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Que dit la Sainte Écriture à propos de la divinité de Jésus-Christ ? |
"Jésus-Christ a un double nom: en hébreu Messie signifie ‘Christ’, c'est-à-dire l'Oint; Jésus veut dire ‘Sauveur’; et ces deux noms serviront à exprimer les œuvres qu'il doit accomplir. En effet, il est appelé Christ, parce que par son moyen le Père a oint et ordonné toutes choses, et qu'à son avènement comme homme, il a été oint par l'Esprit de Dieu, son Père. C'est d'ailleurs ce qu'Il dit Lui-même à son propre sujet par la bouche d'Isaïe: "L'Esprit du Seigneur est sur moi, c'est pourquoi Il m'a oint pour prêcher aux pauvres" (Irénée PV104 Isa 61,1; Luc 4,18) L’archange Gabriel a communiqué ce Nom à Joseph (Mat 1:21).
Christ (du grec χριστός [kristos], de l’hébreu ַחיִׁשָמ [mashiah], "le Messie") signifie "Oint du Seigneur", celui qui est consacré par l’onction du Saint Esprit. À l’époque de l’Ancien Testament, les oints étaient des prophètes, des rois et des archiprêtres dont le ministère présageait celui du Seigneur Jésus-Christ. En tant qu’homme, Jésus-Christ possédait tous les dons de l'Esprit-Saint, la pleine vision prophétique, la sainteté et l’autorité du grand Presbytre et la puissance Royale lui appartiennent suprêmement.
"Quant au mot Emmanuel, il se traduit: Dieu avec nous; ou bien si le mot a été dit par le prophète, sous forme de souhait: Que Dieu soit avec vous! En ce cas il explique et manifeste le message de l'évangile. "Voilà", dit Isaïe : "Que la Vierge concevra et enfantera un fils", lequel, étant Dieu, "sera avec nous". Et, comme saisi d'admiration devant cet événement, il ajoute ce qui en résulte, à savoir que "Dieu sera avec nous"" – Irénée Pv 107
Jea 1:14 ''Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous''
Phi 2:6-7 : ''Il s'est dépouillé (..) en devenant semblable aux hommes''.
Jea 14:9 ''Celui qui m'a vu a vu le Père !'
Le Seigneur Jésus-Christ est Dieu éternel qui s’est fait homme. Le IVe Concile Œcuménique (431) de Chalcédoine exprime les deux natures du Christ (divine et humaine) et Sa seule Personne ou Hypostase divine de manière suivante : "Nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme composé d’une âme et d’un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous, sauf le péché, avant les siècles engendrés par le Père selon la divinité, et aux derniers jours le même engendré pour nous et pour notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l’humanité ; un seul et même Christ, Fils, Seigneur, l’unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des natures n’étant nullement supprimée à cause de l’union, la propriété de l’une et de l’autre étant bien plutôt sauvegardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se fractionnant ni ne se divisant en deux personnes, mais un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus-Christ."
"Voici ce qu'attestent les Ecritures : le Christ est le Fils de Dieu qui existe avant toute la création. Sans cesser d'être avec le Père et auprès de Lui, le Christ s'est de plus en plus rapproché et joint aux hommes, Il est le roi de l'univers, puisque le Père a mis tout ce qui existe sous sa domination". – HE5,27-28 (1Cor 1 Eph 1,22)
Notre Seigneur Jésus-Christ a une double nature. Il agit conformément à chacune de Ses deux natures. Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! (Mat 26:42) Les deux natures du Christ sont unies sans division et sans séparation. On distingue également le Christ en deux actions inséparables (humaine et divine) qu’Il effectue à l’instar de l’épée brûlant de feu qui tranche et brûle en même temps. Saint Jean Damascène dit que ce n’est pas la nature humaine qui ressuscite Lazare et ce n’est pas la puissance Divine qui pleure près de son tombeau.
–– Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. (Jea 1,1)
–– Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. (Jea 1:18)
–– À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. (Jea 5:18)
–– Ce sont les Israélites. C’est à eux qu’appartiennent la condition de fils adoptifs de Dieu, la manifestation glorieuse de la présence divine, les alliances, le don de la Loi, le culte et les promesses ; à eux les patriarches ! Et c’est d’eux qu’est issu le Christ dans son humanité ; il est aussi au-dessus de tout, Dieu béni pour toujours. Amen ! (Rom 9:4-5)
–– Mais nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu et qu’il nous a donné l’intelligence pour que nous connaissions le Dieu véritable. Ainsi, nous appartenons au Dieu véritable par notre union à son Fils Jésus-Christ. Ce Fils est lui-même le Dieu véritable et la vie éternelle. (1 Jea 5:20)
–– La confession de l’Apôtre Thomas : Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d’eux et dit : "La paix soit avec vous !" Puis il dit à Thomas : "Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois." Thomas lui répondit : "Mon Seigneur et mon Dieu !" Jésus lui dit : "Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !" (Jea 20:26-29)
–– Existant en forme de Dieu, il n’a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher. (Phi 2:6)
"Or, le Père est Seigneur, et le Fils est Seigneur. Le Père est Dieu, et le Fils est Dieu; car celui qui est né de Dieu est Dieu. Ainsi donc, par l'essence même et la nature de son être, on démontre qu'il n'y a qu'un seul Dieu, mais, en même temps, le dessein de notre salut montre qu'il existe un Fils et un Père". - Irénée PV93
" Puisqu'il est Dieu, en effet, le Fils doit recevoir du Père, c'est-à-dire de Dieu, le trône du royaume éternel". Irénée PV94
Jésus-Christ est le seul Fils de Dieu né de l’essence du Père, c’est pourquoi Il est de la même essence que Son Père. Il est supérieur à tous les anges et tous les saints qui s’appellent les enfants de Dieu d’adoption par la grâce (Jea 1:12). Personne n’a jamais vu Dieu ; le Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. (Jea 1:18) Ayant été directement engendré de Dieu, (Prototokos) Il devient à son tour Celui qui engendre l’univers et toutes les créatures qu’il contient.
Jea 1,1Le Verbe était le Principe de toute choses1 et le Verbe émanait de Dieu et Dieu était dans le Verbe. 2Celui-ci était le Principe émanant de Dieu. 3Toutes choses ont été faites par Lui et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui.
Col 1,15Il est l'Image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création, 16puisqu'en en Lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations1, autorités. Tout a été créé par Lui et pour Lui. 17Il est avant toutes choses et toutes choses subsistent en Lui.
Oui. Engendrer veut dire produire à partir de sa propre substance, tandis que créer veut dire produire à partir du rien ou d’une autre substance. La naissance conserve la substance entre le père et le fils. C’est pourquoi le fils engendré de l’homme est l’homme, et le Fils engendré de Dieu est Dieu. La création ne conserve pas la substance entre le créateur et sa créature. La chaise créée par l’homme n’est pas l’homme, et l’homme créé par Dieu n’est pas Dieu. La naissance conserve la même dignité ; le créateur est toujours de la dignité supérieure à celle de sa créature. La Sainte Église confesse ainsi que le Seigneur Jésus-Christ : –– n’est pas la créature de Dieu.
–– provient de la substance du Père et est donc consubstantiel au Père.
–– a la même dignité que le Père.
–– est une autre Personne que le Père.
La naissance du Fils de Dieu est Sa propriété personnelle ou hypostatique, par laquelle Il se différencie du Père et de l’Esprit-Saint.
Le Fils de Dieu est engendré du Père avant tous les siècles. Le temps n’existe pas en dehors de notre Univers !
Le Fils est donc coéternel au Père et il n’y avait pas de temps où le Fils n’a pas existé. Car auquel des anges Dieu a-t-Il jamais dit : "Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ?" Et encore : "Je serai pour lui un Père, et il sera pour moi un Fils ? (Heb 1:5) "Aujourd’hui" exprime la naissance du Fils dans l’éternité, car il est toujours "aujourd’hui" pour Dieu éternel qui est Lui-même le Créateur du temps.
Il est ‘engendré’ une seconde fois lors de sa naissance sur le terre en tant qu’homme.
C’est un terme qui explique dans la mesure du possible la naissance inconcevable du Fils de Dieu de la substance du Père. En regardant le soleil, on voit sa lumière qui engendre une autre lumière visible sur la Terre. L’une et l’autre sont inséparables et de la même nature. Dieu le Père étant la lumière éternelle (1Jea 1:5) engendre Dieu le Fils qui est aussi la lumière éternelle, inséparable et de la même nature divine.
