33,9
Par contre, elle affirme concernant le Christ: ''Il ?ait au commencement avec Dieu et il ?ait Dieu'' (Jean 1,1) et encore qu'il ?ait l?Lorsque Dieu "Agen?it les cieux et qu'il tra?it le cercle au-dessus des ab?es, lorsqu'il n'avait pas encore fait la terre, ni le commencement de la poussi?e du monde,'' Pro 8,22-30
Mo?e se sert en parlant des œuvres de Dieu, tant? du mot bara, tant? du mot hazah (il fit) (Isa? 43, 11 S. Nomb. 46, 30 Ps. 4 04, 30 Ainsi, Gen 1,21 Dieu cr? les grands poissons; v. 25, Dieu fit les b?es de la terre; v. 26, faisons l'homme ?notre image; v. 27, Dieu cr? donc l'homme.
M. de Rougemont (Fragments d'une Histoire de la terre, p. 113) voit quelque chose de plus dans la mani?e dont Mo?e se sert de ces mots; il dit que ''cr?r signifie former un type nouveau, tandis que faire est restreint au d?eloppement d'un type d??existant: ainsi, dit-il, Dieu cr? l'animal, l'homme, 4, 20-27 mais une fois les animaux aquatiques existants, il ne cr? pas les animaux terrestres, il les fait.''
La cr?tion du commencement doit ?re distingu? de la cr?tion des six jours; d'autant plus que le r?it de ce qui s'est pass? dans chacun de ces jours est pr???de la d?laration que ''Dieu dit,'' ou voulut l'??ement qui suit imm?iatement; par cons?uent il semble que la cr?tion du premier jour doit avoir commenc?lorsque ces mots: ''Et Dieu dit,'' sont employ? pour la premi?e fois, c'est-?dire pour l’apparition de la lumi?e.
Il est ?ident que cette 'cr?tion' ne fait que donner une nouvelle forme, un nouvel arrangement, de 'meubler' d'une mani?e nouvelle un monde qui existait d?? car nulle part dans le r?it des six jours il ne nous est dit que Dieu fit, ou cr? l'eau, ni la terre, ni les t??res, choses d??existantes (r?ultat d'une cr?tion pr??ente) les quelles il ne fait, dans les premiers jours, que s?arer les unes des autres et les mettre dans un ordre nouveau.'' (Buck-land's 1,22).
Nous croyons donc que le v. 4 nous parle d'une cr?tion primitive des choses mat?ielles, sans en indiquer l'?oque qu'il ne nous importe probablement pas de sa voir. Ceci n'est pas une opinion nouvelle; c'est celle de plusieurs p?es de l'Eglise (voir P?avius, Dogm.Theol.,tom.III. De opificio sex Dierum, Lib. 4 Cap. 1, § 8, et cap. 11, § 4-8). Les uns voyaient dans les deux premiers versets de la Gen?e le r?it de la cr?tion d'un monde primitif; d'autres, comme saint Augustin, Th?doret, y voyaient la premi?e formation de la mati?e; d'autres, celle des ??ents; d'autres croient que les cieux dont il est question au v. 1 sont, non le ciel atmosph?ique de notre terre qui ne fut cr? que le deuxi?e jour, mais ce qui est appel?ailleurs les cieux des cieux.
Nous voyons, en effet, que quoique la Gen?e emploie le m?e mot Shamayim pour d?igner ces deux choses, la Bible les distingue ailleurs, comme Neh 9 6
La racine du mot h?reu qui signifie ciel, ?ant le pr??it inusit?shamah, ?re ?ev? le mot shamayim signifierait les hauteurs, ou les espaces ?ev?, et she-m?hasshamayim (les cieux des cieux) seraient les espaces infiniment ?ev?, ou l'immensit? avec tout ce qu'elle contient, et par cons?uent cette multitude innombrable d'?oiles ou de mondes, qui feraient ainsi partie de la premi?e cr?tion, indiqu? Gen 4, 1, et que le v. 46 ne fait que rappeler en passant, en parlant du moment o?le soleil devint lumineux pour la terre.
Le fameux passage de saint Pierre, 3, 5-13, qui r?ume en quelques mots les destin?s de notre plan?e, autorise la diff?ente interpr?ation du mot cieux dans les versets 4 et 8, et montre que le ciel du deuxi?e jour, c'est-?dire l'atmosph?e, suit le sort de notre globe et de ses r?olutions. Il est ?ident, en effet, que les cieux ant?iluviens qui ont ??d?ruits, ne comprenaient pas les astres, car alors le soleil, la lune, et les ?oiles qui existaient avant le d?uge auraient aussi p?i; la future destruction par le feu, des cieux et de la terre d'?pr?ent, n'est donc pas non plus une catastrophe qui doive envelopper tout l'univers, mais seulement une grande r?olution qui doit changer l'?at et l'apparence de notre globe; un feu purifiant qui le nettoiera de sa souillure comme l'or fondu dans le creuset est d?ag? par le feu des mati?es impures qui le ternissent; r?olution apr? laquelle le monde et ses habitants seront r?ablis dans l'?at de puret?et d'innocence, d'o?le p?h?d'Adam les avait fait d?hoir.
L'interpr?ation que nous venons de donner du v. 4 semble confirm? aussi par l'expression remarquable qui termine le v. 3 du deuxi?e chapitre: ''Dieu se reposa de toute l'œuvre qu'il avait cr?e pour ?re faite.'' — Ne semble-t-il pas que ce passage est un de ceux dans lesquels le Tout-Puissant soul?e ?nos yeux un coin du voile qui nous cache la profondeur de ses conseils ? Ne semble-t-il pas nous dire qu'il avait de longue main pr?ar?une demeure aux hommes, qu'il avait cr? cette terre dans les jours d'autrefois pour ?re faite, c'est-?dire pour ?re fa?nn? plus tard, de mani?e ?ce qu'elle p? ?re habit? par des cr?tures dans lesquelles il voulait mettre son plaisir? Prov. 8, 31
Il fit toutes ces choses par degr?, ajoutant une bonne chose ?une autre bonne chose, jusqu'?ce qu'il juge? que tout ?ait tr? bon, Gen 1, 31, afin d'y rendre heureux des ?res form? ?son image, ?qui il voulait remettre la domination sur toutes les merveilles qu'il venait d'appeler ?l'existence.
Quand il ne nous resterait d'autre partie de la r??ation que les premiers chapitres de la Gen?e, n'aurions-nous pas l?une preuve ?latante de la bont?infinie de notre Cr?teur et du soin paternel que sa Providence prend des hommes ? Oui, cet Etre tout puissant qui s'occupait de notre bonheur, tant de si?les avant l'existence de notre race, ne peut pas nous avoir d?aiss?, et si le mal est entr?dans le monde, et a g??cette terre tr? bonne o?Dieu avait plac?Adam, soyons s?s que celui qui a mis tant de soin ?nous former pour le bonheur, aura aussi mis ?notre port? un rem?e ?nos maux, un moyen de rel?ement apr? notre chute, un sauveur enfin assez puissant pour emp?her que cette terre et ses habitants qui ?aient sortis tr? bons de la main de Dieu, ne continuent ??re entra?? ?jamais dans le chemin du mal.
Mais pour cela, il faut qu'une cr?tion nouvelle s'op?e en nous, et que cette parole divine par qui et pour qui toutes choses ont ?? faites, renouvelle en nous l'image de Dieu que le p?h?a d?ruite, 1Cor 45, 4749 2 Cor. 5,17 Eph. 4,24
v. 2 ''Et la terre ?ait sans forme et vide; les t??res ?aient sur la face de l'ab?e, et l'Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux. > — (Le mot ab?e semble ?re synonyme des eaux sur lesquelles se mouvait l'Esprit de Dieu; v. Job 38, 30 Ps. 42, 8104, 6 Jonas 2, 6 sq.)
Si le v. 1 se rapporte ?la premi?e cr?tion de toutes choses, dont rien ne peut nous faire m?e deviner l'?oque, il se peut que des millions d'ann?s se soient ?oul?s entre ce moment et la cr?tion de la lumi?e sur notre terre. (Dans la Bible de Luther, imprim? ?Wittenberg, en 1557, on trouve le chiffre 1 marqu?en t?e du v. 3, comme ?ant le commencement de l'histoire de la cr?tion. Dans d'anciennes ?itions anglaises o?la division en versets n'?ait pas encore adopt?, il y a un double interligne entre les v. 2 et 3 Pusey.)
Le v. 2 d?rit l'?at du globe imm?iatement avant le commencement du premier des six jours, c'est-?dire sur le soir du premier jour; car, suivant la compu-tation mosa?ue, chaque jour commence avec le soir, et durejusqu'au soir du jour suivant. Le premier jour serait donc la fin de la p?iode ind?inie de la premi?e existence du monde. Dans ce v. 2 il est fait une mention sp?iale de la terre et des eaux comme existant d?? mais envelopp?s de t??res. Les mots thohouvabo-hou d?rivent cet ?at de confusion et de vacuit? que les Grecs repr?entent par le mot Chaos. Ils sont encore employ? dans le m?e sens, (Isa 34,11 Ps. 107, 40
Le mot vide, de nos traductions fran?ises, ne rend pas tr?'bien la signification, car il donne l'id? d'un corps creux, tandis qu'ici il faudrait exprimer un vide ext?ieur: la terre ?ait vide d'habitants, vide de parure, aride et d?ouill?. D'o?provenait cet ?at chaotique ? Etait-ce ainsi que la terre ?ait sortie des mains du Cr?teur ? Etaient-ce les ruines d'un monde ant?ieur? Nous l'ignorons; peut-?re Dieu avait-il dit d'un ordre de choses plus ancien ce qu'il dit plus tard du monde moderne, par la bouche de son proph?e, .1er. 4, 23 sq.: ''La terre sera dans le deuil, les cieux seront noirs au-dessus;... j'ai regard?la terre, et voici. elle est sans forme et vide, etc.''
Ne semble-t-il pas que l'Esprit saint ait voulu nous repr?enter par ces paroles une effrayante r?olution de notre globe dont le chaos aurait ??le r?ultat P S'il ?ait permis de traduire en langage non inspir?les paroles de l'?rivain sacr? nous croirions pouvoir paraphraser ainsi les premiers versets de la Gen?e: Toutes les choses que nous voyons et dont nous pouvons conna?re l'existence, soit sur la terre que nous habitons, soit au-del? doivent leur ?re ?un Dieu souverainement bon, sage et puissant, qui a fait sortir la mati?e du n?nt, dans des temps infiniment recul? et dont la date nous est inconnue. Ce Dieu tout bon jugea ? propos de cr?r une race d'?res intelligents auxquels il donna le nom d'hommes, et voulant leur pr?arer une demeure, il choisit pour cela un de ces globes qu'il avait faits pour se mouvoir dans l'espace, et qui ?ait alors inculte et d?ert, recouvert de liquide et d'obscurit? Le moment o?l'Esprit de Dieu s'en rapprocha et plana, pour ainsi dire, ?sa surface, pour y faire p??rer l'ordre et la vie, fut pour le globe le commencement d'une cr?tion nouvelle qui devait avoir six degr?, ou se faire en six ?oques de progr? successifs.
''Tout ?ait pr? pour cette nouvelle cr?tion, la mati?e ? laquelle une autre forme devait ?re donn?, l'Esprit divin qui devait la vivifier; il ne fallait plus que la parole du commandement pour appeler ?l'existence ce monde nouveau; et Dieu dit...que la lumi?e soit, et l'ordre naquit au milieu de la confusion.''
Ainsi, nous voyons appara?re d? la fondation du monde cette Trinit?dans l'unit?de Dieu: ''Le P?e qui habite une lumi?e inaccessible et que nul œil n'a vu ni ne peut voir», 1 Tim. 6, 16 cf. Rev 1S, 3 Ps. 18, 29 36, 10 ''le Fils, qui est la v?itable lumi?e qui a resplendi dans les t??res et qui ?laire tout homme en venant au monde,'' Jean 1,9 cf. v. 2 Col. 1,16 Eph. 3, 9; ''enfin l'Esprit de Dieu planant sur la face des eaux, p??rant le globe d'une force vitale, et qui nous est repr?ent?comme pr?idant ?la cr?tion et y prenant la part la plus directe'', Ps. 33,6 cf. Gen.2,1 Ps.104, 29 30 Jean 20,22 Gen 2, 7 cf. Job33, i. ( La Bible de Gen?e, ?. de 180S, ainsi que celle qui a ?? publi? plus r?emment par les pasteurs et professeurs de cette ville, traduit au v. 2: ''Et Dieu fit souffler un vent qui agita la surface de l'eau.'' Mais si le mot rouach peut, en effet, signifier esprit ou vent, selon la place o?il est employ? comme le grec wve?iaet le latin spiritus, est-il raisonnable de le traduire par vent, lorsque Dieu n'avait pas encore cr? l'air ? Autant vaudrait, par exemple, remplacer Esprit par courant d'air dans des passages tels que celui-ci: ''Caches-tu ta face, elles ( les cr?tures) sont troubl?s; retires-tu leur souffle, elles d?aillent et retournent en leur poudre. Mais si tu renvoy? ton courant d'air (Esprit) elles sont cr?es de nouveau !'' Ps. 104, 29 30 cf. enc. Job 26,13) Et afin de montrer ?idemment que ces trois personnes ne sont pas trois Dieux, mais un seul Dieu, manifest?de trois mani?es, l'?rivain sacr?qui se sert pour d?igner le Cr?teur du mot Elohim, Seigneurs, fait suivre cette d?ignation plurielle d'un temps de verbe au singulier, comme s'il y avait Dieux dit que la lumi?e soit; Dieux vit que cela ?ait bon. Puis, apr? nous avoir montr? les personnes divines conf?ant ensemble (v. 26 faisons l'homme ? notre image) il lui donne (2, 4 ) le nom incommunicable et singulier de J?ovah, joint ?celui d'Elo-him, Seigneurs, qui est, qui ?ait et qui sera, ou Seigneurs Eternel.
Dur? des jours de la cr?tion. Pendant longtemps, personne dans les pays o?le christianisme ?ait profess? ne mit en doute que les jours de la cr?tion ne dussent s'entendre ?la lettre d'espaces de vingt-quatre heures, mais ?mesure que l'on ?udia plus attentivement les sciences naturelles, on trouva des preuves de l'existence d'un ordre de choses ant?ieur ?la cr?tion de l'homme, ordre de choses qui avait d?continuer pendant des temps fort longs; l'on se h?a de rejeter alors le r?it de Mo?e et ses six jours, comme une chose absurde et contraire aux lois de la nature. Puis vinrent d'autres naturalistes plus religieux, qui comprirent que l'homme ne pouvait ainsi li-miter la puissance de Dieu, et Que celui qui avait fait le temps pouvait cr?r un monde non seulement en six mille ans, mais en six ans, en six jours, en six minutes, en un clin d'œil, s'il l'e? voulu; il leur parut que sans nier les d?ouvertes des sciences naturelles, l'on pouvait fort bien les concilier avec le r?it mo-
sa?ue, en supposant que toutes les plantes et animaux fossiles ?aient les restes d'un monde ant?ieur au v. 3 de la Gen?e, d?ruit nous ne savons ?quelle ?oque, ni pour quelle cause, et que Dieu ?ablit r?llement l'ordre de choses actuel en six jours de vingt-quatre heures. Mais cette hypoth?e, quelque plausible qu'elle paraisse au premier abord, n'explique pas suffisamment comment il se fait, par exemple, que l'ordre des animaux fossiles, selon leurs couches, se rapporte si bien ?ce que nous enseigne la Gen?e sur l'ordre de leur formation; l'examen de leurs yeux, m?e de ceux des plus anciens, comme, par exemple, des Trilobites, dans les terrains de transition (Buckland's vol. I. p. 396) prouve que ces animaux ont v?u dans une lumi?e semblable ?celle qui nous sert ?distinguer les objets, une lumi?e solaire en un mot, et qu'ils ont ??cr?s apr? que Dieu avait ?abli cet astre pour ?lairer notre globe, ainsi qu'il est dit aux versets 14 ?18 On reconnut aussi que la Bible elle-m?e donne aux mots qui d?ignent les divisions du temps, comme jour, semaine, des sens divers et plus ou moins ?endus, (v. (Isa 34, 8 Eze 4, 6 Dan 9, 241 Cor. 3, 13 5, 5 2 Pierre 3,10, etc.) et l'on en vint ?traduire les six jours de la cr?tion par six ?oques. C'est ?cette opinion que se sont arr?? presque tous les th?logiens et les g?logues les plus distingu? de notre temps; pour eux les jours de la cr?tion ne sont pas des jours solaires comme ceux d'?pr?ent, mais des ?oques cosmogoniques d'une longue dur?, des temps de progression et de formation alternant avec des temps de trouble et de r?olutions telluriques. Sans ?oncer une opinion positive sur ce sujet, nous devons convenir que les probabilit? sont en faveur de l'opinion qu'il s'agit non d'espaces de vingt-quatre heures, mais de p?iodes consid?ables, de mille ans peut-?re; en effet, il est remarquable que dans les deux passages de la Bible o?il est dit qu'aux yeux de Dieu, mille ans sont comme un jour, et un jour comme mille ans, cette d?laration de l'Esprit saint se trouve plac? en relation directe avec les ??ements de la Cr?tion, et avec ce jour du Seigneur qui, comme le dit saint Jean, doit durer mille ans, cf. Ps. 90, 2 4, avec 2 Pierre, 3, 5-10 et ?oc. 20,.
Les plus anciens livres des nations prennent aussi, comme la Bible, dans des sens plus ou moins ?endus les mots qui d?ignent les divisions du temps.
Plutarque dit que les Egyptiens, voulant pr?endre ?une plus haute antiquit?que les autres peuples de la terre, comptaient dans leur chronologie chaque mois pour une ann?. Les calculs des Indiens et des Chinois ont des bases tout ?fait semblables; (u.Doct.Nares, Man consi-dered theologically and geologically, p. 192)
Zoroastre, en parlant de la cr?tion, dit qu'elle se fit en six ?oques ou temps in?aux, distribu? de la mani?e suivante: Le premier temps fut employ??cr?r le ciel, ce qui prit 45 jours; dans le deuxi?e temps, qui dura 60 jours, Dieu cr? les eaux; la terre fut cr?e dans le troisi?e, qui fut de 75 jours; le quatri?e, de 30 jours, vit ?lore les plantes; le cinqui?e, de 80jours, tous les animaux; et le sixi?e, de 15 jours, fut consacr? ?la cr?tion de l'homme. La somme de ces nombres est 365 jours ou une ann?, (Hyde. De religione veterum Persarum, Cap. 9). On reconna? dans cette narration le r?it de la Gen?e d?igur? et combin?avec l'id? traditionnelle de la longueur consid?able des jours de la cr?tion, tradition qui existait d?? ?ce que l'on pr?end, chez les Juifs, et aussi chez les Etrusques (F. de Rougemont, Fragments, etc.)
Quelques auteurs ont cru en trouver une preuve implicite dans le langage m?e du texte, et de m?e que la forme parti-cipale du verbe qui exprime l'action de la force cr?trice, l'esprit de Dieu, se mouvant sur la surface de l'ab?e, indique non un acte subit et momentan? mais une force s'exer?nt d'une mani?e continue ( Doct. Wiseman, Lectures on Science and revealed Religion, vol. 1, p. 295) ainsi l'on a cru reconna?re dans ces six jours non seulement une suite de perfectionnements, mais aussi des intervalles de r?olutions et de bouleversements dont 'id? serait renferm? dans la signification la plus ?endue du mot Ereb, soir. Le premier chap. de l'Eccl?iaste et le Ps. 104 (en particulier les versets 29 et 30) avaient fait pressentir la possibilit?d'une semblable progression dont diverses traditions fort anciennes contiennent des traces remarquables. — La cosmogonie indienne qui se rapproche beaucoup de la Bible, parle ''d'un grand nombre de cr?tions et de destructions de mondes, provenant de la volont?d'un Etre supr?e qui ne le fait que dans le but de rendre ses cr?tures heureuses.'' (Institues of Hindu Law. London, 1823, ch. 1) Nous ne pouvons nous emp?her de transcrire ici deux passages tr? remarquables de ce livre, cit? par Lyell, Priuciples of Geology, vol. 1 ch. 2, avec l'indication des textes bibliques correspondants: ''L'Etre dont la puissance est incompr?ensible, m'ayantcr?, moi(Menou) et tout cet univers, fut de nouveau absorb?dans l'Etre supr?e, faisant succ?er au temps de l'?ergie l'heure du repos.'' Cf. U?. 1, 3 10 4, 4 Jean 17, 5 —Et plus loin: ''Quand cette puissance agit', alors ce monde re?it son plein d?eloppement; quand il sommeille, tout le syst?e d?hoit. Car pendant qu'il se repose, ou cesse d'agir, les esprits rev?us de formes mat?ielles, et dou? de principes d'action, se d?ournent peu ?peu de leur t?he, et l'intelligence elle-m?e devient inerte.'' Cf. Ps. 104, 27-30)
Telle est aussi la tradition des Birmans, et celle des anciens Egyptiens; on la retrouva m?e dans les ouvrages de quelques P?es de l'Eglise, saint Augustin, Orat. II, saint Basile Hexa?eron, hom. 2
Les d?ouvertes r?entes de la g?logie sont venues, bien des si?les apr?, ?laircir cette hypoth?e, et la confirmer ?ce qu'il semble. Cuvier, dans son Discours sur les r?olutions de la surface du globe, ?ablit par des preuves irr?usables, que ces r?olutions ont ??nombreuses, subites, ant?ieures ? l'apparition de l'homme sur la terre, et m?e qu'il y en a eu d'ant?ieures ?l'existence d'?res vivants quelconques.
''L'histoire des six jours, ainsi que celle de l'humanit? a ses puits cosmogoniques, dont la premi?e est le chaos, et dont le caract?e est la mort, le d?ordre, les t??res; par une concordance impr?ue et inexplicable, les g?logues d'une part, Mo?e de l'autre, admettent un d?eloppement ou une cr?tion de la terre tout ?fait extraordinaire, qui s'op?e par une alternative de temps d'ordre et de cr?tion, de temps de d?ordre et de destruction.
''La g?logie ne fait ici que pr?iser, expliquer, commenter le texte biblique, qui accepte en plein tous ces r?ultats de la science.
''Les soirs (Ereb) sont donc les temps de d?ordre; le premier soir n'est autre chose que le chaos lui-m?e; les suivants sont des invasions du chaos au milieu de l'œuvre lumineuse de Dieu. Les matins sont des temps d'ordre, de vie, de cr?tion. L'œuvre de Dieu pendant les six jours consiste ?former la terre d?ast?, et la d?ager du chaos, de l'ab?e et des t??res qui disparaissent successivement.
''Ainsi les eaux de l'ab?e, 1, 2, qui recouvraient au deuxi?e jour encore la terre enti?e, en partagent au troisi?e la surface avec les continents, et elles n'existeront plus sur la terre nouvelle, Rev 21,1 Ainsi les t??res, ?lair?s d? le premier jour par la lumi?e, sont transform?s en soirs cosmogoniques, et au quatri?e jour en nuits de douze heures. Les soirs cosmogoniques pr??ent chacun des six jours, et cessent avant la cr?tion de l'homme, aucun ne s'interpose entre le sixi?e jour et celui du repos, et la derni?e des grandes ?oques de d?ordre est celle qui s?are le cinqui?e jour du sixi?e. L'alternative des jours et des nuits de vingt-quatre heures cessera ?la fin des temps, et la terre sera ?lair? par une lumi?e continue, Zac 14, 7 Rev 21, 23 C'est ainsi que les compl?es t??res du chaos se transforment peu ?peu en compl?e lumi?e.
''Le premier chap. de la Gen?e est une vision des temps ant?ieurs ?l'homme, et doit s'expliquer d'apr? les m?es principes que les proph?ies.
''En comparant l'œuvre de Dieu dans la r?rganisation du chaos et dans la cr?tion du monde, ?celle de Dieu dans le cœur des fid?es et dans l'Eglise, selon l'indication que nous en donne saint Paul, 2 Cor. 4, 6, on remarque bient? que les six jours cosmogoniques sont une esp?e de proph?ie de l'histoire de l'humanit? ou, en d'autres termes, que les faits physiques de l'histoire de la terre ont un sens analogue aux faits moraux de l'histoire de l'homme. Ainsi les t??res du chaos se reproduisent dans les t??res morales de l'?e d?hue et p?heresse; les nuits cosmogoniques dans les ?oques historiques de corruption et de ruines; les jours cosmogoniques, dans celles de paix, d'ordre et de vie religieuse; la formation du soleil au quatri?e jour, dans l'apparition du soleil de justice vers l'an 4,000, etc.» (Rougemont, Fragments, etc., p. 8)
Avant de nous oecupper sp?ialement de l'œuvre de chacun des six jours de la cr?tion, nous devons indiquer une autre partie de l'Ecriture qui nous en donne un commentaire remarquable: nous voulons parler des chapitres 38 ?41 du livre de Job Ce n'est pas ici le lieu d'examiner en d?ail cette portion sublime et myst?ieuse de la Parole, nous nous bornerons ?quelques versets du chap. 38 En interrogeant Job sur les merveilles de l'univers, l'Eternel condescend jusqu'?raisonner avec sa cr?ture; il lui montre que la souveraine sagesse qui a pr?id??l'arrangement de la terre, des cieux et de tout ce qui s'y trouve, pr?ide ?alement aux ??ements de la vie des hommes, et que par sa direction, toutes choses concourent ensemble au bien de ceux qui aiment Dieu, Rom. 8, 28 Mais, outre ce but principal d'instruction, nous trouvons encore des allusions ?l'histoire de la cr?tion, qui peuvent ?laircir pour nous quelques passages du Ier chap. de la Gen?e.
En effet, nous croyons voir, dans le verset 4, une indication de cette cr?tion primitive qui eut lieu au commencement, Gen 1,1; puis au verset 7, nous voyons les intelligences c?estes se r?ouissant de l'ordre et de l'arrangement que Dieu venait d'y ?ablir, v. 5 et 6, et chantant en triomphe ?cause de cette nouvelle manifestation de la puissance de Dieu, v. 7 Mais une au moins de ces ?oiles du matin (Lucifer) ?ait d??tomb?, peut-?re m?e plusieurs, et le mal vint bient? g?er l'œuvre du Cr?teur. 11 semble qu'une irruption des eaux troubla l'ordre nouvellement ?abli, v. 8, et ce fut alors que Dieu donna ?l'ab?e la nu? pour couverture et l'obscurit?pour ses langes, v. 9; peut-?re les t??res furent elles ordonn?s alors comme punition et comme demeure des anges d?hus, par opposition ?la lumi?e ?ernelle, qui est repr?ent? comme l'habitation de Dieu, Jean 3, 19-21 Eph. 6, 12 C'est ?ce moment-l?que semble se rapporter le premier soir de la cr?tion; c'est l?le chaos d?rit au deuxi?e verset de la Gen?e, et dont Dieu va tirer la terre par six ?oques de progression, six jours. Le verset 10 semble indiquer l'action de Dieu par laquelle il op?e la s?aration des eaux inf?ieures et sup?ieures, et le verset 11 correspondrait au verset 9 de la Gen?e o?Dieu fixe ?la mer la place qu'elle doit occuper. Les versets 8-11 pourraient, il est vrai, se rapporter ?quelques ?ards au d?uge du temps de No? mais ce qui nous fait pr??er l'autre interpr?ation, c'est que le verset 9 semble nous indiquer que le cataclysme dont il est parl?au verset 8 doit avoir ??ant?ieur au chaos, et que l'obscurit?et le d?ordre du chaos en auraient ??le r?ultat. — Au verset 12 nous voyons para?re la lumi?e, mais non comme lumi?e solaire: c'est l'aube du jour, le pas du jour, ou la lumi?e ?lairant simultan?ent tous les points de la terre, v. 13, et faisant fuir de partout les t??res et les esprits de t??res. Puis plus tard, v. 14. cette lumi?e prend une nouvelle forme et se concentre pour ainsi dire dans une apparence ou un moule mat?iel, le soleil. (Le verset 14 n'est pas bien rendu dans Ostervald: il a ajout?les mots la terre, qui ne se trouvent ni dans l'h?reu, ni dans plusieurs autres versions. Le verbe thitehapphek qui commence le verset 14, se rapporte d'ailleurs mieux au substantif masculin shachar, l'aube du jour, v. 12, qu'au substantif commun, mais ordinairement f?inin ??s, la terre. .
Premier jour. Nous avons d??remarqu?que dans le calcul de chaque jour cosmogonique le soir pr??e le matin: le soir du premier jour fut donc l'obscurit?qui le pr??a, c'est-?dire le chaos. ''Dans ce moment l?'' dit Buckland, ''une nouvelle ?e allait commencer pour le monde, et la terre allait ?re tir? des t??res dans lesquelles elle n'avait peut-?re ??envelopp? que temporairement: car les mots, ''que la lumi?e soit,'' ne signifient pas implicitementqu'elle n'e? jamais exist? pr??emment.
