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WORLDWIDE-CHRISTIANS

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PAQUES

Introduction 1

Origine et étymologie 1

La Pâque dans l'ancien Israël 2

Deux aspects miroir 2

La nuit 2

Le jour 3

La célébration dans les générations suivantes 4

Entre les deux soirs 5

Les herbes amères 6

Les coupes de vin 7

Le pain 7

Si l’on ratait le jour de pâque 7

L’offrande de la gerbe 7

L’amnistie des prisonniers 8

La Pâque Chrétienne 8

Quelques textes sur la Pâque 9

Comment les Chrétiens célèbraient-ils la Pâque ? 9

Jésus a-t-il célébré la dernière pâque le bon soir ? 11

Texte clés 12

Les hérétiques et la Pâque 12

Les Ebionites 12

Les Témoins de Jéhovah 13

Les Mormons 13


Introduction

Origine et étymologie

Le terme vient de l'araméen פסחא (paskha), qui était lui-même la forme déterminée du mot hébreu פסח (pessa'h). Le verbe hébreu signifiait "passer par-dessus", "épargner", "sauter", en référence à l'ange de la mort épargnant les maisons des Hébreux en Égypte. (Ex 12,27)

En grec ancien, le mot désignant la Pâque s'écrivait : πάσχα (páskha). C'est ainsi qu'il est orthographié dans l'Ancien et le Nouveau Testament grec.

Il est intéressant de noter que les auteurs Chrétiens grecs des premiers siècles (comme Méliton de Sardes au 2ème siècle) faisaient un jeu de mots: Ils rapprochaient πάσχα (páskha) du verbe grec πάσχω (paskhō), qui signifie "souffrir". Pour les Chrétiens, le nom de la fête n'évoquait pas seulement le "passage", mais annonçait directement la Passion (la souffrance) du Christ.

Pâque est encore appelé : Fête des azymes : obligation de manger du pain sans levain en commémoration de la nuit de l'Exode où n'avaient pas eu le temps de faire lever le pain.

La Pâque dans l'ancien Israël

Heb : Pessar (Deut 16,1-8 ; Exo 12,1-36)

Pâque, était une des trois fêtes de pèlerinage obligatoire du calendrier hébreux. Elle débutait le soir du 14ème jour du mois de Nisan et se poursuit sept jours durant.

Pâque commémorait l'exode des Hébreux hors d’Egypte, la fin de leur l'esclavage et célébrait l'apparition du printemps, et le début de la moisson des orges.

Les Israélites avaient été esclaves de l'Egypte pendant quatre cent trente années (Exo 12,41) Refusant obstinément de relâcher le peuple malgré les prodiges opérés par Moïse, les Egyptiens furent frappés de dix plaies par la main puissante de Dieu avant de libérer les Israélites. Ces dernières sont devenues une garantie de la protection et de la faveur que Dieu manifeste à son peuple.

Guidés par Moïse, les israélites sortirent du pays en traversant la mer Rouge que Dieu assécha afin qu’ils puissent la franchir à pied sec, et se referma avec violence sur la armées de pharaon, finissant de dévaster totalement le pays.


Selon le récit biblique, l'ordre divin leur avait été donné de sacrifier un agneau la veille de l'exode et de répandre un peu de son sang sur les portes de leur maison, l'Ange de la mort ne devant pas frapper les maisons portant ce signe distinctif.

Deux aspects miroir

La Pâque juive rappelait d'année en année deux aspects 'miroir' opposés, la nuit et le jour, et c'est pourquoi la fête débutait tard dans la nuit du 14 pour se poursuivre en réjouissances tout au long de la journée du lendemain.

La nuit

Elle débutait par le repas pascal (Heb. Seder, ordre)

Il s’agit d’un repas rituel pris en famille, le premier soir de Pessah. Il s’agit d’un des rituels festifs les plus observés au sein du peuple juif et, du point de vue symbolique l’un des plus importants.