Nous ne savons pas comment était la naissance du Fils, mais nous savons comment elle n’était pas. Elle n’était pas comme chez les hommes, mais sans passion, sans femme, sans la diminution de la puissance du Père.
Le Fils de Dieu s’appelle Dieu dans le même sens véritable que Dieu le Père. "Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu et qu’il nous a donné l’intelligence pour que nous connaissions le Dieu véritable. Ainsi, nous appartenons au Dieu véritable par notre union à son Fils Jésus-Christ. Ce Fils est Lui-même le Dieu véritable et la vie éternelle". (1 Jea 5:20)
Le Fils est de la même substance divine que le Père et lui est donc consubstantiel. Le mot consubstantiel (du grec ὁμοούσιος) est le seul du Symbole qui ne se trouve pas dans la Bible. Le Seigneur Jésus-Christ exprime Sa même substance divine avec le Père en disant : Moi et le Père nous sommes un. (Jea 10:30) Cf. Jea 5:18 Phi 2:6
Cette phrase est empruntée à Jea 1:3 : Toutes choses ont été faites par Elle [la Parole], et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans Elle.
La Sainte Écriture parle du Fils de Dieu comme "d’une sorte d’arme", par laquelle Dieu le Père a créé et gère l’univers. Car en Lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les choses visibles et invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par Lui et pour Lui. (Col 1:16) Il faut le comprendre dans le sens où les Personnes de la Sainte Trinité sont consubstantielles et Elles ont une seule et même action. Pourtant, la seule action divine a trois aspects différents pour chaque Hypostase divine. Dieu dit [Dieu Père] : "Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce." Et cela fut ainsi. Dieu fit [Dieu Fils] les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit [Dieu Saint Esprit] que cela était bon. (Gen 1:24-25)
En l’expliquant, saint Grégoire de Nysse affirme que "chaque action de Dieu envers Sa créature, provient du Père, passe à travers le Fils et s’accomplit par le Saint Esprit". Saint Paul Apôtre utilise la même expression : "C’est de Lui, par Lui, et pour Lui que sont toutes choses". (Rom 11:36)
–– le Père est la source de l’amour (Jea 3:16), le Fils révèle l’amour par la dispensation de l’Esprit-Saint. (1 Jea 4:9 Rom 5:5))
"Le Père est l’amour crucifiant, Le Fils est l’amour crucifié et l'Esprit-Saint est l’amour célébrant par la puissance de la Croix". - Philarète de Moscou
Un tel ordre des Personnes de la Sainte Trinité dans l’action divine ne diminue la dignité ni du Fils ni du Saint Esprit. Saint Jean Damascène dit que "le Père n’agit pas par le Fils et l'Esprit-Saint comme par un outil de service mais comme par Sa Puissance et Sa Force substantielle".
Le feu et la lumière provenant d’une flamme sont inséparables. D’une part, la lumière succède causalement au feu. D’autre part, le feu luit et la lumière luit, le feu chauffe et la lumière chauffe. De même, le Fils et l'Esprit-Saint œuvrent à la même chose que le Père.
"Et il est Sauveur, parce qu'il est la cause du salut de ceux que, de son temps, il a lui-même délivrés de toutes sortes de maux et de la mort, et parce qu'il est le donateur des biens à venir et du salut éternel pour ceux qui, venant après lui, croiront en lui. C'est donc pour cela qu'il est le Sauveur." - Irénée PV 104
Tit 1,4Que la grâce et la paix te soient données de la part de Dieu le Père et de Jésus-Christ notre Sauveur!"
Jésus-Christ est appelé Seigneur car Il est le vrai Dieu. Le nom "Seigneur" est un des noms de Dieu. Je suis le Seigneur, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. (Exo 20:2) "Vous m’appelez Maître et Seigneur ; et vous dites bien, car Je le suis" (Jea 13 :13), dit Jésus-Christ.
"David lui-même, connaissant par l'Esprit le dessein de sa venue, par laquelle Il règne souverainement sur tous les vivants et les morts (Rom14,9) proclame qu'Il est Seigneur et qu'il siège à la droite du Père Très-Haut. - Psa 109,1 Irénée HE 179
Il s’agit de tous les hommes. Le Fils de Dieu n’est pas descendu des cieux pour un peuple, mais pour le salut de tout le monde et de chacun.