Il ?ait ?ranger au plan de Mo?e de rechercher si la lumi?e avait d??lui sur cette terre, ou si elle existait dans d'autres parties de l'univers; la narration ne s'occupe que de notre plan?e, et la prend dans un moment o?elle ?ait plong? dans l'obscurit?
Le premier effet de l'action de l'Esprit sur le chaos fut donc l'?eil de la lumi?e, qui brilla dans le sein m?e de la masse informe dont elle fut s?ar?, Ps. 104, 5 6 Job 36, 30 ''Dans toutes les cosmo-gonies pa?nnes qui parlent d'un chaos, dit M. de Rougemont, les t??res, la nuit, sont l'?at primitif, la lumi?e appara? ensuite, et plus tard les astres. Mo?e, sans aucun doute, n'entendait pas que la lumi?e prov?t du soleil d??cr?, mais encore voil??la terre par les nuages; de concert avec toute l'antiquit? il faisait la lumi?e plus ancienne que les astres.”— En effet, il n'y avait pas alors de nuages, puisque les eaux sup?ieures n'avaient pas encore ??s?ar?s des eaux inf?ieures. Asaph en parle de m?e, lorsqu'il dit, Ps. 74,16: ''Tu as ?abli la lumi?e et le soleil.'' Dans plusieurs autres endroits de la Bible, elle est ?alement repr?ent? comme existant avant le monde, et comme ?ant la demeure de l'Eternel, l'image m?e de son essence, 1 Tim. 6, 16 2 Cor. 4, 6 Ps. 104, 2 (Isa 60,19 Hab. 3, 4 Jean 1,4 9 8, 912, 36 461 Jean 1,5, etc.
Les philosophes incr?ules du si?le dernier, voulant attaquer l'inspiration du r?it sacr? ont tourn?Mo?e en ridicule pour avoir parl?de la lumi?e comme existant avant le soleil: les d?ouvertes modernes de l'optique dont Mo?e n'a pu avoir aucune connaissance, sont venues justifier l'inspiration de l'?rivain sacr? en prouvant que la lumi?e est un fluide qui p??re d'autres corps, et qui existe ind?endamment des corps lumineux. Ceux-ci ne la rayonnent ou ne l'?ettent pas par une sorte d'?anation, comme on l'a cru longtemps: ils ne font que la mettre en mouvement par ondulations, en telle sorte qu'elle frappe les organes de la vue de la m?e mani?e que les vi-brations de l'air communiquent le son ?ceux de l'ou?. Par cons?uent, il n'y a rien de contraire aux loix physiques de la nature dans l'assertion de Mo?e, qui nous repr?ente la lumi?e comme cr?e avant tel ou tel corps lumineux.
L'œuvre du premier jour fut, comme nous l'avons remarqu? une œuvre de s?aration. Dieu s?ara la lumi?e d'avec les t??res, et Dieu vit que la lumi?e ?ait bonne; elle fut donn? non seulement pour ?lairer les hommes d'une mani?e physique, mais aussi pour leur ?re un type de la sagesse, de la connaissance et des perfections invisibles de Dieu. Nous voyons en effet qu'elle fut ainsi consid?? par les Juifs, et que m?e chez tous les peuples, et surtout en Orient, elle a toujours ??l'embl?e de la divinit? de la vertu et de toutes les b??ictions temporelles.
Second jour. Au second jour Dieu fit l'?endue (rakiah) non pas une vo?e ferme et solide, firmamentum, comme le traduit saint J??e. (Il dit aussi dans sa traduction de Job 37, 18: Tu forsitan cum eo fabricatus es cœlos qui solidissi-mi quasi a?e fusi sunt ? ); mais l'air, le ciel des oiseaux, des temp?es, des puissances de l'air et des malices spirituelles, Ps. 148, 4 Matfh. 6, 26 Eph. 2, 2 6,12; l'atmosph?e dans laquelle et au haut de laquelle devaient planer les nuages; l'??ent enfin qui devait soutenir un nombre immense de cr?tures que Dieu allait placer sur la terre, et dans lesquelles il mettrait une respiration de vie. • Quand l'Ecriture sainte parle de l'air, dont la pesanteur ?ait m?onnue avant Galil?, elle nous dit qu'?la cr?tion Dieu donna ?l'air son poids et aux eaux leur juste mesure, Job 28, 23 Quand elle parle de notre atmosph?e et des eaux sup?ieures, elle leur donne une importance que la science des modernes a seule pu constater, puisque d'apr? leurs calculs la force employ? annuellement par la nature pour la formation des nuages, est ?al ?un travail que l'esp?e humaine tout enti?e ne pourrait faire qu'en deux cent mille ann?s. Quand elle s?are les eaux sup?ieures des inf?ieures, c'est par une ?endue et non par une sph?e solide, comme voulaient le faire ses traducteurs.» (Gaussen, Th?pneustie, 176, 483)
Troisi?e jour. Au troisi?e jour la cr?tion se d?eloppe, pour ainsi dire; dans les deux premiers, il y avait eu principalement cr?tion de s?aration ou de distinction: dans celui-ci il y a deux actes cr?tifs, l'un de s?aration, l'autre de formation. Dans la premi?e partie de cette p?iode, Dieu tire de l'eau la terre qui subsistait parmi l'eau. Il fait surgir les continents et les ?es; il forme la terre habitable et tout ce qu'elle contient, Neh 9, 6 Le Dieu qui a form?la terre et qui l'a faite, ne l'a pas cr?e pour ?re une chose vaine (le m?e mot thohou rendu par sans forme dans nos versions, Gen 1,2) mais il l'a cr?e afin qu'elle f? habit?, (Isa 45, 18
Le neuvi?e verset de la Gen?e indique l'existence ant?ieure de cette ancienne mer et de cette ancienne terre, en disant simplement, non qu'elles furent cr?es alors, mais que le sec parut, et cette terre qui, avant de para?re, subsistait d??parmi l'eau, est la m?e dont la cr?tion avait ??racont? au verset 1 La mer aussi ne fit que changer de place par le rassemblement en un m?e bassin des eaux d??existantes.
La terre au troisi?e jour n'est pas encore ?lair? par le soleil; elle a sa lumi?e propre dont nous ne connaissons pas bien la nature, mais qui ?ablit une distinction essentielle entre la terre pho-tosph?ique des trois premiers jours et la terre plan?aire des trois derniers. C'est sous l'action de cette lumi?e propre que parurent les v??aux pendant la deuxi?e partie du troisi?e jour: alors la terre produisit d'elle-m?e premi?ement l'herbe, ensuite l'?i, puis le grain tout form?dans l'?i, Marc 4,28 Nous ne savons si ce serait par un souvenir traditionnel de la plus grande activit?cr?trice d?loy? au troisi?e jour, que les livres zends lui donnent une dur? beaucoup plus longue qu'aux deux premiers.
Jusqu'?une ?oque tr? r?ente, la g?logie n'avait pas d?ouvert de traces des plantes qui furent cr?es au troisi?e jour; tous les v??aux fossiles connus se trouvaient dans des couches plac?s au-dessus des terrains de transition o?sont incrust? d'innombrables animaux aquatiques, les premiers ?res vivants qui habit?ent notre terre. (Le syst?e carbonif?e qui comprend les bancs de houille, et dans lequel on trouve des foug?es, des palmiers, des conif?es, est plac?par-dessus la grauwacke ou syst?e silurien, qui contient un nombre immense de zoophytes, et de mollusques, des articul? et des poissons. ) M. de Rougemont, surpris de ce manque appa-rent de co?cidence entre le livre de la r??ation et le livre de la nature, supposa que la nuit cosmogonique qui avait s?ar?le troisi?e du quatri?e jour, ou le quatri?e du cinqui?e, pourrait avoir ??accompagn? d'une conflagration de notre globe qui aurait d?ruit la v??ation primitive dans le temps o?la terre devenait plan?e. Cette hypoth?e, qui co?cide assez bien avec celle qui fait des soirs cosmogoniques des ?oques de bouleversement, semblait confirm? par les d?ouvertes g?logiques sur la nature des roches primitives; les granits et les gneiss qui forment la couche inf?ieure de la cro?e de notre globe, ne sont pas, comme les schistes et les calcaires, le r?ultat d'un s?iment boueux d?os?par les eaux, puis durci peu ?peu par la pression, la chaleur et l'?apora-tion: ils paraissent, au contraire, avoir ??form? par le feu dont ils portent les traces, ou en avoir subi l'action. ''Une telle conflagration de la terre pholosph?rique pendant que le syst?e solaire ?ait organis? a naturellement d?faire dispara?re toutes les plantes du troisi?e jour. Mais la Gen?e ne fait pas mention de cette r?olution par le feu, parce que le pas capital de l'œuvre du quatri?e jour ?ait la formation du syst?e solaire. ''Toutefois, ajoute notre auteur, je suis le premier a reconna?re combien sont hypoth?iques tous les rapprochements de d?ail entre la Bible et la g?logie, relatifs aux ?oques ant?ieures ? l'homme.'' (Fragments, p. 141).
Malgr?le profond respect que nous ?rouvons pour les lumi?es et la pi??de cet ?rivain, nous nous permettons de diff?er un peu de ses vues sur ce pas; son hypoth?e d'une conflagration ne nous para? pas n?essaire pour expliquer la disparition de la flore primitive. Nous avons, en effet, remarqu?que dans la cr?tion et dans l'histoire de la terre, depuis le commencement jusqu'au moment o?J?us remettra le royaume ?Dieu le P?e, 1Cor 13, 24, il y a progr? et d?eloppement successif; depuis la terre enti?ement couverte d'eau pendant le chaos, jusqu'?l'enti?e destruction de la mer, Rev 21,1, le globe passe par un ?at interm?iaire, sa surface ?ant compos? en partie d'eau, en partie de terres s?hes. Si donc nous admettons une marche progressive, interrompue par une succession de bouleversements (les soirs cosmogoniques ) il n'y a rien de contraire ?l'analogie des lois de la cr?tion, ?supposer que les premiers continents auront ??beaucoup moins ?endus que ceux qui existent actuellement: par cons?uent la flore primitive qui a v???sur ces premiers continents, n'aurait occup?qu'un espace proportionnellement tr? petit de la surface du globe, et pourrait se retrouver dans des terrains actuellement submerg?. Mais il y a plus: les g?logues n'ont examin?jusqu'?ce jour qu'une bien faible portion de la superficie de la cro?e solide du globe, et de ce qu'on n'a pas trouv?jusqu'?pr?ent en Europe (la seule partie du monde o?l'on ait pu faire sur les fossiles des recherches un peu g??ales) des restes des premiers v??aux, il ne s'ensuit pas qu'on ne puisse le d?ouvrir un jour ailleurs. Il para? m?e qu'on commence ?en retrouver les traces, et que les immenses v??aux fossiles r?emment d?ouverts dans le Canada et la baie de Baffin, doiventavoir cr?sous des conditions de chaleur, d'humidit?et de lumi?e, qui n'?aient pas celles o?vivent actuellement nos plantes. L'?at de la terre, sortant ?peine de l'eau et environn? de sa lumi?e propre, tel qu'il est d?rit Gen 1,9-12, explique la croissance de ces plantes d'une mani?e bien plus satisfaisante que toutes les autres hypoth?es.
II n'est pas n?essaire non plus de recourir ?une conflagration pour expliquer la formation des roches primitives. Presque tous les chimistes, les physiciens, les g?logues et les g?graphes modernes, reconnaissent que la terre doit ?re compos? d'un noyau de m?aux et de m?allo?es en incandescence, entour?d'une cro?e des m?es substances ?'?at d'oxi-des diversement combin? entre eux. Le savant Fourier a d?ermin?les lois du refroidissement graduel du globe et de sa couche ext?ieure, et les exp?iences nombreuses et int?essantes de M. Cor-dier (Essai sur la temp?ature de l'int?ieur de la terre, dans le M?oire du Mus?m d'histoire naturelle, 1827) sont venues pleinement confirmer la justesse des observations de Fourier sur l'existence d'un feu ou d'une source de chaleur centrale. Ce syst?e qui explique et la forme sph?o?ale de la terre, et l'action des volcans, et la chaleur des eaux thermales, et bien d'autres ph?om?es encore, explique aussi comment la premi?e cro?e solide de notre globe (les roches primitives) doit porter des marques de l'action du feu, comment une temp?ature jadis beaucoup plus ?ev?, peut avoir donn??la terre une force v??ative bien plus consid?able que celle que nous lui connaissons maintenant, et comment enfin Dieu peut s'?re servi des forces naturelles de l'eau r?uite ?l'?at de vapeur, pour soulever en divers endroits de sa surface une portion de sa cro?e solide sous la forme d'?es et de continents, et les laisser retomber ensuite au-dessous du niveau des eaux.
Quatri?e jour. Ici, comme le remarque M. de Rougemont, la progression dans la cr?tion n'est plus la m?e; il y a un saut, une interruption. ''De m?e qu'?la fin du quatri?e jour de l'humanit?la lumi?e divine qui ?lairait d? l'origine tous les hommes, se concentra en un individu, J?us-Christ, communiqua ? l'humanit?des forces inconnues, et par la cr?tion de l'Eglise fit toutes choses nouvelles, ainsi, au quatri?e Jour cosmogonique la lumi?e diffuse du premier jour se concentra dans le soleil, dont la chaleur p??ra et transforma la terre devenue plan?e, et la pr?ara ?devenir la demeure d'animaux, d'?es vivantes. Ce fut alors que le syst?e solaire fut achev? et que notre terre, en devenant plan?e, re?t aussi son satellite.'' Il semhle, en effet, que les grands luminaires des cieux dont il est parl?versets 14-18, ne sont nomm? que dans leurs nouveaux rapports avec notre plan?e. Le texte ne dit pas que la substance du soleil et de la lune ait ?? cr?e le quatri?e jour; mais il donne ?entendre que ces corps c?estes furent alors charg? de remplir ?l'?ard de notre globe des fonctions importantes pour ses futurs habi-tants, de luire sur la terre, pour dominer sur le jour et sur la nuit, etc. Le fait de leur cr?tion ?ait d??implicitement contenu dans le verset 1 Il est aussi fait ici mention des ?oiles, 1,16, mais en deux mots seulement: Viieth haccochabim, presque en fa?n de parenth?e, et comme pour indiquer qu'elles avaient ??form?s par la m?e toute-puissance qui avait ordonn?au soleil et ?la lune de luire sur notre terre. En passant si l??ement sur la cr?tion de ces innombrables corps c?estes qui brillent dans l'espace, et dont la plupart sont probablement des soleils, centres d'autres syst?es plan?aires, tandis qu'il place la lune, ce petit satellite de notre terre, comme tenant le second rang apr? la soleil, l'?rivain sacr?nous montre clairement qu'il n'a pas voulu nous donner une le?n d'astronomie, et qu'il ne parle ici des astres que dans leurs rapports imm?iats avec notre terre et ses habitants, et non pas eu ?ard ?leur importance relative dans le vaste syst?e de l'univers. Il semble impossible de comprendre les ?oiles dans le nombre des luminaires que Dieu pla? dans les cieux pour luire sur la terre, 1,17, etpourdominer sur le jour et la nuit; car la plus grande partie des ?oiles fixes n'est visible qu'?l'aide d'un t?escope, et celles que nous pouvons discerner ?l'œil nu ne donnent qu'une bien faible lumi?e en proportion de leur grosseur et de leur multitude (Buckland's I, p. 27). Il nous para? donc que le sens des versets 17 et 18 doit ?re restreint aux deux corps c?estes, qui sont en r?lit?les grands luminaires de la terre. Leur office, en tant que servant ?nous ?lairer et ?mesurer pour nous les temps et les saisons, doit durer autant que notre terre, Gen 8, 22; et de m?e que l'arc-en-ciel fut donn??No?comme un signe de l'alliance que Dieu traita avec lui et avec toute chair, avec promesse de ne plus envoyer de d?uge sur la terre, et de ne plus faire p?ir par les eaux tout ce qui a en soi respiration de vie, ainsi les grands luminaires des cieux sont propos? aux fid?es comme signes de l'alliance que Dieu a trait? avec David, en promettant que de sa post?it?sortirait le soleil de justice, le Messie qui sauverait de la mort seconde les ?es de tous ceux qui croiraient en lui; cf. J?. 33, 20 21 Cela ne signifie pas cependant qu'ils doivent durer ?toujours, car lorsque le Messie, fils de David, viendra s'asseoir sur son tr?e et r?ner sur son peuple, la chose promise ?ant donn?, ce qui lui servait de type et de signe sera aboli. La loi s'accomplira jusqu'?ce que le ciel et la terre passent, Mat S, 18; mais lorsque viendra le jour du courroux de l'Eternel, il fera crouler les cieux, et la terre sera ?ranl? de sa place (peut-?re transport? hors de la place qu'elle occupe actuellement dans le syst?e solaire ) (Isa 13, 13 cf. encore Agg. 2, 6 2Pier. 3, 10 Rev 6, 12-14 21,pasM'm22,o.(Isa 60, 19 sq. 65, 17 66, 22
Ces passages remarquables, consid?? non dans leur but inoral et proph?ique quant ?l'humanit?et ?l'Eglise en particulier, mais simplement dans leur rapport avec l'histoire de notre terre, semblent autoriser la supposition que notre globe, transport?au quatri?e jour dans le syst?e solaire, doit lui ?re enlev??la fin de l'?onomie actuelle, sortir de salem, la seconde venue du Christ, et la fin du monde ) Mat 24, 3, l'on n'obtiendra de la Parole de Dieu qu'une r?onse aussi peu intelligible que le fut alors pour les Ap?res ce que leur dit le Seigneur qui leur parle, dans la m?e proph?ie, de choses qui se rapportaient ?ces trois ?oques distinctes. Ainsi, pour interpr?er ce qui nous estproph?is?sur les destin?s de notre globe, nous devons aussi distinguer avec soin les divers chefs sous lesquels nous devons les ranger, et apprendre ? reconna?re dans une m?e proph?ie les parties qui doivent avoir un plus prochain accomplissement et celles qui ont une port? plus ?oign?. Cinqui?e jour. C'est en ce jour que les premi?es cr?tures vivantes apparurent sur la terre, et c'est aussi ?cette ?oque de la cr?tion seulement que l'on trouve des faits g?logiques nombreux et d?aill?, qui concordent avec l'inter-pr?ation propos? des jours cosmogo-niques de la Gen?e.
Nous ferons remarquer que la division biblique des animaux, lors de la cr?tion, est tr? diff?ente de la classification des sciences modernes. Dans la Gen?e, les animaux sont distingu? d'apr? les milieux dans lesquels ils vivent, ou plut? d'apr? les substances sur lesquelles doivent s'exercer leurs forces locomotrices, en aquatiques, atmosph?iques, et ter-restres. Les aquatiques comprennent les types des quatre grands embranchements, et la g?logie retrouve aussi des vert?r?, des mollusques, des articul? et des zoophytes existant simultan?ent dans les couches fossilif?es les plus anciennes. Plusieurs cosmogonies pa?nnes qui entreprennent de raconter l'ordre de la cr?tion, font na?re les oiseaux et les poissons dans deux jours diff?ents; mais les naturalistes, apr? avoir pendant long-temps partag?cette opinion, ont enfin constat?entre ces dei?classes d'animaux des rapports intimes que rien n'indique ?l'œil, mais qui se r??ent dans leur anatomie, et jusque dans la forme microscopique dos globules de leur sang. Il y a peu d'ann?s encore que les plus anciens oiseaux ne remontaient qu'aux terrains tertiaires, et les g?logues faison orbite, ?re soustrait ?l'action du soleil et de la lune, et subir alors une nouvelle r?olution par laquelle il atteindra un degr?de perfection et de lumi?e dont nous ne pouvons nous faire maintenant aucune id?, mais qui sera en rapport avec les corps glorieux et incorruptibles dont nous serons rev?us ?la r?urrection.
La mani?e dont se suivent les passages relatifs ?la catastrophe qui doit d?ruire l'ordre actuel, et ceux qui se rapportent ?la destruction finale du globe, ne contribue pas peu ?jeter de l'obscurit?sur ce sujet; mais on peut rem?ier en partie ?cette obscurit?en faisant attention aux consid?ations suivantes.
Dans les proph?ies de l'Ancien Testament qui annoncent la venue du Messie, on voit entrem??s celles qui par-lent de ses types, avec celles qui l'annoncent lui-m?e paraissant dans l'abaissement et l'humiliation, et celles qui d?rivent le second et glorieux av?ement du Messie, roi d'Isra?, entour?de ses milliers d'anges et de tout l'?lat de sa puissance. Ces proph?ies ne sont pas rang?s chronologiquement, mais elles se p??rent et s'entrelacent comme feraient les dessins de plusieurs tableaux transparents, plac? les uns derri?e les autres. De m?e, dans les parties de l'Ecriture qui annoncent le sort futur de notre terre et les r?olutions qu'elle devra subir, on voit aussi entrem??s, sans ?ard ?l'ordre des temps, des choses qui se rapportent aux ??ements plus rap-proch?, et d'autres qui parlent de catastrophes plus ?oign?s; des pr?ictions relatives au jugement des nations imm?iatement avant la p?iode mill?aire, et celles qui se rapportent au jugement dernier, lors de la consommation de toutes choses; des proph?ies qui d?rivent la transformation que subira le globe lors du mill?ium, lorsque le bien r?nera sur la terre, et celles qui se rapportent ?la destruction finale, ? l'annihilation du globe, annonc? Rev 20,41 Si l'on imite les disciples qui demandaient dans la m?e phrase les signes de trois ??ements bien diff?ents qu'ils paraissaient confondre (la ruine de J?u saient observer combien il ?ait rationnel que les oiseaux ?sang chaud apparussent en m?e temps que les mammif?es ?sang chaud. La g?logie contredisait alors la Bible, qui place les oiseaux, non au sixi?e jour avec les quadrup?es, mais au cinqui?e avec les poissons.
La contradiction ?ait palpable, insoluble; mais depuis lors, on a retrouv?des races d'oiseaux, des empreintes de pattes d'?hassiers, dans le gr? bigarr? pr? de ces terrains de transition o?la vie commence par des ?res aquatiques. Ainsi les oiseaux ?sang chaud ont ??cr?s ?une ?oque ou les g?logues a priori ne les auraient jamais fait remonter; ?une ?oque o?il n'y avait pas trace de mammif?es terrestres, et o?les animaux aquatiquespr?ominaientencoreen plein. Or, comment Mo?e a-t-il encore ici devin?si juste ?—(Rougemont, Fragments, p. 114).
Sixi?e jour. Ce jour contient aussi deux parties comme le troisi?e et le cinqui?e; les quadrup?es et les ani-maux terrestres apparurent sur les continents et les ?es qui ?aient sortis de dessous l'eau au troisi?e; ''et de m?e que la seconde cr?tion du troisi?e jour (les v??aux ) avait ??la plus parfaite de la terre photosph?ique, ainsi la seconde cr?tion du sixi?e jour (l'homme) fut la plus parfaite de la terre plan?aire.»
Il est probable que Dieu ne cr? alors comme pour le cinqui?e jour que les types ou genres (nomm? esp?es dans la Bible) et que ce que nous appelons maintenant sous-genres, esp?es, vari?? dans les animaux, se sont manifest? plus tard par l'action de causes naturelles subs?uentes, ou de dispositions chez des individus qui se sont d?elopp?s ensuite et propag?s dans la post?it?de ces m?es individus. (On trouvera des exemples re-marquables de l'action de ces causes dans l'ouvrage de M. Laurence, Lectures on Physiology, Zoology and the natural His-tory of Man, en particulier, p. 448 ?451, sur la propagation d'une race d'hommes porcs-?ics. — v. aussi Lectures on the connexion between science and revealed Religion, by Dr Wiseman. Lect. III et IV). 11 n'est pas dit si Dieu fit simultan?ent plusieurs animaux ou paires d'animaux de chaque esp?e, mais comme une seule famille humaine devait suffire pour peupler toute la terre, ainsi une seule paire de chaque esp?e d'animaux peut bien avoir aussi suffi pour remplir les bois, les campagnes, et tous les espaces habitables, dans les eaux et sous les cieux. II n'y a donc rien de difficile ?comprendre dans la revue que fit Adam de tous les animaux, lorsqu'il leur donna leurs noms; et lors m?e qu'il y aurait eu un grand nombre de paires de chaque esp?e, il n'est pas dit que Dieu les fit toutes compara?re devant le premier homme; tel ne para? pas du moins devoir ?re le sens du mot tout animal, Gen 2,19
Un caract?e remarquable de cette ?oque, c'est l'absence de f?ocit? les animaux ?aient herbivores, au moins ceux qui vivaient sur la terre et dans les airs, car il n'est pas parl?des aquatiques, 1, 30, et cela a fait supposer que les eaux seules, et peut-?re leurs rivages ?aient habit? en partie par des carnivores. L'exp?ience a prouv?qu'il est possible, m?e de nos jours, de nourrir de v??aux les animaux les plus carnassiers de leur nature, comme par exemple le lion; par cons?uent ce fait peut avoir eu lieu d'une mani?e beaucoup plus g??ale lors de la cr?tion. C'est en vain qu'on objecterait le peu de probabilit?que des animaux carnassiers se soient content? avant la chute de l'homme de manger de l'herbe et des fruits; c'est en vain qu'on prouverait par la conformation des m?hoires, des dents, des griffes, de tous les muscles et de toute la charpente osseuse, qu'ils ?aient faits pour saisir une proie et pour la d?hirer de leurs dents ou de leurs becs crochus: si tels ?aient leurs app?its naturels, il n'?ait cependant pas plus difficile au Cr?teur de les restreindre en Eden, que d'emp?her ?Babylone les lions affam? de N?ucadnetsar de suivre leurs f?oces penchants, de mettre en pi?es Daniel et de le d?orer. La g?logie d'ailleurs nous montre dans les terrains de l'?oque myo-c?e, un nombre proportionnellement tr? grand des pachydermes et des ruminants; c'est probablement pendant cette ?oque g?logique que fut cr? le premier homme (Rougemont, Fragments, etc.).
Ici vient une pause dans le r?it de l'historien sacr? Apr? avoir d?rit la mani?e dont Dieu a peu ?peu pr?ar?cette terre, apr? l'avoir montr? graduellement rev?ue d'un tapis de verdure et de fleurs, couverte de riches ombrages et d'arbres charg? de fruits, anim? par les chants des oiseaux qui c??rent dans les airs la gloire de leur Cr?teur; apr? avoir d?rit ces milliers de cr?tures vivantes, se mouvant dans les eaux et sur la terre, jouissant de leur nouvelle existence et de la lumi?e du soleil. il nous dit que le Cr?teur de toutes ces merveilles s'arr?a pour contempler son ouvrage et pour le b?ir: et Dieu vit que tout cela ?ait bon. L'œuvre de la cr?tion n'?ait cependant pas encore compl?e; mais avant de placer dans cette magnifique demeure celui qui devait en avoir la souverainet? le Tout-Puissant semble se consulter lui-m?e, comme pour une chose plus importante, et pour une cr?tion d'un ordre plus relev?que toutes les autres choses qu'il avait cr?es pour ?re faites. Puis Dieu dit: Faisons l'homme ?notre image et ?notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux des cieux, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur tout.reptile qui rampe sur la terre. — Jusqu'?pr?ent, le texte h?reu a toujours d?ign? la terre par le mot ?ets; mais dans le verset 25, o?il est parl? des reptiles de la terre, Mo?e se sert du mot adamah, qui signifie terre, en tant que sol, et surtout sol rouge, quoiqu'il soit aussi pris dans une signification plus ?endue; et c'est dans le verset suivant qu'il dit: Faisons Adam (l'homme) ?notre image, Adam ?ant mis ici comme nom g??ique de l'esp?e humaine; on dirait que, par ce changement d'expression, l'auteur sacr?cherche ?faire mieux ressortir l'origine ?la fois terrestre et c?este de cette nouvelle cr?ture, rattachant ?ce nom symbolique l'id? de sa faiblesse naturelle et de sa haute vocation, cf. 2 Cor. 4, 7
Ajoutons encore ici que ce nom d'Adam semble indiquer que la couleur primitive de la race humaine aurait ??le rouge, comme on le retrouve encore chez les races indig?es de l'Am?ique; la tradition des Juifs, des Am?icains et des habitants des ?es de la mer du Sud a conserv?le m?e souvenir.