Le plateau de Séder était composé de 7 éléments qui symbolisaient chacun un des aspect de l'esclavage des Israélites en Egypte

    - Un rôti d'agneau qui évoque l'agneau pascal (Betsa, remplacé après la déportation par un os)

    - Une herbe amère (persil, des radis ou autre) qui rappelait l'amertume de la servitude en Egypte

    - De l'eau salée qui symbolisait les larmes versées par les Israélites en Egypte

    - Un mélange de noix, de fruits, de vin et d'épices qui caractérisait le mortier dont les Israélites firent usage pour construire les villes du Pharaon

    - Du pain azyme, (Matsa : le « pain de la misère) qui rappelait l'empressement et l'angoisse de cette nuit

    Du vin mêlé d'eau (3 verres) fut rajouté plus tardivement

La lecture de la Loi était l'élément déterminant de la fête.  le récit lu retraçait l’histoire de l’exode, et au cours de cette lecture, le benjamin de l’assistance posait au père de famille, quatre questions relatives à l’Exode.

Le peuple consommait le pain azyme tout au long des 7 jours de la fête, une galette de pain non levé, fait de farine et d’eau, car il était interdit de détenir ou de consommer du levain. La veille de Pessah, on passait la maison au peigne fin pour éliminer la moindre miette de levain qui pourrait s'y trouver. Ce pain azyme rappelait encore la servitude des Hébreux en Egypte.

Le jour

La fête de Pâque rappelait cependant d'année en année une autre facette heureuse et miroir de la précédente

     - L'offrande future du véritable "Agneau de Dieu qui effacerait tous les péchés du monde"

      - La libération du peuple d’Israël de la servitude d’Egypte

      - La venue prochaine du Libérateur plus grand que Moïse, (Messie)

      - La naissance en un seul jour d'une nation auparavant inexistante.

      - L'entrée dans un paradis où coulait le lait et le miel

     - Le retour du printemps et de la vie véritable

     - Le début de l'année dans un monde nouveau et juste

     - Le début des abondantes moissons (l'orge).

    - Le bonheur et les réjouissances qui s'ensuivraient

D'autres éléments fondamentaux participaient en filigrane au réconfort et à la survivance du peuple Israélite

    - La nécessité de se garder exempt de toute tâche du monde

    - La certitude de la protection divine sur son peuple, d'un Dieu qui n'hésite pas a frapper Lui-même les ennemis de son peuple fidèle

    - La certitude que les anges de Dieu campent autour de ceux qui le craignent,

    - La force de ne plus jamais avoir peur d'un ennemi humain ou diabolique quel qu'il soit

    - La nécessité vitale de demeurer au sein de la maison de Dieu sous le sang de l'agneau protecteur


La célébration dans les générations suivantes

La fête de pâque, dont nous trouvons l'institution Exo 12, Lev 23, Nom 9, commençait le 13e jour du mois de nisan, le premier de l'année sainte; elle était destinée à rappeler l'heureuse délivrance des Israélites de la servitude d'Egypte, Lev 23,8-8 Nom 28,16-25 Deu 16,1-8 cf. Eze 45, 21 Elle durait sept jours, à dater du soir du 14 nisan, Jos 5, 10 Esd 6,22 Le 1er et le 7e jour étaient particulièrement solennels; il y avait alors de saintes congrégations auprès du sanctuaire, et le peuple devait s'abstenir de tout travail servile. Le second des sept jours était le jour des prémices, auquel le peuple devait offrir au sacrificateur une poignée des premiers fruits de la moisson.


Voici quelles étaient les différentes observances dont la célébration de la pâque se composait ou était accompagnée: Le jour du 14 Nisan, entre les deux soirs, on sacrifiait dans le parvis du sanctuaire un agneau ou un chevreau mâle et sans tare, âgé d'un an; on le rôtissait tout entier, et on le mangeait dans la ville sainte, en famille, ou avec quelques amis du dehors, mais toujours en société, de manière qu'il n'en reste rien pour le lendemain. On le mangeait avec des herbes amères, avec des pains sans levain, dans l'attitude et le costume de voyageurs, afin de rappeler toujours la précipitation de la sortie d'Egypte. Pendant toute la durée de la fête, il était défendu, sous peine de mort, de manger d'autre pain que du pain sans levain, appelé aussi pain d'affliction, (Deu 16,3) à cause des souvenirs de servitude qu'il rappelait; il n'était pas même permis de garder dans la maison, sans usage, ou pour un usage quelconque, du pain levé ou du levain; et, d'après la tradition, il fallait même tout consommer ou jeter loin dès la veille.


Chaque jour, au nom de la nation, et pour l'expiation de ses péchés, les prêtres offraient des holocaustes, deux jeunes taureaux, un bélier, sept agneaux d'un an, avec les offrandes non sanglantes qui devaient les accompagner, et un bouc en sacrifice pour le péché. (Nom 28,19 cf. 2Chr 35,1 Deu 16,2) Le second jour, on apportait la première gerbe mûre, avec un holocauste à le Seigneur, Lev 23,10, et ce n'est qu'après cette, cérémonie accomplie que la moisson des blés était officiellement ouverte.