1Jea 2,2Il est Lui-même l'expiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.
Rom 5,18De même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes. 19Car, comme par la désobéissance d'un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l'obéissance d'un seul beaucoup seront rendus justes.
1Tim 4,10Nous travaillons, en effet et nous combattons, parce que nous mettons notre espérance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, principalement des croyants.
Le Fils de Dieu est venu sur la terre pour sauver les hommes :
–– du péché.
–– de la malédiction.
–– de la mort.
–– du pouvoir du diable.
Non ! - Il nous relie à l’Esprit du Père qui avait été perdu.
- Il nous purifie et nous sanctifie.
- Il nous restaure dans le paradis perdu.
- Il nous donne la vie éternelle.
- Il transforme nos corps mortels en immortels
- Il nous transmet sa gloire.
- Il fait de nous des enfants de Dieu.
- Il nous ouvre la porte de cieux.
Le péché est la transgression de la loi. (1Jea 3:4) Jean Damascène écrit que "le péché est la dérogation de ce qui est cohérent avec la nature vers ce qui est contre-naturel". Théophylacte d’Ohrid définit aussi le péché comme "L’échec du but fixé pour l’homme selon sa nature". Il y a ainsi deux aspects complémentaires dans le péché : législatif (la transgression de la loi et de la volonté de Dieu) et contre-naturel (la déviation de la voie naturelle implantée par Dieu).
Suite à un accord volontaire de l’homme, le péché est entré en lui à cause du diable. "Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable". (1Jea 3:4)
Adam a été contaminé par le péché lorsque le diable a séduit Eve sa femme (elle a reçu le nom d’Ève après) et les a poussés à transgresser le commandement de Dieu : "Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras." (Gen 2:16-17)
C’est un simple arbre qui en toute simplicité marquait, par l’ordre divin, la limite entre le domaine de l’homme et celui de Dieu. Il présentait le droit souverain et la priorité de Dieu à définir entièrement ce qui est bien et ce qui est mal et limitait l’autorité de l’homme. Jean Chrysostome affirme que "la Sainte Écriture l’appelle l’arbre de la connaissance du bien et du mal parce que c’est près de lui où devait s’effectuer le crime [le mal] ou l’obéissance au commandement [le bien]".
Ils avaient connu le mal "à distance" et sans le toucher (comme nous savons que le courant électrique peut tuer sans toucher la prise). Dieu était la racine de toute connaissance pour eux et la source d’où leurs esprits puisaient la vie. Ils savaient qu’obéir à l’ordre divin de ne pas toucher du fruit de l’un des arbres du jardin était ‘Bien’, mais que d’y toucher était ‘Mal’. Mais ils ne s’étaient jamais unis avec le mal jusqu’au moment où ils transgressèrent l’ordonnance.
La liberté est un des aspects de l’image de Dieu selon laquelle l’homme a été créé. Sans la liberté, l’amour et l’intelligence n’existent pas et l’homme ne serait qu’une bête. Et la liberté elle-même n’existe pas sans la possibilité de choisir librement entre au moins deux options. C’est pourquoi l’homme devait faire volontairement le choix d’obéissance à Dieu en confirmant et en renforçant ainsi son amour et sa reconnaissance pour Lui.
Adam et Ève ont obéi au diable au mépris de la volonté de Dieu. Ils ont orienté leur libre volonté vers le mal, bien qu’elle soit naturellement orientée par l’amour de Dieu dès le début.
Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : "Dieu a-t-il réellement dit : “Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?”" La femme répondit au serpent : "Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.”" Alors le serpent dit à la femme : "Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal." La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. (Gen 3:1-6)
Tout d’abord, le péché d’Adam et sa femme résidait dans la désobéissance à Dieu. Le fait de "manger" a séparé l’homme de Son Créateur car le commandement a été violé. Derrière la désobéissance à Dieu se cachait encore un péché plus grave. L’homme n’avait pas envie d’accomplir le dessein divin ; il réclamait son ‘autonomie, son indépendance’. Non seulement Dieu lui avait défini le but de la vie comme la perfection et la sainteté, mais Il lui avait aussi proposé des moyens pour l’atteindre par :
1. l’activité physique : cultiver et garder le jardin d’Éden (Gen 2:15).