L'homme n'ayant trouv?parmi les ?res vivants aucun ?re qui lui f? semblable, Dieu lit tomber sur lui un profond sommeil, prit une de ses c?es, en forma une femme, et la pr?enta ?Adam ?son r?eil, 2, 18-22
On a quelquefois pr?endu que les ressemblances frappantes qui se rencontrent dans les cosmogonies des diff?ents peuples, ainsi que dans celles de leurs traditions qui se rapportent ?l'origine du genre humain, ne pouvaient provenir que de la similarit?de l'esprit humain dans tous les pays, similarit?qui, ?l'?ard de certaines choses, devait n?essairement conduire partout ?un m?e r?ultat. Cette th?rie est assez vraie pour tout ce qui est du ressort de la r?lexion et de la m?itation; mais quand les traditions ne peuvent s'expliquer, ni par le raisonnement, ni par l'exp?ience, il est clair qu'elles doivent provenir d'une m?e source, et qu'elles nous indiquent une commune origine pour les peuples chez qui elles sont nationales. Qu'ya-t-il, par exemple, dans la forme de la femme, qui ait jamais pu donner l'id? qu'elle ait ??primitivement tir? de l'homme et form? d'un de ses os? Or, cette tradition se retrouve chez les peuples les plus ?oign? et sans communication les uns avec les autres. En Chine, la femme du premier homme est ''la fille de la c?e d'Occident,'' et son nom signifie ''la grande a?ule qui entra?e au mal.'' Les Gro?landais disent que la premi?e femme fut form? du pouce de l'homme. Les Indiens de l'Esse-quebo pr?endent qu'apr? que le Grand-Espnt eut cr? tous les animaux, il finit par former un homme qui tomba bient? dans un profond sommeil; le Grand-Esprit l'ayant touch? il se r?eilla et vit ? ses c?? une femme. Chez les Indiens, H est question d'un premier homme, Viradj, cr? sans femme; puis regardant autour de lui, se voyant seul, il se plaint de sa solitude, il se divise lui-m?e en m?e et femelle et donne naissance ?toute la race humaine. Chez les habitants de la Nouvelle Z?ande, le mot Iwi (Eve) signifie os, et la premi?e femme a ??form?, selon eux, du corps de l'homme et dune de ses c?es. A Tahiti, le Dieu cr?teur, apr? avoir fait le monde, forma l'homme avec de la terre rouge: un jour il plongea l'homme dans un profond sommeil et en tira un os (/w, ioui) dont il fit la femme (Rougemont, p. 56).
Mais si les pa?ns eux-m?es ont conserv?d'une mani?e si admirable, ?travers cinquante-huit si?les, l'histoire de ce sommeil myst?ieux d'Adam, ce n'est qu'?l'Eglise chr?ienne que le sens moral et symbolique de cet ??ement a ??r???
Dans ce premier Adam encore sans p?h? nous voyons le type de ce deuxi?e Adam qui a ??fait semblable ?nous en toutes choses, sans p?h?(grec)H?. 2, 174,4 5 Ce sommeil, ce c?? entr'ouvert, cette ?ouse qui en est Ur?, nous sont des embl?es de la mort de Christ et de son c??perc? de cette mort qui donne naissance ?son Eglise, de cette ''Eglise qu'il s'est acquise par son sang'' pour en faire son ?ouse bien-aim?, Act 20, 28 Ce n'est qu'apr? la mort de J?us, que les disciples commenc?ent ?se rassembler en son nom sans lui, mais la nouvelle Eglise fut cach? et n'exista pour ainsi dire qu'en germe et sans d?eloppement, jusqu'?la Pentec?e, v. encore 1Cor 11, 8 9 Eph. 5, 23-32 Si, confondus par la force de ces images, nous avons peine ?croire ? une telle condescendance de notre Dieu; si, consid?ant nos faiblesses et nos mis?es, il nous semble impossible que l'Eglise puisse ?re l'objet d'un tel amour, et que nous soyons port? ? demander, comme Nicod?e: Comment cela peut-il se faire? Dieu nous r?ond par ces glorieuses promesses: ''Christ s'est livr?pour son Eglise, afin qu'il la sanctifi? apr? l'avoir nettoy? en la lavant d'eau et par sa parole, pour la faire para?re devant lui une ?lise glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais ?ant sainte et irr?r?ensible,'' Eph. 3, 25 2627 Col. 1, 1 8 22 cf. 1Cor 1, 30
Apr? que l'homme eut ??form? la cr?tion fut termin?; le temps naturel commen?, et les secousses, ou nuits cos-mogoniques, cess?ent; aussi ne voyons-nous pas que la Bible en fasse plus mention; il n'est plus dit ''ainsi fut le soir, ainsi fut le matin, ce fut le septi?e jour,'' parce qu'entre le sixi?e et le septi?e il n'y eut qu'une nuit naturelle de douze heures, et c'est probablement pendant cette nuit et le sommeil d'Adam, sur la derni?e heure du sixi?e jour, qu'Eve fut form?, car il est dit, 2,2: que ''Dieu eut achev?au septi?e jour toute l'œuvre qu'il avait faite.''
Septi?e jour. Ce fut au septi?e jour que Dieu se reposa de toute l'œuvre qu'il avait cr?e pour ?re faite; il semble donc que nous devrions terminer ici le r?it de la cr?tion, mais comme ce premier sabbat appartient encore ?l'histoire de la premi?e semaine du monde, nous croyons devoir ajouter encore quelques r?lexions, sans lesquelles l'histoire de cette semaine de cr?tion serait incompl?e.
Nous avons vu que les six jours pr??ents ?aient, non des espaces de temps de vingt-quatre heures, mais de longues ?oques; le septi?e aurait donc d?leur ?re proportionn? Lorsqu'il commen?, Dieu n'avait pas dit: ''Tu travailleras six jours; tu mangeras ton pain ?la sueur de ton visage, tu retourneras en la terre d'o?tu as ??tir?'' L'homme avait ??plac?dans le jardin d'Eden pour le soigner et le garder: non pour b?her p?iblement la terre et lui faire produire ?force de sueurs les c??les et les autres graines dont il fut condamn??faire sa nourriture apr? la chute, 3,48 19 cf. 4, 29 30, mais pour se nourrir sans peine des fruits de ''tout arbre d?irable ?la vue et bon ?manger'' que l'Eternel avait fait germer dans le jardin. C'?ait l?le repos sans oisivet?des enfants de Dieu sur cette terre, et il est probable qu'il aurait dur?un temps plus ou moins long, mille ans peut-?re, apr? lequel ils auraient ?? recueillis aupr? de Dieu, comme H?oc, sans passer par la mort, sans que leur corps fut oblig?de retourner dans la poudre.
La dur? de la vie humaine avant le d?uge ?ait de pr? de mille ans, et nous avons lieu de croire que c'est ?cause du p?h? qu'elle fut abr??. Selon la tradition juive, ?yptienne, persane, assyrienne et indienne, qui fait des jours de la cr?tion des espaces de mille ans, nous aurions du nous attendre ?voir le jour de l'homme cr? ?l'image de Dieu, le septi?e jour, durer aussi mille ans, et se terminer par sa translation dans le ciel; mais de m?e que les soirs cosmogoni-ques avaient boulevers?l'ordre ?abli par Dieu dans la cr?tion mat?ielle, ainsi le p?h?vint renverser l'ordre moral et physique dans cette nouvelle cr?ture de Dieu, et par suite dans le reste de la cr?tion. La terre, de tr? bonne qu'elle ?ait, devint maudite ?cause de l'homme, 3,17 Le jour du repos, au lieu de durer mille ans, fut chang?en un temps de peine et de fatigue, o?il ne resta plus que des sabbats hebdomadaires de vingt-quatre heures, monument remarquable et aussi ancien que la race humaine, conserv?pour lui rappeler sa destination primitive, et le but auquel elle doit tendre, sa chute et la mis?icorde de Dieu, qui ne l'a pas enti?ement rejet?; moyen de gr?e pour les g??ations futures, et image, pour ceux qui ont appris ?en faire leurs d?ices, du bonheur saint et pur que l'Eternel r?erve ?ses enfants. Ce sabbat primitif se trouvant ainsi r?uit ?vingt-quatre heures, devint pour le monde le commen-cement d'une nouvelle semaine mill?aire; suivant les traditions mentionn?s plus haut, il devrait aussi s'?ouler six mille ans depuis Adam jusqu'?la fin de l'?onomie actuelle. Le sabbat de cette nouvelle semaine serait alors l'?oque glorieuse du mill?ium, de quelque mani?e qu'on l'entende; puis, au lieu de la mort naturelle de l'homme, fruit de la chute et du p?h? viendrait au bout d'un peu de temps, Rev 20, 3 7, la destruction de la mort elle-m?e, ce dernier ennemi de l'homme, 1Cor lo, 26 Rev 2-1, 4
Ceci n'est, ?la v?it? qu'une hypoth?e; cependant nous croyons pouvoir en trouver une confirmation, Heb 3, et 4 en commentant le sens du Ps. 95,11, l'ap?re nous montre que la menace de Dieu aux Isra?ites, de les exclure de son repos, menace oui avait trait ? la Canaan terrestre, se rapportait aussi, et dans un sens plus ?ev? ?la Canaan c?este, apr? laquelle doivent soupirer les enfants de Dieu; puis il rattache cette m?e id? au premier sabbat, 4, 3 4, et montre, v. 6, que ceux ?qui ce premier sabbat avait ?? ''premi?ement annonc?' n'y purent entrer ''?cause de leur incr?ulit?'' Adam et Eve ayant ajout?foi aux paroles du serpent plut? qu'?l'ordre positif de Dieu. Ce premier sabbat tel que Dieu le leur destinait n'exista donc pas pour eux, ils n'y entr?ent pas. C'est pourquoi Dieu ''d?ermine de nouveau un certain jour de repos,'' v. 7 et 9 Le premier sabbat mill?aire ayant ??abr?? Dieu en pr?are un autre pour son peuple, lorsque l'Eternel r?nera en Sion et que le Roi de paix entrera dans son royaume, (Isa 32, 17 18 CRECHE. L'humble et premier berceau du Fils de Dieu qui s'est fait fds de l'homme, Luc. 2, 7 Si l'?able dans la-quelle naquit notre Sauveur, ?ait en effet pratiqu? dans le roc, ainsi que le disent la plupart des anciens p?es, il est possible que la cr?he ait aussi ??taill? dans les flancs de la caverne, mais on peut croire qu'une auge de bois la garnissait int?ieurement, et que c'est dans cette auge que J?us fut plac? D'autres pr?endent que cette cr?he ?ait de terre, et qu'elle fut remplac? par une cr?he d'argent. M?e observation ici que sur la couronne d'?ines, il suffit d'aller voir sur les lieux; cette cr?he miraculeuse se trouve ?Rome dans l'?lise Santa-Maria Maggiora; elle est de bois. Est-elle authentique, c'est une autre question: on ne risque rien de la mettre avec les saints langes que l'on montre ?Saint Paul, quoiqu'il y en ait aussi quelques fragments en Espagne; avec le saint berceau et la sainte chemise que l'on montre en la m?e ville de Rome, tous menus fatras dont les p?es ne disent mot. Bien s? est-il que si ces objets ?aient ?J?usalem lorsque cette ville fut d?ruite, ils furent d?ruits avec elle; que s'ils n'y ?aient plus, et qu'ils fussent d???Rome, il n'en est toutefois pas encore question du temps de saint Gr?oire, ?la lin du sixi?e si?le, et d? lors cette ville a ??mainte et mainte fois prise, pill? et saccag?.
''II n'y a nul de si petit jugement qui ne voie la folie.'' Calvin. Acte du Dieu ?ernel et tout puissant, par lequel il appelle ? l'existence des choses visibles et invisi-bles, mat?ielles ou spirituelles, Rev 4,11 Psa 148,5, sq. Ce mot s'entend aussi, par extension, de l'univers, de l'ensemble des choses cr?es; mais nous n'avons ?le consid?er ici que dans le premier de ces deux sens, c'est-?dire comme acte cr?tif. L'homme, ?re born?et d?hu, ne peut p??rer les conseils myst?ieux du Seigneur, et d?ouvrir par lui-m?e la date, le mode, ni les raisons de la formation de l'univers; Job 11, 7 8 Et si quelque t??aire se permet dans son orgueil de disserter sur ces choses d'une mani?e contraire ?la Bible, ou cherche ?d?ouvrir ce qu'il a plu ?Dieu de nous cacher, le Seigneur lui-m?e confond son audace et le fait rentrer dans la poussi?e, Job 38 Mais si par nous-m?es nous ne pouvons d?ouvrir les choses cach?s de Dieu, nous pouvons et devons chercher ?conna?re ce qu'il lui a plu de nous en r??er. Pour cela nous avons deux sources d'instruction ??udier: la Bible et la nature. ''Les œuvres de Dieu et la parole de Dieu sont les deux portes du temple de la v?it? comme elles proviennent d'un m?e auteur souverainement sage et tout-puissant, il est impossible qu'il y ait entre elles aucune contradiction; mais elles doivent, pour ceux qui les comprennent dans leur vrai sens, s'expliquer et se confirmer r?iproquement, quoique d'une mani?e et par des voies diff?entes.'' Gaede, prof, d'hist. nat. ?Li?e.) Et de m?e que les œuvres visibles de la cr?tion de Dieu nous sont donn?s pour nous apprendre ?conna?re ses perfections invisibles, Rom 1, 20, ainsi, c'est en prenant la Bible pour guide que nous devons ?udier cette cr?tion visible et les œuvres merveilleuses du Seigneur; sans cela nous sommes expos? ?tomber dans les syst?es les plus faux et les plus absurdes, comme il est d??arriv??plusieurs savants, auxquels on peut bien appliquer le reproche que J?us adressait aux Juifs: ''Vous ?es dans l'erreur parce que vous n'entendez pas les Ecritures ni quelle est la puissance de Dieu,”Mat 22,29 Il est une science en par-ticulier, qui r?ume ?elle seule presque toutes les sciences naturelles, et qui, quoiqu'elle n'existe que depuis peu d'ann?s, remonte par ses d?ouvertes jusqu'aux premiers ?es du monde; une science remplie d'attrait pour ceux qui en ont fait l'objet de leurs ?udes, et qui plus que toute autre peut-?re, a conduit ?des r?ultats erron? et anti-scripturai-res, ceux qui n'?aient pas soutenus par une foi ferme ?la parole de Dieu. Nous voulons parler de la g?logie, dont l'incr?ulit?a si souvent essay?de se faire une arme contre la Bible. Mais ?mesure qu'elle a ??mieux ?udi?, et que les faits et les monuments qu'elle pr?ente ont ??examin? de plus pr?, l'on a reconnu que loin d'?ranler en aucune mani?e l'autorit?de la Bible, elle n'a fait que confirmer le r?it de Mo?e d'une mani?e frappante et inattendue. C'est ainsi que les calculs remarquables du c??re Cuvier pour conna?re l'?e du monde et l'?oque du d?uge, ont offert un r?ultat qui co?cide exactement avec la Gen?e Discours sur les r?olutions de la surface du globe. — Mais cette science est encore dans son enfance, et s'il nous est permis de donner un conseil, nous voudrions engager ceux de nos lecteurs qui auraient ?s'en occuper, premi?ement ? n'?udier la g?logie qu'avec humilit?et respect, en pensant que la nature est comme la Bible, mais pas plus que la Bible, le livre de Dieu; ensuite ?ne pas s'effrayer, ni se laisser ?ranler dans leur foi, par des d?ouvertes futures qui sembleraient en contradiction avec la r??ation ?rite, ou avec des syst?es cosmogoniques propos? m?e par des hommes pieux. II ne peut, nous le r??ons, y avoir contradiction r?lle, et l'on trouvera toujours que lorsqu'il y en aurait une apparente, cela vient de ce que nous n'avons pas compris l'un ou l'autre de ces livres; mais la v?it? est une, et le Dieu fort est v?it? Deu 32,4 Apr? ces remarques pr?iminaires, l'on nous comprendra lorsque nous dirons que ce n'est qu'avec crainte et tremblement que nous osons hasarder quelques explications sur l'œuvre de la cr?tion, telle qu'elle est rapport? dans le premier chapitre de la Gen?e, car ce sont l?les choses difficiles et myst?ieuses du Seigneur, et connaissant ?peine ''les bords de ses voies,'' Job 26, U., nous craignons, nous aussi, ¦ d'obscurcir son conseil par des paroles sans science.'' ''Dieu cr? au commencement le ciel et la terre,'' Gen 1,4 .—La signification propre du mot cr?r est: tirer du n?nt, faire une chose de rien; c'est pourquoi les traducteurs de la Bible s'en sont servis pour rendre le mot h?reu bara qui n'a pas tout ?fait la m?e port?; mais la langue h?ra?ue n'en poss?ant pas d'autre qui p? indiquer exactement l'acte par lequel Dieu produit une chose, sans la former d'une substance d??existante, les ?rivains sacr? ont d?employer ce mot bara, qui signifie proprement former, mettre en ordre Calmet) mais dont la racine primitive semble plut? contenir le sens de s?arer, (Simonis, Lex. Hebr.) C'est peut-?re ?cette id? que correspond l'expression fran?ise: Dieu d?rouitMe chaos. En effet, nous voyons que l'œuvre des trois premiers jours, dans le r?it de Mo?e, est en grande partie une œuvre de s?aration: Dieu s?are la lumi?e 'avec les t??res, il s?are les eaux sup?ieures des eaux inf?ieures, il s?are la terre s?he d'avec la mer, il s?are le jour d'avec la nuit. Et lorsque Mo?e emploie le mot cr?r, cela ne signifie pas toujours tirer une chose du n?nt, mais souvent tirer une chose d'une autre substance pour lui donner une forme nouvelle; ainsi, par exemple, Dieu cr? l'homme ?son image, Gen 1, 27, et cependant il le tire de la poudre de la terre, 2,7 Malgr?cette double interpr?ation dont le mot bara est susceptible, nous savons positivement que la mati?e n'a pas toujours exist? qu'elle a eu une origine, car l'Esprit-Saint nous le d?lare, soit, Gen 1,1, en nous disant que les cieux et la terre ont eu un commencement, cf. 2,4, soit dans le commentaire qui nous en est donn?ailleurs par le m?e Esprit, Heb 41,3 Psa 33,9 Et la sagesse de Dieu qui est, la m?e chose que sa parole ?ernelle, le verbe incr? ''qui ?ait au commencement avec Dieu et qui ?ait Dieu,'' nous parle d'un temps ant?ieur ? l'existence de notre globe, o?elle ?ait ses d?ices «lorsqu'il agen?it les cieux et qu'il tra?it le cercle au-dessus des ab?es, lorsqu'il n'avait pas encore fait la terre, ni le commencement de la poussi?e du monde,'' Pro 8,22-30 ''C'est donc le contexte,'' dit un savant professeur anglais, le docteur Pusey, {v. Buckland Bridgewaler Treatise, vol. I, p. 22) ''qui doit d?ider du sens du mot bara, et nous indiquer s'il faut le traduire par: tirer du n?nt, ou par: donner une nouvelle forme ? une substance qui existait d?? ''Quoique Mo?e se serve, en parlant des œuvres de Dieu, tant? du mot bara, tant? du mot hazah Il fit) il para? cependant que la premi?e de ces expressions a une ?ergie particuli?e, et ne peut s'employer que pour d?rire l'action de Dieu, tandis que la seconde peut s'appliquer aussi ?l'action des hommes. ''Apr? avoir soigneusement compar?un grand nombre de passages Isa? 43,11 S. Nom 46,30 Psa 4 04,30 sq.) et avoir fait une ?ude attentive de ce sujet, je suis arriv??cette conclusion, que les mots cr?r et faire, employ? en parlant de Dieu, sont synonymes, avec cette diff?ence que la premi?e de ces expressions est la plus forte des deux, quoique Mo?e semble quelquefois les employer indiff?emment: Ainsi, Gen 1,21 Dieu cr? les grands poissons; v. 25, Dieu fit les b?es de la terre; v. 26, faisons l'homme ?notre image; v. 27, Dieu cr? donc l'homme. M. de Rougemont Fragments d'une Histoire de la terre, p. 113) voit quelque chose de plus dans la mani?e dont Mo?e se sert de ces mots; il dit que ''cr?r signifie former un type nouveau, tandis que faire est restreint au d?eloppement d'un type d??existant: ainsi, dit-il, Dieu cr? l'animal, l'homme, 4,20-27 mais une fois les animaux aquatiques existants, il ne cr? pas les animaux terrestres, il les fait.» Nous ne pr?endons pas d?ider quelle peut ?re la valeur de cette observation, mais nous croyons devoir ajouter en d?eloppement de l'id? de cet auteur, que les eaux et les airs contenant parmi leurs habitants des cr?tures qui appartiennent aux quatre grands embranchements du r?ne animal, les types existaient tous avant la formation des animaux terrestres, qui n'?aient pour ainsi dire qu'un d?eloppement de ceux qui avaient ??cr?s le cinqui?e jour; tandis que l'homme ?ant non seulement un animal plus parfait que les autres par les organes dont il ?ait dou? mais encore le seul habitant de la terre auquel Dieu e? donn?une ?e de la m?e nature que l'Essence divine, pouvait bien ?re consid?? quant ? son corps, comme un d?eloppement d'un type ant?ieur, mais quant ? cette ?e vivante, faite ?l'image de Dieu, c'?ait bien r?llement comme une cr?tion nouvelle; ce qui expliquerait pourquoi la Gen?e se sert des deux expressions faire et cr?r, quand il s'agit de l'homme. ''Ce qui est bien plus important pour l'interpr?ation du premier chapitre de la Gen?e, c'est de savoir si les deux premiers versets contiennent une esp?e d'introduction, un simple r?um?de ce qui va ?re dit plus en d?ail dans le reste du chapitre, ou s'ils sont l'expression d'un acte de cr?tion distinct de ceux dont il est parl?dans les versets suivants. ''Cette derni?e interpr?ation para? ?re la v?itable comme la plus naturelle. En effet, nous n'avons dans la Bible aucun autre r?it d'une cr?tion primitive, et de plus il semble que le deuxi?e verset soit une description de la mati?e cr?e, avant l'arrangement qui en allait ?re fait en six jours; ainsi la cr?tion du commencement doit ?re distingu? de la cr?tion des six jours; d'autant plus que le r?it de ce qui s'est pass?dans chacun de ces jours est pr???de la d?laration que ''Dieu dit,'' ou voulut l'??ement qui suit imm?iatement; par con-s?uent il semble que la cr?tion du premier jour doit avoir commenc?lorsque ces mots: ''Et Dieu dit,'' sont employ? pour la premi?e fois, c'est-?dire pour la cr?tion de la lumi?e. De m?e, si c'est bien l?le commencement de l'œuvre des six jours, il est clair que cette cr?tion ne fait que donner une nouvelle forme, un nouvel arrangement, et pour ainsi dire, meubler d'une mani?e nouvelle un monde qui existait d?? car nulle part dans le r?it des six jours il ne nous est dit que Dieu fit, ou cr? l'eau, ni la terre, ni les t??res, choses d??existantes R?ultat d'une cr?tion pr??ente) les quelles il ne fait, dans les premiers jours, que s?arer les unes des autres et les mettre dans un ordre nouveau.'' Buck-land's 1,22 Nous croyons donc que le v. 4 nous parle d'une cr?tion primitive des choses mat?ielles, sans en indiquer l'?oque qu'il ne nous importe probablement pas de sa voir. Ceci n'est pas une opinion nouvelle; c'est celle de plusieurs p?es de l'Eglise Voir P?avius, Dogm.Theol.,tom.III. De opificio sex Dierum, Lib. 4 Cap. 1, § 8, et cap. 11, § 4-8 Les uns voyaient dans les deux premiers versets de la Gen?e le r?it de la cr?tion d'un monde primitif; d'autres, comme saint Augustin, Th?doret, y voyaient la premi?e formation de la mati?e; d'autres, celle des ??ents; d'autres croient que les cieux dont il est question au v. 1 sont, non le ciel atmosph?ique de notre terre qui ne fut cr? que le deuxi?e jour, mais ce qui est appel?ailleurs les cieux des cieux. Nous voyons, en effet, que quoique la Gen?e emploie le m?e mot Shamayim pour d?igner ces deux choses, la Bible les distingue ailleurs, comme Neh 9 6 La racine du mot h?reu qui signifie ciel, ?ant le pr??it inusit?shamah, ?re ?ev? le mot shamayim signifierait les hauteurs, ou les espaces ?ev?, et she-m?hasshamayim Les cieux des cieux) seraient les espaces infiniment ?ev?, ou l'immensit? avec tout ce qu'elle contient, et par cons?uent cette multitude innombrable d'?oiles ou de mondes, qui feraient ainsi partie de la premi?e cr?tion, indiqu? Gen 4,1, et que le v. 46 ne fait que rappeler en passant, en parlant du moment o?le soleil devint lumineux pour la terre. Le fameux passage de saint Pierre, 3,5-13, qui r?ume en quelques mots les destin?s de notre plan?e, autorise la diff?ente interpr?ation du mot cieux dans les versets 4 et 8, et montre que le ciel du deuxi?e jour, c'est-?dire l'atmosph?e, suit le sort de notre globe et de ses r?olutions. Il est ?ident, en effet, que les cieux ant?iluviens qui ont ??d?ruits, ne comprenaient pas les astres, car alors le soleil, la lune, et les ?oiles qui existaient avant le d?uge auraient aussi p?i; la future destruction par le feu, des cieux et de la terre d'?pr?ent, n'est donc pas non plus une catastrophe qui doive envelopper tout l'univers, mais seulement une grande r?olution qui doit changer l'?at et l'apparence de notre globe; un feu purifiant qui le nettoiera de sa souillure comme l'or fondu dans le creuset est d?ag? par le feu des mati?es impures qui le ternissent; r?olution apr? laquelle le monde et ses habitants seront r?ablis dans l'?at de puret?et d'innocence, d'o?le p?h?d'Adam les avait fait d?hoir. L'interpr?ation que nous venons de donner du v. 4 semble confirm? aussi par l'expression remarquable qui termine le v. 3 du deuxi?e chapitre: ''Dieu se reposa de toute l'œuvre qu'il avait cr?e pour ?re faite.'' — Ne semble-t-il pas que ce passage est un de ceux dans lesquels le Tout-Puissant soul?e ?nos yeux un coin du voile qui nous cache la profondeur de ses conseils ? Ne semble-t-il pas nous dire qu'il avait de longue main pr?ar?une demeure aux hommes, qu'il avait cr? cette terre dans les jours d'autrefois pour ?re faite, c'est-?dire pour ?re fa?nn? plus tard, de mani?e ?ce qu'elle p? ?re habit? par des cr?tures dans lesquelles il voulait mettre son plaisir? Pro 8,31 Il fit toutes ces choses par degr?, ajoutant une bonne chose ?une autre bonne chose, jusqu'?ce qu'il juge? que tout ?ait tr? bon, Gen 1, 31, afin d'y rendre heureux des ?res form? ?son image, ?qui il voulait remettre la domination sur toutes les merveilles qu'il venait d'appeler ?l'existence. Quand il ne nous resterait d'autre partie de la r??ation que les premiers chapitres de la Gen?e, n'aurions-nous pas l?une preuve ?latante de la bont?infinie de notre Cr?teur et du soin paternel que sa Providence prend des hommes ? Oui, cet Etre tout puissant qui s'occupait de notre bonheur, tant de si?les avant l'existence de notre race, ne peut pas nous avoir d?aiss?, et si le mal est entr?dans le monde, et a g??cette terre tr? bonne o?Dieu avait plac?Adam, soyons s?s que celui qui a mis tant de soin ?nous former pour le bonheur, aura aussi mis ?notre port? un rem?e ?nos maux, un moyen de rel?ement apr? notre chute, un sauveur enfin assez puissant pour emp?her que cette terre et ses habitants qui ?aient sortis tr? bons de la main de Dieu, ne continuent ??re entra?? ?jamais dans le chemin du mal. Mais pour cela, il faut qu'une cr?tion nouvelle s'op?e en nous, et que cette parole divine par qui et pour qui toutes choses ont ?? faites, renouvelle en nous l'image de Dieu que le p?h?a d?ruite, 1Cor 45, 4749 2Cor 5,17 Eph. 4,24 v. 2 ''Et la terre ?ait sans forme et vide; les t??res ?aient sur la face de l'ab?e, et l'Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux. > — Le mot ab?e semble ?re synonyme des eaux sur lesquelles se mouvait l'Esprit de Dieu; v. Job 38,30 Psa 42,8104,6 Jonas 2,6 sq.) Si le v. 1 se rapporte ?la premi?e cr?tion de toutes choses, dont rien ne peut nous faire m?e deviner l'?oque, il se peut que des millions d'ann?s se soient ?oul?s entre ce moment et la cr?tion de la lumi?e sur notre terre. Dans la Bible de Luther, imprim? ?Wittenberg, en 1557, on trouve le chiffre 1 marqu?en t?e du v. 3, comme ?ant le commencement de l'histoire de la cr?tion. Dans d'anciennes ?itions anglaises o?la division en versets n'?ait pas encore adopt?, il y a un double interligne entre les v. 2 et 3 Pusey.) Le v. 2 d?rit l'?at du globe imm?iatement avant le commencement du premier des six jours, c'est-?dire sur le soir du premier jour; car, suivant la compu-tation mosa?ue, chaque jour commence avec le soir, et durejusqu'au soir du jour suivant. Le premier jour serait donc la fin de la p?iode ind?inie de la premi?e existence du monde. Dans ce v. 2 il est fait une mention sp?iale de la terre et des eaux comme existant d?? mais envelopp?s de t??res. Les mots thohouvabo-hou d?rivent cet ?at de confusion et de vacuit? que les Grecs repr?entent par le mot Chaos. Ils sont encore employ? dans le m?e sens, (Isa 34,11 Psa 107,40 Le mot vide, de nos traductions fran?ises, ne rend pas tr?'bien la signification, car il donne l'id? d'un corps creux, tandis qu'ici il faudrait exprimer un vide ext?ieur: la terre ?ait vide d'habitants, vide de parure, aride et d?ouill?. D'o?provenait cet ?at chaotique ? Etait-ce ainsi que la terre ?ait sortie des mains du Cr?teur ? Etaient-ce les ruines d'un monde ant?ieur? Nous l'ignorons; peut-?re Dieu avait-il dit d'un ordre de choses plus ancien ce qu'il dit plus tard du monde moderne, par la bouche de son proph?e, .1er. 4,23 sq.: ''La terre sera dans le deuil, les cieux seront noirs au-dessus;... j'ai regard?la terre, et voici. elle est sans forme et vide, etc.'' Ne semble-t-il pas que l'Esprit saint ait voulu nous repr?enter par ces paroles une effrayante r?olution de notre globe dont le chaos aurait ??le r?ultat P S'il ?ait permis de traduire en langage non inspir?les paroles de l'?rivain sacr? nous croirions pouvoir paraphraser ainsi les premiers versets de la Gen?e: Toutes les choses que nous voyons et dont nous pouvons conna?re l'existence, soit sur la terre que nous habitons, soit au-del? doivent leur ?re ?un Dieu souverainement bon, sage et puissant, qui a fait sortir la mati?e du n?nt, dans des temps infiniment recul? et dont la date nous est inconnue. Ce Dieu tout bon jugea ? propos de cr?r une race d'?res intelligents auxquels il donna le nom d'hommes, et voulant leur pr?arer une demeure, il choisit pour cela un de ces globes qu'il avait faits pour se mouvoir dans l'espace, et qui ?ait alors inculte et d?ert, recouvert de liquide et d'obscurit? Le moment o?l'Esprit de Dieu s'en rapprocha et plana, pour ainsi dire, ?sa surface, pour y faire p??rer l'ordre et la vie, fut pour le globe le commencement d'une cr?tion nouvelle qui devait avoir six degr?, ou se faire en six ?oques de progr? successifs. ''Tout ?ait pr? pour cette nouvelle cr?tion, la mati?e ? laquelle une autre forme devait ?re donn?, l'Esprit divin qui devait la vivifier; il ne fallait plus que la parole du commandement pour appeler ?l'existence ce monde nouveau; et Dieu dit...que la lumi?e soit, et l'ordre naquit au milieu de la confusion.'' Ainsi, nous voyons appara?re d? la fondation du monde cette Trinit?dans l'unit?de Dieu: ''Le P?e qui habite une lumi?e inaccessible et que nul œil n'a vu ni ne peut voir», 1 Tim. 6,16 cf. Rev 1S, 3 Psa 18,29 36,10 ''le Fils, qui est la v?itable lumi?e qui a resplendi dans les t??res et qui ?laire tout homme en venant au monde,'' Jean 1,9 cf. v. 2 Col. 1,16 Eph. 3,9; ''enfin l'Esprit de Dieu planant sur la face des eaux, p??rant le globe d'une force vitale, et qui nous est repr?ent?comme pr?idant ?la cr?tion et y prenant la part la plus directe'', Psa 33,6 cf. Gen.2,1 Ps.104,29 30 Jean 20,22 Gen 2,7 cf. Job33, i. La Bible de Gen?e, ?. de 180S, ainsi que celle qui a ?? publi? plus r?emment par les pasteurs et professeurs de cette ville, traduit au v. 2: ''Et Dieu fit souffler un vent qui agita la surface de l'eau.'' Mais si le mot rouach peut, en effet, signifier esprit ou vent, selon la place o?il est employ? comme le grec wve?iaet le latin spiritus, est-il raisonnable de le traduire par vent, lorsque Dieu n'avait pas encore cr? l'air ? Autant vaudrait, par exemple, remplacer Esprit par courant d'air dans des passages tels que celui-ci: ''Caches-tu ta face, elles les cr?tures) sont troubl?s; retires-tu leur souffle, elles d?aillent et retournent en leur poudre. Mais si tu renvoy? ton courant d'air Esprit) elles sont cr?es de nouveau !'' Psa 104,29 30 cf. enc. Job 26,13) Et afin de montrer ?idemment que ces trois personnes ne sont pas trois Dieux, mais un seul Dieu, manifest?de trois mani?es, l'?rivain sacr?qui se sert pour d?igner le Cr?teur du mot Elohim, Seigneurs, fait suivre cette d?ignation plurielle d'un temps de verbe au singulier, comme s'il y avait Dieux dit que la lumi?e soit; Dieux vit que cela ?ait bon. Puis, apr? nous avoir montr? les personnes divines conf?ant ensemble V. 26 faisons l'homme ? notre image) il lui donne (2,4 ) le nom incommunicable et singulier de Iahweh, joint ?celui d'Elo-him, Seigneurs, qui est, qui ?ait et qui sera, ou Seigneurs Eternel. Dur? des jours de la cr?tion. Pendant longtemps, personne dans les pays o?le christianisme ?ait profess? ne mit en doute que les jours de la cr?tion ne dussent s'entendre ?la lettre d'espaces de vingt-quatre heures, mais ?mesure que l'on ?udia plus attentivement les sciences naturelles, on trouva des preuves de l'existence d'un ordre de choses ant?ieur ?la cr?tion de l'homme, ordre de choses qui avait d?continuer pendant des temps fort longs; l'on se h?a de rejeter alors le r?it de Mo?e et ses six jours, comme une chose absurde et contraire aux lois de la nature. Puis vinrent d'autres naturalistes plus religieux, qui comprirent que l'homme ne pouvait ainsi li-miter la puissance de Dieu, et Que celui qui avait fait le temps pouvait cr?r un monde non seulement en six mille ans, mais en six ans, en six jours, en six minutes, en un clin d'œil, s'il l'e? voulu; il leur parut que sans nier les d?ouvertes des sciences naturelles, l'on pouvait fort bien les concilier avec le r?it mo- sa?ue, en supposant que toutes les plantes et animaux fossiles ?aient les restes d'un monde ant?ieur au v. 3 de la Gen?e, d?ruit nous ne savons ?quelle ?oque, ni pour quelle cause, et que Dieu ?ablit r?llement l'ordre de choses actuel en six jours de vingt-quatre heures. Mais cette hypoth?e, quelque plausible qu'elle paraisse au premier abord, n'explique pas suffisamment comment il se fait, par exemple, que l'ordre des animaux fossiles, selon leurs couches, se rapporte si bien ?ce que nous enseigne la Gen?e sur l'ordre de leur formation; l'examen de leurs yeux, m?e de ceux des plus anciens, comme, par exemple, des Trilobites, dans les terrains de transition Buckland's vol. I. p. 396) prouve que ces animaux ont v?u dans une lumi?e semblable ?celle qui nous sert ?distinguer les objets, une lumi?e solaire en un mot, et qu'ils ont ??cr?s apr? que Dieu avait ?abli cet astre pour ?lairer notre globe, ainsi qu'il est dit aux versets 14 ?18 On reconnut aussi que la Bible elle-m?e donne aux mots qui d?ignent les divisions du temps, comme jour, semaine, des sens divers et plus ou moins ?endus, V. (Isa 34,8 Eze 4,6 Dan 9,241Cor 3,13 5, 5 2 Pierre 3,10, etc.) et l'on en vint ?traduire les six jours de la cr?tion par six ?oques. C'est ?cette opinion que se sont arr?? presque tous les th?logiens et les g?logues les plus distingu? de notre temps; pour eux les jours de la cr?tion ne sont pas des jours solaires comme ceux d'?pr?ent, mais des ?oques cosmogoniques d'une longue dur?, des temps de progression et de formation alternant avec des temps de trouble et de r?olutions telluriques. Sans ?oncer une opinion positive sur ce sujet, nous devons convenir que les probabilit? sont en faveur de l'opinion qu'il s'agit non d'espaces de vingt-quatre heures, mais de p?iodes consid?ables, de mille ans peut-?re; en effet, il est remarquable que dans les deux passages de la Bible o?il est dit qu'aux yeux de Dieu, mille ans sont comme un jour, et un jour comme mille ans, cette d?laration de l'Esprit saint se trouve plac? en relation directe avec les ??ements de la Cr?tion, et avec ce jour du Seigneur qui, comme le dit saint Jean, doit durer mille ans, cf. Psa 90, 2 4, avec 2 Pierre, 3,5-10 et ?oc. 20,. Les plus anciens livres des nations prennent aussi, comme la Bible, dans des sens plus ou moins ?endus les mots qui d?ignent les divisions du temps. Plutarque dit que les Egyptiens, voulant pr?endre ?une plus haute antiquit?que les autres peuples de la terre, comptaient dans leur chronologie chaque mois pour une ann?. Les calculs des Indiens et des Chinois ont des bases tout ?fait semblables; U.Doct.Nares, Man consi-dered theologically and geologically, p. 192) Zoroastre, en parlant de la cr?tion, dit qu'elle se fit en six ?oques ou temps in?aux, distribu? de la mani?e suivante: Le premier temps fut employ??cr?r le ciel, ce qui prit 45 jours; dans le deuxi?e temps, qui dura 60 jours, Dieu cr? les eaux; la terre fut cr?e dans le troisi?e, qui fut de 75 jours; le quatri?e, de 30 jours, vit ?lore les plantes; le cinqui?e, de 80jours, tous les animaux; et le sixi?e, de 15 jours, fut consacr? ?la cr?tion de l'homme. La somme de ces nombres est 365 jours ou une ann?, Hyde. De religione veterum Persarum, Cap. 9. On reconna? dans cette narration le r?it de la Gen?e d?igur? et combin? avec l'id? traditionnelle de la longueur consid?able des jours de la cr?tion, tradition qui existait d?? ?ce que l'on pr?end, chez les Juifs, et aussi chez les Etrusques F. de Rougemont, Fragments, etc.) Quelques auteurs ont cru en trouver une preuve implicite dans le langage m?e du texte, et de m?e que la forme parti-cipale du verbe qui exprime l'action de la force cr?trice, l'esprit de Dieu, se mouvant sur la surface de l'ab?e, indique non un acte subit et momentan? mais une force s'exer?nt d'une mani?e continue Doct. Wiseman, Lectures on Science and revealed Religion, vol. 1, p. 295) ainsi l'on a cru reconna?re dans ces six jours non seulement une suite de perfectionnements, mais aussi des intervalles de r?olutions et de bouleversements dont 'id? serait renferm? dans la signification la plus ?endue du mot Ereb, soir. Le premier chap. de l'Eccl?iaste et le Psa 104 En particulier les versets 29 et 30) avaient fait pressentir la possibilit?d'une semblable progression dont diverses traditions fort anciennes contiennent des traces remarquables. — La cosmogonie indienne qui se rapproche beaucoup de la Bible, parle ''d'un grand nombre de cr?tions et de destructions de mondes, provenant de la volont?d'un Etre supr?e qui ne le fait que dans le but de rendre ses cr?tures heureuses.'' Institues of Hindu Law. London, 1823, ch. 1) Nous ne pouvons nous emp?her de transcrire ici deux passages tr? remarquables de ce livre, cit? par Lyell, Priuciples of Geology, vol. 1 ch. 2, avec l'indication des textes bibliques correspondants: ''L'Etre dont la puissance est incompr?ensible, m'ayantcr?, moi(Menou) et tout cet univers, fut de nouveau absorb?dans l'Etre supr?e, faisant succ?er au temps de l'?ergie l'heure du repos.'' Cf. U?. 1,3 10 4,4 Jean 17,5 —Et plus loin: ''Quand cette puissance agit', alors ce monde re?it son plein d?eloppement; quand il sommeille, tout le syst?e d?hoit. Car pendant qu'il se repose, ou cesse d'agir, les esprits rev?us de formes mat?ielles, et dou? de principes d'action, se d?ournent peu ?peu de leur t?he, et l'intelligence elle-m?e devient inerte.'' Cf. Psa 104,27-30) Telle est aussi la tradition des Birmans, et celle des anciens Egyptiens; on la retrouva m?e dans les ouvrages de quelques P?es de l'Eglise, saint Augustin, Orat. II, saint Basile Hexa?eron, hom. 2 Les d?ouvertes r?entes de la g?logie sont venues, bien des si?les apr?, ?laircir cette hypoth?e, et la confirmer ?ce qu'il semble. Cuvier, dans son Discours sur les r?olutions de la surface du globe, ?ablit par des preuves irr?usables, que ces r?olutions ont ??nombreuses, subites, ant?ieures ? l'apparition de l'homme sur la terre, et m?e qu'il y en a eu d'ant?ieures ?l'existence d'?res vivants quelconques. ''L'histoire des six jours, ainsi que celle de l'humanit? a ses puits cosmogoniques, dont la premi?e est le chaos, et dont le caract?e est la mort, le d?ordre, les t??res; par une concordance impr?ue et inexplicable, les g?logues d'une part, Mo?e de l'autre, admettent un d?eloppement ou une cr?tion de la terre tout ?fait extraordinaire, qui s'op?e par une alternative de temps d'ordre et de cr?tion, de temps de d?ordre et de destruction. ''La g?logie ne fait ici que pr?iser, expliquer, commenter le texte biblique, qui accepte en plein tous ces r?ultats de la science. ''Les soirs Ereb) sont donc les temps de d?ordre; le premier soir n'est autre chose que le chaos lui-m?e; les suivants sont des invasions du chaos au milieu de l'œuvre lumineuse de Dieu. Les matins sont des temps d'ordre, de vie, de cr?tion. L'œuvre de Dieu pendant les six jours consiste ?former la terre d?ast?, et la d?ager du chaos, de l'ab?e et des t??res qui disparaissent successivement. ''Ainsi les eaux de l'ab?e, 1,2, qui recouvraient au deuxi?e jour encore la terre enti?e, en partagent au troisi?e la surface avec les continents, et elles n'existeront plus sur la terre nouvelle, Rev 21,1 Ainsi les t??res, ?lair?s d? le premier jour par la lumi?e, sont transform?s en soirs cosmogoniques, et au quatri?e jour en nuits de douze heures. Les soirs cosmogoniques pr??ent chacun des six jours, et cessent avant la cr?tion de l'homme, aucun ne s'interpose entre le sixi?e jour et celui du repos, et la derni?e des grandes ?oques de d?ordre est celle qui s?are le cinqui?e jour du sixi?e. L'alternative des jours et des nuits de vingt-quatre heures cessera ?la fin des temps, et la terre sera ?lair? par une lumi?e continue, Zac 14,7 Rev 21, 23 C'est ainsi que les compl?es t??res du chaos se transforment peu ?peu en compl?e lumi?e. ''Le premier chap. de la Gen?e est une vision des temps ant?ieurs ?l'homme, et doit s'expliquer d'apr? les m?es principes que les proph?ies. ''En comparant l'œuvre de Dieu dans la r?rganisation du chaos et dans la cr?tion du monde, ?celle de Dieu dans le cœur des fid?es et dans l'Eglise, selon l'indication que nous en donne saint Paul, 2Cor 4,6, on remarque bient? que les six jours cosmogoniques sont une esp?e de proph?ie de l'histoire de l'humanit? ou, en d'autres termes, que les faits physiques de l'histoire de la terre ont un sens analogue aux faits moraux de l'histoire de l'homme. Ainsi les t??res du chaos se reproduisent dans les t??res morales de l'?e d?hue et p?heresse; les nuits cosmogoniques dans les ?oques historiques de corruption et de ruines; les jours cosmogoniques, dans celles de paix, d'ordre et de vie religieuse; la formation du soleil au quatri?e jour, dans l'apparition du soleil de justice vers l'an 4,000, etc.» (Rougemont, Fragments, etc., p. 8) Avant de nous oecupper sp?ialement de l'œuvre de chacun des six jours de la cr?tion, nous devons indiquer une autre partie de l'Ecriture qui nous en donne un commentaire remarquable: nous voulons parler des chapitres 38 ?41 du livre de Job Ce n'est pas ici le lieu d'examiner en d?ail cette portion sublime et myst?ieuse de la Parole, nous nous bornerons ?quelques versets du chap. 38 En interrogeant Job sur les merveilles de l'univers, le Seigneur condescend jusqu'?raisonner avec sa cr?ture; il lui montre que la souveraine sagesse qui a pr?id??l'arrangement de la terre, des cieux et de tout ce qui s'y trouve, pr?ide ?alement aux ??ements de la vie des hommes, et que par sa direction, toutes choses concourent ensemble au bien de ceux qui aiment Dieu, Rom 8,28 Mais, outre ce but principal d'instruction, nous trouvons encore des allusions ?l'histoire de la cr?tion, qui peuvent ?laircir pour nous quelques passages du Ier chap. de la Gen?e. En effet, nous croyons voir, dans le verset 4, une indication de cette cr?tion primitive qui eut lieu au commencement, Gen 1,1; puis au verset 7, nous voyons les intelligences c?estes se r?ouissant de l'ordre et de l'arrangement que Dieu venait d'y ?ablir, v. 5 et 6, et chantant en triomphe ?cause de cette nouvelle manifestation de la puissance de Dieu, v. 7 Mais une au moins de ces ?oiles du matin Lucifer) ?ait d??tomb?, peut-?re m?e plusieurs, et le mal vint bient? g?er l'œuvre du Cr?teur. 11 semble qu'une irruption des eaux troubla l'ordre nouvellement ?abli, v. 8, et ce fut alors que Dieu donna ?l'ab?e la nu? pour couverture et l'obscurit?pour ses langes, v. 9; peut-?re les t??res furent elles ordonn?s alors comme punition et comme demeure des anges d?hus, par opposition ?la lumi?e ?ernelle, qui est repr?ent? comme l'habitation de Dieu, Jean 3,19-21 Eph. 6,12 C'est ?ce moment-l?que semble se rapporter le premier soir de la cr?tion; c'est l?le chaos d?rit au deuxi?e verset de la Gen?e, et dont Dieu va tirer la terre par six ?oques de progression, six jours. Le verset 10 semble indiquer l'action de Dieu par laquelle il op?e la s?aration des eaux inf?ieures et sup?ieures, et le verset 11 correspondrait au verset 9 de la Gen?e o?Dieu fixe ?la mer la place qu'elle doit occuper. Les versets 8-11 pourraient, il est vrai, se rapporter ?quelques ?ards au d?uge du temps de No? mais ce qui nous fait pr??er l'autre interpr?ation, c'est que le verset 9 semble nous indiquer que le cataclysme dont il est parl?au verset 8 doit avoir ??ant?ieur au chaos, et que l'obscurit?et le d?ordre du chaos en auraient ??le r?ultat. — Au verset 12 nous voyons para?re la lumi?e, mais non comme lumi?e solaire: c'est l'aube du jour, le pas du jour, ou la lumi?e ?lairant simultan?ent tous les points de la terre, v. 13, et faisant fuir de partout les t??res et les esprits de t??res. Puis plus tard, v. 14. cette lumi?e prend une nouvelle forme et se concentre pour ainsi dire dans une apparence ou un moule mat?iel, le soleil. Le verset 14 n'est pas bien rendu dans Ostervald: il a ajout?les mots la terre, qui ne se trouvent ni dans l'h?reu, ni dans plusieurs autres versions. Le verbe thitehapphek qui commence le verset 14, se rapporte d'ailleurs mieux au substantif masculin shachar, l'aube du jour, v. 12, qu'au substantif commun, mais ordinairement f?inin ??s, la terre. . Premier jour. Nous avons d??remarqu?que dans le calcul de chaque jour cosmogonique le soir pr??e le matin: le soir du premier jour fut donc l'obscurit?qui le pr??a, c'est-?dire le chaos. ''Dans ce moment l?'' dit Buckland, ''une nouvelle ?e allait commencer pour le monde, et la terre allait ?re tir? des t??res dans lesquelles elle n'avait peut-?re ??envelopp? que temporairement: car les mots, ''que la lumi?e soit,'' ne signifient pas implicitementqu'elle n'e? jamais exist? pr??emment. Il ?ait ?ranger au plan de Mo?e de rechercher si la lumi?e avait d??lui sur cette terre, ou si elle existait dans d'autres parties de l'univers; la narration ne s'occupe que de notre plan?e, et la prend dans un moment o?elle ?ait plong? dans l'obscurit? Le premier effet de l'action de l'Esprit sur le chaos fut donc l'?eil de la lumi?e, qui brilla dans le sein m?e de la masse informe dont elle fut s?ar?, Psa 104,5 6 Job 36,30 ''Dans toutes les cosmo-gonies pa?nnes qui parlent d'un chaos, dit M. de Rougemont, les t??res, la nuit, sont l'?at primitif, la lumi?e appara? ensuite, et plus tard les astres. Mo?e, sans aucun doute, n'entendait pas que la lumi?e prov?t du soleil d??cr?, mais encore voil??la terre par les nuages; de concert avec toute l'antiquit? il faisait la lumi?e plus ancienne que les astres.”— En effet, il n'y avait pas alors de nuages, puisque les eaux sup?ieures n'avaient pas encore ??s?ar?s des eaux inf?ieures. Asaph en parle de m?e, lorsqu'il dit, Psa 74,16: ''Tu as ?abli la lumi?e et le soleil.'' Dans plusieurs autres endroits de la Bible, elle est ?alement repr?ent? comme existant avant le monde, et comme ?ant la demeure du Seigneur, l'image m?e de son essence, 1 Tim. 6,16 2Cor 4,6 Psa 104,2 (Isa 60,19 Hab. 3,4 Jean 1,4 9 8,912,36 461 Jean 1,5, etc. Les philosophes incr?ules du si?le dernier, voulant attaquer l'inspiration du r?it sacr? ont tourn?Mo?e en ridicule pour avoir parl?de la lumi?e comme existant avant le soleil: les d?ouvertes modernes de l'optique dont Mo?e n'a pu avoir aucune connaissance, sont venues justifier l'inspiration de l'?rivain sacr? en prouvant que la lumi?e est un fluide qui p??re d'autres corps, et qui existe ind?endamment des corps lumineux. Ceux-ci ne la rayonnent ou ne l'?ettent pas par une sorte d'?anation, comme on l'a cru longtemps: ils ne font que la mettre en mouvement par ondulations, en telle sorte qu'elle frappe les organes de la vue de la m?e mani?e que les vi-brations de l'air communiquent le son ?ceux de l'ou?. Par cons?uent, il n'y a rien de contraire aux loix physiques de la nature dans l'assertion de Mo?e, qui nous repr?ente la lumi?e comme cr?e avant tel ou tel corps lumineux. L'œuvre du premier jour fut, comme nous l'avons remarqu? une œuvre de s?aration. Dieu s?ara la lumi?e d'avec les t??res, et Dieu vit que la lumi?e ?ait bonne; elle fut donn? non seulement pour ?lairer les hommes d'une mani?e physique, mais aussi pour leur ?re un type de la sagesse, de la connaissance et des perfections invisibles de Dieu. Nous voyons en effet qu'elle fut ainsi consid?? par les Juifs, et que m?e chez tous les peuples, et surtout en Orient, elle a toujours ??l'embl?e de la divinit? de la vertu et de toutes les b??ictions temporelles. Second jour. Au second jour Dieu fit l'?endue Rakiah) non pas une vo?e ferme et solide, firmamentum, comme le traduit saint J??e. Il dit aussi dans sa traduction de Job 37,18: Tu forsitan cum eo fabricatus es cœlos qui solidissi-mi quasi a?e fusi sunt ? ); mais l'air, le ciel des oiseaux, des temp?es, des puissances de l'air et des malices spirituelles, Psa 148,4 Matfh. 6,26 Eph. 2,2 6,12; l'atmosph?e dans laquelle et au haut de laquelle devaient planer les nuages; l'??ent enfin qui devait soutenir un nombre immense de cr?tures que Dieu allait placer sur la terre, et dans lesquelles il mettrait une respiration de vie. • Quand l'Ecriture sainte parle de l'air, dont la pesanteur ?ait m?onnue avant Galil?, elle nous dit qu'?la cr?tion Dieu donna ?l'air son poids et aux eaux leur juste mesure, Job 28,23 Quand elle parle de notre atmosph?e et des eaux sup?ieures, elle leur donne une importance que la science des modernes a seule pu constater, puisque d'apr? leurs calculs la force employ? annuellement par la nature pour la formation des nuages, est ?al ?un travail que l'esp?e humaine tout enti?e ne pourrait faire qu'en deux cent mille ann?s. Quand elle s?are les eaux sup?ieures des inf?ieures, c'est par une ?endue et non par une sph?e solide, comme voulaient le faire ses traducteurs.» Gaussen, Th?pneustie, 176,483) Troisi?e jour. Au troisi?e jour la cr?tion se d?eloppe, pour ainsi dire; dans les deux premiers, il y avait eu principalement cr?tion de s?aration ou de distinction: dans celui-ci il y a deux actes cr?tifs, l'un de s?aration, l'autre de formation. Dans la premi?e partie de cette p?iode, Dieu tire de l'eau la terre qui subsistait parmi l'eau. Il fait surgir les continents et les ?es; il forme la terre habitable et tout ce qu'elle contient, Neh 9,6 Le Dieu qui a form?la terre et qui l'a faite, ne l'a pas cr?e pour ?re une chose vaine Le m?e mot thohou rendu par sans forme dans nos versions, Gen 1,2) mais il l'a cr?e afin qu'elle f? habit?, (Isa 45, 18 Le neuvi?e verset de la Gen?e indique l'existence ant?ieure de cette ancienne mer et de cette ancienne terre, en disant simplement, non qu'elles furent cr?es alors, mais que le sec parut, et cette terre qui, avant de para?re, subsistait d??parmi l'eau, est la m?e dont la cr?tion avait ??racont? au verset 1 La mer aussi ne fit que changer de place par le rassemblement en un m?e bassin des eaux d??existantes. La terre au troisi?e jour n'est pas encore ?lair? par le soleil; elle a sa lumi?e propre dont nous ne connaissons pas bien la nature, mais qui ?ablit une distinction essentielle entre la terre pho-tosph?ique des trois premiers jours et la terre plan?aire des trois derniers. C'est sous l'action de cette lumi?e propre que parurent les v??aux pendant la deuxi?e partie du troisi?e jour: alors la terre produisit d'elle-m?e premi?ement l'herbe, ensuite l'?i, puis le grain tout form?dans l'?i, Mar 4,28 Nous ne savons si ce serait par un souvenir traditionnel de la plus grande activit?cr?trice d?loy? au troisi?e jour, que les livres zends lui donnent une dur? beaucoup plus longue qu'aux deux premiers. Jusqu'?une ?oque tr? r?ente, la g?logie n'avait pas d?ouvert de traces des plantes qui furent cr?es au troisi?e jour; tous les v??aux fossiles connus se trouvaient dans des couches plac?s au-dessus des terrains de transition o?sont incrust? d'innombrables animaux aquatiques, les premiers ?res vivants qui habit?ent notre terre. Le syst?e carbonif?e qui comprend les bancs de houille, et dans lequel on trouve des foug?es, des palmiers, des conif?es, est plac?par-dessus la grauwacke ou syst?e silurien, qui contient un nombre immense de zoophytes, et de mollusques, des articul? et des poissons. ) M. de Rougemont, surpris de ce manque appa-rent de co?cidence entre le livre de la r??ation et le livre de la nature, supposa que la nuit cosmogonique qui avait s?ar?le troisi?e du quatri?e jour, ou le quatri?e du cinqui?e, pourrait avoir ??accompagn? d'une conflagration de notre globe qui aurait d?ruit la v??ation primitive dans le temps o?la terre devenait plan?e. Cette hypoth?e, qui co?cide assez bien avec celle qui fait des soirs cosmogoniques des ?oques de bouleversement, semblait confirm? par les d?ouvertes g?logiques sur la nature des roches primitives; les granits et les gneiss qui forment la couche inf?ieure de la cro?e de notre globe, ne sont pas, comme les schistes et les calcaires, le r?ultat d'un s?iment boueux d?os?par les eaux, puis durci peu ?peu par la pression, la chaleur et l'?apora-tion: ils paraissent, au contraire, avoir ??form? par le feu dont ils portent les traces, ou en avoir subi l'action. ''Une telle conflagration de la terre pholosph?rique pendant que le syst?e solaire ?ait organis? a naturellement d?faire dispara?re toutes les plantes du troisi?e jour. Mais la Gen?e ne fait pas mention de cette r?olution par le feu, parce que le pas capital de l'œuvre du quatri?e jour ?ait la formation du syst?e solaire. ''Toutefois, ajoute notre auteur, je suis le premier a reconna?re combien sont hypoth?iques tous les rapprochements de d?ail entre la Bible et la g?logie, relatifs aux ?oques ant?ieures ? l'homme.'' Fragments, p. 141 Malgr?le profond respect que nous ?rouvons pour les lumi?es et la pi??de cet ?rivain, nous nous permettons de diff?er un peu de ses vues sur ce pas; son hypoth?e d'une conflagration ne nous para? pas n?essaire pour expliquer la disparition de la flore primitive. Nous avons, en effet, remarqu?que dans la cr?tion et dans l'histoire de la terre, depuis le commencement jusqu'au moment o?J?us remettra le royaume ?Dieu le P?e, 1Cor 13,24, il y a progr? et d?eloppement successif; depuis la terre enti?ement couverte d'eau pendant le chaos, jusqu'?l'enti?e destruction de la mer, Rev 21,1, le globe passe par un ?at interm?iaire, sa surface ?ant compos? en partie d'eau, en partie de terres s?hes. Si donc nous admettons une marche progressive, interrompue par une succession de bouleversements Les soirs cosmogoniques ) il n'y a rien de contraire ?l'analogie des lois de la cr?tion, ?supposer que les premiers continents auront ??beaucoup moins ?endus que ceux qui existent actuellement: par cons?uent la flore primitive qui a v???sur ces premiers continents, n'aurait occup?qu'un espace proportionnellement tr? petit de la surface du globe, et pourrait se retrouver dans des terrains actuellement submerg?. Mais il y a plus: les g?logues n'ont examin?jusqu'?ce jour qu'une bien faible portion de la superficie de la cro?e solide du globe, et de ce qu'on n'a pas trouv?jusqu'?pr?ent en Europe La seule partie du monde o?l'on ait pu faire sur les fossiles des recherches un peu g??ales) des restes des premiers v??aux, il ne s'ensuit pas qu'on ne puisse le d?ouvrir un jour ailleurs. Il para? m?e qu'on commence ?en retrouver les traces, et que les immenses v??aux fossiles r?emment d?ouverts dans le Canada et la baie de Baffin, doiventavoir cr?sous des conditions de chaleur, d'humidit?et de lumi?e, qui n'?aient pas celles o?vivent actuellement nos plantes. L'?at de la terre, sortant ?peine de l'eau et environn? de sa lumi?e propre, tel qu'il est d?rit Gen 1,9-12, explique la croissance de ces plantes d'une mani?e bien plus satisfaisante que toutes les autres hypoth?es. II n'est pas n?essaire non plus de recourir ?une conflagration pour expliquer la formation des roches primitives. Presque tous les chimistes, les physiciens, les g?logues et les g?graphes modernes, reconnaissent que la terre doit ?re compos? d'un noyau de m?aux et de m?allo?es en incandescence, entour?d'une cro?e des m?es substances ?'