On a voulu voir quelques contradictions dans la manière dont l'institution ou le but de la fête est raconté, Exo 12, entre les versets 2-13 et les versets 13-20, parce que les premiers semblent ne la rapporter qu'au passage de l'ange exterminateur, et les derniers en font un mémorial de la sortie d'Egypte. Mais c'étaient deux souvenirs qui pouvaient, et devaient se lier étroitement dans l'esprit des Hébreux; d'ailleurs le sacrifice de l'agneau, qui est un signe préservateur dans le premier cas, et pour ce seul cas, n'est pas annoncé comme devant être reproduit dans ce sens à l'avenir. La première pâque avait un but spécial, celui de sauver les Israélites dans un danger particulier; l'institution de la pâque en a eu un second plus général, dérivé du premier, celui de leur rappeler l'ensemble de leur délivrance. Dans le premier cas, c'était le moyen de salut; dans le second, ce n'était plus qu'un mémorial, et un mémorial typique. La première pâque n'a pas été ce qu'ont été celles qui l'ont suivie: elle n'a duré qu'un soir, et si, dans les jours suivants, jours de fuite, les Israélites ont encore continué de manger des pains sans levain, c'a été l'effet de leurs circonstances plutôt que d'un ordre divin; mais. Moïse a fait de cette circonstance une ordonnance pour les âges, futurs, afin de leur rappeler vivement, par une semaine d'une nourriture grossière et fade, les tribulations de leurs pères. La fête de pâque était aussi une fête de nouvelle année, parce qu'elle se célébrait vers le milieu du premier mois, et une fête de la moisson, et encore une fête du printemps, une fête équinoxiale, une fête des moissons, une fête astronomique chez le peuple agriculteur des Hébreux.


Entre les deux soirs

La signification des mots ''entre les deux soirs'' a été depuis fort longtemps contestée. Les Caraïtes et les Samaritains l'entendent de l'espace de temps compris entre le coucher du soleil et la nuit close; c'est le dernier crépuscule du jour, le commencement de la nuit. Aben Esra l'entend également ainsi. Les pharisiens et les rabbanites le comprennent, au contraire, du temps qui s'écoule entre le moment où le soleil s'incline sur l'horizon, et celui où il se couche; ce seraient alors les dernières heures du jour, depuis deux ou trois heures environ. La première opinion est rendue plus vraisemblable par Deu 16,6, et par l'analogie de Exo 29,39; cependant, la dernière avait prévalu dans le service du temple, et l'heure de la mort de Christ, trois heures de l'après-midi, n'a pas été sans influence sur les théologiens chrétiens pour leur faire admettre aussi le calcul des pharisiens.


L'extrême fréquentation de cette fête, et le grand nombre de victimes que l'on y sacrifiait Il y eut, d'après Josèphe, 256,600 bêtes immolées en une seule fois) faisaient que chacun, pourvu qu'il fût pur, était autorisé à sacrifier l'animal qu'il présentait; cela résulte d'ailleurs de 2Chr 30, 17 Les prêtres et les lévites, quoique nombreux, n'auraient pas suffi à ce travail, et leur minislière aurait plutôt fait oublier, qu’il n'aurait rappelé le repas de: famille primitif. On voit cependant qu'ils ne restaient pas sans occupation, et qu'une assez grande partie de l'ouvrage était fait par eux, soit que le nombre de ceux qui avaient contracté des souillures, volontaires ou involontaires, fut considérable, soit aussi à cause de l'habitude qu'ils en avaient, soit par d'autres raisons. Le lieu des sacrifices était dans les parvis du temple; le sang de l'agneau était reçu par un prêtre qui en faisait aspersion sur l'autel: les parties grasses du corps étaient consumées; le reste de l'animal paraissait ainsi sur la table, sans qu'aucun de ses os eût été brisé, Exo 42,46 cf. Jean 19,36, et le 16 du mois de nisan, tout ce qui n'avait pas été mangé était brûlé. On ne peut donc être surpris qu'avec de semblables dispositions, la fête de pâque soit appelée un sacrifice, Exo 12,27 34,25, etc.