2. L’activité intellectuelle : donner les noms aux animaux (Gen 2:19-20).
3. L’abondance et la satiété : Tous les fruits du jardin.
4. La paix, la sécurité et le bonheur.
Cependant, le femme a volontairement rejeté la voie proposée par Dieu en choisissant la voie plus simple et plus "courte" proposée par le diable : Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. (Gen 3:5) C’est la voie du diable qui se manifeste le plus spectaculairement dans la magie. C’est le désir d’acquérir illégalement la connaissance, le pouvoir, la puissance et les capacités sans aucun travail personnel et surtout moral. Au-delà de la désobéissance, la chute comprend l’ensemble des actions et des états du péché dont la profanation du sacré, l’assassinat, l’adultère spirituel, le vol, la cupidité... La place centrale appartenait à l’orgueil, l’état d’esprit lorsque le monde entier est perçu dans la perspective égocentrique, quand l’homme préfère ses propres désirs à tout le reste, y compris aux commandements de Dieu et donc à Dieu. L’orgueil de l’homme commence quand il s’écarte du Seigneur, quand son cœur s’éloigne de Celui qui l’a créé, car le péché commence par l’orgueil. (Si 10:12-13) L’orgueil est enfin le désir de devenir dieu sans Dieu.
Oui, et c’est exactement ce qu’ont fait devant le Dieu miséricordieux, Adam et Ève en couvrant leur nudité découverte, avec des feuilles urticantes de figuier. Et le Seigneur Dieu dit : "Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ?" L’homme répondit : "La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé." Et le Seigneur Dieu dit à la femme : "Pourquoi as-tu fait cela ?" La femme répondit : "Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé." (Gen 11:13) Le Seigneur transfère la malédiction sur le serpent seul et prévoit immédiatement une issue à la faute –le sacrifice du Christ- en vu du pardon, mais les conséquences du péché demeurent.
Les conséquences de la rébellion se traduisent par une malédiction divine. Leur péché a causé la malédiction, la maladie et la mort. La malédiction pour le diable et la terre, la maladie et la mort pour l’homme et ses descendants.
Le péché est autodestructeur. En tant qu’être libre, l’homme a effectué le choix contre-naturel en imposant à sa nature un mode déficient d’existence loin de la source de vie.
La maladie pousse l’homme à la recherche de la guérison à travers l’humiliation et ouvre la voie au repentir, la mise de l’homme dans une situation cohérente avec son état déchu. Le retour à l’état d’animal, et c’est pourquoi Dieu revêt Adam et Eve d’une peau d’animal pour revêtir leur nudité.
La mort est une preuve de l’amour divin, qui permet à l’homme d’éviter une vie éternelle dans le péché, sans possibilité de rédemption.
Les conséquences de la chute se sont manifestées dans le changement de :
1) La relation entre Dieu et l’homme : Ayant péché, l’homme a repoussé Dieu de lui-même. L’homme a fait cesser l’afflux de la grâce divine en lui-même. Par conséquent, il s’est détaché de l’union intime avec son Créateur par la perte de l’Esprit-Saint.
Il ne ressent plus l’amour et la joie de la présence de Dieu, mais la peur (Gen 3:10). L’homme ne peut plus voir Dieu ‘Face à face’ (Exo 33:20) et il devient hostile contre Dieu. (Rom 5:10) L’attitude de Dieu envers l’homme déchu se transforme en séparation, car il n’y a pas de rapport entre la justice et l’iniquité, la Lumière et les ténèbres (2Cor 6:14). À cause de l’union avec le diable, les hommes deviennent des fils de la rébellion. (Eph 5:6)
2) La nature de l’homme : Avant, l’Esprit de Dieu dirigeait l’homme et nourrissait l’âme. L’âme était soumise à l’Esprit et le corps était obéissant à l’âme. Le péché a détruit le lien à l’Esprit divin et, chez l’homme, la hiérarchie entre l’esprit, l’âme et le corps. Après la rupture d’afflux de la grâce divine, l’esprit est devenu comme un miroir renversé. Au lieu de réfléchir Dieu et de puiser dans Ses forces, il s’est mis à puiser dans ses propres forces. L’esprit séparé de l’Esprit divin, s’obscurcit et l’homme se retrouve séparé du Dieu omniprésent ! (Gen 3:8) Il ne distingue plus le bien et le mal. Le corps domine l’âme qui essaie en vain de satisfaire ses besoins par des moyens corporels. (Si l’on est triste, on mange ou on boit) Les passions apparaissent. Le corps devient dépendant de l’environnement. L’homme se plonge dans le désaccord intérieur. "La chair a des désirs contraires à ceux de l’esprit, et l’esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux". (Gal 5:17) Comme l’homme n’a pas été créé autosuffisant et qu’il s’est privé de la source de la vie, ses forces de vie s’épuisent si bien qu’il connaît la corruption, la maladie, le chagrin, la fatigue, la soif, la faim ; Le travail perd de sa joie créative. La femme donne la vie dans la douleur. La désintégration progressive de toutes les forces de l’homme le mènent finalement à la mort. C’est la conséquence funeste du péché.