?at d'oxi-des diversement combin? entre eux. Le savant Fourier a d?ermin?les lois du refroidissement graduel du globe et de sa couche ext?ieure, et les exp?iences nombreuses et int?essantes de M. Cor-dier Essai sur la temp?ature de l'int?ieur de la terre, dans le M?oire du Mus?m d'histoire naturelle, 1827) sont venues pleinement confirmer la justesse des observations de Fourier sur l'existence d'un feu ou d'une source de chaleur centrale. Ce syst?e qui explique et la forme sph?o?ale de la terre, et l'action des volcans, et la chaleur des eaux thermales, et bien d'autres ph?om?es encore, explique aussi comment la premi?e cro?e solide de notre globe Les roches primitives) doit porter des marques de l'action du feu, comment une temp?ature jadis beaucoup plus ?ev?, peut avoir donn??la terre une force v??ative bien plus consid?able que celle que nous lui connaissons maintenant, et comment enfin Dieu peut s'?re servi des forces naturelles de l'eau r?uite ?l'?at de vapeur, pour soulever en divers endroits de sa surface une portion de sa cro?e solide sous la forme d'?es et de continents, et les laisser retomber ensuite au-dessous du niveau des eaux. Quatri?e jour. Ici, comme le remarque M. de Rougemont, la progression dans la cr?tion n'est plus la m?e; il y a un saut, une interruption. ''De m?e qu'?la fin du quatri?e jour de l'humanit?la lumi?e divine qui ?lairait d? l'origine tous les hommes, se concentra en un individu, J?us-Christ, communiqua ? l'humanit?des forces inconnues, et par la cr?tion de l'Eglise fit toutes choses nouvelles, ainsi, au quatri?e Jour cosmogonique la lumi?e diffuse du premier jour se concentra dans le soleil, dont la chaleur p??ra et transforma la terre devenue plan?e, et la pr?ara ?devenir la demeure d'animaux, d'?es vivantes. Ce fut alors que le syst?e solaire fut achev? et que notre terre, en devenant plan?e, re?t aussi son satellite.'' Il semhle, en effet, que les grands luminaires des cieux dont il est parl?versets 14-18, ne sont nomm? que dans leurs nouveaux rapports avec notre plan?e. Le texte ne dit pas que la substance du soleil et de la lune ait ?? cr?e le quatri?e jour; mais il donne ?entendre que ces corps c?estes furent alors charg? de remplir ?l'?ard de notre globe des fonctions importantes pour ses futurs habi-tants, de luire sur la terre, pour dominer sur le jour et sur la nuit, etc. Le fait de leur cr?tion ?ait d??implicitement contenu dans le verset 1 Il est aussi fait ici mention des ?oiles, 1,16, mais en deux mots seulement: Viieth haccochabim, presque en fa?n de parenth?e, et comme pour indiquer qu'elles avaient ??form?s par la m?e toute-puissance qui avait ordonn?au soleil et ?la lune de luire sur notre terre. En passant si l??ement sur la cr?tion de ces innombrables corps c?estes qui brillent dans l'espace, et dont la plupart sont probablement des soleils, centres d'autres syst?es plan?aires, tandis qu'il place la lune, ce petit satellite de notre terre, comme tenant le second rang apr? la soleil, l'?rivain sacr?nous montre clairement qu'il n'a pas voulu nous donner une le?n d'astronomie, et qu'il ne parle ici des astres que dans leurs rapports imm?iats avec notre terre et ses habitants, et non pas eu ?ard ?leur importance relative dans le vaste syst?e de l'univers. Il semble impossible de comprendre les ?oiles dans le nombre des luminaires que Dieu pla? dans les cieux pour luire sur la terre, 1,17, etpourdominer sur le jour et la nuit; car la plus grande partie des ?oiles fixes n'est visible qu'?l'aide d'un t?escope, et celles que nous pouvons discerner ?l'œil nu ne donnent qu'une bien faible lumi?e en proportion de leur grosseur et de leur multitude Buckland's I, p. 27 Il nous para? donc que le sens des versets 17 et 18 doit ?re restreint aux deux corps c?estes, qui sont en r?lit?les grands luminaires de la terre. Leur office, en tant que servant ?nous ?lairer et ?mesurer pour nous les temps et les saisons, doit durer autant que notre terre, Gen 8,22; et de m?e que l'arc-en-ciel fut donn??No?comme un signe de l'alliance que Dieu traita avec lui et avec toute chair, avec promesse de ne plus envoyer de d?uge sur la terre, et de ne plus faire p?ir par les eaux tout ce qui a en soi respiration de vie, ainsi les grands luminaires des cieux sont propos? aux fid?es comme signes de l'alliance que Dieu a trait? avec David, en promettant que de sa post?it?sortirait le soleil de justice, le Messie qui sauverait de la mort seconde les ?es de tous ceux qui croiraient en lui; cf. Jer 33,20 21 Cela ne signifie pas cependant qu'ils doivent durer ?toujours, car lorsque le Messie, fils de David, viendra s'asseoir sur son tr?e et r?ner sur son peuple, la chose promise ?ant donn?, ce qui lui servait de type et de signe sera aboli. La loi s'accomplira jusqu'?ce que le ciel et la terre passent, Mat S, 18; mais lorsque viendra le jour du courroux du Seigneur, il fera crouler les cieux, et la terre sera ?ranl? de sa place Peut-?re transport? hors de la place qu'elle occupe actuellement dans le syst?e solaire ) (Isa 13,13 cf. encore Agg. 2,6 2Pier. 3,10 Rev 6,12-14 21,pasM'm22,o.(Isa 60, 19 sq. 65, 17 66,22 Ces passages remarquables, consid?? non dans leur but inoral et proph?ique quant ?l'humanit?et ?l'Eglise en particulier, mais simplement dans leur rapport avec l'histoire de notre terre, semblent autoriser la supposition que notre globe, transport?au quatri?e jour dans le syst?e solaire, doit lui ?re enlev??la fin de l'?onomie actuelle, sortir de salem, la seconde venue du Christ, et la fin du monde ) Mat 24,3, l'on n'obtiendra de la Parole de Dieu qu'une r?onse aussi peu intelligible que le fut alors pour les Ap?res ce que leur dit le Seigneur qui leur parle, dans la m?e proph?ie, de choses qui se rapportaient ?ces trois ?oques distinctes. Ainsi, pour interpr?er ce qui nous estproph?is?sur les destin?s de notre globe, nous devons aussi distinguer avec soin les divers chefs sous lesquels nous devons les ranger, et apprendre ? reconna?re dans une m?e proph?ie les parties qui doivent avoir un plus prochain accomplissement et celles qui ont une port? plus ?oign?. Cinqui?e jour. C'est en ce jour que les premi?es cr?tures vivantes apparurent sur la terre, et c'est aussi ?cette ?oque de la cr?tion seulement que l'on trouve des faits g?logiques nombreux et d?aill?, qui concordent avec l'inter-pr?ation propos? des jours cosmogo-niques de la Gen?e. Nous ferons remarquer que la division biblique des animaux, lors de la cr?tion, est tr? diff?ente de la classification des sciences modernes. Dans la Gen?e, les animaux sont distingu? d'apr? les milieux dans lesquels ils vivent, ou plut? d'apr? les substances sur lesquelles doivent s'exercer leurs forces locomotrices, en aquatiques, atmosph?iques, et ter-restres. Les aquatiques comprennent les types des quatre grands embranchements, et la g?logie retrouve aussi des vert?r?, des mollusques, des articul? et des zoophytes existant simultan?ent dans les couches fossilif?es les plus anciennes. Plusieurs cosmogonies pa?nnes qui entreprennent de raconter l'ordre de la cr?tion, font na?re les oiseaux et les poissons dans deux jours diff?ents; mais les naturalistes, apr? avoir pendant long-temps partag?cette opinion, ont enfin constat?entre ces dei?classes d'animaux des rapports intimes que rien n'indique ?l'œil, mais qui se r??ent dans leur anatomie, et jusque dans la forme microscopique dos globules de leur sang. Il y a peu d'ann?s encore que les plus anciens oiseaux ne remontaient qu'aux terrains tertiaires, et les g?logues faison orbite, ?re soustrait ?l'action du soleil et de la lune, et subir alors une nouvelle r?olution par laquelle il atteindra un degr?de perfection et de lumi?e dont nous ne pouvons nous faire maintenant aucune id?, mais qui sera en rapport avec les corps glorieux et incorruptibles dont nous serons rev?us ?la r?urrection. La mani?e dont se suivent les passages relatifs ?la catastrophe qui doit d?ruire l'ordre actuel, et ceux qui se rapportent ?la destruction finale du globe, ne contribue pas peu ?jeter de l'obscurit?sur ce sujet; mais on peut rem?ier en partie ?cette obscurit?en faisant attention aux consid?ations suivantes. Dans les proph?ies de l'Ancien Testament qui annoncent la venue du Messie, on voit entrem??s celles qui par-lent de ses types, avec celles qui l'annoncent lui-m?e paraissant dans l'abaissement et l'humiliation, et celles qui d?rivent le second et glorieux av?ement du Messie, roi d'Isra?, entour?de ses milliers d'anges et de tout l'?lat de sa puissance. Ces proph?ies ne sont pas rang?s chronologiquement, mais elles se p??rent et s'entrelacent comme feraient les dessins de plusieurs tableaux transparents, plac? les uns derri?e les autres. De m?e, dans les parties de l'Ecriture qui annoncent le sort futur de notre terre et les r?olutions qu'elle devra subir, on voit aussi entrem??s, sans ?ard ?l'ordre des temps, des choses qui se rapportent aux ??ements plus rap-proch?, et d'autres qui parlent de catastrophes plus ?oign?s; des pr?ictions relatives au jugement des nations imm?iatement avant la p?iode mill?aire, et celles qui se rapportent au jugement dernier, lors de la consommation de toutes choses; des proph?ies qui d?rivent la transformation que subira le globe lors du mill?ium, lorsque le bien r?nera sur la terre, et celles qui se rapportent ?la destruction finale, ? l'annihilation du globe, annonc? Rev 20,41 Si l'on imite les disciples qui demandaient dans la m?e phrase les signes de trois ??ements bien diff?ents qu'ils paraissaient confondre La ruine de J?u saient observer combien il ?ait rationnel que les oiseaux ?sang chaud apparussent en m?e temps que les mammif?es ?sang chaud. La g?logie contredisait alors la Bible, qui place les oiseaux, non au sixi?e jour avec les quadrup?es, mais au cinqui?e avec les poissons. La contradiction ?ait palpable, insoluble; mais depuis lors, on a retrouv?des races d'oiseaux, des empreintes de pattes d'?hassiers, dans le gr? bigarr? pr? de ces terrains de transition o?la vie commence par des ?res aquatiques. Ainsi les oiseaux ?sang chaud ont ??cr?s ?une ?oque ou les g?logues a priori ne les auraient jamais fait remonter; ?une ?oque o?il n'y avait pas trace de mammif?es terrestres, et o?les animaux aquatiquespr?ominaientencoreen plein. Or, comment Mo?e a-t-il encore ici devin?si juste ?—(Rougemont, Fragments, p. 114 Sixi?e jour. Ce jour contient aussi deux parties comme le troisi?e et le cinqui?e; les quadrup?es et les ani-maux terrestres apparurent sur les continents et les ?es qui ?aient sortis de dessous l'eau au troisi?e; ''et de m?e que la seconde cr?tion du troisi?e jour Les v??aux ) avait ??la plus parfaite de la terre photosph?ique, ainsi la seconde cr?tion du sixi?e jour L'homme) fut la plus parfaite de la terre plan?aire.» Il est probable que Dieu ne cr? alors comme pour le cinqui?e jour que les types ou genres Nomm? esp?es dans la Bible) et que ce que nous appelons maintenant sous-genres, esp?es, vari?? dans les animaux, se sont manifest? plus tard par l'action de causes naturelles subs?uentes, ou de dispositions chez des individus qui se sont d?elopp?s ensuite et propag?s dans la post?it?de ces m?es individus. (On trouvera des exemples re-marquables de l'action de ces causes dans l'ouvrage de M. Laurence, Lectures on Physiology, Zoology and the natural His-tory of Man, en particulier, p. 448 ?451, sur la propagation d'une race d'hommes porcs-?ics. — v. aussi Lectures on the connexion between science and revealed Religion, by Dr Wiseman. Lect. III et IV. 11 n'est pas dit si Dieu fit simultan?ent plusieurs animaux ou paires d'animaux de chaque esp?e, mais comme une seule famille humaine devait suffire pour peupler toute la terre, ainsi une seule paire de chaque esp?e d'animaux peut bien avoir aussi suffi pour remplir les bois, les campagnes, et tous les espaces habitables, dans les eaux et sous les cieux. II n'y a donc rien de difficile ?comprendre dans la revue que fit Adam de tous les animaux, lorsqu'il leur donna leurs noms; et lors m?e qu'il y aurait eu un grand nombre de paires de chaque esp?e, il n'est pas dit que Dieu les fit toutes compara?re devant le premier homme; tel ne para? pas du moins devoir ?re le sens du mot tout animal, Gen 2,19 Un caract?e remarquable de cette ?oque, c'est l'absence de f?ocit? les animaux ?aient herbivores, au moins ceux qui vivaient sur la terre et dans les airs, car il n'est pas parl?des aquatiques, 1, 30, et cela a fait supposer que les eaux seules, et peut-?re leurs rivages ?aient habit? en partie par des carnivores. L'exp?ience a prouv?qu'il est possible, m?e de nos jours, de nourrir de v??aux les animaux les plus carnassiers de leur nature, comme par exemple le lion; par cons?uent ce fait peut avoir eu lieu d'une mani?e beaucoup plus g??ale lors de la cr?tion. C'est en vain qu'on objecterait le peu de probabilit?que des animaux carnassiers se soient content? avant la chute de l'homme de manger de l'herbe et des fruits; c'est en vain qu'on prouverait par la conformation des m?hoires, des dents, des griffes, de tous les muscles et de toute la charpente osseuse, qu'ils ?aient faits pour saisir une proie et pour la d?hirer de leurs dents ou de leurs becs crochus: si tels ?aient leurs app?its naturels, il n'?ait cependant pas plus difficile au Cr?teur de les restreindre en Eden, que d'emp?her ?Babylone les lions affam? de N?ucadnetsar de suivre leurs f?oces penchants, de mettre en pi?es Daniel et de le d?orer. La g?logie d'ailleurs nous montre dans les terrains de l'?oque myo-c?e, un nombre proportionnellement tr? grand des pachydermes et des ruminants; c'est probablement pendant cette ?oque g?logique que fut cr? le premier homme (Rougemont, Fragments, etc.. Ici vient une pause dans le r?it de l'historien sacr? Apr? avoir d?rit la mani?e dont Dieu a peu ?peu pr?ar?cette terre, apr? l'avoir montr? graduellement rev?ue d'un tapis de verdure et de fleurs, couverte de riches ombrages et d'arbres charg? de fruits, anim? par les chants des oiseaux qui c??rent dans les airs la gloire de leur Cr?teur; apr? avoir d?rit ces milliers de cr?tures vivantes, se mouvant dans les eaux et sur la terre, jouissant de leur nouvelle existence et de la lumi?e du soleil. il nous dit que le Cr?teur de toutes ces merveilles s'arr?a pour contempler son ouvrage et pour le b?ir: et Dieu vit que tout cela ?ait bon. L'œuvre de la cr?tion n'?ait cependant pas encore compl?e; mais avant de placer dans cette magnifique demeure celui qui devait en avoir la souverainet? le Tout-Puissant semble se consulter lui-m?e, comme pour une chose plus importante, et pour une cr?tion d'un ordre plus relev?que toutes les autres choses qu'il avait cr?es pour ?re faites. Puis Dieu dit: Faisons l'homme ?notre image et ?notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux des cieux, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur tout.reptile qui rampe sur la terre. — Jusqu'?pr?ent, le texte h?reu a toujours d?ign? la terre par le mot ?ets; mais dans le verset 25, o?il est parl? des reptiles de la terre, Mo?e se sert du mot adamah, qui signifie terre, en tant que sol, et surtout sol rouge, quoiqu'il soit aussi pris dans une signification plus ?endue; et c'est dans le verset suivant qu'il dit: Faisons Adam L'homme) ?notre image, Adam ?ant mis ici comme nom g??ique de l'esp?e humaine; on dirait que, par ce changement d'expression, l'auteur sacr?cherche ?faire mieux ressortir l'origine ?la fois terrestre et c?este de cette nouvelle cr?ture, rattachant ?ce nom symbolique l'id? de sa faiblesse naturelle et de sa haute vocation, cf. 2Cor 4,7 Ajoutons encore ici que ce nom d'Adam semble indiquer que la couleur primitive de la race humaine aurait ??le rouge, comme on le retrouve encore chez les races indig?es de l'Am?ique; la tradition des Juifs, des Am?icains et des habitants des ?es de la mer du Sud a conserv?le m?e souvenir. L'homme n'ayant trouv?parmi les ?res vivants aucun ?re qui lui f? semblable, Dieu lit tomber sur lui un profond sommeil, prit une de ses c?es, en forma une femme, et la pr?enta ?Adam ?son r?eil, 2, 18-22 On a quelquefois pr?endu que les ressemblances frappantes qui se rencontrent dans les cosmogonies des diff?ents peuples, ainsi que dans celles de leurs traditions qui se rapportent ?l'origine du genre humain, ne pouvaient provenir que de la similarit?de l'esprit humain dans tous les pays, similarit?qui, ?l'?ard de certaines choses, devait n?essairement conduire partout ?un m?e r?ultat. Cette th?rie est assez vraie pour tout ce qui est du ressort de la r?lexion et de la m?itation; mais quand les traditions ne peuvent s'expliquer, ni par le raisonnement, ni par l'exp?ience, il est clair qu'elles doivent provenir d'une m?e source, et qu'elles nous indiquent une commune origine pour les peuples chez qui elles sont nationales. Qu'ya-t-il, par exemple, dans la forme de la femme, qui ait jamais pu donner l'id? qu'elle ait ??primitivement tir? de l'homme et form? d'un de ses os? Or, cette tradition se retrouve chez les peuples les plus ?oign? et sans communication les uns avec les autres. En Chine, la femme du premier homme est ''la fille de la c?e d'Occident,'' et son nom signifie ''la grande a?ule qui entra?e au mal.'' Les Gro?landais disent que la premi?e femme fut form? du pouce de l'homme. Les Indiens de l'Esse-quebo pr?endent qu'apr? que le Grand-Espnt eut cr? tous les animaux, il finit par former un homme qui tomba bient? dans un profond sommeil; le Grand-Esprit l'ayant touch? il se r?eilla et vit ? ses c?? une femme. Chez les Indiens, H est question d'un premier homme, Viradj, cr? sans femme; puis regardant autour de lui, se voyant seul, il se plaint de sa solitude, il se divise lui-m?e en m?e et femelle et donne naissance ?toute la race humaine. Chez les habitants de la Nouvelle Z?ande, le mot Iwi Eve) signifie os, et la premi?e femme a ??form?, selon eux, du corps de l'homme et dune de ses c?es. A Tahiti, le Dieu cr?teur, apr? avoir fait le monde, forma l'homme avec de la terre rouge: un jour il plongea l'homme dans un profond sommeil et en tira un os /w, ioui) dont il fit la femme (Rougemont, p. 56 Mais si les pa?ns eux-m?es ont conserv?d'une mani?e si admirable, ?travers cinquante-huit si?les, l'histoire de ce sommeil myst?ieux d'Adam, ce n'est qu'?l'Eglise chr?ienne que le sens moral et symbolique de cet ??ement a ??r??? Dans ce premier Adam encore sans p?h? nous voyons le type de ce deuxi?e Adam qui a ??fait semblable ?nous en toutes choses, sans p?h?Grec)Heb 2, 174,4 5 Ce sommeil, ce c??entr'ouvert, cette ?ouse qui en est Ur?, nous sont des embl?es de la mort de Christ et de son c??perc? de cette mort qui donne naissance ? son Eglise, de cette ''Eglise qu'il s'est acquise par son sang'' pour en faire son ?ouse bien-aim?, Act 20, 28 Ce n'est qu'apr? la mort de J?us, que les disciples commenc?ent ?se rassembler en son nom sans lui, mais la nouvelle Eglise fut cach? et n'exista pour ainsi dire qu'en germe et sans d?eloppement, jusqu'?la Pentec?e, v. encore 1Cor 11, 8 9 Eph. 5, 23-32 Si, confondus par la force de ces images, nous avons peine ?croire ?une telle condescendance de notre Dieu; si, consid?ant nos faiblesses et nos mis?es, il nous semble impossible que l'Eglise puisse ?re l'objet d'un tel amour, et que nous soyons port? ?demander, comme Nicod?e: Comment cela peut-il se faire? Dieu nous r?ond par ces glorieuses promesses: ''Christ s'est livr?pour son Eglise, afin qu'il la sanctifi? apr? l'avoir nettoy? en la lavant d'eau et par sa parole, pour la faire para?re devant lui une ?lise glorieuse, n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais ?ant sainte et irr?r?ensible,'' Eph. 3,25 2627 Col. 1,1 8 22 cf. 1Cor 1, 30 Apr? que l'homme eut ??form? la cr?tion fut termin?; le temps naturel commen?, et les secousses, ou nuits cos-mogoniques, cess?ent; aussi ne voyons-nous pas que la Bible en fasse plus mention; il n'est plus dit ''ainsi fut le soir, ainsi fut le matin, ce fut le septi?e jour,'' parce qu'entre le sixi?e et le septi?e il n'y eut qu'une nuit naturelle de douze heures, et c'est probablement pendant cette nuit et le sommeil d'Adam, sur la derni?e heure du sixi?e jour, qu'Eve fut form?, car il est dit, 2,2: que ''Dieu eut achev?au septi?e jour toute l'œuvre qu'il avait faite.'' Septi?e jour. Ce fut au septi?e jour que Dieu se reposa de toute l'œuvre qu'il avait cr?e pour ?re faite; il semble donc que nous devrions terminer ici le r?it de la cr?tion, mais comme ce premier sabbat appartient encore ?l'histoire de la premi?e semaine du monde, nous croyons devoir ajouter encore quelques r?lexions, sans lesquelles l'histoire de cette semaine de cr?tion serait incompl?e. Nous avons vu que les six jours pr??ents ?aient, non des espaces de temps de vingt-quatre heures, mais de longues ?oques; le septi?e aurait donc d?leur ?re proportionn? Lorsqu'il commen?, Dieu n'avait pas dit: ''Tu travailleras six jours; tu mangeras ton pain ?la sueur de ton visage, tu retourneras en la terre d'o?tu as ??tir?'' L'homme avait ??plac?dans le jardin d'Eden pour le soigner et le garder: non pour b?her p?iblement la terre et lui faire produire ?force de sueurs les c??les et les autres graines dont il fut condamn??faire sa nourriture apr? la chute, 3,48 19 cf. 4,29 30, mais pour se nourrir sans peine des fruits de ''tout arbre d?irable ?la vue et bon ? manger'' que le Seigneur avait fait germer dans le jardin. C'?ait l?le repos sans oisivet?des enfants de Dieu sur cette terre, et il est probable qu'il aurait dur?un temps plus ou moins long, mille ans peut-?re, apr? lequel ils auraient ??recueillis aupr? de Dieu, comme H?oc, sans passer par la mort, sans que leur corps fut oblig?de retourner dans la poudre. La dur? de la vie humaine avant le d?uge ?ait de pr? de mille ans, et nous avons lieu de croire que c'est ?cause du p?h? qu'elle fut abr??. Selon la tradition juive, ?yptienne, persane, assyrienne et indienne, qui fait des jours de la cr?tion des espaces de mille ans, nous aurions du nous attendre ?voir le jour de l'homme cr? ?l'image de Dieu, le septi?e jour, durer aussi mille ans, et se terminer par sa translation dans le ciel; mais de m?e que les soirs cosmogoni-ques avaient boulevers?l'ordre ?abli par Dieu dans la cr?tion mat?ielle, ainsi le p?h?vint renverser l'ordre moral et physique dans cette nouvelle cr?ture de Dieu, et par suite dans le reste de la cr?tion. La terre, de tr? bonne qu'elle ?ait, devint maudite ?cause de l'homme, 3,17 Le jour du repos, au lieu de durer mille ans, fut chang?en un temps de peine et de fatigue, o?il ne resta plus que des sabbats hebdomadaires de vingt-quatre heures, monument remarquable et aussi ancien que la race humaine, conserv?pour lui rappeler sa destination primitive, et le but auquel elle doit tendre, sa chute et la mis?icorde de Dieu, qui ne l'a pas enti?ement rejet?; moyen de gr?e pour les g??ations futures, et image, pour ceux qui ont appris ?en faire leurs d?ices, du bonheur saint et pur que le Seigneur r?erve ?ses enfants. Ce sabbat primitif se trouvant ainsi r?uit ?vingt-quatre heures, devint pour le monde le commen-cement d'une nouvelle semaine mill?aire; suivant les traditions mentionn?s plus haut, il devrait aussi s'?ouler six mille ans depuis Adam jusqu'?la fin de l'?onomie actuelle. Le sabbat de cette nouvelle semaine serait alors l'?oque glorieuse du mill?ium, de quelque mani?e qu'on l'entende; puis, au lieu de la mort naturelle de l'homme, fruit de la chute et du p?h? viendrait au bout d'un peu de temps, Rev 20, 3 7, la destruction de la mort elle-m?e, ce dernier ennemi de l'homme, 1Cor lo, 26 Rev 2-1,4 Ceci n'est, ?la v?it? qu'une hypoth?e; cependant nous croyons pouvoir en trouver une confirmation, Heb 3, et 4 en commentant le sens du Psa 95,11, l'ap?re nous montre que la menace de Dieu aux Isra?ites, de les exclure de son repos, menace oui avait trait ? la Canaan terrestre, se rapportait aussi, et dans un sens plus ?ev? ?la Canaan c?este, apr? laquelle doivent soupirer les enfants de Dieu; puis il rattache cette m?e id? au premier sabbat, 4,3 4, et montre, v. 6, que ceux ?qui ce premier sabbat avait ?? ''premi?ement annonc?' n'y purent entrer ''?cause de leur incr?ulit?'' Adam et Eve ayant ajout?foi aux paroles du serpent plut? qu'?l'ordre positif de Dieu. Ce premier sabbat tel que Dieu le leur destinait n'exista donc pas pour eux, ils n'y entr?ent pas. C'est pourquoi Dieu ''d?ermine de nouveau un certain jour de repos,'' v. 7 et 9 Le premier sabbat mill?aire ayant ??abr?? Dieu en pr?are un autre pour son peuple, lorsque le Seigneur r?nera en Sion et que le Roi de paix entrera dans son royaume, (Isa 32, 17 18 CRECHE. L'humble et premier berceau du Fils de Dieu qui s'est fait fds de l'homme, Luc. 2,7 Si l'?able dans la-quelle naquit notre Sauveur, ?ait en effet pratiqu? dans le roc, ainsi que le disent la plupart des anciens p?es, il est possible que la cr?he ait aussi ??taill? dans les flancs de la caverne, mais on peut croire qu'une auge de bois la garnissait int?ieurement, et que c'est dans cette auge que J?us fut plac? D'autres pr?endent que cette cr?he ?ait de terre, et qu'elle fut remplac? par une cr?he d'argent. M?e observation ici que sur la couronne d'?ines, il suffit d'aller voir sur les lieux; cette cr?he miraculeuse se trouve ?Rome dans l'?lise Santa-Maria Maggiora; elle est de bois. Est-elle authentique, c'est une autre question: on ne risque rien de la mettre avec les saints langes que l'on montre ?Saint Paul, quoiqu'il y en ait aussi quelques fragments en Espagne; avec le saint berceau et la sainte chemise que l'on montre en la m?e ville de Rome, tous menus fatras dont les p?es ne disent mot. Bien s? est-il que si ces objets ?aient ?J?usalem lorsque cette ville fut d?ruite, ils furent d?ruits avec elle; que s'ils n'y ?aient plus, et qu'ils fussent d???Rome, il n'en est toutefois pas encore question du temps de saint Gr?oire, ?la lin du sixi?e si?le, et d? lors cette ville a ??mainte et mainte fois prise, pill? et saccag?. ''II n'y a nul de si petit jugement qui ne voie la folie.'' Calvin. CREDITVoir Emprunt CREDOLE CREDO des APOTRES (env. 52 ap. J.-C.)Je crois en Dieu, le P?e tout-puissant, cr?teur du ciel et de la terre. Et en J?us-Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
Qui a ??con? du Saint-Esprit, est n?de la Vierge Marie, A souffert sous Ponce Pilate, a ??crucifi? Est mort, a ??enseveli, est descendu aux enfers, Le troisi?e jour est ressuscit?des morts, Est mont?aux cieux, est assis ?la droite de Dieu D'o?il viendra pour juger les vivants et les morts. Je crois en l'Esprit-Saint, A la sainte ?lise universelle, A la communion des saints, A la r?ission des p?h?, A la r?urrection de la chair, A la vie ?ernelle, Amen.