Tous ceux qui étaient circoncis, fussent-ils même d'origine étrangère, étaient admis au repas solennel pourvu qu'ils fussent purs, Exo 12,44 48 Chaque père de famille devait célébrer la pâque avec les siens; lorsqu'ils n'étaient pas assez nombreux pour manger à eux seuls l'agneau tout entier, ils pouvaient se réunir à d'autres familles; selon une tradition, le nombre des convives ne pouvait pas être inférieur à dix. Les femmes y prenaient part également, mais, d'après la Gemara, elles n'y étaient pas obligées comme les hommes. Les Caraïtes n'y laissent participer que les adultes hommes, à l'exclusion des enfants et des femmes. Les Israélites qui ne résidaient pas à Jérusalem, avaient le droit d'y demander gratuitement une chambre préparée pour y faire la pâque Cf. Mat 26,18); ils abandonnaient au propriétaire en échange de son hospitalité, la peau de l'agneau et les vases de terre dont ils s'étaient servis. Mais le nombre des visiteurs, pendant la fête, était trop considérable pour que tous pusisent trouver des chambres dans la ville, et la plupart dressaient leurs tentes et mangeaient la pâque en dehors des murs de Jérusalem, comme font de nos jours encore les pèlerins mahométans autour de la Mecque.


L'agneau pascal devait être rôti au feu, et non pas cuit ou bouilli, apparemment parce que c'est la manière la plus expéditive et la moins compliquée, de préparer la viande, par conséquent celle qui rappelait le mieux la hâte du premier voyage.


Les herbes amères

Quant à l'assaisonnement d'herbes arrières, les commentateurs ne sont pas d'accord sur le sens de cette expression; les Septante et la Vulgate traduisent par laitues sauvages, endives, Lactucae agrestes) et les Juifs d'Egypte et d'Arabie confirment de nos jours encore par leur pratique, cette interprétation. Un Talmud énumère diverses espèces de plantes, la chicorée, la pariétaire, l'ortie, etc., d'autres l'entendent même de la moutarde. Il était, du reste, assez ordinaire en Egypte, comme parfois aussi dans nos contrées, de manger quelques herbes amères et aromatiques avec le pain ou la viande.

On trouve dans les Targums quelques détails sur le service et le rituel du repas, rituel conservé par les Juifs actuels en beaucoup d'endroits.


Les coupes de vin

Quatre coupes de vin, ordinairement de vin rouge, étaient remplies et faisaient le tour des convives, chaque coupe étant accompagnée d'une parole d'action de grâces. A la seconde, le père racontait à son fils, sur sa demande, l'histoire de l'institution primitive de la fête, Exo 12,26 sq., puis on entonnait le grand Hallel, les Psa 113-118 Suivait la troisième coupe, qui était appelée par excellence la coupe de bénédiction, cf. 1Cor 10, 16; on entamait alors l'agneau pascal, et l'on continuait le chant de l'Hallel jusqu'à ce que la quatrième coupe fût vidée. Quelquefois on en remplissait une cinquième, et pendant qu'elle circulait, on chantait encore les Psa 120-137 On peut lire dans Calmet quelques détails de plus, extraits des ouvrages rabbiniques.


Le pain

Les pains pouvaient être faits de farine de blé, d'orge, d'avoine, ou d'épeautre; peut-être étaient-ils le plus ordinairement pétris de farine d'orge, comme celle qui a été le plus anciennement et le plus communément en usage; mais on a eu tort d'en faire une règle générale, et surtout de le conclure du rapport accidentel qui se trouve entre leur nom hébreu mazzoth et le latin massa.


Si l’on ratait le jour de pâque

Lorsque par suite d'une souillure cérémonielle, ou pour n'être pas arrivés à temps à Jérusalem, quelques Israélites n'avaient pu célébrer la fête le 14 nisan, ils devaient la célébrer le quatorzième jour du mois suivant, Nom 9, H. Les talmudistes appellent cette solennité tardive la petite pâque, et disent qu'alors il n'était pas défendu d'avoir du levain dans la maison, et que le chant des Hallels n'était pas absolument nécessaire. On trouve sous le règne d'Ezéchias un exempie de cetle pâque tardive, 2Chr 30, 2-15


L’offrande de la gerbe

C'est au soir du 15 nisan que des délégués du sanhédrin allaient désigner dans un champ voisin de Jérusalem, la gerbe des prémices, et dans la nuit du 16 on venait la couper et la porter dans la cour du temple. Là on battait les grains, on les froissait au moyen d'une meule à bras, on tamisait treize fois de suite la farine ainsi obtenue, et l'on en faisait une offrande tournoyée de la dixième partie d'un épha, mêlée d'huile et d'encens, dont une poignée étail jetée sur l'autel, et le reste était consommé par les prêtres. L'institution primitive, racontée Lev 2, 14, était un peu différente de celle que suivirent les Juifs plus tard; les grains étaient rôtis au feu suivant l'ancienne coutume.