3) La relation entre les hommes : Le péché affecte aussi l’union intime entre Adam et Ève. Chacun se replie sur lui-même. Ils commencent à subir la honte jusqu’alors inconnue. (Gen 3:7) Le sentiment de nudité manifeste la nécessité d’être protégé contre le danger que crée une autre personne. Ainsi, la chute entraîne des relations d’aliénation, d’isolement mutuel, de méfiance et d’hostilité entre les hommes.
4) La relation entre l’homme et le monde : Dieu a créé l’univers pour l’homme et l’homme a été créé pour Lui-même. Adam a été introduit dans le monde récemment créé comme un roi dans son palais (Gen 1:28). Vu la position centrale de l’homme dans le monde, sa chute était une catastrophe à l’échelle planétaire. Adam était le conducteur des actions divines envers toutes les créatures. Son état spirituel définissait l’état de tout. "La création tout entière soupire et souffre des douleurs de l’enfantement". (Rom 8:22) L’homme perdit le pouvoir sur le monde qui fuit l’obéissance à son maître de même qu’il a fui l’obéissance au sien. La nature se rebelle à son tour contre l’homme. "La terre produit désormais des épines et des ronces", et les animaux se méfient et deviennent dangereux. (Gen 3:18)
Au moment crucial de l’histoire humaine, Ève rappelle au serpent le commandement divin : "Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.”" (Gen 3:2-3). Le serpent lui objecte : "Vous ne mourrez point, mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal." (Gen 3:5)
- Adam et Ève ne sont pas morts corporellement tout de suite après avoir mangé le fruit, mais ils sont d’abord morts spirituellement, s’étant détaché de la Source de vie. L’apparition de la mort est une manifestation du soin divin de l’homme déchu, car le péché a la propriété de s’accumuler. Si la mort ne mettait pas fin à l’existence terrestre de l’homme, il deviendrait semblable aux démons en s’enfonçant toujours plus profondément dans le mal.
- En outre, le terme ‘Jour’ est relatif. Puisque pour Dieu, -au rapport à l’homme- un jour équivaut à mille ans, (2Pie 3) et qu’Adam est mort à l’âge de 935 ans, il est bien mort ‘le jour’ où il a touché au fruit défendu.
En rendant inaccessible l’arbre de la vie, Dieu expulsa Adam et Ève du Paradis pour qu’ils n’en mangent plus et ne perpétuent pas leur état de misère spirituelle et physique pour l’éternité. L’imminence de la mort ouvre ainsi à l’homme la voie du repentir.
C’est l’acte de rébellion à l’ordre divin qui conduit à l’endommagement héréditaire de la race humaine. Les descendants d’Adam ne sont pas personnellement responsables de son péché, mais ils en portent toutes ses conséquences y compris la déficience, la maladie et la mortalité. "Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché". (Rom 5:12) Tous ceux qui sont nés d’Adam contaminé par le péché sont pécheurs, comme la source contaminée ne peut produire qu’un ruisseau contaminé. Il s’agit du "levain du péché", "des souillures secrètes et des épaisses ténèbres dont regorgent les passions", qui se sont introduites dans l’être de l’homme en dépit de sa pureté initiale. Le péché s’est si profondément enraciné dans sa nature que pas un seul des descendants d’Adam n’est prémuni contre la prédisposition au péché qu’il hérite. "Voici, je suis né dans l’iniquité, rt ma mère m’a conçu dans le péché". (Psa 50:5) Depuis la chute, chaque homme naît avec ce "levain du péché" hérité, si bien qu’après la mort l’âme affaiblie et corrompue ne peut que descendre dans l’Hadès. (Le séjour des morts, Gen 37:35 Gen 42:38 Eze 31:15 Ecc 9:10)
Oui. Par Sa miséricorde, Dieu leur a laissé une promesse que la "Prospérité de la Femme écrasera la tête du serpent". (Gen 3:15) La Prospérité de la Femme se rapporte au Seigneur Jésus-Christ, car Il est né sur la terre de la Vierge Marie sans l’homme. (Gal 3:19) Cette promesse s’appelle le Premier Évangile. Grâce à cette promesse, les gens peuvent croire que le Sauveur viendra, comme nous croyons au retour du Sauveur.