Je crois en Dieu "En effet, l'Eglise, bien que dispers? dans le monde entier jusqu'aux extr?it? de la terre, ayant re? des ap?res et de leurs disciples la foi en un seul Dieu, P?e tout-puissant, ''qui a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu'ils contiennent'', et en un seul Christ J?us, le Fils de Dieu, qui s'est incarn?pour notre salut, et en l'Esprit Saint, qui a proclam?par les proph?es les ''?onomies'', la venue, la naissance du sein de la Vierge, la Passion, la r?urrection d'entre les morts et l'enl?ement corporel dans les cieux du bien-aim?Christ J?us notre Seigneur et sa parousie du haut des cieux dans la gloire du P?e, pour ''r?apituler toutes choses'' et ressusciter toute chair de tout le genre humain, afin que devant le Christ J?us notre Seigneur, notre Dieu, notre Sauveur et notre Roi, selon le bon plaisir du P?e invisible, ''tout genou fl?hisse au ciel, sur la terre et dans les enfers et que toute langue'' le «confesse» et qu'il rende sur tous un juste jugement, envoyant au feu ?ernel les ''esprits du mal '' et les anges pr?aricateurs et apostats, ainsi que les hommes impies, injustes, iniques et blasph?ateurs, et accordant au contraire la vie, octroyant l'incorruptibilit?et procurant la gloire ?ernelle aux justes, aux saints, ?ceux qui auront gard? ses commandements et qui seront demeur? dans son amour, les uns depuis le d?ut, les autres depuis leur conversion ―: ayant donc re? cette pr?ication et cette foi, ainsi que nous venons de le dire, l'Eglise, bien que dispers? dans le monde entier, les garde avec soin, comme n'habitant qu'une seule maison, elle y croit d'une mani?e identique, comme n'ayant qu'une seule ?e et qu'un m?e cœur, et elle les pr?he, les enseigne et les transmet d'une voix unanime, comme ne poss?ant qu'une seule bouche. - Ir?? de Lyon D?onstration de la pr?ication apostolique
"Il en va tout autrement de ceux qui appartiennent ?l'Eglise: leur chemin parcourt le monde entier, parce que poss?ant la solide Tradition venant des ap?res, et il nous offre le spectacle d'une seule et m?e foi chez tous, car tous croient en un seul et m?e Dieu P?e, admettent la m?e " ?onomie " d'incarnation du Fils de Dieu, reconnaissent le m?e don de l'Esprit, s'exercent aux m?es pr?eptes, gardent la m?e forme d'organisation de l'Eglise, attendent le m?e av?ement du Seigneur, esp?ent le m?e salut de l'homme tout entier, c'est-?dire de l'?e et du corps. Le message de l'Eglise est donc v?idique et solide, puisque c'est chez elle qu'un seul et m?e chemin de salut appara? ? travers le monde entier. Car ?elle a ??confi? la lumi?e de Dieu, et c'est pourquoi " la Sagesse " de Dieu, par laquelle celui-ci sauve les hommes, " est c??r? sur les chemins, agit hardiment sur les places publiques, est proclam? au sommet des murailles et parle avec assurance aux portes de la ville ( Proverbes 1,21)" - Ir?? contre les h??ies livre V CREMATIONCf. Mort CRESCENS2Tim 4,40 Disciple inconnu, qui quitta Paul vers la fin de sa derni?e captivit?pour se rendre en Ga-latie, tandis que Tite passait en Dal-matie. Les traditions le font les unes presbytre de Mayence, les autres presbytre de Vienne en Dauphin? plusieurs s'accordent ?dire qu'il a ?ang?is?les Gaules, mais rien n'est plus incertain que tout cela. Les uns en font encore un affranchi de N?on, d'autres un des septante disciples; la premi?e supposition serait plus probable ?cause du nom latin de ces ?ang?istes. CRETECette ?e mentionn? dans l'Ancien Testament sous le nom de Caphto-rim, est d?ign? plusieurs fois dans le Nouveau sous le nom de Cr?e. Hom?e l'appelle l'?e aux cent villes, ce qui peut nous donner une id? de sa prodigieuse population dans cette ?oque recul?: Horace et Virgile en parlent dans le m?e sens. Elle est au sud de l'Archipel, dans la mer M?iterran?; sa longueur est d'environ 265 kilom., sa plus grande largeur de 37 C'est, apr? la Sicile, la plus belle des ?es de la M?iterran?; elle est travers? par une cha?e de montagnes, dont la cime la plus ?ev?, le Psiloriti, l'Ida des anciens, a plus de 2,000 m?res de hauteur. Quoique montueuse, elle est fertile, surtout en vins excellents, en miel, en huile et en bl? v. Act 27,42 13 21 Le promontoire de Salmone, Act 27,7, ?ait ?l'orient, vis ?vis de Gnide. Les villes principales ?aient Gnossus Aujourd'hui Enadieh) o?se trouvait le fameux labyrinthe: elle avait 30 stades de tour; puis Las?, Act 27,8, qui n'est nulle part cit? par les anciens g?graphes; Ph?ix, port au sud-ouest, Act 27,42; Beaux-Ports, qui porte maintenant encore le nom de Limenes-Kali. Les Cretois, bons archers du reste, avaient une r?utation incontest? de mensonge, de perfidie, d'?o?me, d'avarice et de sensualit? de telle sorte que le verbe cr?iser s'appliquait presque ?alement ?tous ces vices diff?ents. Polybe, Tite-Live, Pausanias, Ovide, X?ophon, tous les auteurs de toutes les ?oques sont d'accord l?dessus, et saint Paul cite ce vers d'un de leurs propres po?es Proph?es, Tit. 4,12): ''Les Cretois sont toujours menteurs, de mauvaises b?es, des ventres paresseux.» Ce po?e, au dire de saint J??e, est Epim?ide, qui vivait 600 ans avant l'?e chr?ienne. Selon Chrysost?e et d'autres, ce serait Calli-maque, qui dit, en effet: ''Les Cretois sont toujours menteurs.''; mais la citation d'Epim?ide est plus compl?e et plus ancienne. Saint Paul qui avait eu l'occasion de visiter la Cr?e et d'y annoncer l'Evangile, y laissa Tite son compagnon de voyage, Tite 1,5, afin qu'il achev? de r?ler les affaires de l'Eglise, et qu'il ?abl? des anciens de ville en ville. L'??re de Paul ?cet ap?re est un document int?essant pour l'histoire de ce pays. CRISPE Principal de la synagogue de Corinthe, Act 48,8 Il fut converti avec toute sa famille, presque seul entre les Juifs de cette ville, et fut lui-m?e l'instrument d'un grand nombre de conversions. Son histoire nous est du reste inconnue; on dit qu'il fut plus tard presbytre de l'?e d'Egine pr? d'Ath?es. CRISTAL substance transparente et bien connue, appartenant ?la m?e famille que le quartz. Le mot grec de cristal, et le nom h?reu de K?ach, Eze 1,22, indiquent l'un et l'autre, par leur composition, l'analogie que les anciens trouvaient entre cette pierre des montagnes et la glace, ?la fois froide, polie et transparente. Le cristal est mentionn?dans l'Ecriture en divers passages, o?il peut se traduire ?alement par glace, ainsi que l'ont fait nos versions, Psa 147,47 cf. encore Rev 4,6 22,1 CROCODILEL'animal mentionn?Lev 4 4,30 entre le h?isson et le l?ard, porte en h?reu le nom de koach. Ce n'est pas le crocodile v?itable, mais peut-?re une esp?e de grand l?ard, appel?par les Septante crocodile de terre; il vit ?alement dans l'eau et sur la terre; ses quatre jambes sont courtes et menues, ainsi que sa queue; ses brillantes ?ailles, dor?s sur le dos, brunes sur les flancs, argent?s sous le ventre, sont petites et bien arran-g?s; il se nourrit des plus odorantes fleurs qu'il puisse trouver, ce qui fait estimer extr?ement sa chair et m?e ses ! intestins. On le trouve dans les parages de l'Egypte et aux Indes.— D'autres interpr?es pensent que c'est le mot h?reu choled, Lev 41,29, qui signifie crocodile de terre: nos versions le traduisent par belette. — Quant au crocodile proprement dit, la Bible l'appelle L?iathan; v. cet article. CUBEze 30, 5, contr? m?idionale, nomm? ?c??de l'Egypte et du pays de Cus; c'est peut-?re la ville de Coba dans la Mauritanie, ou Cobie dans la Mar?ti-de, ou Cob?en Ethiopie, ?moins que l'on ne veuille lire Nub, auquel cas ce serait la Nubie Favoris?par la traduction arabe) ou Lud, qui serait la Lydie Une supposition de Hitzig. ) CUISINELa cuisine orientale, quelque bizarre qu'elle nous paraisse quelquefois, n'est pas essentiellement diff?rente de la n?re. Nous en reparlerons aux articles de d?ail. Quant ?la mani?e de cuire les mets, voici pourtant quelques traits particuliers: au lieu de po?e et de fourneaux, on se contente le plus souvent d'un simple trou pratiqu?dans la terre, que l'on remplit de bois et de fumier sec et tr? combustible, v. Chameau. Au lieu de beurre ou de graisse, on se servait d'huile chez les H?reux, en vertu de cette loi g??ale qui tendait ?naturaliser l'agriculture et ?en rendre les produits n?essaires aux habitants de la Palestine. On peut remarquer aussi l'usage, passablement oriental, de faire cuire le lait et autres substances liquides, en jetant simplement dans le vase une pierre rougie au feu. Parmi les ustensiles employ?, on remarque le chaudron ou chaudi?e, Eze H, 3 7 Ecc 7,6 Traduit ''pot?s de chair • Exo 16,3); le pot, Jug 6,19; une autre esp?e de chaudi?e, Eze 24,6, plus ronde et plus vaste; une autre encore, Mic 3,3 la marmite, 1Sam 2,14, et la fourchette Ibid) pour servir la viande. CUISSEOn trouve dans la Gen?e, 24,2 47,29, le serment des anciens patriarches exprim?sous une forme qui doit nous para?re d'autant plus singuli?e, que d? lors on n'a plus d'exemples d'une semblable c??onie. C'est Abraham qui, envoyant le plus ancien de ses serviteurs chercher une femme pour son fils, lui dit: Mets ta main sous ma cuisse, et jure-moi, par le Seigneur, que tu ne prendras pas de femme pour mon fils d'entre les filles des Canan?ns, etc.; puis Jacob, ?son lit de mort, demande ?Joseph, avec le m?e serment, de ne pas permettre que ses os reposent en Egypte, mais de le transporter dans les s?ulcres de ses p?es. On ignore la si-gnification de cet acte; les uns y voient une allusion ?la circoncision, les autres croient qu'Abraham et Jacob ont voulu faire jurer par le Messie qui devait, selon le langage des Juifs, sortir de la cuisse des patriarches; peut-?re ?ait-ce un symbole destin?? rappeler la qualit?de p?e au fils qui pla?it sa main sous la hanche dont il ?ait sorti. L'historien Jo-s?he dit que cette pratique se faisait encore de son temps. Les Juifs portaient l'?? sur la cuisse, Psa 45,3 Cant. 3,8, et du c??gauche, comme on le voit par l'exception mentionn? Jug 3,16 Frapper sur la cuisse, ?ait le signe naturel de l'?onnement ou de la douleur, Jer 31,19 Eze 21,17 Dans le livre des Juges, 15, 8, il est dit que Samson battit les Philistins < la jambe sur la cuisse'', expression proverbiale que nos versions ont rendue par ''enti?ement'': le sens litt?al est peut-?re qu'il les mit en pi?es tellement, qu'on trouvait tous leurs membres p?e-m?e; mais l'id? du proverbe est la m?e que celle de l'expr?-1sion fran?ise ''il leur coupa bras et jambes'', soit que l'on doive entendre le carnage qu'en fit le vengeur d'Isra?, soit que ces mots signifient seulement que les Philistins furent ?ouvant?, surpris, et comme interdits de la violence et de la force prodigieuse de leur vainqueur. CUIVRE v. AirainCULTEEthymologie Douleia: Service d?aux humains (les ma?res) contre r?um?ation ou par esclavage (servitude). - Eph 6,5
Latreia: Service d??Dieu. Souvent rendu par adoration. Treskia: Service religieux Theosebeia: Culte de la divinit?/p>
"Partout o?les saintes Ecritures portent latreia, nous traduisons par service; mais ce service qui est d?aux hommes et dont parle l’Ap?re quand il prescrit aux serviteurs d’?re soumis ?leurs ma?res (Eph 6,5) , est d?ign?en grec par un autre terme, ce terme est douleia. Le mot latreia au contraire, selon l’usage de ceux qui ont traduit en grec le texte h?reu de la Bible , exprime toujours, ou presque toujours, le service qui est d? ?Dieu." - Augustin La cit?de Dieu Livre X
"Nous disons donc que ce culte, que les Grecs appellent latreia et nous service, mais service exclusivement vou??Dieu, ce culte que les Grecs appellent aussi treskeia, et nous religion, mais religion qui nous attache ?Dieu seul, ce culte enfin que les Grecs appellent d’un seul mot, teosebeia, et nous en trois mots, culte de Dieu, ce culte n’appartient qu’?Dieu seul." - Augustin La cit?de Dieu Livre X
«La douleia est due ?Dieu, en tant que Seigneur; la latreia est due ?Dieu, en tant que Dieu, et ?Dieu seul.'' Le culte un moment sacr?/p> Lev 7,35-36 "Voil?l'onction d'Aaron et fonction de ses fils prise sur les apanages de Iahweh, au jour o?il les a introduits pour le service sacr?de Iahweh, ainsi que Iahweh a prescrit de leur donner, au jour o?il les a oints, de la part des fils d'Isra?; r?le pour toujours pour leurs g??ations". Heb 8,4-5 "Ceux qui pr?entent les offrandes selon la loi (..) c??rent un culte, image et ombre des choses c?estes, comme Mo?e en fut divinement averti lorsqu'il allait construire la tente: Aie soin, lui fut-il dit, de tout faire d'apr? le mod?e qui t'a ??montr?sur la montagne." Heb 12,28-29 "C'est pourquoi, recevant un royaume in?ranlable, montrons notre reconnaissance en rendant ?Dieu un culte qui lui soit agr?ble, avec pi??et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu d?orant". "Appliquez-vous ?vous montrer ouvriers irr?rochables, qui marchent dans le droit chemin de la v?it? Ne vous pr?entez jamais ?l'office eucharistique avec des sentiments d'inimiti? contre quelqu'un, afin de ne pas ?oigner le Paraclet un jour d'office. Evitez les proc?, ?itez totalement les querelles, restez au contraire cach? dans l'?lise, priant et lisant l'Ecriture sainte jusqu'?l'heure de la c??ration des divins myst?es; pr?entez-vous alors ?l'autel avec une grande humilit? sans regarder de-ci de-l? mais vous tenant devant le Roi c?este avec ''Sainte frayeur et tremblement'' (Psa 2,51). Ne r?itez pas en h?e par complaisance humaine et n'abr?ez pas les pri?es; pendant la supplication "n'ayez ?ard ?la personne d'aucun homme", mais ayez le regard fix?sur le Roi qui est l?devant vous et les puissances c?estes, qui assistent tout autour. Rendez-vous dignes des exigences des saints canons. Ne conc??rez pas avec ceux que les canons rejettent." - Basile de C?ar?
"Le diacre devra aussi veiller ?ce que personne ne parle, ne dorme, ne rie, ou ne fasse des signes". - La Didach? Le culte qui dans son expression la plus simple est l'adoration que l'homme rend ?la Divinit? prend une acception plus large et plus ?endue ?mesure que l'homme s'??e lui-m?e davantage; et depuis la religion naturelle jusqu'?la religion chr?ienne, en passant par le monoth?sme juif, on peut voir se d?elopper l'id? du culte au pas que ce mot finit par d?igner presque tous les rapports de l'homme avec Dieu, son adoration, ses pri?es, la constitution ext?ieure de son Eglise, et jusqu'?la foi qu'il professe, jusqu'?la mani?e dont il con?it des v?it? r???s.Un footballeur, un soldat suivent un entra?ement intensif. Cf. images de Paul) Prv 24,30: ''Je suis pass?pr? du champ d'un paresseux, Et pr? de la vigne d'un homme d?ourvu de sens.'' Mar 2,1-5: ''Quelques jours apr?, J?us revint ?Caperna?. On apprit qu'il ?ait ?la maison, 2 et il s'assembla un si grand nombre de personnes que l'espace devant la porte ne pouvait plus les contenir. Il leur annon?it la parole. 3 Des gens vinrent ?lui, amenant un paralytique port?par quatre hommes. 4 Comme ils ne pouvaient l'aborder, ?cause de la foule, ils d?ouvrirent le toit de la maison o?il ?ait, et ils descendirent par cette ouverture le lit sur lequel le paralytique ?ait couch? 5 J?us, voyant leur foi, dit au paralytique: Mon enfant, tes p?h? sont pardonn?.'' Les quatre hommes plus le paralytique ont fait preuve d'une foi et une opini?ret?qui traduisait leur esp?ance dans le pouvoir de Gu?ison de J?us-Christ. C'est cette opini?ret?que le Seigneur n'a pas manqu? de r?ompenser et qui fut ?rite ?notre intention, pour nous enseigner la voie. L'homme fut gu?ie, et ses p?h? pardonn?. Celui qui ne travaille pas n’a pas de part au royaume 2 Th 3,10 “Car, lorsque nous ?ions chez vous, nous vous disions express?ent: Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus.» Jn 6,27 “Travaillez, non pour la nourriture qui p?it, mais pour celle qui subsiste pour la vie ?ernelle, et que le Fils de l'homme vous donnera.» Prv 20,4 “A cause du froid, le paresseux ne laboure pas; A la moisson, il voudrait r?olter, mais il n'y a rien.” Mat 11,12 “Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'?pr?ent, le royaume des cieux est forc? et ce sont ceux qui luttent vigoureusement qui s'en emparent.'' La d?e de notre temps revient ?Dieu qui nous a donn?le temps. Le peuple fut fortifi?grace ?l'assistance ?la r?nion pr?ue Ne 8,113 10,28-29 “Alors tout le peuple s'assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Ils dirent ? Esdras, le scribe, d'apporter le livre de la loi de Mo?e, prescrite par Iahweh ?Isra?….13Le second jour, les chefs de famille de tout le peuple, les pr?res et les L?ites, s'assembl?ent aupr? d'Esdras, le scribe, pour entendre l'explication des paroles de la loi. ..) Le reste du peuple, les pr?res, les L?ites, les portiers, les chantres, les N?hiniens, et tous ceux qui s'?aient s?ar? des peuples ?rangers pour suivre la loi de Dieu, leurs femmes, leurs fils et leurs filles, tous ceux qui ?aient capables de connaissance et d'intelligence, se joignirent ?leurs fr?es les plus consid?ables d'entre eux. Ils promirent avec serment et jur?ent de marcher dans la loi de Dieu donn? par Mo?e, serviteur de Dieu, d'observer et de mettre en pratique tous les commandements de Iahweh, notre Seigneur, ses ordonnances et ses lois.“ Profaner le temps de culte (Sabbat) revenait ?p?her contre Dieu Neh 13,17-18 «Je fis des r?rimandes aux grands de Juda, et je leur dis: Que signifie cette mauvaise action que vous faites, en profanant le jour du sabbat ? N'est-ce pas ainsi qu'ont agi vos p?es, et n'est-ce pas ?cause de cela que notre Dieu a fait venir tous ces malheurs sur nous et sur cette ville? Et vous, vous attirez de nouveau sa col?e contre Isra?, en profanant le sabbat !» - Le Sabbat repr?ente le temps r?erv?au service du culte” J?us nous encourage ?nous r?nir Si Dieu a promis de nous aider dans notre faiblesse, il n'a rien promis de tel quand nous nous complaisons dans notre paresse. Mt 28,19-20: «Allez, faites des disciples de toutes les nations, les baptisant au nom du P?e, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-les ?observer tout ce que je vous ai prescrit.” Act 1,8 “Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes t?oins ?J?usalem, dans toute la Jud?, dans la Samarie, et jusqu'aux extr?it? de la terre.” Mt 18,19-20 “Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accord? par mon P?e qui est dans les cieux. Car l?o? deux ou trois sont assembl? en mon nom, je suis au milieu d'eux. Donc ce n’est pas une invitation humaine mais divine”. C’est ? J?us qu’on refuse l’invitation) Heb. 10,25 “Ne n?ligeons pas nos assembl?s, comme quelques-uns en ont l’habitude; mais encourageons-nous r?iproquement, et cela d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour.» Certains ne voulurent plus se r?nir avec J?us Un des ap?res qui ne voulait assister aux r?nions de J?us que le dimanche Jn6,66-68 “D? ce moment, plusieurs de ses disciples se retir?ent, et ils n'all?ent plus avec lui. J?us donc dit aux douze: Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller? Simon Pierre lui r?ondit: Seigneur, ?qui irions-nous?” Les disciples du 1er si?le se r?nissaient Act 1, 14-15 “Tous d'un commun accord pers??aient dans la pri?e, avec les femmes, et Marie, m?e de J?us, et avec les fr?es de J?us. En ces jours-l? Pierre se leva au milieu des fr?es, le nombre des personnes r?nies ?ant d'environ cent vingt.” Act 2:146-47 “Le jour de la Pentec?e, ils ?aient tous ensemble dans le m?e lieu…46 Ils ?aient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicit?de coeur, 47louant Dieu.” Les disciples se r?nissaient chaque jour) L’assembl? du dimanche Act 20, 7 “Le premier jour de la semaine, nous ?ions r?nis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s'entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu'?minuit.” 1Co 10, 15-17 “Je parle comme ?des hommes intelligents; jugez vous-m?es de ce que je dis. La coupe de b??iction que nous b?issons, n'est-elle pas la communion au sang de Christ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas la communion au corps de Christ? Puisqu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous ?un m?e pain.” Ps 22,22 Nous sommes l?pour encourager les autres Ps 40,9-10: ''J'annonce la justice dans la grande assembl?; Voici, je ne ferme pas mes l?res, Iahweh, tu le sais! Je ne retiens pas dans mon cœur ta justice, Je publie ta v?it?et ton salut; Je ne cache pas ta bont?et ta fid?it?Dans la grande assembl?.'' Ps 35,18 ''Je te louerai dans la grande assembl?, Je te c??rerai au milieu d'un peuple nombreux.'' Hb 2,12 ''Lorsqu'il dit: J'annoncerai ton nom ?mes fr?es, Je te c??rerai au milieu de l'assembl?.'' Ps 133,1: “Qu’il est doux pour des fr?es unis de demeurrer ensemble” Ps 84,10: “Un jour dans tes parvis vaut mieux que mille ailleurs” Ne nous laissons pas tromper par des raisonnements trompeurs 2Co113 “Toutefois, de m?e que le serpent s?uisit Eve par sa ruse, je crains que vos pens?s ne se corrompent et ne se d?ournent de la simplicit??l'?ard de Christ.” Col 2,2-4 “Afin qu'ils aient le cœur rempli de consolation, qu'ils soient unis dans l'amour, et enrichis d'une pleine intelligence pour conna?re le myst?e de Dieu, savoir Christ, myst?e dans lequel sont cach? tous les tr?ors de la sagesse et de la connaissance. Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours s?uisants.” Cela ne peut arriver qu'?travers l'enseignement que nous recevons lors des services sacr?. Pr 18 “Celui qui s’isole cherche son propre d?ir, Il s'irrite contre tout ce qui est sage.” Gal 6,7 “Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura sem? il le moissonnera aussi.” Rev ''J’ai ceci contre toi, c’est que tu as abandonn?l’amour que tu avais au commencement'' Celui qui ne travaille pas n’a pas de part au royaume Prv 20, 4 “A cause du froid, le paresseux ne laboure pas; A la moisson, il voudrait r?olter, mais il n'y a rien.” T?oignages des P?es de l’Eglise ''Concours de fid?es venus de loin et de partout, sentiments d’amiti?des peuples pour les peuples, union des membres du corps du Christ en une seule harmonie d’hommes assembl? conform?ent ? l’annonce proph?ique qui d’avance signifiait l’avenir d’une mani?e spirituelle. C’?ait donc ainsi que se r?nissait l’os ?os, la jointure ?la jointure et que la parole proph?is? par ?igms s’accomplissait sans erreur. Une m?e force de l’Esprit divin circulait ?travers tous les membres; une seule ?e pour tous, la m?e et unique ardeur de la foi, un seul hymne pour glorifier Dieu'' - Eus?e de C?ar?, L10, 3,1 Justin, le dimanche Dans l’Eglise il y a 2 groupes • Abraham offrit aux anges qu’il recevait des pains de fleur de farine - Gen 18,17 • Lot offrit aux anges des pains de farine Orig?e • places diff?entes - Orig?e Page 211 Il existe 2 sortes de pain Parole): le pain ordinaire et un autre qui renferme les secrets de la foi en Dieu et de la connaissance des r?lit?. Ce pains est purs et fait de fleur de farine ..) il est r?erv?au seul pr?re et remit au fils d’Aron en pr?ent perp?uel. Orig?e Page 209 «Au jour du sabbat [ les pains de propositions] seront dispos? constamment devant le Seigneur par les fils d’Isra? . C’est une alliance perp?uelle r?erv??Aaron et ?ses fils ils les mangeront dans le lieu saint …) se sera pour eux une part de ce qui est offert au Seigneur». Lev 24,5-9 Orig?e L?itique II ,XIII,3 Les pains v?itables, ce sont les Paroles du seigneurs que ceux qui se sanctifient mangent ensembles sur la terre. “Ce texte nous rappelle que seul les saints de la 13?e tribue mangeront les pains de communion et d’alliance qui appartiennent au Seigneur, le jour du sabbat Dans le royaume. Orig?e L?itique II ,XIII,3 Page 207” La 13eme tribue cr?e du rachat des 1er n?, n'?ait pas comptabilis? dans les 12 C'?ait un myst?e repr?entant les Chr?iens 1er n?, cach? aux yeux de tous, non compt? parmis les juifs, qui s'empareraient de la pr?rise royale, la 13eme tribue. Il n'est que deux cultes successivement reconnus par l'Ecriture sainte, le culte pr?aratoire du juda?me, et le culte spirituel du chef de l'Eglise: le premier ?ait ordonn?dans tous ses d?ails, le second abandonn??l'?e pieuse du fid?e converti, et guid? par les directions de l'Ecriture et du Saint-Esprit; dans le premier la forme dominait, dans le second l'id? et l'amour; le premier ?ait un p?agogue pour l'homme irr???? le second est la conversation du chr?ien avec Dieu: dans l'un et dans l'autre on voit le m?e homme et le m?e Dieu, mais dans le culte ancien l'homme est s?ar?de Dieu, dans l'alliance nouvelle Dieu et l'homme sont r?oncili?. Ces deux cultes sont divins dans leur institution, et l'Ecriture appelle tout autre culte un culte ?ranger, sous quelque forme que se pr?ente l'idol?rie, et quels que soient les objets auxquels elle se rapporte. Le chef de l'ancienne Alliance, Abraham, fut choisi de Dieu pour ?re le d?ositaire privil?i?des v?it? ?ernelles: c'est en lui que fut incarn?, pour ainsi dire, la doctrine de l'unit?de Dieu, du monoth?sme; une portion seulement de sa famille et de sa descendance fut appel? ?jouir des m?es gr?es, tandis que nous voyons clairement l'idol?rie r?ner dans les autres branches, Gen 31,1930 35, 2 Jos 24,214 Le culte des patriarches ?ait aussi simple que possible, et consistait presque exclusivement dans la pri?e, Gen 24,63, et dans les sacrifices. Il n'y avait pas de lieu sp?ialement destin?au culte, et le croyant pouvait prier et offrir ses victimes partout o?il se sentait dispos??le faire, quoique l'on chois? pr??ablement, soit des hauteurs solitaires o?l'on pensait pouvoir communiquer plus directement avec Dieu, Gen 22,2 31, 54, soit des lieux o?la Divinit?s'?ait manifest? visiblement ?quelqu'un des membres de la famille; on y ?evait alors un autel h?ivement et simplement travaill? Gen 12,7 813,4 26,25 46,1, ou m?e une simple pierre que l'on consacrait par des libations d'huile, 28,18 35,14 Quelquefois c'?ait un bosquet, ou la r?nion de quelques arbres, qui servait de temple ?ces premiers croyants, Gen 13,48 21, 33: nous voyons m?e lsaac sortir et se rendre dans les champs pour prier, 24,63 Il ne para? nulle part que ni l'une ni l'autre de ces deux formes du culte eussent ?? prescrites aux patriarches: la pri?e sortait de leur cœur comme un besoin bien naturel, ou comme l'expression de leur reconnaissance; les sacrifices ?aient comme une proph?ie int?ieure, comme le pressentiment, vague mais r?l, du sacrifice qui devait un jour les r?oncilier enti?ement avec Dieu; il y avait plus de foi que d'intelligence dans la pratique de cette c??onie, et si les patriarches ne s'avouaient pas ?eux-m?es les id?s de condamnation et d'expiation, c'est qu'ils ?aient encore des enfants dans la foi, peu form?, peu susceptibles de recevoir et de supporter des doctrines plus avan-c?s, plus profondes, plus myst?ieuses; mais comme des enfants ils aimaient leur P?e c?este et lui offraient les dons que leur cœur leur inspirait. C'est l?ce que l'ap?re entend quand il dit en parlant des anciens, Heb 41, 13: ''Ils ont vu ces choses de loin, ils les ont crues, ils les ont salu?s.'' A cette ?oque il n'y avait pas encore de clerg? le chef de la famille en ?ait aussi le pontife: la seule Exception qui semble contredire ce fait, c'est l'exemple de Melchis?ec, cf. Puis, par une suite de dispensations c?estes, et qui avaient sans doute pour but de pr?arer les enfants d'Abraham, d'I-saac et de Jacob, ?porter plus facilement le joug du Seigneur, nous voyons cette famille toute enti?e transport? en Egypte, et subissant l? le pesant et cruel joug des Pharaons: c'est bien la post?it? d'A-braham, mais on cherche la religion d'Abraham, et sauf de rares exceptions l'on n'en trouve plus les traces: les esclaves sont livr? ?la sensualit? ce qu'ils aiment avant tout ce sont leurs concombres, leurs aulx, leurs oignons, leurs marmites de viande: ce qu'ils adorent c'est la nature, ce sont les dieux de leurs ma?res, un veau d'or et d'autres divinit? diaboliques, Exo 32, Lev 17,7 Nom 25, 2 Am 5, 25 26 Ils ont chang?la gloire de Dieu, ditlePsalmite,106,20, en la figure d'un bœuf qui foule le grain. — Mais cette idol?rie ne pouvait durer plus longtemps, Dieu ne pouvait oublier ses promesses: apr? le retour des t??res devait venir le retour de la lumi?e : le culte spirituel et libre des patriarches n'ayant pas suffi aux Isra?ites charnels, un culte de c??onies et de formes allait succ?er, rev?u d'une majest? foudroyante; des menaces allaient se joindre aux promesses; le premier anneau de cette alliance allait ?re pour les Isra?ites la d?ivrance de la servitude; en ?hange de cette d?ivrance ils promettraient de se soumettre ?la loi divine. Toutefois, pour le peuple de Dieu, ce changement ext?ieur de culte devait amener une constitution plus s??e, au lieu de l'ange du Seigneur, c'?ait Mo?e, qui serait le chef du peuple, et comme l'interm?iaire entre eux et le ciel. Ce nouvel ordre de choses a pour base le monoth?sme et le culte de Iahweh, seul l?al, et ordonn?par la Loi. Des c??onies nombreuses sont ?ablies; elles enlacent le peuple dans un long r?eau de symboles qui s'emparent de tous les d?ails de sa vie publique et particuli?e, et l'instruisent malgr?lui en lui commu-j niquant et en le for?nt ?recevoir des j id?s et des impressions nouvelles. Leur impossible de faire, son invisibilit? qui semblait consacrer sa toute-pr?ence, ?aient de r?lles compensations pour les ?es fid?es qui auraient pu regretter l'institution d'un seul autel, d'un seul tabernacle, d'un seul temple. Ceux qui cherchaient Dieu sinc?ement savaient qu'ils pouvaient le trouver partout, et rien ?cet ?ard ne pouvait plus leur manquer. Pour les autres, le centre religieux ?ait un appel, une pr?ication. Les frais du culte, le grand nombre des victimes, et l'entretien d'une nombreuse cat?orie de pr?res et de l?ites, n'?aient pas aussi on?eux qu'on pourrait le croire au premier abofd: il faut r?l?hir en effet, et se transporter dans ce pays agricole, ? cette ?oque,chezcepeu-ple. Sauf une tr? l??e contribution en argent, Exo 30, 13, tout l'ensemble des offrandes se composait des produits de la terre ou des troupeaux, et l'on sait que ce genre d'imp? est celui qui se per?it le plus facilement chez tous les peuples. On pourrait presque dire des L?ites qu'ils ne recevaient pas de traitement fixe, mais qu'ils ?aient nourris par les personnes qu'ils visitaient, et ?la table desquelles ils s'asseyaient comme des amis de la maison: ce n'?ait ?idemment pas une charge publique, chacun s'esti-mait heureux et honor?de recevoir ces messagers b?is, personne n'e? voulu sp?uler sous ce rapport, ni refuser d'?hanger une faible partie de ses aliments journaliers contre les bienfaits religieux que ces hommes apportaient. On ne voit nulle part de plaintes ?cet ?ard. Quant aux offrandes du temple, on peut dire ?peu pr? la m?e chose: quelques victimes succombaient chaque jour, mais r?arties sur un peuple riche en troupeaux, elles n'?aient gu?e remarqu?s, gu?e senties: et si parfois, bien rarement, nous voyons ce nombre devenir consid?able, p. ex. 2Chr 35, 7 8 9, c'?aient des exceptions motiv?s, et qui par l?m?e permettaient d'exiger du peuple des sacrifices plus grands qu'?l'ordinaire. On est ind?is sur la question de sa-voir s'il y avait dans le culte juif une partie correspondante ?ce que nous appellons Dieu est en m?e temps leur roi; c'est le m?e qui leur donne ?la fois des lois spirituelles et des lois mat?ielles, les lois du culte et les lois de la vie civile, les lois saintes et les lois sanitaires, les lois pour le ciel et les lois pour la terre: il n'y a pas deux consciences, pas deux morales, pas deux r?les de conduite: il n'y pas les p?h? connus de Dieu seul, et ceux qui ne rel?ent que de la justice humaine. Tout ce qui est d?it sera d?ouvert et puni. Des directions positives, et n?atives, des vœux, des offrandes, des sacrifices, des ablutions, des jeunes, des f?es, entrent dans la composition du| nouveau culte, et doivent, tout ensemble, humilier et sanctifier les Isra?ites: une puret?l?ale est ?ablie, exig?, sans laquelle aucun acte du culte ne saurait ?re admis; la circoncision appartient ?l'ensemble de ces r?les, et les domine; elle signifie le retranchement du mal, et rappelle aux Juifs la saintet?de leur vocation. Les solennit? religieuses sont en m?e temps des f?es nationales, servant ?fondre toujours plus en un seul peuple les douze familles. Une caste de pr?res appartenant ? la famille de L?i sert d'in-term?iaire entre le peuple et Dieu. Un seul sanctuaire est ?abli au centre du pays, Deu 12,5, pour proclamer l'unit?divine et protester contre le polyth?sme pa?n; c'est l?seulement qu'on pouvait adorer et sacrifier: les besoins religieux ne pouvaient pas ?re facilement satisfaits; c'?ait une lacune, semble-t-il, et d'autant plus grande que le culte int?ieur ?ait d?ass?par le culte ext?ieur, et comme assujetti ?des formes mat?ielles: mais cette unit? cette centralisation, outre son importance pour le dogme, avait encore l'avantage d'exciter les besoins religieux, et de rendre les impressions de l'?e plus profondes et plus durables, lorsque trois fois par an-n? les Isra?ites se rendaient r?uli?ement ?la ville sainte pour y jouir de la pr?ence invisible de leur Dieu. D'ailleurs la spiritualit?de ce culte, celle surtout de ce Dieu qui ne devait r?ider nulle part corporellement, dont il ?ait d?endu de faire des repr?entations mat?ielles, peintes ou taill?s, que d'ailleurs il ?ait Ions la pr?ication; aucun texte bien pr?is ne le dit positivement; d'un autre c??les visites journali?es de l?ites, et les r?nions des Isra?ites pour les solennit?, semblent indiquer assez qu'il y avait des exhortations et des instructions, soit particuli?es, soit g??ales: et les derniers chapitres du Deuteronome ne sont pas autre chose qu'une puissante et magnifique pr?ication. Mais une lacune que l'on remarque avec ?onnemenl dans toute l'institution du culte mosa?ue, c'est l'absence de pr?eptes relatifs ?la pri?e V. cet art.. Nulle part elle n'est prescrite, lorsque tant d'autres formes sont si minutieuse-d?aill?s; il n'en est pas dit un mot, pas une allusion n'y ram?e. C'est que pr?is?ent la pri?e n'est pas une forme; et sans doute que dans cette ?onomie toute pr?aratoire, mat?ielle, et l'on peut dire presque m?anique, Dieu ne voulait pas risquer de confondre dans l'esprit des Isra?ites ce qu'il y a de plus int?ieur et de plus sacr?avec ce qui n'est qu'observances l?ales. Le r?ormateur Mahomet a pu faire cela; au milieu de toutes les c??onies et prescriptions de son culte, il a pu dire aussi: vous prierez trois fois le jour en vous tournant du c??de la Mecque; ce n'?ait pour lui qu'un anneau dans la cha?e qu'il imposait ?ses sectateurs. J?ova ne l'a pas fait; les pri?es eussent ??un pi?e pour ceux qui n'en auraient pas compris la nature; pour les autres il ?ait superflu de les ordonner; de l'abondance du cœur la bouche parle, et nous voyons par un grand nombre d'exemples que les fid?es savaient ?qui s'adresser, et comment ils devaient le faire dans le besoin, dans la d?resse, dans la reconnaissance. Du reste, il faut le dire, le culte tel qu'il fut institu?par Moise, ne fut presque jamais observ?dans son int?rit? l'histoire juive nous montre dans chaque p?iode de nombreuses d?iations, plus ou moins grandes, mais provenant toutes de l'immoralit? de la sensualit? qui semble avoir distingu? particuli?ement le peuple juif, et qui trouvait encore ? s'alimenter dans le voisinage de certaines peuplades environnantes, ou par le contact avec le reste de ces nations que les H?reux avaient ?argn?s, malgr?l'ordre positif de leur Dieu. Cette immoralit?m?e ?ait peut-?re, chez plusieurs, entretenue par le culte mosa?ue, o?le c??onial semblait l'emporter sur le fond de la religion, et les observances remplacer la moralit? expier les d?ordres de la vie. Les proph?es combattirent toujours ce penchant ?la fois incr?ule et pervers. Apr? l'exil, diff?entes sectes se form?ent. Pendant que la grande masse du peuple s'attachait de plus en plus ?la lettre, inventant chaque jour de nouvelles minuties, et qu'une certaine classe d'hommes, soi-disant ?lair? ou esprits forts, cherchaient ?allier la philosophie ?la religion, en retranchant de la religion tout ce qui ne pouvait ?re compris de leur pauvre intelligence, un petit nombre d'hommes vraiment pieux cherchaient ?maintenir l'esprit du v?itable culte divin, s'adonnant ?la pratique des bonnes œuvres, de la puret?et de l'humilit? on les nommait Ess?ns. Quelques si?les apr? que ces sectes eurent pris naissance dans le sein du peuple qui devait ?re un dans son culte, on vit na?re dans un petit village de Juda, celui qui devait ramener l'unit?sur la terre, mais une unit?de cœur et d'esprit, reposant non plus sur le m?e culte ou sur les m?es c??onies, mais sur la m?e, foi, sur des esp?ances communes. C'est aussi pour le culte une ?e enti?ement nouvelle, parce que le culte est le reflet de la doctrine et des dispositions int?ieures; mais on ne peut plus le d?rire comme on a d?rit le culte ancien; c'est quelque chose de moins tranch?dans les formes, de plus vague, de plus libre. Le je?e est maintenu comme bon, la confession mutuelle des p?h? est introduite, le d?ouement au r?ne de Dieu, les visites des malades, des pauvres, des prisonniers, sont recommand?s; le chant, la conf?ence des Ecritures, la pri?e sont appel? ?jouer un r?e plus capital et plus r?ulier dans le service divin; mais l'observation des jours et des nouvelles lunes, les pratiques ex-t?ieures sont abolies: ?la circoncision le bapt?e est substitu? mais avec une id? plus large et plus spirituelle; ?la P?ue succ?e un repas fraternel ?alement comm?oratif, mais rappelant un salut plus cher, plus grand, ?ernel. Il n'y a plus de castes sacerdotales; tout fid?e est pr?re, chacun appartient ?la sacrificature royale: plus de centralisation dans le lieu du culte; les p?es ont ador?? J?usalem, le moment est venu o?les vrais adorateurs adoreront le P?e en esprit et en v?it? partout o?ils se rencontreront: il n'y a plus d'Eglise visible, mais une Eglise invisible, et des r?nions visibles dans lesquelles le bon et le mauvais grain seront plus ou moins m?ang?: ?cette Eglise aucune forme n'est impos?, aux Eglises de d?ail aucune forme non plus. Partout ?late la vie, et la vie seule a droit de r?ner d?ormais sur les hommes: on ne leur imposera plus de lourds fardeaux, et si des s?ucteurs sont venus ordonner le c?ibat et l'abstinence des viandes, l'Esprit les appelle express?ent des r?olt? de la foi, adonn? aux doctrines des d?ons, 1 Tim. 4,1 ..................... Cf. aussi Rassemblement, CUMINPlante ombellif?e, qui a quelque analogie avec le fenouil, mais un peu plus petite; sa graine a une saveur et une odeur tr? forte et passablement am?e; les anciens s'en servaient en guise d'?ices pour assaisonner leurs mets. On trouve le cumin en Syrie, dans l'Asie mineure et en Egypte. Isa? 28,25 27 dit qu'on le s?e dans un terrain bien nivel? et que lorsqu'il est m? on ne se s.irt pas de la herse ou de la roue du chariot pour en recueillir la graine, mais qu'on emploie des moyens plusdoux et qu'on l'abat avec le b?on: le Seigneur de m?e r?erve aux plus grands p?heurs les plus grands ch?iments, et ne brise pas le roseau cass? —Le sens de Mat 23 23, est facile ?comprendre: ''Malheur ?vous, Pharisiens hypocrites, vous observez scrupuleusement les ordonnances dont l'ex?ution ne vous co?e que peu de chose, vous payez la d?e de ces petites plantes qui croissent dans TOS jardins et dans vos prairies, et vous n?ligez les choses plus importantes de la loi.'' CUN(1Chr 48,8, ville ph?icienne, appel? Berotha?dans le passage parall?e, 2Sam 8,8 CUCH1°),Gen 10, 6 7 8, fils a??de Cam et p?e de Nimrod. II a donn? son nom ?une contr? qui est cit? fr?uemment dans l'Ecriture, m?e avec quelques d?ails assez pr?is, et sur la situation exacte de laquelle il r?ne cependant encore, chez les interpr?es, bien des incertitudes. L'Ecriture semble donner ?ce nom une signification tant? plus ?endue, tant? plus restreinte, mais toujours avec l'id? g??ale que les eusites sont des peuples de couleur, habitant vers le Sud. La traduction ordinaire est l'Ethiopie: elle est exacte si l'on veut donner au mot Ethiopie le m?e sens que lui donnaient d??les anciens. Un Ethiopien signifie, dans son ?ymologie grecque, un homme br??par le soleil. Avant que le nom grec e? pr?alu, et m?e longtemps apr?, au temps de Jos?he, les Ethiopiens portaient le nom de Cus?ns, nom que l'on retrouve encore chez quelques auteurs syriens du cinqui?e si?le. Dans son sens le plus restreint, le pays de Cus comprenait donc ce qu'on pourrait appeler l'ancienne Ethiopie, savoir toute la contr? situ? entre la haute Egypte, depuis Sy?e jusqu'?l'entr? de la mer Rouge dans l'Oc?n indien, la Nubie, l'Abyssinie et le royaume d'Adel. C'est le sens qu'il faut donner au mot Cus, (Isa 48,1: ''Malheur au pays qui fait ombre des deux c?? Entre les tro-* piques) qui est au del?des fleuves de Cus !'' De m?e, 2Roi 19,9, le royaume de Tirhaca ne peut ?re Cus que dans le sens moins ?endu, cf. encore Dan 44,43 Eze 29,10 Dans son acception plus g??ale Cus, ou l'Ethiopie, comprend toute la partie sud et sud-est de l'ancien monde, et a pu s'appliquer ?plusieurs de ces contr?s en particulier, Gen 2, 13 Nom 12,1Psa 87,4 2Chr 14,9 Jer 13,23 Cus est appel?Cusan, Hab. 3,7 Dans le passage de la Gen?e, nous voyons un des quatre fleuves du paradis tournoyer par tout le pays de Cus; ?idemment ce ne peut ?re en Afrique; nous verrons ailleurs quel ?ait ce fleuve, et comment le nom de Cus se rapporte aux contr?s situ?s au sud-est de la mer la vive douleur que lui causait la r?olte de son fils, la d?ertion de ses braves, l'abandon du l?he et ambitieux, mais habile Achithophel: en m?e temps, il fait ?son roi ses offres de service, et se d?lare pr? ?le suivre partout. Mais David qui redoute plus encore les perfides conseils d'Achithophel que ses troupes d?sert?s, renvoie Cusa?? J?usalem, lui enjoint d'affecter un grand attachement ?la cause d Absalon, d'offrir ?ce rebelle ses services, de chercher ?gagner sa confiance pour obtenir une part dans ses conseils, et d'user ensuite de son influence, soit pour d?ouer les plans d'Achithophel, soit pour faire conna?re ?David, par le moyen des sacrificateurs Tsadok et Abia-thar, les r?olutions auxquelles on se serait arr?? — Cusa?qui ne craint pas de se mesurer avec le vieux conseiller, ob?t; il se rend ?J?usalem et crie vive Absalon ! Le jeune rebelle qui conna? l'affection de Cusa?pour son p?e, s'?onne d'abord; mais les succ? qu'il a d??obtenus l'aveuglent, et le disposent ?croire ?de nouveaux succ?, ?de nouvelles conqu?es; chaque jour, il voit grossir les rangs de son arm?, et Cusa?n'a pas de peine ?le persuader que lui aussi se range ?la bonne cause, acceptant pour ma?re celui que Dieu a d?ign? que le peuple a choisi, et qui d'ailleurs appartient ?la famille royale, ?la dynastie reconnue. Un premier conseil d'A-chithophel relativement aux femmes de David, passe sans contestation, soit que Cusa?n'ait pas ??consult? soit qu'il ait cru devoir, dans l'int?? m?e de son roi, se joindre ?une mesure dont le r?ultat ?ait de rendre toute r?onciliation impossible. Achithophel propose ensuite ?Absalon, de fondre imm?iatement avec 12,000 hommes sur la petite troupe de David, encore faible en nombre, fatigu?, et sans doute facile ?intimider. Mais un autre conseil intervient: c'est Cusa?qui parle: ''Le conseil qu'Achithophel t'a donn?maintenant, dit-il, n'est pa% bon. Tu connais ton p?e et ses gens, que ce sont des gens forts, et qui ont le cœur outr? comme une ourse des champs ?qui l'on a pris ses petits: et ton p?e est un homme de guerre, qui ne passera pas Caspienne et de l'Asie. — Nom 42,1 S?hora, la femme de Mo?e, originaire de Madian en Arabie, est appel? Cushite ou Ethiopienne par Mo?e lui-m?e, cf. Hab. 3,7 En suivant la marche de la post?it?de Cus, on la verra se r?andre en rayonnant depuis l'Indu-Cus sur toutes les vall?s et les hauteurs de la Chine, sur les deux presqu'?es de l'Inde, et jusqu'aux ?es de l'Oc?n pacifique. — 11 est ?remarquer que les auteurs profanes ont, aussi bien que la Bible, distingu?deux classes de Cusites ou d'Ethiopiens: ''Ils demeurent s?ar?ent, dit Hom?e (Odys. 1,23) aux fronti?es les plus ?oign?s, les uns au couchant, les autres ?l'orient.'' v. encore H?odote <l, 201 4,14 — Si donc nous voulions ?ablir cette grande famille sur une carte g?graphique, nous lui donnerions toutes les contr?s comprises entre l'Abyssinie, l'Arabie, la Perse m?idionale, les monts Thibet, I'Himalaya,et le Yants?Kiang pour fronti?e nord, et l'Oc?n pour fronti?e sud, en laissant ici et l?quelques di-stricts plus ou moins grands, qui furent occup?par d'autres branches des descendants de No? V. les articles sp?iaux, et en particulier Ethiopie. 2°) On trouve encore dans l'?igraphe du Psa 7 le nom d'un homme appel?Cus, et qui a donn?beaucoup ?faire aux interpr?es. Qui est ce Cus, benjamite, ce violent pers?uteur du roi David, ce fl?u dont il demande d'?re d?ivr? Les uns ont pens??Simhi, 2Sam 19,16, qui est appel? 16,11, fils de J?ini. en h?reu benyemini, et dont on a cru qu'il ?ait Benjamite ?cause de cela. D'autres ont pens??Sa?, mais on ne sait pas pourquoi il serait appel? Cus; d'autres enfin, rapportant ?alement ce psaume ?l'?oque des pers?utions de Sa?, en-tendent par Cus un individu inconnu, peut-?re un parent de Sa?. CUSAI2Sam. 15,32, ?hra?ite, de la ville d'Arki, dont l'histoire offre un ?isode politique bien rafra?hissant au milieu des guerres civiles qui ensanglant?ent une partie du r?ne de David. Fid?e sujet de son roi, Cusa?vint pendant les troubles del?conjuration d'Absalon, se prosternerdevantDavid, en lui exprimant la nuit avec le peuple. Voici il est maintenant cach?dans quelque fosse ou dans quelque autre lieu; s'il arrive qu'au commencement on soit battu par eux, quiconque en entendra parler, l'ayant su, dira: Le peuple qui suit Absalon a ??d?ait. Alors le plus vaillant, celui-l?m?e qui avait le cœur comme un lion, se fondra;... mais je suis d'avis qu'en diligence on assemble vers toi tout Isra? depuis Dan jusqu'?B?r-S?ah, lequel sera en grand nombre comme le sable qui est sur le bord de la mer, et que toi m?e en personne marches en bataille. Alors nous viendrons ?lui en quelque lieu que nous le trouvions, et nous nous jetterons sur lui, comme la ros? tombe sur la terre, et il ne lui restera aucun de tous les hommes qui sont avec lui. Que s'il se retire en quelque ville, tout Isra? portera des cordes vers cette ville-l? et nous la tra?erons jusque dans le torrent, en sorte qu'il ne s'en trouvera plus m?e une petite pierre.'' — Cet avis pr?alut; Absalon et les siens le pr???ent ?celui du vieux ministre. David fut averti par les sacrificateurs. Le conseil de Cusa?amena et devait amener la d?aite d'Absalon. Une insurrection ne peut triompher que par l'audace et la promptitude. Laisser aux esprits troubl? le temps de r?l?hir, ?un roi comme David le loisir de rassembler les adh?ents nombreux que son r?ne lui avait faits, c'?ait tout perdre. Cusa??ait digne de lutter contre Achi-: thophel; il perdit son rival, se montra son ma?re en diplomatie, et sauva le roi. CUSANHab. 