L’amnistie des prisonniers

L'usage rappelé Matlh. 27,15 Luc 23,17 Jean 18,39, de relâcher un prisonnier le jour de la fête, quel que fût celui que le peuple demande, n'est prescrit ni même mentionné nulle part ailleurs. Quelques auteurs, comme Grotius, veulent y voir un usage emprunté des Romains qui, à certaines fêtes, aux bacchanales, aux lectisternia, etc., avaient l'habitude de mettre en liberté quelques prisonniers, souvent même tous; les Grecs avaient en plusieurs de leurs fêtes un usage semblable. Selon d'autres, et Olshausen paraît pencher vers cette opinion, c'était une coutume juive que l'on cherche à faire dériver de l'idée primitive de la pâque, qui était un affranchissement. On peut concilier les deux sentiments en admettant que les Romains, maîtres de la Palestine, avaient introduit cet usage pour tempérer l'extrême rigueur du code criminel des Juifs, et qu'ils avaient profité, pour le faire, des souvenirs nationaux qui s'y rattachaient dans l'esprit des Hébreux. Cette coutume n'a de surprenant que l'usage qui en a été fait dans cette circonstance spéciale, car du reste, chez presque toutes les nations, en Orient et en Occident, il est assez d'usage lors de certaines fêtes, à la naissance d'un prince, ou à son avènement, de proclamer une amnistie partielle ou entière, mesure tout ensemble de politique et de générosité.


La Pâque Chrétienne

"Toutes choses ayant été écrites pour nous servir d'exemple, à nous sur qui sont arrivés les fins des choses", il est fondamental pour le Chrétien fidèle d'analyser et de comprendre les symboles présents dans la célébration de la Pâque de l'ancien Israël pour en détacher les éléments de la Pâque Chrétienne.


La différence entre la Pâque juive et la Pâque Chrétienne est infime. Elle est aussi infime que la différence génétique entre un homme et un grand singe évolué -1% seulement- comme disent les scientifiques. Mais de même que pour la différence homme/singe, ces 1%, sont un univers entre la Pâque Chrétienne et celle des juifs. Cette différence, c'est la différence du Souffle-Saint.

    - Les juifs attendent toujours un Messie Sauveur, qui pour les Chrétiens est déjà venu

    - Ils raisonnent de façon terrestre sur la célébration de la Pâque alors que les Chrétiens en perçoivent toute la porté spirituelle (Esprit-Saint), comme ce fut le cas pour cette Samaritaine à qui Jésus proposait de l'eau qui lui donnerait la vie éternelle (Jea 4,4-26), et comme Nicodème, cet enseignant juif qui interrogeait Jésus sur la seconde naissance (Jea 3,1-13).

    - La Pâque juive, bien que porteuse d'un message hautement spirituel n'était qu'un modèle des choses célestes et non la substance même de ces choses.

    - La Pâque Chrétienne présente elle, les arrhes même de l'essence des choses spirituelles.

    - Tout ce qui s'applique de façon littérale dans la Pâque juive s'applique donc, de façon spirituelle à la Pâque Chrétienne.

            - Les Chrétiens ont été délivrés de l'Egypte spirituelle (le monde)

          - Pharaon (le diable) à du relâcher le peuple de Dieu à la suite de 10 plaies qui se sont abattues sur lui.

            - Les Chrétiens sont entrés dans un paradis spirituel

            - 1Co 5,7-8 Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain. Car le Christ, notre pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non pas avec du vieux levain, ni du levain de méchanceté et de perversité, mais avec des pains sans levain : dans la pureté et la vérité »

            - Etc...

Maranatha, Jésus revient bientôt !

Quelques textes sur la Pâque

Exo 12,11.27.48 "C'est la P de Iahweh"

Lev 23,5 
Nom 9,5
Jea 2,13
Jea 6,4
Jea 13,1
Mar 14,1
Luc 2,41
Luc 22, 17-18
Heb 11,28 "C'est par la foi qu'il fit la Pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touche pas aux premiers-nés des Israélites".