Oui. Tout au long de l’histoire de l’humanité, Dieu a cherché un homme qui veuille L’écouter. À l’époque, il s’agissait de :
1. Abraham, à qui Dieu a promis : Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix (Gen 22:18) ;
2. Moïse : Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, Je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que Je lui commanderai (Dt 18:18) ;
3. David : J’élèverai ta postérité après toi... et J’affermirai pour toujours le trône de son royaume (2San 7:13-14).
Puisque le Père est : ‘Vent’, "Souffle", et que le terme ‘Esprit’ est la traduction française du mot grec : ‘Souffle, vent’, il est aisé de comprendre que le Père à ‘soufflé’ un ‘Souffle’ en Marie, et que ce ‘souffle’ extrait du Père était l’âme du Fils. Donc, le Père est Dieu, l’Esprit-Saint est Dieu, le Fils est Dieu, "car ce qui est né de Dieu est Dieu". (HE L.4)
Le terme descendre n’est relatif qu’à la terre et à son firmament. Dieu est omniprésent et Il est toujours aux cieux comme sur la terre. Il est descendu des cieux dans le sens où Il était invisible sur la terre et s’est incarné et s’est rendu visible. Le Seigneur Jésus-Christ dit que "personne n’est monté au ciel, si ce n’est Celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel". (Jea 3:13) Ainsi, comme le dit ce texte ds Saintes-Ecritures, le Fils lorsqu’Il était sur terre, remplissait toujours l’univers de sa présence ubiquitaire.
Athanase d’Alexandrie dit que "le Verbe de Dieu s’est fait homme pour que nous devenions dieux ; il s’est rendu visible dans le corps pour que nous ayons une idée du Père invisible, et Il a lui-même supporté la violence des hommes pour que nous héritions de l’incorruptibilité". Saint Irénée de Lyon explique que "Jésus-Christ, à cause de son surabondant amour, est devenu ce que nous sommes afin de faire de nous ce qu’Il est".
Oui ! Le vocable ‘in-carné’ signifie ‘qui a pris chair’. Le Fils de Dieu a été fait chair (Jea 1:14), Il s’est fait homme sans cesser d’être Dieu.
Le terme grec Hypostase vient du grec ancien : (hypo), signifiant ‘sous’ et στασις (stasis), signifiant ‘se tenir’. Sens littéral : ‘Etre en dessous’. Le sédiment ou le dépôt au fond du vin par exemple. Distinction avec ‘Essence’ (Ousia) : En Théologie l'Hypostase est l'équivalent de 'Personnification', ‘manifestation’. Il y a en Dieu une seule nature ou essence (ousia), mais trois Hypostases, (Père, Fils et Saint-Esprit) qui sont d’apparence distinctes, tout en partageant la même essence divine. L'Hypostase désigne ainsi l'individualité, la personnification, distincte de chaque manifestation de la Trinité.
Dans Jésus-Christ, il y a deux natures : une nature divine et une nature humaine, mais une seule Hypostase (Personne), celle du Fils de Dieu (le Verbe incarné). L'Union Hypostatique est le terme employé pour désigner l'union de ces deux natures en l'unique personne du Christ. Le Seigneur Jésus-Christ a la seule Hypostase divine. Il est le seul Dieu-homme.
Il a deux essences ou natures (Ousias) : humaine et divine.
Elles se sont unies sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation.
Oui ! Le Fils demeure éternellement et volontairement soumis à la volonté de son Père. "Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux". (Mat 26:39)
1Cor 1524-27Ensuite la fin viendra quand il remettra le royaume à CELUI QUI EST Dieu et Père et après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort. Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que Celui qui lui a soumis toutes choses est excepté".