3,7 M?e pays que Cus. cf. CUSAN-RISCHATHAJIMJug 3,8 10, roi de M?opotamie, fut, apr? la captivit?d'Egypte, le premier oppresseur des Isra?ites ?ablis dans le pays de Canaan. Il les tint assujettis pendant huit ans, jusqu'?ce qu'enfin Hothniel, le premier des juges, se leva et les d?ivra. CUSI2Sam 18,21 32, 1°) l'un des messagers qui apport?ent ?David la nouvelle de la mort d'Absalon; on craignait de faire conna?re ? David cet ??ement qui, en le r?ouissant comme roi, devait l'affliger comme homme et comme p?e: e premier des messagers, Ahimahats, n'avait pas os?r??er cette mort, et l'avait fait pressentir: ''J'ai vu un grand tumulte, mais je ne sais pas exactement ce que c'?ait:'' Cusi n'osa pas davantage dire ''Il est mort, • mais ?la question de David, il r?ondit: «Que les ennemis du roi mon Seigneur, et tous ceux qui se sont ?ev? contre toi pour te faire du mal,deviennenteommecejeunehomme! • 2°) Cusi ou Cusci, Jer 36,14 p?e de S?emja; inconnu. — 3°) Sop 1,1, p?e de Sophonie, et arri?e petit-fils d'Ez?hias. CUTH2Rois 17,24 30, district de l'Asie, et la principaled' entre les peuplades dont Salmanazar, roi d'Assyrie, envoya les habitants peupler la contr? d?ast? de la Samarie. Du m?ange de ces colons avec les Juifs demeur? de reste dans le pays, naquirent les Samaritains, que les Talmudistes continu?ent d'appeler Cu-th?ns. On ne sais pas exactement dans quelle partie de l'Asie il faut chercher ce district ou cette ville. Les uns, s'appuyant sur la ressemblance de ce nom avec celui de Cus, ressen blance beaucoup plus frappante encore lorsque l'on conna? les langues s?itiques, pensent au pays de Cus, dans les environs de l'Araxe: d'autres, avec l'historien Jos?he, le placent dans la Perse m?idionale ou centrale, d'autres pr? du Tigre, d'autres enfin (Micha?is) mais contre toute vraisemblance, dans le voisinage de Sidon en Syrie. L'opinion la plus probable, c'est que les Cuth?ns sont les m?es que les Coss?ns dans la Susiane en Babylonie; les deux noms sont presque identiques en Cald?n. CUVEd'airain. Il y avait dans le parvis du tabernacle une cuve d'airain ou mer de fonte, destin? aux ablutions des pr?res, Exo 30, 28 Il n'est rien dit de bien positif quanta sa forme; cependant, par l'analogie de celle qui fut plac? plus tard dans le parvis du temple de Salomon, 1Roi 7,23, l'on peut supposer qu'elle ?ait ronde. Les ablutions des mains et des pieds, auxquelles elle ?ait destin?, ?aient un symbole de la puret?que le Dieu saint exige de ceux qui s'approchent de lui. Dans le portique du temple de Salomon, il y avait, au lieu de cette cuve uni- que, une grande cuve appel? mer d'airain, particuli?ement destin? aux ablutions des sacrificateurs, et dix cuviers plus petits, destin? ?laver les victimes pour les holocaustes, 2Chr 4,6 La mer d'airain est sp?ialement d?rite 1Roi 7,23-26 2Chr 4,2-5 et par Jos?he An-tiq. 8,3,5); elle avait cinq coud?s de hauteur (2 m. 720) et environ dix de diam?re; elle reposait sur douze taureaux ?alement d'airain; ses c?? et ses bords ?aient orn? de fleurs sculpt?s. Lors de la prise de J?usalem par les Babyloniens, la mer d'airain fut bris? par les Cald?ns et ses d?ris emport? ?Babylone ainsi que les soubassements des dix cuviers 2Roi 2b, 13-16 Jer 52, 17 D'apr? les rabbins, le temple de Zo-robabel ne contenait plus qu'un seul cu-vier, et Jos?he, dans sa description du temple d'H?ode, n'en mentionne aucun Bell. Jud. 5, 5. CYGNEC'est ainsi que la Vulgate et nos versions traduisent l'h?reu Tinchi-meth, Lev 11,48 Deu 14,16, et, comme nous l'avons dit ? l'article Chat-huant, cette traduction non seulement n'a rien contre elle, mais est encore favoris? par le contexte. Luther a traduit par cygne, Lev 11,17, le mot shalak, que nos versions ont rendu par plongeon; mais v. Cormoran. Calmet veut aussi rendre par cygne l'h?reu Bath Yaaneh, que nous traduisons par autruche. Mais il n'y a que deux passages qui puissent ?la rigueur se rapporter au cygne, et encore n'est-ce qu'en proc?ant par voie d'hypoth?e. Ce bel animal, si connu dans nos pays et dans des climats plus chauds, est mis par Mo?e au nombre des animaux impurs. Les pa?ns l'avaient consacr??leur Apollon, sans doute ?cause des sons harmonieux et po?iques qu'il rend, dit-on, lorsqu'il va mourir; Horace l'attelle au char de V?us. CYMBALES2Sam. 6,5 (1Chr 13,8 16,5 42 Esd 3,10 Psa 150, 5 1Cor 13,1 L'un des plus anciens instruments connus, fort aim?des Orientaux en g??al, et employ?par les H?reux soit dans leurs r?ouissances publiques, soit dans la musique du temple. Il y en avait, comme de nos jours encore, de deux esp?es diff?entes; les unes plus petites, en bois, en ivoire, quelquefois en m?al, que l'on prenait entre le pouce, l'index et le doigt du milieu, et que l'on trappait en mesure, comme les castagnettes espagnoles ou arabes; les autres, plus grandes et tout ?fait semblables aux n?res; cette distinction est marqu? Psa 150, 5, Heb Tseltselim ou Metsillayim. CHYPREAujourd'hui Chypre) une des ?es de la M?iterran?, situ? au sud de l'Asie mineure et non loin des c?es de la Syrie. Grande, riche et fertile, elle donnait en abondance del'orge, de l'huile, des grenades, des figues et du vin; ses montagnes recelaient des pierres pr?ieuses et des m?aux recherch?, et c'est de cette ?e que le cuivre Ses cyprium) a re? son nom. La position de Cypre ?ait une des plus avantageuses pour le commerce, et toutes ses villes s'enrichissaient par ce moyen, Salamis, Paphos, Citium, Amathus, Arsino? Soli, etc. Les Juifs n'avaient pas ??des derniers ? s'y ?ablir pour y faire des sp?ulations, et ils s'y trouvaient en grand nombre lors du passage de saint Paul. Les Cypriens avaient une r?utation bien ?ablie de mollesse, de volupt? de luxe et de d?auche: l'extr?e douceur du climat favorisait chez eux tous ces penchants, et c'?ait ?V?us qu'ils rendaient leurs hommages. Les voyageurs modernes parlent encore avec enthousiasme de ce petit paradis terrestre, et c'est l? si nous ne nous trompons, que M. Lamartine aurait voulu finir ses jours, si la patrie ne l'avait pas r?lam? Jusqu'au r?ne d'Alexandre, l'?e fut divis? en neuf petites principaut?, d'abord sous la domination perse, puis sous celle des Mac?oniens. Sous les Macca-b?s elle devint l'apanage de Ptol??; Caton l'Ancien la soumit ?Rome; Auguste en fit d'abord une province de son vaste empire, gouvern? par un pr?eur, puis il finit par l'?anciper, et nous la voyons, Act, 13,7, gouvern? par un proconsul cyprien. Paul, Mar et Barnabas y arriv?ent de S?eucie, pr?h?ent ? Salamis, dans les synagogues, et se r?andirent de l?dans toute l'?e pour annoncer l'Evangile aux pa?ns. Ns trouv?ent?aphos, r?idence du proconsul Serge Paul, un enchanteur ou faux proph?e juif nomm?Bar-J?us, qui voulut s'opposer ?la doctrine chr?ienne, et t?hait de d?ourner Serge de la foi; mais saint Paul frappa ce malheureux d'un aveuglement momentan? ce que le proconsul ayant vu, il crut et fut rempli d'admiration pour la doctrine du Seigneur. Plus tard, Barnahas retourna en Cypre avec Mar, Act 15,39; la tradition porte m?e qu'apr? avoir ??presbytre de cette ?e, il y trouva le martyre, qu'il fut lapid?par les Juifs de Salamis, et que son corps fut retrouv?sous le r?ne de l'empereur Zenon, ayant sur la poitrine un Evangile de saint Matthieu, qu'il avait copi?lui-m?e de sa propre main. Conquise par les Arabes, reprise par Richard-Cœur-de-Lion, Cypre fut, pendant plusieurs si?les, gouvern? par des rois de la famille des Lusignan, jusqu'en 1489 elle fut ensuite vendue aux V?itiens, et appartient aux Turcs depuis 1 571 ils l'ont r?uite ? l'?at le plus d?lorable. CYPRE v. Tro?eCYPRESarbre toujours vert, massif, ?anc? aux feuilles fonc?s, ?roites, pointues, et dont le bois, sans ?re lourd, n'est jamais pourri ni vermoulu, r?iste aux vers et ?l'action de l'eau. On distingue le cypr? m?e aux branches horizontales, et le cypr? femelle dont les branches s'??ent obliques ou droites; c'est de ce dernier que l'on se sert le plus ordinairement pour les travaux de charpente et de menuiserie. Il ne vient que difficilement, dit Pline; son fruit est inutile, ses feuilles sont am?es, son odeur est trop forte, son ombre m?e est dangereuse; superbe et triste ?la fois, il ?ait regard?par les Romains comme un arbre de deuil, qu'on ne pouvait employer qu'aux fun?ailles, ou dans d'autres solennit? lugubres. C'est du cypr? qu'il s'agit, selon quelques-uns, dans les passages, Gen 6,14 Exo 2,3, o?il est parl?de la construction de l'arche, et du berceau de Mo?e. Le nom h?reu estGo-pher, et l'analogie de ce nom avec le nom latin cupressus, appuierait cette traduction; le cypr? ?ait d'ailleurs tout ?fait bien choisi pour la construction de ces objets, destin? ?subsister dans l'eau pendant un temps plus ou moins long; il vaut cependant mieux, dans ces deux passages, s'en tenir ?l'id? g??ale d'arbre r?ineux, car gopher s'applique ?d'autres objets qui ne sont pas le cypr?; il signifie poix; gopherith signifie soufre, et le mot allemand Kiefer signifie un pin sauvage. — La Yulgate traduit encore par cypr? le mot Beroth, Cant. 1,1 G., que Luther et Martin ont rendu mal ?propos par sapin (Tanne. Il est bien probable, en effet, que ce mot Beroth ou sa forme plus ordinaire Berosch, (Isa 37,24 55, 13 60, 13, d?igne le cypr?; le cypr? seul pouvait ?re mis en parall?e avec le c?re, (Isa 14,8 Zac 11, 2Tim le sapin ne le pouvait gu?e; cf. surtout l'emploi 'qui est fait de ce bois, soit pour les lambris du temple, I Rois 5, 8 6,15 34, soit pour des m?s de vaisseaux, Eze 27,5, soit pour la confection de lances, Nah. 2,3 Il s'agit ?idemment d'une arme dans ce verset); soit enfin pour des instruments de musique, 2Sam 6,5: il ne peut ?re question du sapin dans ces passages, non plus que Cant. 1,16; il faut penser ?quelque bois noble, solide et beau, qui puisse rivaliser avec le c?re; la plupart des arbres ont d??un nom en h?reu; le cypr? seul ne serait nomm?nulle part, s'il ne l'?ait dans ces passages, et l'on ne comprendrait gu?e qu'un arbre aussi remarquable ne f? pas mentionn?dans la Bible, quoiqu'il f? tr? abondant en Palestine, et particuli?ement sur le mont Hermon. CYPRIENPresbytre et Ev?ue fid?eCyprien est n?dans une riche famille de parents pa?ns et devint avocat ?Carthage avant de se convertir au Christianisme aux alentours de 246. Apr? son bapt?e, il abandonn? compl?ement la vie p?heresse et inutile qu'il avait men? auparavant. Deux ans plus tard, il fut ?u doyen de Carthage et seulement quelques mois plus tard, fut confront??la pers?ution de D?e et entra en clandestinit? Face au feu de la pers?ution, des milliers de Chr?iens apostasi?ent, pendant que d'autres obtenaient hypocritement des "libelli", certificats, par lesquels ils d?laraient avoir sacrifi?aux dieux pa?ns. Lorsque la pers?ution commen? ?diminuer, les ‘confesseurs’, c'est-?dire ceux qui avaient victorieusement confess? le Nom de J?us et ?aient rest? fermes dans leur foi, commenc?ent ? r?oncilier facilement les ‘lapsi’ affirmant qu'en tant qu'"amis du Christ", ils avaient le droit d'accorder le pardon. Cyprien retourn??Carthage au d?ut de l'ann? 251, r?nt?ra imm?iatement ses fonctions lors du concile qui se t?t en mai. Ce m?e concile d?r?a que, m?e si personne ne devait ?re totalement exclu du pardon, ceux qui avaient simplement accept?des faux certificats, disant qu’ils avaient sacrifi? ne devaient ?re r?dmis qu'apr? diff?entes p?iodes de probation. Mais que, par contre, ceux qui avaient vraiment sacrifi?leur foi (les sacrificati) ne devaient ?re r?dmis que sur leur lit de mort. Trois principes importants de la discipline de l'Eglise furent ainsi mis en avant: 1°) Le droit et le pouvoir de remettre les p?h? capitaux, m?e celui de l'apostasie, ?aient entre les mains de l'Eglise. 2°) L'autorit?finale en mati?e disciplinaire appartient aux ??ues en concile en tant que d?ositaires du Saint-Esprit. 2°) Les membres indignes parmi les la?s doivent ?re accept? dans le Nouvel-Isra? du Christianisme tout comme cela avait ?? le cas dans l'Ancien-Isra?. Cete m?e ann?, Cyprien prit la d?ense de l'??ue fid?e Corneille contre l'h??ique Novatien, et ?rivit le ‘Trait? sur l'unit?de l'?lise catholique’, qui souligne la centralit? du si?e de Pierre, mais n'impliquait aucune acceptation des pr?ogatives juridictionnelles de la ville de Rome. Nouvelle pers?utionEn 252, une nouvelle menace de pers?ution par d?r?? par l'empereur Gallus, mais cette fois, l'Eglise se pr?entait fortifi?. La fermet?du clerg?chr?ien face ?l'?id?ie de peste avait gagn?un meilleur soutien populaire; Cyprien venait de d?aire les ennemis internes de l'Eglise, qui avaient eu l'audace d'installer un ??ue rival ?Carthage et cette nouvelle pers?ution encouragea une r?nt?ration plus rapide des 'lapsi qui voulaient d?ormais faire leurs preuves en tant que martyrs. Litiges avec Rome?l'??254, une dispute ?lata avec ?ienne, ??ue de Rome. Deux congr?ations espagnoles (M?ida et Le?) firent appel ? Cyprien contre une d?ision d'?ienne de r?ablir les ??ues ayant apostasi? pendant la pers?ution. Cyprien convoqua donc un concile pour examiner l'affaire. Le concile d?ida que les congr?ations avaient non seulement le droit mais le devoir de se s?arer d'un clerc qui avait commis un p?h?mortel tel qu'une telle apostasie. Cyprien ?rivit (Lettre 67) que le Saint-Esprit n'?ait plus dans un tel pr?re et que ses sacrements conduiraient ?la perdition et non au salut. L'?lise en tant que "pure ?ouse du Christ" pouvait se sentir oblig? d'absorber un la?ue p?heur, mais un pr?re p?heur faisant des offrandes au nom du peuple ?ait impensable. Un diff?end encore plus grave surgit quelques mois plus tard avec l'Eglise de Rome: Beaucoup de ceux que les Novatiens avaient baptis? r?lamaient d'?re admis dans l'Eglise. Leur bapt?e ?ait-il valide ou non ? A Rome, Etienne d?ida que tout bapt?e au Nom de la Trinit??ait valide. Les Africains d'abord partag? sur la question, r?nirent une s?ie de trois conciles entre l'automne 255 et septembre 256 sous la direction de Cyprien. Ce concile d?ida ?l'unanimit?qu'il ne pouvait y avoir de bapt?e hors de l'Eglise, tout comme il ne pouvait y avoir de foi, d'espoir ou de salut pour ceux qui n'en faisaient pas partie. Un ministre ne pouvait pas dispenser ce qu'il ne poss?ait pas lui-m?e, ?savoir le Saint-Esprit. Ceux qui avaient re? le bapt?e des Novatianistes devaient ?re rebaptis?. Le bapt?e impliquait le renoncement total au monde et la r?eption de l'Esprit. Derri?e ce choc se posa la question plus fondamentale de la hi?archie de l'?lise. Si Rome soulignait le caract?e universel bien qu'in?itablement mixte de l'?lise sur terre, les Africains soulignaient son int?rit?en toutes circonstances. Une rupture compl?e entre Rome et Carthage fut ?it? de justesse par la mort d'Etienne le 2 ao? 257, et son successeur, Sixte II, fut plus conciliant. Pers?ution de Val?ienLa pers?ution se renouvela par le fait de l'empereur Val?ien (253-260). Le 30 ao? 257, Cyprien fut convoqu?devant le proconsul Aspasius Paternus et se vit assigner en r?idence forc? ?Curubis (Kurba) dans le golfe d'Hammamet. A la suite d'un ?it plus s??e l'ann? suivante, il fut ramen? ?Carthage, jug?et condamn??mort. Tous sont unanimes ?reconna?re que cyprien fut un dirigeant courageux et ing?ieux de l'?lise d'Afrique. Sa th?logie ?ait bas? sur l'id? centrale de l'unit?de l'?lise : "Il n'a plus Dieu pour P?e, qui n'a pas l'?lise pour m?e" (Sur l'unit?de l'?lise catholique). L'unit?s'exprimait par le consensus des ??ues, tous ?alement dot? de l'Esprit Saint et souverains en leur propre si?e. L'?lise se composet du peuple uni ?son ??ue. Le schisme et la r?ellion contre le sacerdoce ?aient consid?? comme le pire des p?h?. Ces vues - associ?s ?une insistance sans compromis sur l'int?rit?et le caract?e exclusif de l'?lise, en total accord avec le th?logien nord-africain Tertullien - ont re? la b??iction divine pour la plupart des Chr?iens nord-africains et son martyre est le gage de sa foi et de sa fid?it? CYRENEville importante de la Libye sup?ieure ou Pentapolitaine, situ? ? 16 km de la mer, sur une plage africaine, presque en face des trois promontoires du P?opon?e, ?environ 320 km de la capitale de l'Egypte. Ses ruines subsistent encore sous le nom de Ca?oan, et ne comptent qu'un fort petit nombre d'habitants. Sous les Ptol??s, les Juifs formaient le quart de la population de Cy-r?e, et jouissaient des m?es droits que lesCyr?iens eux-m?es. C'est l? qu'?ait n?Simon, le p?e d'Alexandre et de Ru-fus, qui eut le bonheur de soulager le Christ dans sa marche vers Golgotha, Mat 27,32 Mar 15, 21 Luc 23,26 Plusieurs de ces Juifs de la Cyr?a?ue embrass?ent la foi chr?ienne, Act 11, 20 13,4, mais un grand nombre aussi furent compt? dans les rangs des adversaires de l'Evangile, et saint Luc les cite parmi les plus violents de ceux qui s'?ev?ent contre Etienne, Act 6,9'— Apr? la destruction de J?usalem par Titus, les Juifs de Cyr?e se soulev?ent contre Catulle, gouverneur de cette province; mais il furent facilement r?uits et ?ras?. CYRENIUSforme grecque du nom de Publius Sulpicius Quirinus, s?ateur romain, que l'histoire profane nous apprend avoir ??consul l'an 742 de Rome, puis 758, cinq ans au moins apr? la naissance de J?us, gouverneur de la Syrie, et de la Jud? qui y ?ait annex?. Apr? l'exil d'Arch?a?, il fut charg?de faire un recensement ou d?ombrement du peuple. J?us ?ait peut-?re alors ??de dix ans. Ces donn?s semblent en contradiction avec ce qui est dit, Luc 2,2, que le premier d?ombrement Celui pendant lequel naquit notre Sauveur) fut fait lorsque Cyr?ius avait le gouvernement de Syrie. 11 y aurait, en effet, une faute de chronologie ?rectifier, 1°) si l'on ne pouvait pas traduire: ce d?ombrement se lit avant celui qui arriva lorsque Cyr?ius avait le gouvernement de la Syrie; ou encore: ce d?ombrement se fit avant que Cyr?ius, etc.; 2°) si l'on ne pouvait pas admettre que Cyr?ius, alors gouverneur de la Cilicie, ait ??envoy?en Syrie avec mission extraordinaire, pour pr?ider ?un d?ombrement de la Syrie et de la Jud? P?au, Grotius, Uss?ius) pendant que Sentius Saturninus ?ait gouverneur de la Syrie (Tertullien); 3°) si enfin il n'y avait pas des doutes sur l'authenticit?de ce verset (Th?d. de B?e dans ses trois premi?es ?itions, Olshausen, et d'autres commentateurs. Ce ne sont pas m?e l?toutes les explications que l'on peut donner, et la premi?e seule suffirait; on en trouvera d'autres encore ?l'article Quirinus, dans Winer, qui du reste ne les admet ni les unes ni les autres, et conclut simplement pour son compte ? un lapsus memoriœ chez saint Luc: il y avait plus de soixante et dix ans que les choses s'?aient pass?s, et rien n'?ait plus facile que de confondre deux recensements si rapproch?, et dont la distinction ne pouvait pas avoir un bien grand int?? pour l'histoire sacr? et pour l'?ification des fid?es. De ces deux d?ombrements, le premier fut plus g??al, et pour tout l'empire; le second ne regardaitque la Jud?: c'est ?ce dernier que Gamaliel fait allusion, Act 5,37 CYRUS"En ce temps-l? Cyrus, roi de Perse, qui commandait aussi aux Chald?ns et aux Assyriens, rel?hant un peu de la cha?e des Juifs, en renvoya cinquante mille pour reb?ir le temple. Mais ils se born?ent ?en jeter les fondements et ?dresser un autel, ? cause des courses continuelles des ennemis, de sorte que l’ouvrage fut diff??jusqu’au r?ne de Darius. Ce fut alors qu’arriva ce qui est rapport?dans le livre de Judith (..). Or, sous le r?ne de Darius, roi des Perses, les soixante-dix ann?s pr?ites par J??ie ?ant accomplies, la libert?fut rendue aux Juifs, pendant que les Romains chassaient Tarquin le Superbe et s’affranchissaient de la domination de leurs rois." - Augustin La cit?de Dieu L18,26 CYRUS AJOUTER DANIEL PASSAGESfils de Cambyse, roi de Perse, et de Mandane, fille d'Astyage, roi des M?es. Il existe une demi-douzaine d'histoires et de biographies, toutes diff?entes de ce prince tameux, par H?odote, X?ophon, Ct?ias, Justin, Yal?e Maxime, Diodore de Sicile, etc., sans parler de toutes les fables et traditions orientales auxquelles sa prodigieuse carri?e a donn?naissance. Nous nous en tiendrons pour le moment aux donn?s de X?ophon Cyrop. 1, 107 sq.. D'apr? cet historien, Cyrus v?ut jusqu'?sa douzi?e ann? ?la cour de son a?ul ma-ternel, fut mis, ?l'?e de seize ans, ?la t?e d'une arm? envoy? contre le roi d'Assyrie qui avait fait une irruption dans les ?ats d'Astyage, et remporta la victoire apr? une suite de brillants succ?. Rappel?par son p?e, il rentra en Perse et devint g??al en chef des troupes de Cambyse; il fit la guerre tant? pour son compte, tant? pour celui de son oncle Cyaxare II, fils et successeur d'Astyage, qui venait de mourir; il vainquit successivement le roi de Babylone et ses nombreux alli?, puis Cr?us, roi de Lydie, ce malheureux qui s'estimait le plus fortun?des mortels, et qui sur le b?her fatal s'?ria par trois fois: Solon! Solon! Solon ! se rappelant que ce sage Ath?ien lui avait dit un jour qu'on ne pouvait se prononcer sur le bonheur de personne avant que sa carri?e f? enti?ement termin?. Cyrus ayant appris ce fait rendit ?l'illustre captif la vie avec la libert? et se fit un ami d'un ennemi. Apr? avoir port?ses armes triomphantes dans presque toute l'Asie Mineure, il repasse l'Eu-phrate, marche contre l'Assyrie et vient assi?er Babylone. Cette ville est imprenable, ses murailles n'ont rien ?redouter, ses habitants ont des provisions pour ' plus de vingt ann?s, le si?e est inutile; Cyrus alors con?it le projet gigantesque de d?ourner le cours du fleuve: les eaux vont se perdre dans les marais et les plaines voisines, et pendant que Nabonned Belsatsar) s'abandonne avec tout l'orgueil de la s?urit?aux d?auches orientales, Cyrus s'avan?nt par le lit de l'Euphrate p??re dans la ville 538 av. C.) et brise ?jamais la puissance babylonienne, la monarchie des Cal-d?ns, la t?e d'or qui va ?re remplac? dans l'empire universel par la poitrine et les bras d'argent, Dan 2,32 38,39 11 fait en m?e temps pr?arer un palais pour son oncle Cyaxare, et re?it de lui en r?ompense de ses longs et nombreux services la main de sa fdle unique sa cousine germaine) et avec elle le droit de succession ?l'empire. Cambyse meurt, Cyaxare meurt, et Cyrus, le puissant b?ier ?deux cornes, Dan 8,3 20, monte sur leurs deux tr?es, et r?ne ?la fois sur la Perse et sur les Etats m?o-baby-loniens, 536 av. C. — A peine investi de l'empire, l'un des premiers usages qu'il fait de son autorit? c'est de publier un ?it par lequel il permet aux Juifs de retourner dans leur patrie, Esdr. 1,45, 13 6,3 2Chr. 36,22 cf. Dan 1, 21; il dit ?J?usalem: Sois reb?ie! et au temple: Sois refond?(Isa 44,28 Il entreprit encore diverses guerres en Syrie et du c??de la mer Rouge, et mourut enfin en 530, ?l'?e de soixante et dix ans, selon les uns de vieillesse, selon les autres dans un combat contre les Scythes; leur reine Thomiris l'ayant attir?dans une embuscade, lui aurait fait trancher la t?e. D'autres disent qu'il fut attach? ?une potence, d'autres enfin qu'il mourut d'une blessure re?e ? la bataille. L'histoire sainte nous donne naturellement beaucoup moins de d?ails sur Cyrus que l'histoire profane, mais ce sont des d?ails bien autrements grands et solennels. D??240 ans avant la naissance de ce puissant monarque, elle l'appelle par son nom, elle annonce la grande œuvre de restauration dont il sera le ministre; il est dit de lui qu'il accomplira tout le bon plaisir du Seigneur; Dieu dit: Il est mon berger: Dieu l'appelle son oint, (Isa 44,28 45 1, l'assimilant ainsi aux rois d'Isra? (1Sam 24,7 11 2Sam 1, 14 etc.) soit pour indiquer qu'il avait lui-m?e consacr?Cyrus ?la royaut? soit parce que Cyrus devait ?re charg?de ramener le peuple de Dieu dans son pays. Et lorsqu'apr? une longue attente, cet oint du Seigneur, ce Cyrus de la d?ivrance fut venu au monde, et qu'il eut accompli une partie de sa destin?, il semble avoir reconnu lui-m?e ce Dieu qui l'avait nomm?et surnomm?D?ign? lors-qu'il n'existait pas encore: son langage, Esdr. 1,2, ne permet pas de douter qu'il n'ait reconnu le Dieu d'Isra? pour le vrai Dieu. Iahweh, le Dieu des cieux, dit-il, m'a donn?tous les royaumes de la terre, et lui-m?e m'a ordonn?de lui b?ir une maison ? J?usalem. D'apr? le livre apocr. du Dragon, 1, 40, il aurait dit comme Darius (1 °)), cf.): Que tous les habitants de la terre craignent le Dieu de Daniel, parce que c'est le Dieu sauveur, qui fait des prodiges et des merveilles sur la terre, et que c'est lui qui a garanti Daniel de la gueule des lions. Suivant le livre de Bel 1, Cyrus aurait toujours eu pour Daniel une estime et une affection toute particuli?e, cf. Dan 6,28; quoique ces d?ails ne nous soient connus que par des livres apocryphes, rien ne les contredit, et les d?larations de la parole de Dieu rendent fort probables des rapports de cette nature entre ces deux hommes. Il para? d'ailleurs, par Jos?he Antiq. 11,1) que Cyrus a eu connaissance des proph?ies d'Isa?, et que le passage qui le concernait a ??un des moyens dont Dieu s'est servi pour l'amener ?sa connaissance. Dans le passage (Isa 21,7 9, qui se rapporte ?Cyrus, et o?il est question d'un attelage mixte d'?es et de chameaux, quelques-uns ont voulu voir la r?nion des troupes de la M?ie et de la Perse; d'autres interpr?es ont mis en avant l'opinion suivante, que nous ne citons que pour son originalit? sans qu'il puisse ?re question de lui accorder aucune valeur: c'est que le conqu?ant dont il est parl?devait ?re une esp?e de m?is, issu de deux animaux diff?ents, ainsi que Cyrus en effet naquit de deux sangs diff?ents, du sang des Perses par son p?e, du sang des M?es par sa m?e. A l'appui de ce ' sens, l'on cite deux exemples o?le nom de mulet est donn??Cyrus: Craignez, dit un oracle ?Cr?us, lorsqu'un mulet commandera aux M?es; et Eus?e (Pr?par. 9,41) rapporte, d'apr? un ancien auteur, queN?ucadnetsar, quelque temps avant sa mort, rempli de l'esprit proph?ique, dit aux Babyloniens: Je vous annonce un malheur qu'aucune de vos divinit? ne pourra d?ourner; il viendra contre vous un mulet persan qui, aid?du secours de vos dieux, vous r?uira en servitude. Ce sont des jeux de mots, et le texte cit?d'Isa? ne s'y pr?e pas m?e dans le cas actuel. Admirons cette bont?divine qui, dans l'exil de son peuple, et par cet exil m?e, s'est rendu captive l'ame du grand Cyrus. Apr? l'avoir connu guerrier et h?os d? nos premi?es ?udes classiques, nous le trouvons maintenant roi th?cratique, et nous le verrons un jour simple fid?e dans le royaume des cieux, avec bien d'autres encore auxquels nous sommes peut-?re loin de penser. |
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