Comment les Chrétiens célèbraient-ils la Pâque ?

Avec O. Perler, on peut reconstituer le schéma suivant : ‘’Pendant la vigile du 14 au 15 Nisan, on lisait et on commentait le douzième chapitre de l'Exode. Au chant du coq, vers 3 heures du matin, le jeûne était rompu par une agape suivie de l'Eucharistie. Entre la lecture commentée et l'agape suivie de l'Eucharistie, on a dû administrer le baptême‘’. Le lien entre le repas de l'Exode (Ex 12) et l'eucharistie paraît manifeste. A noter que ce n'est plus la traversée de la mer Rouge qui est lue, mais le repas de l'agneau pascal."


"Restez éveillés, jusqu'à ce que commence à luire le jour, depuis le soir jusqu'au chant du coq, et, rassemblés dans l'église, veillez, en priant et en invoquant Dieu pendant votre veille, en lisant la Loi, les Prophètes et les Psaumes jusqu'au chant du coq; puis après avoir baptisé vos catéchumènes, lu l'Évangile avec crainte et tremblement et prêché au peuple le salut, mettez fin à votre deuil et priez Dieu qu'Israël se convertisse et que lui soient donnés une occasion de conversion et le pardon de son impiété." - La Didascalie des douze apôtres


"Déjà les deux aspects de Pâques sont présents : souffrance avec le Christ, exprimée par le jeûne qui précède la fête, mais liée à l'heure de la mort de Jésus, et passage vers la pentecôte, les cinquante jours qui suivent l'entrée dans la joie de Pâques, prélude du temps eschatologique" - Dominique GONNET, La Pâque des Pères de l'Eglise


"Aussi a-t-il été maintenu comme une tradition apostolique qu'au moment de la veillée pascale il n'était pas permis de renvoyer avant le milieu de la nuit le peuple qui attendait la Parousie. Et quand cette heure était passée, tous célébraient la fête dans une sécurité retrouvée’’. -- Jerome, Commentaire sur l'évangile de Matthieu IV, 25

Quand célébrer la Pâque ?

Le 14 jour de la nouvelle lune qui suit l’équinoxe de printemps.

Attention : Chaque 5 ans, lorsque les Israélites ajoutent un mois intercalaire à la fin de l’année lunaire, (embolistique) pour rattraper l’année solaire. (Ve-Adar)

Nomb 9,3 Le quatorzième jour de la première lune, (de l’année) sur le soir, tu feras la pâque comme il est prescrit; tu la feras selon sa Loi et ses rites.

2Chr 35,1 Et Josias fit la Pâque du Seigneur son Dieu et il immola la pâque, le quatorzième jour de la première lune.
Nomb 28,16 Et le premier mois, le quatorzième jour de la lune, pâque du Seigneur,
Exo 12,6 Vous la garderez jusqu'au quatorzième jour de la lune et sur le soir, chez tout le peuple des fils d'Israël, on l'égorgera
Lév 23,5 Au premier mois, le quatorzième jour de la lune, vers le milieu de la soirée, c'est la pâque du Seigneur.
Deut 16,1,2 Observe le mois des blés nouveaux et tu feras la pâque du Seigneur ton Dieu, parce que dans le mois des blés nouveaux, tu es sorti nuitamment de l'Egypte. Tu sacrifieras, pour la pâque du Seigneur ton Dieu, des boeufs, des brebis et des chèvres, au lieu seul que le Seigneur ton Dieu aura choisi afin que son Nom y soit invoqué.
Jos 5,10 Ensuite, les fils d'Israël célébrèrent la pâque le quatorzième jour de la lune, après le coucher du soleil,
Esd 6,19 Et les fils de l'exil célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du second mois.

Les quartodécimans

Une querelle éclate : parmi les chrétientés de toute l'Asie, la tradition était de garder la date du 14 nisan selon la tradition juive, car c'était le jour de l'immolation des agneaux. Pour certains Chrétiens, il fallait donc arrêter le jeûne ce jour-là. Mais d'autres mettaient fin au jeûne le dimanche suivant. Beaucoup de Surveillants écrivent alors aux autres Églises en leur demandant de célébrer1 le dimanche. [1De célébrer la fin du jeûne] Polycrate, un évêque d'Asie, se défend en arguant de l'ancienneté de la tradition qui remonte aux apôtres Philippe et Jean, ainsi qu'à leurs disciples comme Polycarpe. Parmi eux se trouve Méliton de Sardes dont nous avons conservé une lettre sur la Pâque. ‘’Là-dessus, le chef de l'Église des Romains, Victor, [...] proclame que sont excommuniés tous les frères de ces pays-là sans exception’’ ! - Eusebe de Casarée, Histoire de l’Église


Irénée intervient à son tour en rappelant un événement du temps où Anicet était évêque de Rome : Polycarpe de Smyrne est déjà être venu à Rome pour une question semblable, vers le milieu du IIe siècle. Anicet et Polycarpe avaient décidé de garder les coutumes observées par les presbytres qui les précédaient, et ils se séparèrent en paix.

Le critère donné par Irénée est important : à quelle date cesser le jeûne de Pâque : à la date de la Pâque juive, ou le dimanche qui suit, sachant que le dimanche est devenu le « jour du Seigneur», et qu'il est lié à la résurrection du fait même que Jésus est apparu ce jour-là ? Contrairement à ce que pense certains, ce n'est pas l'unité de la date de la cessation du jeûne de Pâque qui montre aux yeux d'Irénée la communion dans la foi, mais bien la capacité à maintenir des pratiques différentes tout en gardant l'unité de l'Église : «La différence dans le jeûne met en valeur l'accord dans la foi »


Ce texte nous parlait
du déplacement de la fin du jeûne pascal et non de la date de la célébration elle même. Cependant avec le temps, l'accent est mis de la part des Romains sur une célébration le dimanche, la ‘Résurrection du Christ’ plutôt que sur la Passion, d'autant que les quartodécimans s'accordaient avec 'la tradition johannique'.


Les orientaux voulaient s'en tenir à l'usage que leur avaient légué saint Jean et les apôtres, de la célébrer le quatorzième jour de la lune de mars; les occidentaux se mirent à la célébrer le dimanche qui suivait. Le Surveillant de Rome ne voulant pas se plier à l'usage apostolique, Victor Ier (196) envenima la discussion, et rompit la communion avec les presbytres d'Orient; Irénée, presbytre de Lyon, réussit à faire entendre raison au presbytre de Rome, qui rétracta ses mesures antichrétiennes. Les deux Eglises ont dès lors continué d'observer leurs jours particuliers.

Jésus a-t-il célébré la dernière pâque le bon soir ?

Notre Sauveur a célébré la pâque légale et judaïque la dernière année de sa vie. Les trois premiers évangélistes semblent la décider affirmativement, Mat 26,17 Mar 14,12 Luc 22,7, tandis que Jean 13,1 appuie fortement le sentiment opposé.


L’Eglise originelle grecque affirme, de même que plusieurs modernes, entre autres Lamy, que Jésus, avait anticipée la pâque juive en la faisant dans un repas particulier, pour être offert lui-même le lendemain, 14 nisan, comme le véritable agneau pascal. Cette opinion est fondée sur saint Jean.


La pâque chrétienne à succédé à la pâque juive; elle a pris sa place dans l'année et dans le cœur de ceux qui ne sont plus sous la loi, mais sous la grâce. Il n'importe pas que Jésus-Christ l'ait célébrée ou indiquée avant sa mort; il l'a fondée par sa mort, comme cela ressort non seulement de cette parole de l'apôtre: ''Christ, notre pâque, a été sacrifié pour nous,'' (1Cor 5, 7) mais encore des rapports évidents et nombreux qui ont fait de son sacrifice l'accomplissement perpétuel de ceux qui devaient être offerts par les Juifs. ? serait trop long d'énumérer ici tous ces rapports entre le Christ et l'agneau pascal, de même que ceux que les auteurs sacrés font ressortir entre le sacrifice de Christ et la pâque: v. Moïse sans voile, par Des Bergeries, p. 112 sq.,219 sq.


Il ressort aussi de l'institution de la Cène, qu'elle était destinée à rappeler le souvenir de la mort de Christ, et qu'elle avait sous ce rapport une signification pascale, réelle, mais plus étendue et moins cérémonielle que la fête proprement dite. La Cène est une pâque réitérée et fréquente; elle est la commémoration de la mort de celui qui est notre pâque, et ce souvenir doit accompagner la pensée du chrétien, non seulement dans la grande solennité que l'Eglise a consacrée, mais dans toutes les occasions où il s'approche de la table du Seigneur. Il se rappelle alors qu'il a été délivré comme le Juif, mais d'une servitude plus terrible, mais par un sang plus précieux, mais pour un avenir de joies plus grandes, plus sûres, plus durables, pour la sainteté et pour la vie éternelle.

Texte clés

Jon 1 :17 (-) le Seigneur fit venir un grand poisson pour engloutir Jonah, et Jonah soit dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits.

Matt 12 : 40 Car, de même que Jonah soit trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

Matt 26 : 17-19 17 Le premier jour des pains sans levain, les disciples s'adressèrent à Jésus, pour lui dire: Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque? 18 Il répondit: Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz: Le maître dit: Mon temps est proche; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. 19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque. 20 Le soir étant venu, il se mit à table avec les douze.

Marc 14 :12

Luc 22 : 7 Le jour des pains sans levain, où l'on devait immoler la Pâque, arriva, 8 et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant: Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. 9 Ils lui dirent: Où veux-tu que nous la préparions?… 14 L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. 15 Il leur dit: J'ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir; 16 car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.

Jea 13 :

Lev 23 : 5 Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, ce sera la Pâque du Seigneur. 6 Et le quinzième jour de ce mois, ce sera la fête des pains sans levain en l'honneur du Seigneur; vous mangerez pendant sept jours des pains sans levain. 7 Le premier jour, vous aurez une sainte convocation: vous ne ferez aucune oeuvre servile. 8 Vous offrirez à Yahweh, pendant sept jours, des sacrifices consumés par le feu. Le septième jour, il y aura une sainte convocation: vous ne ferez aucune oeuvre servile.



Les hérétiques et la Pâque

Les Ebionites

Les Ebionites « célébraient la Pâque avec du pain azyme et de l'eau". - Dominique GONNET, La Pâque des Pères de l'Eglise 

Un apocryphe : "La Lettre des apôtres" : Ce texte, que l'on peut dater de la seconde moitié du IIe siècle, entre 160 et 170, est précieux, car il parle non seulement de la célébration de la Pâque qui pouvait encore se célébrer comme la Pâque juive, mais encore d'une vigile qui se poursuit jusqu'au chant du coq, elle-même suivie du « mémorial que [les apôtres] faisaient du Christ ainsi que de l'Agape », du repas fraternel. L'allusion à la coupe (voir Luc 22,17-18) qui suit fait très directement écho à l'eucharistie.

Les Témoins de Jéhovah

Les Témoins de Jéhovah ne célèbrent pas la Pâque. Ils célèbrent à une date qui leur est personnelle, un 'Mémorial' qu'il n'est pas permis à l'adepte de toucher. Seuls ceux qui ont le courage de prétendre faire parties des 144000 et donc être 'fils de Dieu', peuvent y participer, les autres se contentant d'une assistance passive. Leurs dates de célébration ne respectent ni le calendrier millénaire hébreux, ni celui des Chrétiens traditionalistes, et se trouvent en conséquence la plupart du temps en désaccord avec ces derniers. Eg. date du Mémorial 2016

Les Mormons

 - "Les membres de l’Eglise de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours célèbrent la plupart des fêtes religieuses occidentales comme Noël ou Pâques, même s’ils ne croient pas que ces dates correspondent réellement à l’anniversaire de la naissance de Jésus Christ et de sa résurrection." - eglisemormone.net

 - "Bien que la plupart des Mormons aiment les festivités traditionnelles des fêtes de Pâques, telles que la chasse aux œufs et le lapin de Pâques, la véritable raison de cette fête, "- infochretienne.com

 - "Selon la théologie mormone, Pâques est également une fête importante, bien qu’elle diffère légèrement, dans sa célébration, de celle de nos amis catholiques. Les Mormons n’intègrent tout simplement pas la croix dans leur culte à Jésus-Christ." - Paques selon le mormonisme

 - "Les Mormons croient aussi qu’après la crucifixion et la résurrection qui l’a succédés, le Christ est allé aux Amériques et il y a enseigné Son Évangile à ses enfants. Le Christ a déclaré au peuple du vieux continent : “J’ai d’autres brebis qui ne sont pas ont de cette bergerie”. Les Mormons croient qu’Il se référait aux descendants de la tribu de Joseph dont le récit se trouve dans le Livre de Mormon, tandis que l’Ancien Testament nous relate l’histoire des descendants de Juda. " - Paques selon le mormonisme